Communauté de communes Monts et Vallées Ouest Creuse

Ouest-Creuse (Monts et Vallées)

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est depuis juillet 2017 le nom officiel de la ci-devant Communauté de communes Pays Dunois, Pays Sostranien, Bénévent/Grand-Bourg, dont le siège est à La Souterraine, seule commune dépassant 2 000 hab. Elle compte 43 communes, 25 400 hab. et 100 200 ha. Elle résulte de la fusion des anciennes communautés du Dunois, du Sostranien et de Bénévent-Grand-Bourg.

Le territoire intercommunal occupe tout le nord-ouest du département de la Creuse, en Basse-Marche. Une partie des communes est groupée autour de La Souterraine. Le Dunois proprement dit conserve au nord-est une certaine personnalité. Le sud est desservi par Le Grand-Bourg et Bénévent-l’Abbaye.

Saint-Maurice-la-Souterraine (1 260 Saint-Mauriciens, 3 972 ha dont 500 de bois), 5 km au SO du chef-lieu, est une commune étendue, traversée par la N145 (trois échangeurs) et à la source de la Brame. Elle avait plus de 2 000 hab. en 1911 mais la population augmente un peu depuis 1999; citernes et conteneurs TIGR (40 sal.), transports Alloin (30 sal.). La commune est limitrophe de la Haute-Vienne. L’A20 passe à la limite ouest, frôlant le gros hameau du Dognon; au SO, le parc d’activités de la Croisière s’est fixé près de son échangeur avec la N145; châteaux de Lavaud et de la Clairière à l’est; +290 hab. après 1999.

Saint-Agnant-de-Versillat (1 130 Versillacois, 5 046 ha dont 517 de bois) est à 5 km au NNE du chef-lieu. La Sédelle y a sa source. Elle conserve une lanterne des morts, une église romano-gothique à clocher fortifié; le finage est traversé par la voie ferrée Paris-Limoges; menuiserie Adam (fenêtres, 100 sal.), ressorts Dury (20). La commune avait plus de 2 000 hab. en 1906 mais le dépeuplement a cessé depuis 1999.

Vareilles (320 Vareillois , 1 768 ha) est à 7 km au nord de La Souterraine. Son finage, limitrophe de la Haute-Vienne, s’étend vers le nord et le sud-ouest et comprend plusieurs hameaux; château et hameau de Fontvieille au NO, ruines du château de Montlebeau à l’ouest.

Azérables (840 Drabléziens, 3 944 ha dont 287 de bois), 14 km au nord de La Souterraine, limitrophe de l’Indre et de la Haute-Vienne, a une église fortifiée et entretient au sud l’étang de la Chaume, flanqué d’un observatoire des oiseaux et doté d’une base de loisirs. La population de la commune dépassait largement les 2 000 hab. autour de 1900 et elle a encore perdu 130 hab. depuis 1999; maison de retraite, couverture Martinet (40 sal.), transports Maquin (25 sal.); château aux Genêts, hameau-carrefour juste à l’est du village. L’A20 traverse le finage tout à l’ouest, au-delà du hameau de Jeux, mais sans accès; elle offre toutefois un accès (n°21) tout proche, mais dans la commune de Mouhet (Indre).

Bazelat (280 Bazelatois, 1 343 ha) est un très petit village à 16 km NNE de La Souterraine; son finage s’étire du nord au sud, de part et d’autre de la voie ferrée Paris-Limoges.

Saint-Germain-Beaupré (450 hab., 1 706 ha), 12 km NNE de La Souterraine, a un beau château des 16e et 17e s. à grosses tours rondes, sur une base de forteresse ancienne; bois et étangs aux environs, une gare à Forgevieille au NO; +50 hab. depuis 1999.

Saint-Léger-Bridereix (200 Briderois, 810 ha) est à 10 km au NE de La Souterraine sur la route de Dun (D951); château à la Malcôte à l’extrême SO.

Noth (520 Nothois, 2 289 ha dont 360 de bois), 8 km à l’est de La Souterraine, a son centre occupé par le grand étang de la Grande Cazine (56 ha). Un peu à l’ouest s’est établi le complexe de loisirs de la Cazine, avec club hippique et arboretum; les deux châteaux de la Fot (ou Foth), l’un renaissance, l’autre du 19e s. mais de style Louis XIII, y soutiennent un gros domaine, avec centre de rééducation; entreprise de récupération (La Boîte à Papier, 25 sal.). La N145 passe tout au sud (échangeur); +60 hab. depuis 1999.

Saint-Priest-la-Feuille (780 Baracats, 2 744 ha dont 408 de bois), 6 km au SE de La Souterraine, est à 430 m, à la source de la Semme qui descend vers le SO en direction de la Gartempe. Le dolmen de la Pierre folle est juste au nord. La Gartempe traverse le sud de la commune, où un menhir est près de la Rebeyrolle; étang de Néravaud à l’ouest; +140 hab. depuis 1999.

Lizières (270 Liziérois, 1 467 ha dont 400 de bois) est à 7 km ESE de La Souterraine, à 470 m; la N145 traverse le nord du finage, mais sans accès; étang de Mauvrant au sud.

Saint-Priest-la-Plaine (270 hab., 2 190 ha dont 224 de bois), 13 km ESE de La Souterraine et 15 km au SSO de Dun, a une église classée du 13e s. Au nord, le finage englobe le hameau de Saint-Hilaire, près d’un échangeur de la N145 avec la D44; dolmen proche, sous le Puy de Geai.

Le Dunois proprement dit est au nord-est de l’intercommunalité.

Dun-le-Palestel (1 150 Dunois, 981 ha) est un ancien chef-lieu de canton, 16 km au NE de La Souterraine et 27 km au NO de la préfecture, au croisement des D951 et D913. La bourgade fut fortifiée et a gardé quelques vieilles pierres; un collège public, quelques entreprises dont lignes électriques Vigilec (25 sal.), équarrissage Secanim (Sarival, 25 sal.), Intermarché (35 sal.); camping au nord. La commune s’est nommée Dun avant 1892, puis Dun-le-Palleteau à cette date, et a modifié son nom en 1952. Elle avait 1 800 hab. en 1886, et sa population a un peu baissé jusqu’en 1931, connu un maximum secondaire en 1975 à 1 330 hab. avant de diminuer encore; le niveau est devenu stable. Le nouveau canton dit de Dun-le-Palestel a 8 300 hab., 17 communes.

Colondannes (270 Colondannois, 1 070 ha) est sur la D951 à 5 km OSO de Dun; négoce de matériel agricole Maridat (45 sal.).

Sagnat (200 hab., 1 181 ha), 3 km à l’ouest de Dun, a une église du 12e s. et comprend plusieurs hameaux.

Villard (370 Villardans, 1 637 ha) est 5 km au NE de Dun dans un paysage de bocage; le finage est bordé à l’est par le cours encaissé de la Creuse.

Maison-Feyne (310 Maison-Feynois, 1 327 ha) est à 4 km au nord de Dun et accueille les la fromagerie (35 sal.) et les transports laitiers Chavegrand (35 sal.); le finage atteint au NE le cours de la Creuse.

Lafat (370 Lafatois , 2 128 ha) est à 7 km au NO de Dun; confluent de la Sédelle et de la Bréantine au NO.

La Chapelle-Baloue (140 Chapellois, 868 ha dont 200 de bois) est à 12 km au NO de Dun; croix classée et église inscrite (13e-14e s.).

Saint-Sébastien (680 Sébastiénois, 2 498 ha), 18 km au NO de Dun au bord de l’Abloux, affluent de l’Anglin, est limitrophe de l’Indre et connue pour ses foires aux animaux, surtout aux cochons. Le village a une gare sur la voie de Limoges à Paris, qui a fait grandir le hameau de Vaussujean; camping; -60 hab. depuis 1999.

Au nord-est, la vallée de la Creuse est particulièrement pittoresque et touristique.

Crozant (470 Crozantais, 3 052 ha dont 525 de bois), 12 km au NNO de Dun, est construit sur l’éperon de confluence de la Creuse et de la Sédelle, rivière de 38 km de long qui vient du nord de La Souterraine. Son site, son éperon de confluence orné des ruines d’un ancien château, ont plu à George Sand et à Chopin, qui ont fait sa réputation; des peintres s’y sont installés et, dès 1864, on parlait de l’«école de Crozant». Puis Maurice Rollinat, arrivé en Fresselines en 1883, attira des amis, dont Claude Monet, qui vint en 1889. Armand Guillaumin apparut en 1892 et amplifia le mouvement, entraînant notamment Francis Picabia. Plus tard en 1926, la mise en eau du barrage d’Éguzon a changé le site, découragé peut-être quelques artistes, mais l’a bien rehaussé aux yeux des touristes; un musée est installé au village, des promenades en bateau sont proposées. Les gorges de la Sédelle elles-mêmes ajoutent le pont Charraud, de 1603, le château et le pèlerinage du domaine des Places et, en amont dans la commune, l’arboretum de la Sédelle et les jardins paysagers et bocagers de la Forge au hameau de Villejoint. La rive droite et son plateau font partie de la commune de Saint-Plantaire (Indre) mais, en amont, le finage de Crozant inclut une partie du versant de rive droite au hameau de la Brousse; -130 hab. depuis 1999.

Fresselines (520 Fresselinois, 3 078 ha dont 387 de bois), plus en amont et de l’autre côté de la Creuse, à 10 km au nord de Dun, est un joli village qui coiffe l’éperon de confluence de la Creuse et de la Petite Creuse. Le poète Maurice Rollinat et Claude Monet y ont longuement flâné; des ateliers de peintres continuent la tradition et le site de la Roche Blond, au confluent même, propose itinéraire et reproductions de tableaux de Claude Monet. Le finage, qui s’étend largement au nord du confluent, dessinant une pointe dans l’Indre et incluant notamment le hameau de Chanteloube, s’étire vers le sud-est entre les deux rivières encaissées, jusqu’à frôler la D951; -160 hab. depuis 1999.

Nouzerolles (100 Nouzerollois, 817 ha) est une petite commune au nord de la Petite Creuse et limitrophe de l’Indre, 14 km NE de Dun, sur le plateau bocager vers 320 m.

Chambon-Sainte-Croix (80 hab., 666 ha), encore plus petite, est sur la D951 à 12 km NE de Dun; le finage est bordé au nord par les méandres encaissés de la Petite Creuse.

Chéniers (590 Cheniérois, 3 490 ha dont 590 de bois), 18 km ENE de Dun, à 8 km ONO de Bonnat, est au bord de la Petite Creuse, sur un promontoire de rive gauche; la rivière traverse le finage en méandres. Les éditions Magnard et Albin Michel y ont installé leur centre logistique, notamment de manuels scolaires (Dilisco, 85 sal., gros entrepôt au SO du village). La commune, étendue, contient de nombreux hameaux; tout au sud, écomusée de la Tuilerie de Pouligny.

Le Bourg-d’Hem (220 hab., 1 539 ha dont 211 de bois), dont le village est à 18 km à l’est de Dun, 8 km OSO de Bonnat, sur un promontoire dominant la rive droite de la Creuse à un confluent. Le plan d’eau de la Creuse est ici élargi depuis 1981 par le barrage de l’Age (centrale électrique) juste en aval. Au bord du lac (34 ha, 0,9 Mm3) au pied du village a été aménagée une base de loisir. De l’autre côté du confluent, un autre promontoire de rive droite est couronné par le hameau de Guémontet. Le château de Villebaston est près du village au SE. Au sud de la commune, un autre barrage (de 1985) a reçu le nom du hameau de Chézelles; il retient un lac de 23 ha. Compte tenu du barrage de Chambon en amont (à Champsanglard), la gorge de la Creuse est ici appelée gorge des Trois Lacs. Le finage de Bourg-d’Hem est entièrement à droite de la Creuse et contient au nord le petit bois de Villard. Pierre Maillard, dit Pierre Bourdan (1909-1948), pseudonyme correspondant sensiblement à la prononciation locale du nom du village, où il passa une partie de son enfance, fut l’une des voix les plus connues de la radio de la France Libre pendant la dernière guerre, puis député et ministre avant de mourir jeune en mer; un lycée de Guéret porte son nom. C’est aussi à Bourg-d’Hem, au hameau des Fougères au NO, que l’historien Marc Bloch possédait depuis 1930 une maison où il avait pu se réfugier en 1939-1943, et y prendre le pseudonyme sous lequel il continua à publier, avant d’être arrêté à Lyon, torturé et fusillé en juin 1944.

Plus en aval dans les gorges, La Celle-Dunoise (560 Cellois, 2 911 ha dont 400 de bois), 11 km à l’est de Dun, a un pont gothique et une église romane fortifiée; cartonnerie Jean (30 sal.), deux campings. Le finage s’étend des deux côtés de la Creuse, s’avançant assez loin vers le NO rive droite. Il est bordé au SE par le lac de barrage de l’Age, dont le nom est celui d’un petit hameau de La Celle.

Saint-Sulpice-le-Dunois (620 Sulpiciens, 3 085 ha dont 623 de bois) est à 6 km ESE de Dun sur le plateau, à 370 m. À l’est, les hameaux de Nouzeirat dominent le village de La Celle-Dunoise. Le relief monte au sud jusqu’à 541 m dans les bois du Mas Saint-Jean, hameau qui héberge un camping, et vers l’ouest à 546 m sur la butte du Bois de Chabannes, qui domine le hameau de ce nom.

Naillat (670 Nailllatois, 623 ha dont 539 de bois) est dans un relief un peu accidenté à 6 km au SO de Dun; menhir de la Pierre Euberte (Pierre Berce pour l’IGN) non loin du village à l’est dans la vallée de la Brézentine, affluent de la Sédelle; étang et hameau de Poulignat tout au sud.

Fleurat (310 Fleuratois, 1 230 ha) est au SE de Naillat sur la D5, qui offre tout au sud un échangeur avec la N145, près duquel s’est un peu étoffé le hameau des Fougères.

La partie méridionale de la communauté comprend plusieurs bourgades.

Grand-Bourg (Le) (1 270 Grand-Bourgeois, 7 891 ha dont 1 097 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 20 km à l’ouest de la préfecture; église classée du 12e s. et clocher-tour du 16e, château de Collonges un peu au sud. Loin à l’est, un centre de vacances occupe le château de Masgelier, qui accueillit pendant la guerre des orphelins juifs de l’OSE (Œuvre de secours aux enfants); institut médico-éducatif, génie thermique Trullen (20 sal.). Le finage est traversé par la Gartempe. Il s’étend très largement au SE du bourg, englobant le château de la Ribbe et son étang. Une queue du finage au NE atteint la N145 et l’échangeur de Fleurat et contient plusieurs petits hameaux, autour de 440 m. Au NO, les deux oppidums du Châtelard encadrent le cours de la Gartempe près du gros hameau de Salagnac; à l’ouest, ancien château de l’Age au Seigneur; étang de la Touille (30 ha) au SO. La commune a eu 3 400 hab. dans les années 1880 et en avait encore 2 100 en 1954 mais n’a cessé de se dépeupler ensuite, perdant 70 hab. après 1999. Le nouveau canton du Grand-Bourg a 7 300 hab., 17 communes.

Chamborand (250 hab., 1 118 ha dont 237 de bois) est un petit village à 6 km à l’ouest du Grand-Bourg, à 400 m, avec un reste de donjon; hameau de Cuculour au SO, au pied d’une butte.

Fursac (1 550 hab., 5 903 ha dont 889 de bois) est une commune nouvelle, créée en 2017 par la fusion de Saint-Étienne-de-Fursac (790 Fursacois, 3 170 ha dont 547 de bois) et Saint-Pierre-de-Fursac (760 Fursacois, 2 733 ha dont 342 de bois), 19 km au sud de La Souterraine. Ces villages jumeaux sont situés sur les deux rives de la Gartempe et se partageaient d’ailleurs déjà la même mairie (à Saint-Pierre). La commune est limitrophe de la Haute-Vienne. Une chemiserie locale (M. Laufer) avait emprunté le nom de Fursac en 1975, avant d’être achetée en 1990 par E. Cohen (enseigne des 100 000 Chemises, qui fit ensuite la promotion de la marque «Monsieur de Fursac» en prêt-à-porter et installa une plate-forme de distribution à La Souterraine tout en faisant fabriquer à l’étranger; travaux publics Poulain (25 sal.). Àu nord à Saint-Pierre, clocher-porche et parc arboré à l’anglaise au hameau de Tancognaguet. Au SO de Saint-Étienne, le hameau de Paulhac a une église classée du 13e s.

Bénévent-l’Abbaye (810 Bénéventins, 1 156 ha dont 294 de bois), au sud du Grand-Bourg, est un autre ancien chef-lieu de canton, 26 km OSO de la préfecture, à 500 m d’altitude. La bourgade a une belle abbatiale romane, avec gros clocher-porche, cinq travées et de nombreux chapiteaux ornés. Elle emprunta jadis son nom à la ville italienne dont était censée venir une relique; elle l’a complété en 1848. Bénévent a été une place de marché aux moutons; la principale entreprise est une fabrique de joints Acaplast (95 sal.); un collège public. Au sud du bourg, le puy de Goth (646 m) offre un large panorama, avec table d’orientation. La population était en recul marqué depuis les 1 900 hab. des environs de 1900; mais s’est stabilisée depuis 1999.

Marsac (680 Marsacois, 1 967 ha dont 424 de bois), sur sa rive droite de l’Ardour, 4 km au SO de Bénévent, a une gare sur la ligne de Guéret à Saint-Sulpice-Laurière, et des ateliers de plasturgie, Hyères et Plasti 23, chacun d’une vingtaine d’employés; camping et étang de la Brousse; dolmen et hameau du Bois Neuf à la limite nord du finage. Elle a perdu 60 hab. depuis 1999.

Arrènes (220 Arréniens, 2 256 ha dont 800 de bois), 7 km au SO de Bénévent à 400 m, est limitrophe de la Haute-Vienne, avec un finage contourné et étiré du NO au SE. L’Ardour et la voie ferrée le traversent au nord.

Saint-Goussaud (170 Gonsaldiens, 2 430 ha dont 1 299 de bois), à 12 km SSO de Bénévent, se perche en clairière à 672 m sur les hauteurs du mont Jouer, qui culmine à 697 m, en un site d’oppidum riche en vestiges gallo-romains, dont un théâtre (site archéologique au SO) — il est probable qu’ainsi un ancien mont boisé (racine jor, joris) a été rebaptisé comme mont Jupiter. Le village a aussi une lanterne des morts et une ancienne tour de télégraphe; les relais modernes de télécommunication n’ont pas négligé le site, qui prolonge les monts d’Ambazac. Les bois relèvent de la forêt domaniale de Laléger. Le finage est limitrophe de la Haute-Vienne; la commune a 50 hab. de moins qu’en1999.

Châtelus-le-Marcheix (340 Castelmarchois, 4 320 ha dont 2 402 de bois), 18 km au sud de Bénévent, occupe un superbe site au-dessus des gorges du Thaurion, à 420 m, entre les barrages de la Roche-Talamie en amont, mis en service en 1931, de 30 m de haut, 8,8 Mm3 de retenue formant un lac de 10 km de long jusqu’au confluent de la Leyrenne à Murat (Saint-Dizier-Leyrenne) et, en aval, de l’Étroit (1933, 30 m de haut, 2 Mm3 de retenue), chacun doté d’une centrale électrique. Châtelus est ainsi devenu un petit centre d’excursions avec camping, base de loisirs et nautique, sentiers de découverte; Chêne du Pendu au nord. Au SO, le finage touche à la limite départementale. Au NO, il contient une partie de la forêt domaniale de Laléger, au sud-est une partie de celle de Mérignat.

Ceyroux (130 hab., 1 213 ha dont 425 de bois), 7 km SSE de Bénévent à 440 m, près d’un petit oppidum, a un finage étiré vers le sud.

Mourioux-Vieilleville (520 hab., 2 520 ha dont 685 de bois) est à 5 km SSE de Bénévent; le village est tout au SE de son finage, à 400 m d’altitude. La commune a une tradition de salaisons et, au hameau de Vieilleville au NE, une gare avec bifurcation donnant jadis accès à Bourganeuf. La commune avait 1 400 habitants en 1901 et encore près de 1 200 en 1946, 850 en 1975; elle s’est nommée simplement Mourioux jusqu’en 1992, mais Vieilleville est plus peuplée que Mourioux et s’est ajoutée à son nom, même si la mairie reste à Mourioux. La commune a perdu 60 hab. depuis 1999.

Trois petites communes complètent l’intercommunalité au SE. Aulon (160 Aulonais, 1 086 ha dont 304 de bois) est à 7 km SE de Bénévent, à 440 m. Augères (120 Augerois, 1 243 ha dont 278 de bois) est à 11 km ESE de Bénévent, à 450 m. Azat-Châtenet (110 Azarais, 951 ha dont 320 de bois) est à 16 km ESE de Bénévent, 22 km au SO de Guéret, son village étant tout au SO de son finage, à 460 m; parc animalier.


Dun-le-Palestel

nouveau canton de la Creuse, 17 communes, 7 800 hab. Dun est une commune des Monts et Vallées Ouest Creuse.


Grand-Bourg (Le)

nouveau canton de la Creuse, 16 communes, 7 000 hab. Le Grand-Bourg est une commune de la communauté Ouest Creuse.


Souterraine (La)

(5 550 Sostraniens, 3 707 ha dont 401 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du département de la Creuse dans l’arrondissement de Guéret, 34 km à l’ouest de la préfecture, dans la communauté des Monts et Vallées Ouest-Creuse. La ville, située sur la ligne de partage des eaux entre Vienne et Creuse, aux sources de la Sédelle qui coule vers le NNE et rejoint la Creuse à Crozant, est dans le faisceau de circulation de Limoges à Paris. Elle y a été précédée, 3 km à l’est, par la gallo-romaine Bretum, qui a livré quelques témoignages et son nom au hameau de Bridiers, chef-lieu de vicomté au 13e s., dont l’ancien château a laissé un donjon du 13e s., peut-être un peu trop lisse après sa restauration. Le nom actuel vient d’un sanctuaire souterrain, devenu la crypte de l’église. La Souterraine, «cité médiévale de caractère», a conservé deux portes de ville, celle du Puycharraud et la massive tour-porte Saint-Jean (12e s.), une église des 11e-12e s., de vieilles maisons et une lanterne des morts.

La ville a une tradition de foires et de marchés, assurant les échanges entre Basse-Marche à l’ouest et Haute-Marche à l’est; mais elle a réussi à s’industrialiser à partir de 1959 grâce à une politique coordonnée et à sa position sur la voie ferrée Paris-Toulouse et non loin de la N20, à présent doublée par l’A20 dont l’échangeur est à 9 km à l’OSO de la ville, au croisement de la N145 à quatre voies.

La principale usine est celle de GMS, ex-Wagon Automotive ex-Socomec, qui fabrique des pièces métalliques pour automobiles (260 sal.); la Somac (45 sal.) fait de l’outillage de presses et de la mécanique; menuiserie métallique Naudon-Mathé (40 sal.), chaudronnerie Laser (25 sal.); traitement de données Gamac (20 sal.); installations électriques Parbaud (20 sal.). L’entreprise de transports de la maison Picoty et sa filiale AEM (Auto-Express Moderne) ont ajouté à la distribution de produits pétroliers initiale le stockage, les transports frigorifiques et la distribution d’électroménager; l’ensemble, dont le centre logistique, emploie 200 personnes. Dans le secteur tertiaire figurent notamment un hypermarché Leclerc (110 sal.), Carrefour (55 sal.), Bricomarché (20 sal.), négoce de matériel agricole Laville (25 sal.) et Ricard (20 sal.), voyages Thuret (55 sal.) et Europe Voyages (50 sal.), ambulances Pierre (20 sal.), La Poste (50 sal.).

La Souterraine a un hôpital-maison de retraite, un collège et un lycée publics; l’Office international de l’eau travaille en liaison avec l’IUT du Limousin, et une Maison de l’emploi et de la formation est associée à l’université de Limoges; institut médico-éducatif la Roseraie, maison des jeunes et de la culture et école nationale de musique. Le finage inclut au NO le hameau de la Bussière-Madeleine, proche des sources de la Benaize, et à l’est celui de Bridiers. La population communale était de 2 700 hab. au début du 19e s., 4 600 à la fin; elle est descendue à 4 100 en 1936 et a augmenté ensuite jusqu’en 1982 (5 700 hab.); elle est restée presque inchangée depuis 1999. Le nouveau canton de La Souterraine a 7 communes et 9 700 hab.