Communauté de communes du Pays Foyen

Foyen (pays)

Highslide JS

nom des environs de Sainte-Foy-la-Grande, tant en Gironde qu’en Dordogne. Le pays a de nombreux sites patrimoniaux, une appellation viticole sainte-foy-bordeaux depuis 1937 (120 ha en rouge, 50 en blanc, plutôt moelleux).

La communauté de communes du Pays Foyen regroupe 20 communes et 16 500 hab. (22 000 ha); elle siège à Pineuilh, qui dépasse 2 000 hab. comme Sainte-Foy-la-Grande, et Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt qui est en Dordogne.

Saint-Avit-Saint-Nazaire (1 540 Saint-Avirois, 1 861 ha dont 700 de vignes), à l’est de Sainte-Foy dans la plaine de la Dordogne, résulte d’une fusion de 1973; l’essentiel de l’habitat est à Saint-Avit au sud-ouest, Saint-Nazaire est un modeste hameau sur la rive de la Dordogne au nord. Au NO, le Port du Fleix est un hameau sur un étroit lobe de méandre de la Dordogne, avec un pont vers Le Fleix. Au NE, Lartigue est un autre hameau proche de la Dordogne. La D936 et la voie ferrée vers Bergerac traversent le finage, qui s’arrête au sud au pied du relief et que borde à l’ouest le Seignal. À l’est, le finage s’arrête à la limite du département; négoce de matériel agricole (Thomas, 25 sal.).

Saint-Philippe-du-Seignal (490 Saint-Philippiens, 338 ha, dont 150 de vignes), 3 km SE de Sainte-Foy, est également limitrophe de la Dordogne le long du Seignal. Le village est dans la plaine au pied du coteau de Dordogne, le finage se partage entre plaine au nord, vallée du Seignal à l’est et reliefs au SO; +80 hab. depuis 1999.

Ligueux (180 Liguois, 505 ha), 8 km SSE de Sainte-Foy, étire son finage le long du Seignal, que suit la limite départementale; 180 ha de vignes.

Margueron (390 Margueronnais, 1 357 ha dont 262 de bois), 10 km SSE de Sainte-Foy, est limitrophe du département de la Dordogne sur trois côtés, dont à l’est le long du Seignal. Le village est sur la D708; plusieurs châteaux et moulins à vent; 520 ha de vignes et un centre de vacances.

La Roquille (340 Roquillois, 651 ha), 6 km au sud de Sainte-Foy, éparpille ses maisons aux abords de la D708; 125 ha de vignes.

Saint-André-et-Appelles (710 Andrésiens, 1 025 ha dont 410 de vignes) est proche aussi de Sainte-Foy, 4 km au sud sur les collines. Son territoire communal, issu d’une fusion de 1799 entre Appelles à l’ouest et Saint-André-de-Capbeauze à l’est, longe au NO la rive escarpée de la Dordogne, dont un méandre accueille l’ancien port du Pont de la Beauze. L’habitat est dispersé; Appelles n’a plus qu’une ferme, Saint-André est minuscule avec l’église, le hameau le plus étoffé est le Pont de la Beauze, où se trouve la mairie (mais qui n’a pas de pont sur la Dordogne). La D708 passe au NE du finage, que traverse au centre la vallée des Sandaux et qui atteint à l’ouest celle de la Gravouse. La population de la commune augmente lentement depuis 1962 (530 hab.).

Eynesse (600 Eynessois, 759 ha dont 270 de vignes) est à 8 km en aval de Sainte-Foy. Son village est sur la rive de la Dordogne au débouché de la Gravouse. Il conserve une porte de son ancien château fort et bénéficie d’un élargissement de la plaine en aval, alors que le fleuve lèche le coteau en amont sous le château de Picon. Le relief est couvert de vignes, la plaine a de nombreuses serres, et à l’ouest le hameau de la Beysse et le château du Barrail (15e, 16e, 18e s.). La commune a gagné 100 hab. depuis 1999.

Saint-Avit-de-Soulège (80 Soulégeois, 284 ha), 12 km OSO de Sainte-Foy, est bordée à l’ouest par la Soulège, mais le petit village est sur le rebord du plateau à l’est.

Saint-Quentin-de-Caplong (250 Saint-Quentinois, 1 127 ha dont 650 ha de vignes ), 12 km SO de Sainte-Foy, est une commune d’habitat dispersé, bordée à l’ouest par la Soulège et à l’est par la Gravouse; mairie et église sont à l’angle SO, proches de Caplong.

Caplong (240 Caplonnais, 927 ha dont 500 de vignes), 13 km SO de Sainte-Foy, est aussi bordée par la Soulège à l’ouest; son village est au NO du finage, très viticole et que traverse la D672.

Les Lèves-et-Thoumeyragues (580 Lévois, 1 558 ha dont 201 de bois), 7 km au SO du chef-lieu, a son village dans la vallée de la Gravouse, qui traverse tout son finage, étiré du nord au sud. Elle affiche 770 ha de vignes. Au sud, une queue du finage contient le lac collinaire des Ballues (5 ha). Le nom signale une fusion de 1799; Thoumeyragues, au SE, n’a plus qu’une église isolée et son cimetière.

Riocaud (190 Riocaudais, 1 040 ha dont 232 de bois, 290 de vignes), 12 km au sud de Sainte-Foy, a son petit village dans un vallon qui donne sur la Gravouse. Le finage s’étire vers le sud, où il avance dans le département de la Dordogne et où subsiste le hameau de Sainte-Croix.

Landerrouat (210 Landerrouatais, 499 ha), 15 km SO de Sainte-Foy à la limite du département, a gagné 50 hab. depuis 1999; gros chais au village, 830 ha de vignes déclarés; travaux agricoles TVM (35 sal.).

Massugas (230 Massugais, 1 441 ha dont 244 de bois et 610 ha de vignes), 17 km SO de Sainte-Foy, a un finage qui va de la Durèze à l’ouest à la Soulège à l’est. Le centre, qui n’est pas un village, est au SO, au-dessus d’un vallon affluent de la Durèze; église du 12e, châteaux Labatut au sud, Paillas au NO; déchets Coved (20 sal.).

Pellegrue (1 110 Pellegruens, 3 818 ha dont 1 620 de vignes (3e du département) et 856 de bois est un ancien chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Langon à 35 km NE de la ville, 20 km SO de Sainte-Foy. Le village est issu d’une bastide anglaise du 13e s. dont on devine encore le plan régulier, sur le plateau qui domine la Durèze; un collège public. La rivière traverse le finage au sud puis au nord-est, et le borde à l’ouest entre les deux, où s’élève sur un promontoire du coteau de droite le château du Pey de Gensac (13e et 16e-18e). Une longue queue au NO se glisse entre Listrac et Coubeyrac. Au sud, la commune est limitrophe de la Dordogne. Elle a eu 1 500 hab. en 1954; elle a repris 110 hab. depuis 1999.

Auriolles (140 Auriollois, 703 ha dont 190 de vignes et 192 de bois), est longée au nord-est par la Durèze; vinification CB Millésime (25 sal.).

Listrac-de-Durèze (170 Listracais, 531 ha dont 170 de bois) est à la pointe NO du Pays Foyen; le village est sur le versant gauche de la Durèze.


Pineuilh

(4 480 Pineuilhais, 1 736 ha dont 650 de vignes, 170 de bois) est une commune viticole de la Gironde, juste au sud de Sainte-Foy-la-Grande dans la plaine de la Dordogne au pied du coteau; groupement des Viticulteurs de Guyenne (100 sal.), imprimerie Laulan (40 sal.), conserves de fruits la Compagnie des Pruneaux (30 sal.); centre commercial Leclerc (220 sal.) et magasin Super-U (40 sal.), négoces de matériaux Batiland (35 sal.) et Tridome (25 sal.), de vins GRM (30 sal.), La Poste (35 sal.), autocars Gérardin (40 sal.); maçonnerie Gerthofer (25 sal.). Sa population croît sensiblement depuis la guerre (2 000 hab. en 1954); elle a gagné 730 hab. depuis 1999 (+19%). Pineuilh est le siège de la communauté de communes du Pays Foyen (Foyen (pays)) (20 communes, 16 500 hab., 22 000 ha) et le bureau distributeur du nouveau canton du Réolais et des Bastides (90 communes, 36 400 hab.).


Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt

(2 560 Port-Foyens, 1 832 ha dont 443 de vignes et 217 de bois) est une commune du département de la Dordogne, 20 km à l’ouest de Bergerac sur la rive droite de la Dordogne, face à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), à l’intercommunalité de laquelle elle a adhéré. Elle a une grande coopérative fruitière, un hypermarché Leclerc; Maison du fleuve avec musée de la batellerie et cellier des vignerons; mosaïques gallo-romaines, château de Fauga (18e s.). La commune s’est d’abord nommée Saint-Avit-du-Tirzac; absorbant en 1859 Le Canet au sud-ouest dans la plaine de la Dordogne, et La Rouquette au NE dans les collines, elle est devenue Port-Sainte-Foy; puis elle a fusionné en 1960 avec Ponchapt, qui est à 5 km au nord sur le plateau du Landais. Son finage est ainsi très étiré du sud au nord, sur 11 km; au sud-ouest, il est dans la plaine de rive droite de la Dordogne au Canet, traversée au sud par la dérivation de la D936 et, au nord, par la D936 et la voie ferrée, avec une zone d’activités à l’ouest. Le coteau de Dordogne est couronné à l’est par l’ancien village de la Rouquette; Ponchapt est au NO dans les vignes. La population de la commune augmente régulièrement depuis les années 1930 (1 200 hab.), gagnant 140 hab. après 1999. La ville est le bureau distributeur du Pays de Montaigne et Gurson, nouveau canton de la Dordogne, 20 communes, 14 900 hab., 28 800 ha.


Sainte-Foy-la-Grande

(2 520 Foyens, 51 ha) est une minuscule commune, ancien chef-lieu de canton de la Gironde, 60 km à l’est de Bordeaux sur la Dordogne (rive gauche), au centre du «pays Foyen» (Foyen (pays)). Il s’agit d’une bastide de 1255, ancien port et ville huguenote, où naquit le géographe Élisée Reclus (1830-1905). Elle a eu 4 000 hab. vers 1870, encore 3 300 en 1975, et sa population a diminué depuis, perdant encore 370 hab. après 1999. C’est actuellement un centre de négoce de vins et de fruits; hôpital (86 lits), un collège privé, un collège et deux lycées publics, dont l’un porte le nom de Reclus; maison du fleuve, musée du pays foyen, zone de loisirs et label «station verte de vacances».

Élisée Reclus. L’un des plus grands géographes du 19e siècle et de l’histoire de la géographie, Élisée Reclus est né en 1830 à Sainte-Foy-la-Grande dans une famille protestante, qui venait de La Roche-Chalais et s’est ensuite établie à Orthez: le voici donc triplement aquitain par ses origines. Esprit encyclopédique et généreux, il s’est orienté vers la géographie d’une part, accomplissant tout jeune un long voyage aux Amériques (1851-1857) après avoir marqué sa réprobation du coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte; et d’autre part à l’action politique et philosophique, en relation avec les milieux anarchistes et démocratiques de l’époque, participant notamment à la Commune de Paris, ce pourquoi il fut condamné au bannissement. Rejeté par l’institution universitaire française, il put vivre en collaborant assidûment aux Guides Joanne et en écrivant des ouvrages. La Terre (1868-1869), la Géographie Universelle en 19 volumes (1875-1894), L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchiste (1898) et L’Homme et la Terre (1905) furent les principaux. La Suisse et la Belgique surent l’accueillir et il trouva à l’Université libre de Bruxelles une chaire à la hauteur de son savoir. Il est mort en Belgique en 1905. Il eut plusieurs frères et sœurs, dont des écrivains comme son aîné Élie, également né à Sainte-Foy, ses cadets Onésime et Armand, nés à Orthez et eux aussi géographes. Longtemps tenue à l’écart par l’institution française, son œuvre reprit notoriété dans les années 1980, en raison de ses qualités mêmes: soin et sérieux de l’information, hauteur de vue, innovation dans la recherche et l’interprétation, sensibilité à l’égard des moins puissants; plusieurs ouvrages lui furent alors consacrés; un groupe de recherche, actif de 1984 à 1997, prit même en hommage le nom de RECLUS pour sigle. En revanche, le centenaire de sa mort ne fut pas commémoré avec la qualité qu’il eût méritée.