Communauté de communes Xaintrie Val'Dordogne

Xaintrie Val’Dordogne

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intercommunalité de la Corrèze au SE, siégeant à Argentat-sur-Dordogne, seule commune à dépasser 2 000 hab. Elle a élargi l’ancienne communauté d’Argentat à 30 communes, 11 800 hab., 65 800 ha. Son nom artificiel affecte de jouer sur l’idée de Val d’Or avec une apostrophe mal placée… La tectonique du socle y a laissé des traces particulières: la vallée de la Dordogne s’y élargit localement en une petite plaine, et la grande faille d’Argentat, qui va jusqu’au plateau de Millevaches, s’y manifeste sous la forme d’un talus rectiligne qui se suit vers le NNO et à la faveur duquel se faufilent la Souvigne, longue de 18 km et qui conflue avec la Dordogne à Argentat, et la route de Tulle à Aurillac.

Monceaux-sur-Dordogne (660 Moncellois, 3 693 ha dont 1 846 de bois), 3 km au SO d’Argentat de l’autre côté du Puy du Tour, fut jadis Muxellodunum et rappelle ainsi le rôle ancien de l’oppidum d’Argentat, qui est dans la commune. Le finage, toutefois, s’étend des deux côtés de la Dordogne, incluant à l’est les deux gros hameaux de Vergnolles et du Temple. En face, celui de Saulières s’étire au pied du relief de rive droite. Le plateau, au nord et à l’ouest, porte plusieurs hameaux dont Bros et Moustoulat et, tout au NO, une piste d’aviation de 700 m aux Chancèves (ULM et deltaplane). Le nom de la commune était Monceaux jusqu’en 1919.

Saint-Hilaire-Taurieux (100 hab., 861 ha dont 305 de bois) est à l’ouest de Monceaux, 13 km OSO d’Argentat; le village est perché sur un éperon de confluence à la pointe SE du finage, à 390 m, et se double au nord du gros hameau de Chassat sur le plateau, à 430 m.

Neuville (190 Neuvillois, 1 429 ha dont 632 de bois) étire son finage d’ouest en est, 11 km ONO d’Argentat à 500 m; à l’est, elle inclut le hameau de Salgues.

Albussac (730 Albussacois, 3 626 ha dont 1 453 de bois) est à 12 km NO d’Argentat sur le plateau à 415 m; le village est accompagné du proche hameau de Malbuisson. À l’est, site sauvage des cascades de Murel dans la vallée de la Franche Valeine, qui descend vers la Souvigne à l’est; hameau des Quatre Routes et site de la Roche de Vic à l’ouest, au croisement des D921 et D940.

Forgès (310 Forgésiens, 1 043 ha dont 405 de bois) est un village en fond de vallée, au bord de la Souvigne au sein de plusieurs confluences, notamment celle de la Sagne, 10 km NNO d’Argentat.

Saint-Sylvain (140 hab., 749 ha dont 392 de bois) est également en fond de vallée de la Souvigne, un peu plus au nord et dans un relief plus resserré, à 15 km NNO d’Argentat

Saint-Bonnet-Elvert (210 hab., 1 837 ha dont 925 de bois), 12 km au nord d’Argentat, est au contraire sur une longue crête empruntée par la D11; son finage est accidenté à l’est par de profonds vallons qui descendent vers le Doustre.

Saint-Chamant (500 hab., 1 405 ha dont 760 de bois), 5 km NNO d’Argentat, est dans la vallée de la Souvigne au confluent du Fidèle, au pied du talus de faille d’Argentat; on y a exploité du charbon jusqu’en 1941. André Malraux s’est abrité pendant la guerre au château du village, d’où il dirigea des activités de Résistance; église classée des 12e-13e s., château de Soulages dans la vallée de la Souvigne, fabrique de meubles de cuisine Sibo (30 sal.).

Saint-Martial-Entraygues (80 hab., 739 ha dont 412 de bois), 7 km au NE d’Argentat, est juché à 425 m sur le promontoire de confluence entre le Doustre et la Dordogne, juste au-dessus du lac de barrage du Sablier (ou d’Argentat). Le château du Gibanel, d’origine médiévale mais refait au 17e s., s’est placé tout en bas, à la confluence même; il sert maintenant d’ornement à un camping de luxe (250 places); la commune a plus de résidences secondaires que de résidences principales.

Saint-Martin-la-Méanne (350 Saint-Martinois, 2 770 ha dont 1 452 de bois, à 500 m), 13 km NNE d’Argentat sur le plateau à 510 m, est le centre d’une commune qui longe le versant droit des gorges de la Dordogne. Plusieurs hameaux se dispersent sur le plateau, le plus étoffé étant celui de Soumaille tout au nord. Au sud-est du village a été mis en service en 1952 le grand barrage de Chastang, de 75 m de haut et 300 de long, à la fois voûte et poids; il retient un lac de 700 ha et 187 Mm3, qui s’étire sur plus de 20 km en amont, pratiquement jusqu’au barrage de l’Aigle; la centrale électrique est au pied du barrage, que franchit une route vers Saint-Privat.

Bassignac-le-Haut (190 Bassignacois, 1 837 ha dont 660 de bois) est à 33 km NE d’Argentat, à 550 m, au-dessus d’un méandre encaissé de la Dordogne rehaussé par le lac de Chastang.

Darazac (140 Darazacois, 1 455 ha dont 407 de bois) est à 28 km NE d’Argentat au sud de Bassignac, à 550 m; son finage n’atteint pas à l’ouest la gorge de la Dordogne.

Auriac (240 Auriacois, 3 489 ha dont 1 712 de bois), 35 km NE d’Argentat à 600 m, donne au nord sur les gorges de la Dordogne en un de ses sites les plus spectaculaires, au-dessus du village de Spontour et du confluent de la Luzège, baignés par les eaux du lac de Chastang; tour de guet et clocher carré au village. Le pont de Chambon permet à la D13 de traverser le lac au fond de la gorge. La firme de cosmétiques Sothys de Brive, associée à une firme de Miami, a créé à Auriac un ensemble hôtelier avec soins de beauté, exposition et jardin botanique (les Jardins Sothys).

Rilhac-Xaintrie (310 Rilhacois, 2 531 ha dont 592 de bois), 35 km ENE d’Argentat à 640 m, est la commune la plus «cantalienne» de la Corrèze, et limitrophe du Cantal; on y voit deux tours d’un château du 13e s., plusieurs hameaux et la petite fromagerie Duroux (20 sal.).

Saint-Julien-aux-Bois (480 hab., 4 409 ha dont 1 360 de bois) est à 27 km ENE d’Argentat à 580 m, et limitrophe du Cantal. De l’uranium a été extrait à la Besse, au nord du finage. À l’extrémité sud de la commune dans les gorges de la Maronne à la limite du département, le petit barrage du Gour Noir, de 38 m de haut et 102 de long, retient depuis 1946 un lac étroit mais long, de 37 ha et 5,2 Mm3, dont les eaux atteignent presque celui d’Enchanet dans le Cantal; boulangerie industrielle Fabie (25 sal.).

Saint-Privat (1 100 Saint-Privacois, 3 285 ha dont 1 165 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 46 km au SE de la préfecture et 23 km ENE d’Argentat, à 580 m. La bourgade campe au milieu du grand et haut plateau, vers 550 m, délimité par les gorges de la Dordogne au nord et à l’ouest, celles de la Maronne au sud, et fait ainsi figure de capitale de la Xaintrie «blanche». Sa population n’a pas beaucoup changé en deux siècles, se tenant en général entre 900 et 1 100 hab., ce qui est une belle preuve de résistance à la dépopulation environnante, de la part d’une bourgade de service appréciée. À l’ouest, le finage inclut une partie du lac de Feyt; au SO, hameau et château de Haute Brousse, proche de la D980 qui traverse la commune.

Servières-le-Château (630 Serviérois, 2 424 ha dont 1 247 de bois), 16 km ENE d’Argentat à 480 m, domine le site du barrage de Chastang (dont le nom vient d’un proche lieu-dit de la commune) et les gorges de la petite Glane, qui entame le plateau de Xaintrie et débouche en aval du barrage. Sur la Glane au niveau du plateau, un barrage retient le lac de Feyt, aménagé pour le tourisme (baignade, camping, village de vacances). Le village est en promontoire au-dessus de la gorge de la Glane; au confluent de la Glane et de la Dordogne, le hameau de Gleny s’est établi sur le cône de déjection. Dans la commune, hôpital, maçonnerie Croizet-Pourtry (35 sal.); -100 hab. depuis 1999.

Hautefage (330 Hautefageois, 2 406 ha dont 1 055 de bois), 10 km ESE d’Argentat, est une commune très pittoresque par son environnement de gorges: son finage va de celles de la Dordogne au nord à celles de la Maronne au sud. Le vieux village est minuscule et perché au-dessus des gorges de la Maronne, mais conserve la mairie; les maisons se dispersent en petits hameaux sur le plateau. Au nord, celui de Charlannes fait face au village de Saint-Martin-d’Entraygues au-dessus du plan d’eau du barrage d’Argentat sur la Dordogne. Au sud, le barrage d’Hautefage sur la Maronne est à 7 km en amont d’Argentat au-delà du hameau de la Broquerie; achevé en 1958, haut de 52 m et long de 253 m, il retient un lac de 115 ha et 27 Mm3, qui s’étire sur 6 ou 7 km jusqu’au pied des Tours de Merle; la centrale électrique est à 3 km en aval du barrage, au pied d’une conduite souterraine qui traverse un grand méandre de la Maronne.

Saint-Geniez-ô-Merle (100 hab., 1 583 ha dont 447 de bois), 20 km à l’est d’Argentat, est une commune sans village, qui disperse ses maisons sur le plateau et domine la partie orientale du lac de Hautefage; une scierie (Duclaux, 20 sal.). La forme ô dans le nom, unique en France, vient d’un ancien occitan ayant le même sens que lez (près de). Le finage, creusé par la gorge de la Maronne, est coupé en deux par son affluent le Gourdaloup, qui s’encaisse dans la Combe Mauve; la mairie est sur l’interfluve, au site dit Vieux Bourg, dans la partie la plus étroite du finage au sud-est. Le site des Tours de Merle est juste au sud, sur le versant gauche de la Maronne, qui a sculpté deux étroits lobes de méandres successifs. Le site de rive droite porte sept tours ruinées, du 11e au 14e s., qui appartenaient à des seigneurs différents, mais en indivision…

Saint-Cirgues-la-Loutre (180 Saint-Cirgois, 1 841 ha dont 615 de bois), 23 km à l’est d’Argentat et 7 km au sud de Saint-Privat, à 460 m, domine la petite vallée du Gourdaloup. Le finage donne au sud sur les gorges sinueuses de la Maronne, dans un très beau site proche des tours de Merle; ruines d’une église romane.

Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle (50 hab., 594 ha, à 532 m), 19 km ESE d’Argentat, se nommait Saint-Bonnet-le-Pauvre jusqu’en 1920; la petite commune a obtenu alors de changer de nom, témoignant ainsi d’un sens certain d’anticipation des vertus de la publicité, en utilisant un site appartenant à une commune voisine et auquel elle n’a pas accès. Le finage donne au nord sur la gorge de la Maronne et s’orne du château du Rieux au SO du village, une superbe bâtisse à tours rondes du 16e s. (inscrit).

Goulles (330 Goullois, 3 340 ha dont 1 093 de bois), 18 km ESE d’Argentat à 550 m, tient tout l’est du canton le long de la limite du département du Cantal; elle a eu jusqu’à 1 500 hab. au 19e s., près de 1 000 encore en 1906; ruines des tours de Carbonnières à l’est dans la vallée encaissée de la Bédaine qui fixe la limite départementale et régionale. Le territoire communal va des gorges de la Maronne au nord à celles de la Cère au sud, séparées par 9 km; il est traversé par la route de Tulle à Aurillac (N120).

Saint-Julien-le-Pèlerin (130 hab., 1 540 ha dont 645 de bois) est à 21 km SE d’Argentat à 530 m, dans la partie septentrionale de son finage, étranglé en son milieu. La partie méridionale, traversée par la N120 (D1120), porte les hameaux de Pompignac et Sagnemoussouse, tombe au sud sur les gorges de la Cère; elle est limitrophe à la fois du Cantal et du Lot.

Camps-Saint-Mathurin-Léobazel (240 hab., 3 408 ha dont 1 317 de bois, à 503 m), 20 km au sud d’Argentat, résulte d’une fusion de 1973 (entérinée en 2006) entre Camps au sud, près des gorges, où est la mairie, et Saint-Mathurin-Léobazel au nord, qui est à 18 km SE d’Argentat et a une église inscrite des 12e et 14e s. La commune tient la plus grande partie des belles gorges de la Cère, au fond desquelles sont deux usines hydroélectriques. Celle d’amont, près d’un barrage, est alimentée par une très longue conduite souterraine qui suit le cours de la Cère depuis Laroquebrou. La seconde, juste à l’amont de Laval-de-Cère, l’est aussi par conduite depuis ce barrage; elle est accompagnée par la station d’interconnexion du Talamet. Entre les deux, le petit village de Camps donne accès au belvédère de la Roche du Peintre.

Sexcles (240 Sexclois, 2 591 ha dont 1 168 de bois), 11 km SE d’Argentat, a une église inscrite des 12e et 15e s. Son fiage est bordé au nord par la gorge de la Maronne, rehaussée par le plan d’eau du barrage partagé avec Hautefage; cascade de la Pagésie près du barrage. Le toponyme de Sexcles a été l’objet de débats; il fut mal compris en 893 par un scribe qui le transforma en une Sicca Vallis (vallée sèche); cette interprétation fut reprise sans critique par la suite, y compris par A. Dauzat, sans voir le côté improbable d’une telle appellation en ce site arrosé et boisé de la Xaintrie Noire, encadré par deux ruisseaux bien pourvus. E. Nègre préféra y voir une «mauvaise latinisation» et proposa ségala (pays de seigle). L’interprétation est plausible, mais moins probable que le terme occitan sesque, souvent écrit sèche en Limousin, et qui désigne les roseaux: un renversement de perspective de vallée sèche à vallée humide….

Mercœur (250 Mercœurois, 2 994 ha dont 1 510 de bois) est un ancien chef-lieu de canton à 36 km au SSE de Tulle et 11 km au sud d’Argentat, au milieu de la Xaintrie «noire», c’est-à-dire la plus boisée, à 530 m. Le finage s’étire vers le NE où il atteint la Maonne en aval du barrage d’Hautefage. Au sud, il atteint les ravins de l’Orques et de la Roquecouronne, qui descendent vers la Cère. La commune a eu 1 000 hab. au début du 19e siècle, et encore 700 au début du 20e; la population s’effrite encore.

La Chapelle-Saint-Géraud (210 hab., 1 759 ha dont 836 de bois) est à 8 km SSE d’Argentat sur le plateau, à 530 m. Le finage atteint la Maronne au nord.

Reygade (200 Reygadais, 1 394 ha dont 477 de bois) est à 14 km SSO d’Argentat à 450 m sur le plateau; le finage atteint la Dordogne au nord.

Bassignac-le-Bas (90 Bassignacois, 1 229 ha dont 624 de bois) est à 18 km SO d’Argentat. Le village est perché au milieu du versant gauche de la Dordogne, presque en face de Brivezac, à laquelle le relie un pont. La Dordogne borde le finage au nord et à l’ouest.


Argentat-sur-Dordogne

(3 300 Argentacois, 2 957 ha dont 1 355 de bois) est une nouvelle commune de la Corrèze, formée en 2017 par la réunion d’Argentat et de Saint-Bazile-de-la-Roche. Elle est en Xaintrie-Val’Dordogne.

Argentat (3 170 Argentacois, 2 241 ha dont 1 025 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du département de la Corrèze dans l’arrondissement de Tulle, 27 km au SSE de la préfecture, sur la rive droite de la Dordogne face au débouché de la Maronne, dont la confluence actuelle est reportée plus au sud par l’alluvionnement. Elle fut un actif port de gabarres et l’on voit encore ses quais, qui furent très animés aux 16e et 17e siècles; la navigation de plaisance y a pris un timide relais, Argentat étant pour elle un terminus. La ville, «petite cité de caractère», conserve des maisons anciennes; elle est dominée au sud par le puissant promontoire du puy du Tour, ancien oppidum d’où l’on a une vue étonnante et qui porte des restes de fortifications. Le château du Raz est sur le versant d’en face, au bout de l’éperon entre Dordogne et Maronne, le château du Bas en contrebas dans la plaine de rive gauche, au quartier de Prach; maison du Patrimoine. Au nord-est de la commune, la Dordogne est barrée depuis 1957 par la digue du Sablier, de 31 m de haut et qui retient un lac de 7,2 Mm3.

Saint-Bazile-de-la-Roche (130 hab., 716 ha dont 330 de bois) est à 10 km au nord d’Argentat dans la vallée du Doustre, avec un château; hameau de Rivière à l’aval, hameau de Freygnac au SE sur le plateau. Sa réunion à Argentat étire longuement le finage vers le nord.

Argentat est un bourg bien équipé, avec collège et lycée publics, maison de retraite, qui dessert un espace assez étendu, mais très dépeuplé; il a des foires et marchés, une grosse fabrique de charpentes et menuiseries Blocfer (200 sal.), et d’assez nombreuses petites entreprises, notamment de meubles comme les Sièges d’Argentat (25 sal.), et de conserves (viandes Sol, 30 sal.); transports Manaux (25 sal.), travaux publics Terracol (30 sal.); négoces de boissons Mespoulet (45 sal.) et de matériaux Gedimat (30 sal.), magasins Casino (40 sal.), Super U (30 sal.). La population communale est montée à 3 400 hab. en 1876 et avait ensuite diminué jusqu’à 2 500 dans les années 1930; elle a connu une nouvelle croissance jusqu’en 1975, puis une légère baisse, et elle est restée stable depuis 1999. Le nouveau canton d’Argentat a 12 400 hab., 30 communes.