Communauté de communes Cœur Haute Lande

Lande (Cœur Haute)

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communauté de communes au nord des Landes, associant 28 communes et 15 300 hab. sur 178 600 ha, donc une densité inférieure à 10 hab./km2. Le siège est à Sabres. Seule Labouheyre, à l’ouest, atteint 2 000 hab.

Sabres (1 340 Sabrais, 16 013 ha dont 13 000 de forêt) est un ancien chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Mont-de-Marsan à 35 km NO de la ville, dans le Parc régional des Landes, église classée (15e-16e s.), village de vacances. Une Maison du Parc et l’écomusée de la Grande Lande ont été installés au hameau de Marquèze au nord-ouest, qu’un train touristique saisonnier relie au bourg. Le quartier de Poursuguères, à l’est, est un noyau d’habitat secondaire très diffus. La commune a un lycée professionnel agricole forestier et un centre de formation forestier; quelques grands domaines agricoles comme Piaulet, les Artigues, la Tuhe, les Bourdettes à l’est et au sud; fournitures agricoles France Pivots (20 sal.). Le centre de sélection de poulets Sasso (Sélection avicole de la Sarthe et du Sud-Ouest, 45 sal.), depuis 1978 au nord-ouest du territoire, est à l’origine du label rouge «poulet jaune des Landes»; il vend par l’intermédiaire des Fermiers Landais de Saint-Sever et a un site de multiplication dans la Sarthe (Soulitré). La commune avait 2 500 hab. vers 1900 et la population a diminué jusqu’en 1962 (1 060 hab.).

Solférino (340 Solférinois, 9 783 ha dont 3 512 de bois), au sud de Labouheyre et à 15 km à l’ouest de Sabres, a été créée comme station expérimentale d’aménagement en 1856, sur un domaine de 7 400 ha acquis par Napoléon III et étendu dans six communes. L’installation précédait et préparait la loi de 1857 qui a permis de développer les initiatives de Chambrelent. Dès 1863, le nouveau site s’est trouvé promu au rang de commune et orné du nom de la victoire militaire de 1859 sur les Autrichiens; sa population, de 600 hab. au départ, a baissé à partir de 1910. La commune a reçu des silos du groupe Euralis, et un musée Napoléon III. Le village est formé de deux noyaux distincts, Solférino-Bourg (quelques maisons) au croisement des deux routes (D44 ouest-est et D402-D325 nord-sud), un autre juste à l’ouest à la gare, sur la voie ferrée Bordeaux-Bayonne, avec la mairie et les entreprises. Un troisième, Cap de Pin, est apparu un peu plus à l’ouest à la limite même de la commune, près de l’échangeur de l’A63 qui est sur le territoire d’Escource. Le finage englobe de grands domaines agricoles comme le Baratnaou au nord-ouest, le Marais du Taston au sud et surtout le Platiet au sud-est.

Escource (710 Escourçois, 10 274 ha dont 9 292 de bois) est la commune la plus occidentale de l’intercommunalité, 24 km à l’ouest de Sabres, 16 km ESE de Mimizan; église inscrite des 12e-13e et 15e s. Elle est le siège de la Gascogne Bois (50 sal. sur place, 400 en tout), qui y possède en outre une scierie (60 sal.) et en a d’autres à Castets (Landes) et à Saint-Symphorien (Gironde). En outre, Escource accueille les transports Duron (Azpeitia, 40 sal.). Le finage, traversé par le ruisseau d’Escource qui vient du Cap du Pin et coule vers le nord-ouest où il atteint l’étang d’Aureilhan, porte quelques hameaux disséminés dont les principaux sont Bouheben («Souffle-Vent») au sud-est, Terrenave au nord, Jouanicot à l’ouest. La commune avait 1 300 hab. en 1866, 520 autour de 1980; elle a regagné 100 hab. depuis 1999.

Commensacq (450 Commensacquais, 7 124 ha dont 6 000 de bois) est à 10 km au NO de Sabres sur la D626; son église (12e et 15e s.) est inscrite. Son territoire est limité à l’est par le cours de l’Eyre (ou Grande Leyre) et comprend aussi de grands domaines de culture (Tuyas et Bise Est au nord-ouest, Pouchiou-Lamouleyre au sud-ouest. La population s’est accrue de 130 hab. depuis 1999 (+41%).

Trensacq (250 Trensacquais, 7 925 ha dont 6 400 de bois) a gagné 40 hab. dans le même temps. Le village, qui conserve une église en partie du 12e s., est à 7 km au nord de Sabres sur la N134 (D834); le finage est de l’autre côté de la Grande Leyre et contient le domaine agricole de Peuilhe Neuque à l’est.

Luglon (390 Luglonnais, 4 107 ha dont 3 000 de bois) est à 8 km au sud de Sabres, un peu à l’écart de la D834 qui passe à l’est du village; domaines agricoles de Badie et Bizens au nord-ouest, marais de l’Anguille à l’est, partagé avec Garein; +80 hab. depuis 1999.

Garein (450 Garinois, 5 710 ha dont 4 836 de bois) est à 14 km SE de Sabres, 12 km au sud-ouest de Labrit, sur la D8334 de Bordeaux à Mont-de-Marsan. Le village se tient dans une minuscule clairière et a une église du 12e s.; quelques cultures au nord (le Piat), lagunes du marais de l’Aiguille au nord, du Braou du Piat au NE. La population a augmenté de 60 hab. depuis 1999.

Labrit (880 Labritois, 7 218 ha dont 5 098 de bois) est un ancien chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Mont-de-Marsan, à 26 km au nord de la ville au bord de l’Estrigon. Le village fut au cœur de ce qui devint le pays d’Albret, auquel il a donné son nom, et qui est partiellement inclus dans le Parc des Landes; un «château de terre» classé (mottes et fossés des 11e-12e s.) en porte témoignage. L’origine du nom est très controversée; une hypothèse possible renvoie aux buissons, comme Labrède. Le village est au centre d’une étoile de six routes, et doublé à l’est par le gros hameau des Chinans; transports Izco (20 sal.). Le territoire communal s’étend vers le nord-ouest, où il comprend notamment le grand domaine agricole de Pouy-Capéran, au hameau dit Quartier de Capbœuf. La population, qui avait dépassé 1 200 hab. en 1911, a décliné jusqu’en 1990 (670 hab.); elle a repris 150 hab. depuis 1999; une usine de confection Baby Love (120 sal.) a été fermée peu après son rachat par le groupe Kindy en 2005. La commune est le bureau centralisateur du nouveau canton Haute Lande Armagnac (47 communes, 22 500 hab.), qui s’étend sur 100 lm et 245 000 ha.

Le Sen (220 Sennois, 5 110 ha dont 4 500 de bois), 5 km au NE de Labrit, disperse ses maisons dans une clairière cloisonnée et a des aires de culture à la limite nord du finage (Capillot). La commune est le siège de la société Biolandes, qui a commencé en 1980 à extraire des essences d’aiguilles de pin pour la parfumerie, est présente à Grasse et Mougins et possède maintenant des usines en Espagne, Turquie, Bulgarie, au Maroc et à Madagascar (400 employés au total dont 170 au Sen), au sud-est de la commune sur la D392.

Vert (270 Vertois, 4 003 ha dont 3 150 de bois), 4 km au sud-ouest de Labrit, a un habitat plus dispersé, avec des domaines de culture à l’ouest (Pouy Blanc); une belle ferme signalée au sud à Bertet. La commune a 50 hab. de plus qu’en 1999.

Brocas (810 Brocassais, 5 346 ha dont 4 261 de bois), au sud de Labrit à 7 km, est un village plus étoffé. Il a eu des forges sur l’Estrigon, qui coule du nord au sud par Labrit et rejoint la Midouze peu en aval de Mont-de-Marsan, et en a fait un musée; arènes de 2 500 places. La commune a gagné 90 hab. depuis 1999.

Quatre petites communes au sud-est sont hors du Parc.

Cère (410 Cèrois, 3 987 ha dont 3 507 de bois) est à 13 km sud de Labrit, également traversée par l’Estrigon; proche de Mont-de-Marsan (11 km) elle a crû de 130 hab. depuis 1999 (+46%).

Canenx-et-Réaut (160 Canenxois, 2 807 ha dont 2 291 de bois) est à 17 km SE du chef-lieu, dans une topographie un peu plus accidentée par la proximité de la vallée de la Douze, qui fixe la limite sud-est de la commune; grand domaine agricole au sud-ouest (Bise), château de Réaut au sud au bord de la Douze, château de Canenx également au bord de la Douze en amont, à l’est du village. Les deux paroisses ont été réunies sous la Révolution.

Maillères (250 Maillerais, 1 505 ha dont 1 076 de bois) est à 14 km SE de Labrit et son habitat est très dispersé; église du 11e s. à trois vaisseaux. La Gouaneyre, affluent de droite de la Douze, fixe la limite orientale de la commune, qui a gagné 60 hab. depuis 1999.

Bélis (170 Bélisiens, 2 046 ha dont 1 648 de bois) est à 10 km ESE de Labrit et sa forêt est trouée de multiples clairières de culture; église du 12e s.; à la limite orientale coule aussi la Gouaneyre.

Le nord du territoire intercommunal a pour bourgades de services Sore et Pissos.

Sore (1 140 Soriens, 14 772 ha dont 10 852 de bois) est un ancien chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Mont-de-Marsan, à 53 km NO de la préfecture, dans la Grande Lande au bord de la Petite Eyre; on y voit une ancienne porte de ville; négoces de bois Lecopin (95 sal.) et Gascogne Bois (20 sal.). Le finage comprend au sud le hameau du Thus, et quelques vastes domaines agricoles à grands cercles d’aspersion comme Sarregrand et Recouchit au sud-ouest, Ravignan à l’ouest, la Cloche au nord. Au nord, le finage est limitrophe de Saint-Symphorien (Gironde). La dépopulation (2 000 hab. à la fin du 19e siècle) semble enrayée depuis 1982 (840 hab.) et la commune a même gagné 230 hab. après 1999.

Luxey (680 Luxois, 16 007 ha dont 13 700 de bois), 11 km au SE de Sore près du confluent de la Petite Eyre et du Peyronnet, détient la plus grande surface forestière des Landes, devant Biscarrosse; quelques grands domaines agricoles sont au sud (Latrène, Put-du-Haou, le Broustic). Un écomusée des produits résineux et une Maison des pompiers (Estupe Huc, «arrête-feu») ont été ouverts à Luxey dans une ancienne usine arrêtée en 1954; il organise aussi en août un festival Musicalarue. La commune avait 1 600 hab. vers 1900 et sa population n’a pas cessé de décliner. Le camp militaire de Captieux mord sur l’angle sud-est du territoire.

Callen (150 Callénois, 8 786 ha dont 5 558 de bois), 6 km au NE de Luxey, a toute sa partie méridionale dans le camp militaire de Captieux; domaines agricoles de Bourideys, les Pelouheyres, du Prada au nord.

Argelouse (90 Argelousiens, 2 279 ha dont 2 250 de bois), 7 km au NO de Sore au bord de la Petite Leyre, est limitrophe de la Gironde; elle a eu 400 hab. au milieu du 19e siècle.

Pissos (1 460 Pisséens, 14 075 ha dont 11 909 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 58 km au nord de la préfecture; commerces de proximité, maison des Artisans. La population augmente après être descendue à 800 hab. en 1975 (1 900 en 1876); elle s’est accrue de 340 hab. depuis 1999 (+30%). Le village est sur la D834, un peu à l’ouest du cours de l’Eyre, sur lequel a été aménagée la base nautique de Testarrouman; deux campings. Le finage s’étend surtout dans le sens ouest-est; au sud-ouest, il atteint le tracé de l’autoroute A63. Il comprend plusieurs grands domaines de culture au nord-ouest, au sud-est autour des hameaux de Gruey et de Bern, et au sud-ouest (Cantonnier, les Parcs Vieux, Lesbarraques) près des hameaux de Daugnague et Escoursolles; le Brous est un autre gros hameau au nord-est.

Moustey (700 Mousteyais et 6 731 ha, dont plus de 6 000 en forêt, on prononce mousteille) est un gros village à 6 km NNE de Pissos; un site du Parc régional y a été installé, sous la forme d’un musée du patrimoine religieux et des croyances populaires, dans une ancienne église. La commune a un centre d’aide par le travail, deux grands domaines agricoles à l’est. Elle a gagné 80 hab. depuis 1999.

Deux petites communes sont au nord de Pissos et à la limite de la Gironde.

Belhade (200 Belhadais, 2 855 ha dont 2 139 de bois), 12 km NE de Pissos, doublée à l’est par le hameau de Lagleyre, a des domaines agricoles au nord et au sud (la Lande des Ombres) et conserve le château médiéval Rochefort-Lavié, restauré à la fin du 18e s., avec exposition de produits artisanaux. Elle avait encore 450 hab. vers 1900, 200 vers 1950 et était descendue à 100 en 1990; elle a gagné 70 hab. depuis 1999.

Mano (130 Manéens, 3 227 ha dont 2 646 de bois), 5 km au nord de Belhade, est plus isolée; étang sur le ruisseau de Roumehort, grands domaines de culture au nord-ouest et à l’est (la Cape).

Les deux communes les plus occidentales, ainsi que Pissos, sont en dehors du Parc des Landes.

Saugnacq-et-Muret (1 020 Saugnac-et-Muretois, 10 937 ha dont 7 560 de bois), 13 km NNO de Pissos, limitrophe de la Gironde, abrite au nord-ouest l’essentiel des 923 ha du terrain d’expérimentation d’armes nucléaires du CESTA du Barp, et au sud-ouest les vastes domaine agricoles de Cantegril et la Taraouenne. L’habitat y est très dispersé; le Muret en est le centre, avec la mairie, sur l’ex-N10 (D1010) qui relie la commune à Belin-Béliet (Gironde). Elle y est rejointe par l’A63, qui frôle le village à l’est, offre un accès dont se détache vers le sud-est la D834, et a une aire de service et un péage au sud-ouest (Egis, 100 sal.). Saugnacq est un hameau à l’est du Muret au bord de l’Eyre. Castelnau est un troisième noyau d’habitat au sud-est. La commune propose un arboretum de bonzaï, un camping; chaînes et ressorts Soarmi (20 sal.). La population s’est accrue de 300 hab. depuis 1999 (+42%).

Liposthey (530 hab., 2 397 ha dont 1 545 de bois), 8 km à l’ouest de Pissos, est traversée par la N10 réaménagée en A63s avec une dérivation et un accès. La Landaise d’électronique, depuis 2007 filiale de Latelec du groupe Latécoère, monte des câblages embarqués (110 sal.). La culture de légumes Larrère (180 sal.) signale la réussite d’une entreprise locale lancée en 1981 et fournissant 55 000 t de légumes par an sur 1 500 ha, dont une spécialité de carottes. Liposthey a gagné 200 hab. depuis 1999.


Labouheyre

(2 780 Bouheyrots, 3 613 ha dont 473 de bois) est une commune des Landes en pleine forêt, à 60 km NO de Mont-de-Marsan, dans le Parc régional des Landes et la communauté du Cœur de la Haute Lande (Lande (Cœur Haute)). Le finage est traversé par l’A63 (un échangeur au SO, aire de service tout au nord) et la voie ferrée Bordeaux-Hendaye, le long de laquelle s’étire l’habitat, prolongé vers le sud par des entreprises et la cité de la Grande Lande; usine de bois déroulés (Rol Pin, 115 sal., au japonais Nankai après Smurfit), mécanique Amecal (20 sal.), Intermarché (25 sal.). Un espace culturel et musée de la photographie est aménagé dans la maison natale du poète et photographe Félix Arnaudin (1844-1921). La commune possède un collège public; un petit étang, avec village de vacances. Le finage, étroit, s’étire du nord au sud. Un grand domaine agricole est ouvert au nord (Bel-Air). Le nom évoque un lieu à bœufs (bouverie). La population a diminué depuis 1982 (2 850 sdc) mais s’est stabilisée ensuite; +180 hab. depuis 1999.