Communauté d’agglomération Redon Agglomération

Redon Agglomération

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intercommunalité interrégionale créée en 1996 sous le nom de Pays de Redon et siégeant à Redon; elle rassemble 31 communes dont 12 en Ille-et-Vilaine, 11 dans le Morbihan et 8 dans la Loire-Atlantique), 65 800 hab. sur 99 100 ha. En Ille-et-Vilaine, quatre communes ont plus de 2 000 hab.: Bains-sur-Oust et Sixt-sur-Aff à la limite du département, Sainte-Marie et Pipriac sur la route de Rennes.

Lieuron (800 Lieuronnais, 1 672 ha dont 160 de bois) est la commune la plus septentrionale de la communauté, 5 km au nord de Pipriac et 29 km NNE de Redon; la D177 traverse l’est du finage au hameau de la Gare, dont l’ancienne voie ferrée (Bain-de-Bretagne à Ploërmel) est devenue voie verte; installations électriques Ineo (25 sal.); bois et hameau du Plessis-Anger au NE. La population était de 570 hab. en 1999 et a donc augmenté de près de moitié.

Bruc-sur-Aff (880 Bruçois, 2 123 ha) est entre Sixt et Pipriac, 20 km NNE de Redon; son finage atteint au NO la limite du Morbihan le long de l’Aff; le bourg est plus à l’est; château de la Boulaye au SE; +80 hab. depuis 1999.

Saint-Just (1 110 Saint-Justins, 2 805 ha), également entre Sixt et Pipriac mais plus au sud, à 19 km NE de Redon, a un finage assez bocager dans un ancien lieu de landes; deux sites de mégalithes sur la Lande Cojoux à l’ouest du bourg, dont les Demoiselles de Cojoux, sur une longue barre de relief tranchée par le cours du Canut; barrage au défilé près du Vieux Bourg, avec étang du Val et château du Val (19e s.); juste au NO, une butte allongée porte l’allée couverte de la Palette. La D177 traverse le finage à l’est; château d’Allerac un peu à l’est; revêtements Frangeul (25 sal.), camping au bourg; la commune a gagné 160 hab. depuis 1999.

Renac (1 000 Renacois, 2 589 ha dont 595 de bois) est à 14 km au NE de Redon sur la grand-route (D177), et a gagné 70 hab. après 1999; cuisines Février (20 sal.); château du Petit Bois au nord; le finage a un dessin contourné, avec un grand appendice vers le NO, au-delà de la vallée du Canut, incluant le gros hameau de Trobert; nombreux bois sur les croupes allongées ONO-ESE; +110 hab. depuis 1999.

La Chapelle-de-Brain (990 Branichapellois, 1 765 ha dont 141 de bois) est à 4 km à l’est de Renac dans un environnement peu boisé, et longe la limite de la Loire-Atlantique fixée par le cours de la Vilaine. Créée en 1875 à partir de Brain-sur-Vilaine, et ayant alors 1 400 hab., elle s’est quelque peu dépeuplée ensuite mais n’en a pas moins absorbé Brain en 1978, ce qui ne l’a fait passer que de 670 à 900 hab., et la population a encore décliné; mais elle a repris 140 hab. depuis 1999. Brain est tout à l’est, au bord du fleuve; restes d’une abbaye de Brain, du 18e s.; marais de Gannedel à l’ouest, dans la plaine de confluence de la Vilaine et du Canut, ancien moulin à vent du Tru sur les collines au nord de Gannedel; au SO, la butte des Buis et le hameau de Lezin sont à un coude de la Vilaine.

Langon (1 480 Langonnais, 3 654 ha dont 490 de bois), 24 km à l’ENE de Redon, est un joli bourg sur le versant droit de la Vilaine, qui fixe la limite communale à l’est, puis au sud avec la limite départementale. Le nom, partagé avec d’autres communes françaises, semble avoir le sens de bord de fleuve. La commune a été en déclin continu des années 1900 (2 200 hab.) à 1980, stable ensuite, puis sa population a gagné 170 hab. après 1999. Le bourg, «station verte de vacances» avec plus de 200 résidences secondaires (22% des logements), a une vénérable église (du 11e s. au 20e) à abside romane et une chapelle fort ancienne aussi, riche d’une peinture de voûte, et menhirs des Demoiselles; plusieurs manoirs dont la Gaudinais au SO, le Bod au NO; fabrique de composants électroniques Asteel Flash (290 sal.). La voie ferrée suit approximativement la Vilaine à l’est, traversant un relief par le viaduc et le tunnel des Corbinières au NE, où sont un château et des points de vue sur un méandre encaissé de la Vilaine; hameau du Port de la Roche au NE du bourg, proche du manoir de la Chaussée et de ses jardins, mais qui sont à Sainte-Anne-sur-Vilaine.

Saint-Ganton (430 Saint-Gantonnais , 1 408 ha dont 226 de bois) est à 23 km de Redon au-dessus d’un confluent de vallons; bois de Beaucel au NE, avec un petit étang des Forges.


Redon Agglomération

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groupement intercommunal interdépartemental et interrégional de 24 communes et 53 400 hab., qui inclut huit communes de Loire-Atlantique. Cinq ont plus de 2 000 hab.: Saint-Nicolas-de-Redon, Fégréac, Avessac, Plessé et Guémené-Penfao.

Conquereuil (1 130 Conquereuillais, 3 287 ha), 5 km à l’est de Guéméné-Penfao, est proche du Don; au sud-est se voit le château de Pont-Veix (15e s.) dont la chapelle est classée et près duquel sont des restes de voie romaine; au nord-ouest, château de Sainte-Émilie (19e s.); la commune s’est accrue de 160 hab. depuis 1999.

Pierric (1 000 Pierricais, 2 730 ha), 11 km au NE de Guéméné-Penfao, est bordée par la Chère jusqu’à son confluent avec la Vilaine, et ainsi limitrophe de l’Ille-et-Vilaine, avec un finage très étiré d’est en ouest; étang de la Renoulière au sud (24 ha). Pierric a gagné 200 habitants depuis 1999; mais la commune en avait 1 800 en 1886.

Massérac (700 Maséracéens, 1 878 ha), 11 km ENE de Saint-Nicolas-de-Redon, également limitrophe de l’Ille-et-Vilaine, déborde sur les anciens marais de la Vilaine; maison des Marais et lac de Murin, pèlerinage; voie ferrée de Redon à Rennes (arrêt). Elle a 250 hab. de plus qu’en 1999 (+57%).


Allaire

(3 900 Allairiens, 4 174 ha dont 412 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’est du Morbihan dans l’arrondissement de Vannes, 48 km à l’ouest de la préfecture et 9 km à l’ouest de Redon. La commune se tient sur un bas plateau de granite et a une cartonnerie CDL (100 sal.); fabriques de cosmétiques Aquatonale (25 sal.) et d’éléments en béton (Mehay, 35 sal.); une maison de retraite de 150 emplois (ehpad Les Ajoncs d’Or); zone artisanale, collège privé, Intermarché (30 sal.). La D775 Nantes-Brest frôle le bourg au sud, où a été aménagé un échangeur. Au NO, château, étangs et moulin du Vau de Quip, manoir de Deil. Au sud, le finage s’étend dans la plaine de la Vilaine, aménagée en polder. La population communale augmente depuis 1950 (2 050 hab.) et a gagné 620 hab. depuis 1999.

Allaire et dix autres communes du Morbihan dans les environs d’Allaire font partie de l’intercommunalité tridépartementale et birégionale de Redon Agglomération (Ille-et-Vilaine).

Béganne (1 420 hab., 3 550 ha), 6 km au SO d’Allaire, est bordée par la Vilaine élargie et dont la plaine est traitée en polder; au SO, au creux d’un ample vallon, se distingue le château de Léhellec (16e-17e s.), avec un musée paysan; le château de l’Étier (15e-17e s.) est plus à l’ouest, près de la limite de la commune, qui suit le cours de l’Étier. Au confluent de l’Étier et de la Vilaine a été aménagé le petit port de Foleux (340 places dont 220 à ponton). Au nord de la commune, le relief s’élève sur le plateau (87 m), où un parc éolien «citoyen» de 4 hélices Repower (8MW) a été créé par une association. Béganne a gagné 70 hab. après 1999.

Saint-Gorgon (380 Gorgonnais, 569 ha) est une petite commune 5 km à l’ouest d’Allaire; la D775 fixe la limite communale au nord.

Saint-Jacut-les-Pins (1 850 Jacutins, 2 281 ha dont 355 de bois), 8 km NO d’Allaire, qui n’a ajouté «les Pins» qu’en 1955, est traversée (sans arrêt) par la voie ferrée de Nantes à Lorient et frôlée au sud (sans accès) par la D775; institut médico-éducatif des Bruyères (65 sal.) et lycée technique privé ISSAT avec internat, maison de retraite Lesourd (50 sal.). Au nord-ouest s’allonge la Butte des Cinq Moulins au nord (avec restes de moulins, dont un restauré, et fête des moulins); camping avec étangs de Bodéan au sud, parc animalier «tropical» à Laugarel au SE; la population est en légère mais constante progression depuis un siècle et demi; +180 hab. depuis 1999.

Peillac (1 910 Peillacois, 2 457 ha dont 229 de bois) 11 km au NO d’Allaire, 6 km SO de La Gacilly, a gagné 200 hab. depuis 1999. La commune est classée au titre du «patrimoine rural de Bretagne», notamment pour ses ponts sur l’Oust et l’Arz; elle est «station verte de vacances» associée à sa voisine Saint-Martin; atelier des métiers d’art, château de la Graë à l’est. Au nord, elle contient une partie de la plaine de l’Oust, dont le cours fixe la limite communale et un camping, et accueille l’ancien canal de Nantes à Brest (écluse de Limur). L’Arz fixe la limite méridionale.

Les Fougerêts (970 Fougerêtais, 1 991 ha dont 295 de bois), 4 km au nord de Peillac qui a gagné 160 hab. depuis 1999. Le bourg est dans la dépression qu’emprunte l’Oust, dont le cours limite au sud le finage; vente sur catalogue F. Saget (200 sal., groupe Y. Rocher). La commune se divise entre plaine et basses collines de l’Oust au sud, plateau au nord, séparés par un talus de 40 m. Le château de la Ville Chauve (16e s.) est au nord des Fougerêts sur le plateau. Tout au nord, le parc éolien des Landes de Couesmé a été installé en 2012; il comprend onze hélices (Eole, 33MW, groupe Suez), dont 4 aux Fougerêts, 3 à Saint-Martin-d’Oust et 4 à La Gacilly, alignées sur 7 km le long d’une crête à 100 m d’altitude.

Saint-Vincent-sur-Oust (1 480 Vincentais, 1 566 ha) est à 8 km NO de Redon. Le finage est limité au nord et à l’est par l’Oust, qui s’enfonce à l’est dans un défilé N-S emprunté par le canal de Nantes à Brest; un camping, ancienne écluse. L’Arz coule au SO. Le territoire est traversé par la D764 et sa population s’est accrue de 350 hab. depuis 1999 (+31%); plusieurs châteaux, dont Launay à l’ouest, Bro au SE.

Saint-Perreux (1 250 Perrusiens, 623 ha), 3 km NO de Redon, est bordée par l’Oust à l’est, l’Arz au SO mais n’atteint qu’un ancien confluent au SE. Le finage st traversé par la D764 et la voie ferrée. La population, qui n’était que de 550 hab. en 1936, croît comme une petite banlieue de Redon (+160 hab. depuis 1999).

Saint-Jean-la-Poterie (1 560 Potians, 844 ha), entre Allaire et Redon, domine la vallée de l’Oust et possède une extension dans la plaine de rive gauche, sans toutefois atteindre la Vilaine; anciennes carrières. Un musée de la Potière illustre l’ancien artisanat. Au NE, confluent de l’Arz et de l’Oust; +170 hab. depuis 1999.

Rieux suit au sud. Théhillac (580 Théhillacois, 1 446 ha dont 349 de bois), 13 km SSO de Redon, également limitrophe de la Loire-Atlantique, est bordée au nord par la Vilaine et touche à son confluent avec l’Isac; manoir de la Cour à l’est; au sud, bois du Lezay et plusieurs étangs dont celui du Rocher (26 ha), vergers de Cranhouët; +50 hab. depuis 1999.


Avessac

(2 560 Avessacais, 7 649 ha dont 552 de bois) est une commune de Loire-Atlantique, 5 km à l’est de Saint-Nicolas-de-Redon, limitrophe de l’Ille-et-Vilaine. La commune est bordée au NE par le Don, au nord par la Vilaine avec laquelle il conflue; petite gare en campagne sur la voie ferrée Rennes-Redon, carrières. Avessac a eu 3 700 hab. en 1900 et n’a cessé de se dépeupler jusqu’en 1999, mais aurait repris 350 hab. depuis. Elle adhère à la communauté de Redon Agglomération.


Bains-sur-Oust

(3 520 Bainsois, 4 463 ha) est une commune d’Ille-et-Vilaine dans la communauté de Redon Agglomération, 6 km au nord du chef-lieu; Baen-Ballon en breton. C’est là que Nominoé aurait gagné la bataille qui lui fit conquérir l’indépendance de la Bretagne, en 845: une statue lui a été dressée en 1954. L’Oust borde bien le finage à l’ouest, mais le bourg est à 4 km, et reste peu étoffé, l’habitat étant très dispersé; châteaux du Plessix au sud du bourg et de la Rouardais au nord; plus loin, châteaux de la Ferrière au NE, des Chambots à l’est.

Au SE, la D177 à quatre voies fait une incursion dans le finage et a attiré une zone d’activités au nord de l’échangeur de Redon; une usine Faurecia du groupe PSA (400 sal., ex-Sommer-Allibert) travaille les plastiques pour automobiles (pare-chocs et planches de bord) mais sa fermeture a été envisagée; s’y ajoutent la métallerie SBTS (passée de 60 à 20 sal.) et la chaudronnerie SCM (65 sal., équipements en inox pour l’industrie alimentaire), structures métalliques Mecatlas (30 sal.).

La commune héberge à l’est l’aérodrome de Redon (code LFER), qui a une piste bitumée de 840 m et un aéroclub avec école de pilotage. À l’ouest du bourg, l’Oust traverse en cluse une barre de roches dures, par où se faufile le canal de Nantes à Brest en suivant la vallée; les parois offrent un site d’escalade; juste en amont, l’île aux Pies est un «site nature» fréquenté; en aval, barrage de la Potinais. La population communale augmente depuis le minimum de 2 100 dans les années 1950 et 1960; elle avait dépassé 3 500 hab. au tout début du 19e siècle; elle a gagné 390 hab. après 1999.


Fégréac

(2 500 Fégréacais, 4 418 ha dont 459 de bois) est une commune de la Loire-Atlantique 7 km dans la communauté de Redon Agglomération, 10 km SSE de la ville. Limitrophe du Morbihan, la commune est limitée à l’ouest par le cours de la Vilaine, au sud par celui de l’Isac et le canal de Nantes à Brest; maison du canal et port de plaisance au Port-Miny, au sud; étang Aumée (50 ha) au nord, base nautique au Bellion où le canal de Nantes à Brest rejoint la Vilaine (camping); hameau de la Vieille Ville à l’est près de la Butte de la Potence, château du Dréneuc au NE. Fégréac accueille la restauration collective Océane (60 sal.), les transports Free Go (65 sal.), mais n’offre guère d’accueil touristique. La commune a eu plus de 3 100 hab. en 1886 et s’est dépeuplée jusqu’en 1975 (1 700 hab.) puis a repris, gagnant encore 470 hab. depuis 1999 (+23%).


Guémené-Penfao

(5 300 Guémenéens, 10 551 ha dont 640 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de Loire-Atlantique, 17 km à l’est de Redon sur la rive droite du Don; le nom est un composé breton de «mont blanc» (gwen et mené) — ou mont des guérets…— et de tête ou bout de la hêtraie (pen et faou). Le bourg a des maisons anciennes, un collège public et un privé; plusieurs châteaux et un hippodrome se dispersent dans le finage.

La commune accueille quelques petites entreprises dont la mécanique Mourot (25 sal.), les vêtements de travail Actimage (25 sal.); supermarché U (100 sal.). Très étendu, son finage atteint au nord les bords de la Vilaine au hameau de Beslé, doté d’une gare sur la voie Rennes-Redon-Vannes et d’un port de plaisance. À l’est du bourg, il inclut le site et la chapelle dite de l’Essaim ou des Lieux Saints au bord du Don, avec fresques, près du menhir dit Pierre de Gargantua et du hameau du Tahun; plus près du bourg, hippodrome de Lizien, rocher de Carabosse et château de Juzet au bord du Don. La commune a eu plus de 6 700 hab. entre 1886 et 1906 et s’est ensuite dépeuplée jusqu’en 1990; mais elle a repris 630 hab. depuis 1999. La communauté de communes du Pays de Guémené-Penfao, qui groupait 4 communes, s’est fondue en 2007-2008 dans celle de Redon Agglomération. Le nouveau canton de Guémené-Penfao a 19 communes, 36 200 hab.


Pipriac

(3 760 Pipriatains, 4 865 ha) est un ancien chef-lieu de canton d’Ille-et-Vilaine dans Redon Agglomération, 22 km au NE de Redon dans sa communauté. Le bourg est un discret centre de services, avec un collège privé; supermarché U (70 sal.), fabrique d’étiquettes (SBE, 60 sal.), transports Yvoir Olivier (130 sal.), espaces verts des Jardins de Gaël (50 sal.); quelques manoirs dispersés, certains du 17e s.: la Terre Lambert à la pointe NO, la Botélerais au nord, le Frèche au SE, la Perdrilais au SO. La D177 de Rennes à Redon et la D777 de Vitré à Vannes se croisent en traversant le finage. La commune a eu 3 900 hab. autour de 1900, et s’était dépeuplée jusqu’en 1980, mais a un peu repris depuis, et a gagné 740 hab. après 1999.


Plessé

(5 420 Plesséens, 10 438 ha dont 1 210 de bois) est une commune de Loire-Atlantique, 20 km ESE de Redon dans la communauté de Redon Agglomération. Cette grosse commune rurale occupe une vaste étendue entre Guémené-Penfao et Saint-Gildas et s’appuie à l’est sur l’orée de la forêt du Gâvre. Elle a un hôpital, un hippodrome. La forêt et le parc de Fresnay sont un peu au nord du bourg; au sud se voient le parc, la chapelle et le château de Carheil (19e s.), au bord d’un méandre du canal de Nantes à Brest près de Guenrouet, où se niche un petit port; plusieurs autres châteaux s’éparpillent dans la commune. Celle-ci a eu jusqu’à 5 500 hab. vers 1900 et s’est dépeuplée jusque dans les années 1970 avant de se stabiliser. Elle a repris 1 890 hab. depuis 1999 — soit +53%.


Redon

(9 840 Redonnais, 1 509 ha) est une sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine, 64 km au SSO de Rennes, à l’intérieur de la confluence de la Vilaine et de l’Oust et à la limite des départements du Morbihan et de la Loire-Atlantique. Le nom viendrait d’une racine celte prébretonne, rot ou rit, le gué. La ville est née d’une abbaye bénédictine créée en 832, dont il reste l’église massive (11e au 18e s.) et le cloître du 17e s., plus une tour romane du 12e s. Elle a gardé des remparts, des maisons anciennes et des greniers à sel, mais le centre ancien est un peu étriqué et certains quartiers souffrent des inondations du fleuve, qui a été canalisé au cours des années 1780, après de premiers travaux au 16e s. Redon est classée dans les «plus beaux détours de France» et les villes fleuries à 4 fleurs.

Elle fut un port de commerce et propose un musée de la batellerie. Son port de plaisance offre 120 places de ponton.

Le canal de Nantes à Rennes traverse le finage et la Vilaine juste au sud de la ville. La gare est au bord du canal. Un appendice du finage vers le sud-ouest longe la Vilaine jusqu’au confluent de l’Oust et accueille divers établissements, tandis que la limite communale et départementale suit un ancien méandre de l’Oust, laissant ainsi à Saint-Jean-la-Poterie (Morbigan) une partie de la plaine de rive gauche de l’Oust (la Pâture); hippodrome juste au nord. La plaine entre le canal et l’Oust reste vide au nord, dans le finage de Redon. En sens inverse, Redon possède au SE une extension sur la rive gauche de la Vilaine, suivant un ancien cours du fleuve (Lanrua). Au nord-est, échangeur de la D317 (axe Vitré-Nantes) et de la D164-D177 (Rennes-Redon-Nantes) à la Porte, avec une grande zone d’activités qui se prolonge vers le SO jusqu’aux abords du centre.

Redon est un centre de services apprécié, avec un fort accompagnement industriel: Le Briquet jetable (groupe Bic, 370 sal.), fonderie de fonte AFC (230 sal., ex-Garnier, pièces de freinage pour automobiles), traitements de surfaces Ovako (20 sal.); texturants alimentaires (pectine) Cargill ex-Degussa (170 sal.); plastiques Duval (30 sal.), sièges d’automobiles Faurecia (Siebret, 35 sal.); bétons Perin (60 sal.), charpentes Panaget (25 sal.).

Dans le commerce, un Intermarché de 130 emplois, un Super-U (35 sal.), Bricomarché (45 sal.); négoces de matériel médical Vitalea (30 sal.), de meubles (Rocher, 30 sal.), de matériaux Réseau Pro (BM, 25 sal.); Crédit Agricole (20 sal.), conseil Elan Créateur (20 sal.); services à domicile O2 (35 sal.); La Poste (30 sal.), SNCF (80 sal.); installations électriques Gergaud (20 sal.), plomberie Roquet (45 sal.), revêtements Tual Etrillard (30 sal.); nettoyages IHP (50 sal.) et Chronopropre (20 sal.); centre d’appel Meilleur Contact (110 sal.).

La ville a des collèges publics et privés, deux lycées publics et trois privés, un établissement régional d’enseignement adapté, un lycée agricole privé; centre hospitalier (147 lits), centre de rééducation, institut médico-éducatif, centre de l’Adapei (140 sal.); cinq hôtels (110 chambres, un camping (50 places). La commune voisine de Saint-Nicolas-de-Redon, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique, est juste de l’autre côté de la Vilaine et ajoute à l’agglomération ses activités, ainsi que Saint-Jean-la-Poterie en Morbihan. La commune de Redon avait un peu moins de 7 000 hab. entre 1870 et 1936; elle augmente depuis et a gagné 700 hab. après 1999.

Redon est le siège de la communauté d’agglomération Redon Agglomération, interrégionale, qui réunit 31 communes, 65 800 hab. et 99 100 ha. L’arrondissement a 101 700 hab., 50 communes et 133 461 ha. L’aire urbaine Insee serait de 28 500 hab. (9 communes dont Bains-sur-Oust, une de Loire-Atlantique et six du Morbihan), l’unité urbaine de 20 200 (5 communes dont une de Loire-Atlantique et trois du Morbihan). Le nouveau canton de Redon a 15 communes, 35 500 hab.


Rieux

(2 960 Rieuxois, 2 778 ha dont 206 de bois) est une commune du Morbihan à la limite de la Loire-Atlantique, 7 km au SSO de Redon dans la communauté de Redon Agglomération. Elle serait l’ancienne ville romaine de Visnonia (Durétie) dont on fouille les traces au bord de la Vilaine, près des ruines de l’ancien château fort. La Vilaine borde le finage à l’est et au sud, jusqu’au marais de Tréfin. Au nord, étang et château de la Bosselais. Au NE, échangeur de la D775 et, au confluent de la Vilaine et de l’Oust, zone d’activité, village et pont d’Aucfer.

La commune, qui a 180 ha de marais dans la plaine de la Vilaine, soigne la pêche en eau douce et organise des championnats de pêche au coup; un stade de pêche de 3 500 m de long a ouvert en 2001; un petit port de plaisance a été aménagé; un camping. Le principal employeur est Yves Rocher (fabrique-laboratoire de 370 sal.); charpentes Potier (30 sal.); secrétariat Caro (JC, 25 sal.), négoce de fournitures Rouxel (35 sal.), traitement des eaux Veolia (30 sal.); Intermarché (45 sal.). La commune abrite un Institut de formation professionnelle et sociale (IFPS la Bousselaie, 45 sal.) pour handicapés. La population communale est en croissance lente depuis les 1 600 hab. des années 1930 (+40 hab. depuis 1999).


Sainte-Marie

(2 330 Samaritains, 2 528 ha dont 197 de bois) est une commune d’Ille-et-Vilaine dans Redon Agglomération, à 9 km ENE du chef-lieu. Le bourg est sur plateau qui domine la Vilaine. La commune a été créée en 1872 à partir de Bains-sur-Oust; elle avait alors plus de 2 000 hab. et était descendue à moins de 1 200 hab. dans les années 1960; sa population croît depuis, gagnant 520 hab. (+30%) après 1999.

Sainte-Marie partage à l’ouest avec Bains-sur-Oust un parc d’activités à Tournebride, où une éolienne (1,3 MW, 3 GWh) a été installée en 2005; un autre parc s’esquisse plus près du bourg, à un échangeur de la D177 (Butte des Saulniers); ingénierie TGSO (20 sal.), matériels et installations électriques Genitec (55 sal.), menuiserie Adeos (20 sal.), maçonnerie CGB (40 sal.); négoce de boissons Manche Atlantique (40 sal.), transports Massicot (95 sal.).

À l’ouest du bourg, la chapelle d’Épileur est du 15e s.; son nom rappellerait celui de la contrée, qui aurait été nommée Spiluc au Moyen Âge. À l’est, la limite communale suit un ancien méandre de la Vilaine jusqu’au confluent du Canut; au sud, le finage, et donc la limite départementale, dépassent le cours de la Vilaine au Grand Pas, en suivant la Douve de Gargouille.


Saint-Nicolas-de-Redon

(3 230 Nicolasiens, 2 232 ha) est un ancien chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l’arrondissement de Châteaubriant, 58 km à l’ouest de celle-ci. Le bourg est situé juste en face de Redon au bord de la plaine de la Vilaine, sur le canal de Nantes à Brest. Un grand plan d’eau au sud de la commune, l’étang Aumée (110 ha), créé pour les besoins du canal, a été doté d’une petite base nautique avec école de voile; métalleries Chatal (95 sal.) et Hémery (55 dal.); maçonnerie CBI (35 sal.), plâtrerie SOPI (35 sal.); hypermarché Leclerc (180 sal.), casse d’automobiles ARA (40 sal.) Elle fait partie de l'intercommunalité interdépartementale et interrégionale Redon Agglomération. La population communale de cette banlieue sud-est de Redon est passée de 2 100 hab. en 1931 à près de 3 000 en 1982 avant de se réduire légèrement, puis a repris 350 hab. après 1999.


Sixt-sur-Aff

(2 140 Sixtins, 4 250 ha dont 530 de bois) est une commune d’Ille-et-Vilaine dans Redon-Agglomération, limitrophe du Morbihan, sur la D777 de Vitré à Vannes. Le finage est bordé par l’Aff au nord et à l’ouest, et touche à La Gacilly; château de Trégaret à l’ouest. Le finage envoie vers le sud-est une longue queue, dépassant le cours du Canut et englobant le château de la Haye (16e-17e s. et 20e). Le château de Bézyl, plus au nord, domine la vallée encaissée du Canut; tout au nord du finage, village de Noyal. Parmi les activités, traitements de surfaces Chromatlantique (25 sal.), charpentes Dublois (30 sal.), transports Hamon (30 sal.). La commune a gagné 190 hab. depuis 1999.