Communauté de communes du Pays d’Iroise

Iroise

Highslide JS

intercommunalité du Finistère, créée en 1992 au nord-ouest du département, en Léon, et bordant la mer d'Iroise. Ce Pays d'Iroise associe 19 communes, 47 500 hab., 31 700 ha. Le siège est à Lanrivoaré. Neuf communes ont plus de 2 000 hab.: au nord Ploudalmézeau, au sud-ouest Lampaul-Plouarzel, Plouarzel, Ploumoguer, Le Conquet, Plougonvelin, Locmaria-Plouzané, à l'intérieur Saint-Renan et Milizac-Guipronvel.

L'Iroise est un bras de mer séparant le pays de Léon des îles finistériennes (Ouessant et archipel de Molène). On nomme mer d’Iroise les eaux à l’ouest de Brest, autour des archipels de Molène et d’Ouessant et au large de la presqu’île de Crozon; l’extrémité occidentale du Léon se dit aussi en Iroise depuis quelque temps.

La réserve naturelle d’Iroise est une réserve de la biosphère depuis 1988, sur 21 400 ha autour de Molène, et relève du Parc d’Armorique. Il existe également un parc d’activités nommé Technopole de Brest-Iroise. Le pont autoroutier au-dessus de la ria de l’Elorn, au sud-est de Brest, a été nommé pont de l’Iroise (v. Plougastel-Daoulas). Le nom, positif en publicité, est également très utilisé par les entreprises.

Lanrivoaré (1 500 Lanrivoaréens, 1 489 ha) est une commune de l'intérieur, juste au nord de Saint-Renan. Elle a gagné 190 hab. depuis 1999; manoir de Kerdrioual à l'ouest du bourg, lac de Lannon au SO, golf de Pen ar Bed (à Camp Huel) au sud, et ecinq éoliennes (12 GWh, groupe allemand Juwi) installées en 2007 et 2009; boucherie Pijamh (25 sal.).

Tréouergat (340 hab., 610 ha) est au NE de Lanrivoaré, 8 km au SE de Ploudalmézeau; colonie de vacances dans un ancien manoir rénové, pisciculture; +80 hab. depuis 1999.

Lampaul-Ploudalmézeau (850 Lampaulais, 635 ha), juste à l'est de Ploudalmézeau, serait issue d’un ermitage de Paul (saint Paul Aurélien), bénéficie d’une belle plage de sable blanc (les Trois Moutons) avec un camping de 200 places dans les dunes et un site de planche à voile; allée couverte de Pont ar Bleiz au NE près du littoral. Le bourg est à 800 m du rivage; la commune a gagné 240 habitants depuis 1999. Le finage s'étire vers le sud où il touche au bourg de Ploudalmézeau, porte un parc animalier; un colombier signalé à Roservo un peu à l'est.

Landunvez (1 520 Landunvéziens, 1 353 ha), ou «ermitage de sainte Tunvez» a un petit bourg sur le plateau, mais déploie son rivage sur 7 km entre Porspoder et Portsall. Au NE est le village balnéaire de Kersaint, avec Maison des Chanoines et château ruiné (le Castel de Trémazan avec donjon (15e s.); puis la plage de Trémazan, à l'abri de la pointe Beg ar Galéti; suit vers le sud-ouest une côte rocheuse jusqu'à la pointe de Landunvez. Ensuite, la côte fait face à l'ouest et prend un dessin très découpé par l'anse de Penfoul, puis les quatre pointes de Beg an Tour, Ben an Gao, d'Argenton et du Vivier, qui protègent de belles rades; centre nautique d’Argenton, île d’Yoc’h au sud-ouest et, au-delà, roches d’Argenton. L'habitat se presse sur cette extrémité sud-ouest, où se voit un dolmen. La commune compte 600 résidences secondaires (42% du parc), un camping de 140 places au SO, un hôtel; elle a 120 hab. de plus qu'en 1999.

Porspoder (1 860 Porspodériens, 1 129 ha), au sud de Landunvez et 9 km au SO de Ploudalmézeau, est une station estivale disposant de 8 km de côte à nombreuses petites criques et îlots, la presqu’île nue et protégée de Saint-Laurent et, au large, au bout des Roches d'Argenton, le phare du Four au bord du chenal marin de même nom, construit en 1874 et haut de 30 m. Le littoral, de direction nord-sud, est marqué par la pointe de Garchine, le petit port de Mazon et, au sud, la pointe et l'île de Melon. Nombreux mégalithes notamment au SE (Mezdoun), restes de manoirs, collégiale de Kersaint; écloserie expérimentale de mollusques; le nom serait le «port du potier». La commune a gagné 260 hab. après 1999. Elle a 600 résidences secondaires (40% du parc immobilier) et un camping de 100 places.

Lanildut (960 Lanildutiens, 582 ha), 5 km au sud de Porspoder, s'étire vers l'est tout au long de la rive droite de l'Aber Ildut. Elle a des maisons anciennes, un port de plaisance de 450 places (à bouées) avec centre nautique et un manoir; c’est le principal port de débarquement des récoltes de goémon, environ 3/5 de la production française (35 000 t/an), assuré par une trentaine de bateaux spécialisés; un musée de l’algue célèbre cette activité; la commune, Lannildud en breton (ermitage de saint Ildut) n’a cependant qu’un petit tronçon de la côte. Ses 200 résidences secondaires forment 31% des logements; un camping (70 places), +100 hab. depuis 1999.

Brélès (900 Brélésiens, 1 406 ha) est tout au bout de l’estuaire de l'Ildut à 12 km NO de Saint-Renan et 6 de Lanrivoaré et déploie son finage vers l'est; châteaux Bel-Air (1599 et 17e s.) dans la ria, Kergroadès (manoir du début du 17e s. à tours) et Brescanvel (1550) sur le plateau; en breton, le nom de la commune est Brelez (de bré et lès, le château sur la colline). Brélès a gagné 130 hab. depuis 1999.

Plourin (1 280 Plourinois, 2 569 ha), qui est à 4 km au SO de Ploudalmézeau, ne touche pas à la côte mais s'étend sur le plateau; la commune a gagné 280 hab. depuis 1999. Elle a reçu au SE en 2005 un parc éolien de 4 mâts (3,4 MW, 8 GWh, groupe Engie). Non loin, se voient encore des bois de justice à Saint-Charles; manoir de Kerenneur dans une queue du finage à l'ouest, près de Porspoder.

Trébabu (340 Trébabusiens, 436 ha) est juste en arrière du Conquet conserve plusieurs manoirs dont ceux de Poulcong et de Kermorvan, et s’est illustrée dans la navigation par la famille de Kersauzon. Au sud-ouest, étang et lotissement du domaine de Kerjean.

Au large, Île-Molène fait également partie de l'intercommunalité.


Conquet (Le)

(2 720 Conquetois, 845 ha), est une commune du Finistère dans l’intercommunalité d’Iroise, 22 km à l’ouest de Brest, sur la côte en bordure du chenal du Four. Elle est en breton Konk-Leon (Conque du Léon), ce qui à la fois la rapproche et la distingue de la Conque de Cornouaille (Concarneau). Mais les deux villes ne sont pas de même niveau. Le Conquet a un petit port de pêche (40 bateaux, 1 700 t/an), et assure des navettes avec Molène et Ouessant; musée, collège privé. Le port fut jadis actif et eut même une école de cartographes; il ne s’est jamais tout à fait remis de sa destruction par une expédition anglo-hollandaise en 1558. La commune a reçu une grande station de radioguidage des navires; sa population a repris après un creux à 1 800 hab. en 1968, et a gagné 280 hab. depuis 1999.

Le rivage est divisé par le petit aber qui abrite le port, et par la presqu’île de Kermorvan qui avance en mer au-delà de sa rive nord; elle porte un cromlech et un phare à tour carrée de 1849, et elle est relayée en mer par le petit phare-tourelle de la Grande Vinotière sur un îlot rocheux. Vers le nord s’allonge la belle plage des Blancs Sablons, que domine le fort Saint-Louis, entouré d’espaces de loisirs. L’essentiel de l’habitat est au sud de l’aber, où le bourg bénéficie de la petite plage de Portez entre les pointes des Renards et sainte-Barbe. Au sud du bourg, une anse moins marquée sous le village de Lochrist abrite la petite plage de Porz Liogan; la côte rocheuse va jusqu’à la pointe de Penzer. Le Conquet a 510 résidences secondaires (27% du parc), un gros camping (320 places), trois petits hôtels. Le port de plaisance a 250 bouées.


Île-Molène

(140 Molénais, 75 ha) est une commune du Finistère en mer d’Iroise au large du Léon, Molenez en breton, elle est membre de l’intercommunalité de l’Iroise. Elle englobe tout l’archipel de Molène, dont les principales îles sont du NO au SE Bannec et Balanec; puis Molène avec le village et le phare-tourelle des Trois Pierres; Trielen, Lédénès; Quéménès, qui est privée, habitée l’été dans une ancienne ferme mais sans électricité; puis Litir, Béniguet enfin qui relève du Conseil supérieur de la chasse; ainsi que de nombreux îlots et, au sud, le phare des Pierres Noires (1872, 28 m de haut) à 10 km au SE de l’île principale; plus le phare-tourelle de Foix à 6 km au NE. Béniguet et Quéménès appartiennent toutefois à la commune du Conquet.

L’ensemble molénais, considéré comme «village de charme» et inclus dans le Parc d’Armorique, comporte plusieurs sites (Balanec, Bannec et Trielen) de la réserve naturelle d’Iroise. L’accès à Molène, qui sert aussi de relais pour Ouessant (30 mn), se fait par le port du Conquet (35 mn). L’île principale est plate et a plusieurs plages, un port abrité avec quelques bateaux de pêche. Elle propose deux musées: maison de l’environnement insulaire dans l’ancien sémaphore de Molène qui abrite aussi la station de sauvetage en mer; musée du Drummond Castle, un paquebot britannique naufragé en 1896 et dont les Molénais ont honoré les 200 victimes. Les pigouillers récoltent le goémon, surtout à Molène et à Lédénès. Molène a eu 670 hab., son maximum, dans les années 1920; la population décline depuis et a encore perdu 130 habitants depuis 1999, plus du tiers. Elle a 200 résidences secondaires sur 300 logements, et un petit hôtel; 50 emplois, quatre agriculteurs.


Lampaul-Plouarzel

(2 140 Lampaulais, 404 ha) est une commune du Finistère dans l’intercommunalité de l’Iroise, 11 km ONO de Saint-Renan au bord de la mer d’Iroise, juste au sud du débouché de l’aber Ildut. Très peu étendue, la commune disperse ses maisons au-dessus de la falaise qui fait face au chenal du Four, entre les deux pointes de Beg ar Groaz au nord et Beg ar Vir au sud, où sont des fours à goémon. Le petit port bien abrité de Porspaul, au sud, eut de 1895 à 1965 une petite usine d’extraction de l’iode; il est réputé avoir été le lieu de débarquement de Pol Aurélien, d’où son nom et celui du bourg. La population communale poursuit depuis deux siècles une lente croissance (1 000 hab. en 1900, 1 500 en 1950), et s’est augmentée de 360 hab. depuis 1999. Les 380 résidences secondaires forment 26% des logements; un camping. Il faudrait peut-être en dire un peu plus sur Pol Aurélien…, moine anglais fondateur de l’un des 7 évêchés bretons.


Locmaria-Plouzané

(5 110 Lanvenecois, 2 316 ha) est une commune du Finistère dans l’intercommunalité d’Iroise, 15 km à l’ouest de Brest et à l’ouest de Plouzané. Le gentilé surprenant vient d’une ancienne appellation du territoire et de ses environs, Lanvenec, que l’on rapporte localement à «lande pierreuse» mais sans certitude; le centre socioculturel du bourg se nomme Ti Lanvenec. La commune est d’habitat en grande partie résidentiel et atteinte par l’urbanisation brestoise: sa population n’était que de 1 200 hab. en 1968 et a passé les 2 000 vers 1977, les 3 000 vers 1985; elle s’est encore accrue de 790 hab. depuis 1999.

Au sud, le littoral va de l’anse de Bertheaume à la pointe du Grand Minou, qui porte le fort de Toulbroc’h (avec champ de tir en mer du Minou); les falaises y atteignent 60 m. La plage de Porsmilin et de Portez, tout à l’ouest dans l’anse de Bertheaume, héberge centres de loisirs et de vacances, un terrain de camping (130 places); la plage de Trégana, au centre, est plus étendue. Nombreux manoirs, dont ceux de Kerscao, Kervasdoué, Goulven au nord du bourg; lotissements au sud du bourg.


Milizac-Guipronvel

(4 450 Milizacois, 4 162 ha) est une nouvelle commune du Finistère dans l’intercommunalité de l’Iroise, à 10 km NNO de Brest, créée par fusion entre Milizac (3 650 hab., 3 323 ha) et Guipronel (800 hab., 839 ha) qui est au nord. L’ensemble a une base agricole mais de plus en plus dans le périurbain brestois. Elle a les commerces et services d’un bourg actif, plus les travaux publics Kerleroux (85sal.), les espaces verts Paysages d’Iroise (35 sal.) et le bricolage Castrec Émeraude (35 sal.). Tout au NE, un parc d’attraction et de loisirs (la Récré des Trois Curés, 20 sal.) avec étang et camping, desservi par la D26 de Brest à Ploudalmézeau; à l’ouest de Milizac, le parc aux cerfs et le manoir au domaine de Keranflec’h. Au sud-ouest, le finage atteint le bourg de Saint-Renan et frôle l’Aber Ildut. Guipronvel a un calvaire du 16e s., remanié, et de nombreuses serres horticoles. La population est en forte augmentation (+850 hab. depuis 1999).


Plouarzel

(3 760 Plouarzélistes, 4 283 ha) est une commune du Finistère dans le Pays d’Iroise, 10 km à l’ouest de Saint-Renan; le bourg est à 5 km de la côte. Le finage atteint au nord la rive méridionale de l’Aber Ildut; il donne au sud-ouest sur la petite anse de Porsmoguer et inclut la pointe de Corsen face à Molène, où a été installé le Cross-Corsen (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qui observe le trafic du chenal du Four depuis la catastrophe de l’Amoco Cadiz. Par cette pointe, qui domine la mer de 50 m, la commune est réputée la plus occidentale de la France continentale. Le phare de Trezien (37 m de haut) y a été construit en 1894 et peut se visiter.

Plouarzel a inauguré en 2001 aux Deux-Croix, à l’ouest entre Trezien et le bourg, un parc de cinq éoliennes de 47 m, complété en 2007 de quatre autres un peu plus grandes (52 m), d’une puissance totale de 6,8 MW (34 GWh, à Engie). Au sud-est, le menhir de Kerloas, de 4 500 ans, est un des plus hauts mégalithes connus (9,5 m); au-delà, la commune atteint la vallée de l’Ildut et les étangs de Saint-Renan. Un peu au nord du bourg a été aménagé le golf de Brest-les Abers.

Le finage de Plouarzel entoure la petite commune littorale de Lampaul-Plouarzel; au sud, les abords de la côte sont constellés de pavillons mais la côte est un peu sauvage. La population augmente depuis un léger creux à 1 900 hab. en 1975; elle était passée à 2 520 hab. en 1999 et a donc fait un bond de 1 240 hab. depuis (un gain de moitié); supermarché U (80 sal.), travaux publics STPA (40 sal.), menuiserie Stephan (20 sal.). La commune a 350 résidences secondaires (21% des logements, 4 campings (230 places), et une soixantaine d’exploitations agricoles professionnelles (2 900 ha, 5 000 bovins).


Ploudalmézeau

(6 440 Ploudalméziens, 2 318 ha) est un ancien chef-lieu de canton du Finistère dans l’arrondissement de Brest à 22 km au NO de Brest en Iroise; le bourg, Gwitalmeze en breton, est à 4 km de la mer sur le plateau de Léon et la commune s’étend sur 9 km perpendiculairement à la côte; salle panoramique au château d’eau à 116 m au-dessus du niveau marin, parc animalier et jardin public au Moulin Neuf près du bourg. La commune a un collège public et un privé, un centre d’aide par le travail, une fabrique de matériel de climatisation et pompes à chaleur ETT (Énergie et transfert thermique, 260 sal.), un centre Leclerc (155 sal.); commerce de boissons et combustibles (Adam, Brasserie des Abers, 35 sal.), La Poste (55 sal.), aide à domicile ABS (20 sal.).

Le bourg est à la limite orientale du finage. Celui-ci comprend une fraction de la côte rocheuse dite des Légendes, à Portsall (musée, phare au large) et Porsguen, garnie de nombreux îlots rocheux et où s’est échoué le pétrolier Amoco Cadiz le 16 mars 1978; centre nautique de l’Ancre An Eor et musée du naufrage; sur l’île Carn au nord, grand tumulus à trois allées couvertes, vieux de 6 500 ans; un peu à l’est, baie, plage et centre nautique de Tréompan et pointe Teven Pen ar Pont. La commune a 560 résidences secondaires (18% des logements), un camping (140 places). Elle a reçu en 2005, au sud-est, un parc éolien de 9 hélices de 62 m (9,1 MW, 22 GWh, opérateur danois Dong). La population communale n’a cessé d’augmenter depuis le début du 19e siècle; elle était de 4 200 hab. en 1962 et s’est encore augmentée de 1 350 hab. depuis 1999.


Plougonvelin

(4 180 hab. Plougonvelinois, 1 869 ha) est une commune du Finistère dans le Pays d’Iroise, 21 km à l’ouest de Brest; elle inclut la pointe Saint-Mathieu à l’ouest et va jusqu’au milieu de l’anse de Bertheaume à l’est. À la pointe Saint-Mathieu, restes d’une bourgade du 14e s., musée dans l’ancienne abbaye bénédictine Loc Mazé (Mazé ou Mahé = Mathieu) du 6e s., qui fut dite de finibus terrae (de finisterre) et qui est en cours de restauration (bâtiments du 13e au 16e s.), menhirs christianisés; fort de Bertheaume sur une petite île à l’entrée de la grande anse de Bertheaume au sud-est, avec village artisanal et tyroliennes, musée, et plage du Perzel juste au nord. Le rivage se déploie ensuite vers l’est jusqu’à la plage de Porsmilin, offrant les grandes plages de Trez Hir et de Sainte-Anne, puis la Grève du Cosquer. Au nord, le finage atteint l’étang de Kerjean, au bout de l’aber du Conquet.

Le phare de la pointe Saint-Mathieu (1835) a une hauteur de 56 m; il a pris la suite d’un phare édifié dès le 12e siècle dans l’abbaye et peut se visiter; il est relayé en mer par le phare-tourelle des Vieux Moines (1898). La plage de Trez Hir s’abrite dans l’anse de Bertheaume, avec centres nautique, de plongée et de voile d’une station «nouvelle vague», devenue «station verte de vacances». La population communale a fortement augmenté depuis les années 1960 (1 400 hab.), et surtout après 1980 (2 000 hab. en 1988); elle s’est encore accrue de 1 270 hab. après 1999. La commune a un Intermarché (55 sal.), 930 résidences secondaires (36% des logements), trois campings et plusieurs hôtels, dont l’hôtel-restaurant de la Pointe Saint-Mathieu (35 sal.).


Ploumoguer

(2 030 Ploumoguérois, 3 893 ha), commune du Finistère en Pays d’Iroise, 8 km OSO de Saint-Renan sur le plateau. Elle occupe une petite partie de la côte rocheuse entre Le Conquet et Plouarzel: du sud au nord anse, plage et ancien fort d’Illien, pointe de Brenterc’h, anse de Porsmoguer avec le village de Kerhornou, où sont un centre de vacances et un petit port, un camping; quelques manoirs, étang de Kerscar au SE du bourg. Une pointe au SO atteint l’étang de Kermorvan et, par là, l’estuaire du Conquet au Moulin d’en Bas. Non loin du bourg, la ferme de Messouflin, caractéristique de l’architecture rurale locale et acquise par la commune, est un lieu de fêtes et d’expositions.

La population communale augmente depuis 1975 (1 400 hab.) et a gagné 320 hab. depuis 1999; elle avait déjà atteint 2 000 hab. autour de 1900. Le nom évoquerait des ruines (moguer ou macoer, issu de maceria), comme Ploumagoar. La commune a inauguré en 2004 un parc éolien de 7 hélices de 48 m (5,3 MW, 13 GWh), à l’ouest du bourg près de Kerveuleugan, sur le plateau à 54 m.


Saint-Renan

(8 300 Renanais, 1 331 ha) est un ancien chef-lieu de canton du Finistère dans l’arrondissement de Brest à 12 km au NO de Brest, au bord de l’Ildut où a été aménagée une série d’étangs (base nautique et modèles réduits). La commune est membre du Pays de l’Iroise. Le vieux bourg, Lokournan en breton, depuis longtemps marché actif et peuplé, a des maisons anciennes, un hôpital privé (Lejeune, 200 sal., 50 lits médicaux) et un hôpital local public (13 lits).

La commune a un collège public et un privé, une maison familiale rurale; musée du patrimoine, espace aquatique, jardin du Douric avec bambouseraie, palmeraie, arboretum. On y a exploité une mine d’étain entre 1957 et 1975. C’est la principale ville du pays d’Iroise, considérée aussi comme le gros bourg des îles du Ponant, et un marché actif. Sa population a augmenté de 1 280 hab. depuis 1999. Elle accueille un supermarché U (165 sal.), un magasin de bricolage Morvan (30 sal.); Crédit Agricole (20 sal.); des fabriques de boulangerie et pâtisserie Mademoiselle Desserts (60 sal.), de mécaniques pour l’agro-alimentaire (3E, 20 sal.), ferronnerie d’art Logligeois (20 sal.), couverture Trébaul (30 sal.), autocars Le Roux (30 sal.). Le nouveau canton de Saint-Renan a 17 communes, 40 000 hab., 28 960 ha.