Communauté de communes du Pays de Lauzun

Lauzun (Pays de)

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communauté de communes au nord du Lot-et-Garonne, associant 20 communes, 10 600 hab., 24 300 ha. Le siège est à Miramont-de-Guyenne, seule à dépasser 2 000 hab.

Lauzun (750 Lauzunais, 2 409 ha dont 213 de bois) est un ancien chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Marmande, à 33 km NE de la ville, 9 km ENE au-delà de Miramont-de-Guyenne. C’est un «village de caractère» sur un promontoire de confluence de vallons tout au sud de son finage, jadis siège de baronnie puis de duché avec château ducal (féodal et renaissance, remanié au 18e s., conservant un donjon du 12e); hippodrome; conserveries, sièges Carrier (20 sal.). La commune s’est agrandie en 1964 en intégrant Saint-Nazaire au NE, dont il reste un hameau sur une butte. Sa population (1 040 hab. en 1968) a faibli ensuite, regagnant toutefois 60 hab. depuis 1999. Le finage est limitrophe de la Dordogne le long du Dropt, au nord, près duquel subsistent quelques restes de l’ancien village de Queyssel (église du 11e).

Saint-Colomb-de-Lauzun (480 Saint-Colombins, 2 319 ha dont 249 de bois), 2 km SE de Lauzun, a une église du 11e s.; à l’est, barrage et une partie du lac collinaire des Graoussettes (40 ha) sur la Dourdène, qui traverse le finage vers le SO; au sud de celle-ci, hameau de Maurillac. Lauzun a été rajouté au nom en 1923.

Ségalas (160 Ségalasiens, 1 284 ha), 8 km SE de Lauzun, à la source de la Dourdène, bénéficie au NO d’une partie du lac des Graoussettes.

Montignac-de-Lauzun (290 Montignacais, 2 046 ha dont 251 de bois), 8 km au sud de Lauzun, est sur la D227; restes de l’ancien village de Salabès à l’est.

Lavergne (610 Lavergnois, 1 996 ha dont 214 de bois), 8 km SO de Lauzun, 3 km SE de Miramont-de-Guyenne, est traversée par la Dourdène et la D227. Un petit village est sur celle-ci au NO, mais école et mairie sont plus à l’est, au centre du finage sur la route; ancien village de la Mothe d’Alès à l’est, plusieurs petits lacs collinaires. À l’ouest, la commune partage avec Miramont celui du Saut du Loup (10 ha, 930 m de long); hameau du Pont du Roi tout à l’ouest à un confluent de la Dourdène et à la limite de Miramont; +60 hab. depuis 1999.

Laperche (130 hab., 842 ha), 11 km SSO de Lauzun, a son embryon de village sur une colline, mais le hameau de Moirax, au sud, proche de la D667, est plus étoffé et a reçu la mairie. La Candaule draine le finage.

Armillac (200 Armillacais, 777 ha), 13 km SO de Lauzun, 6 km SSE de Miramont, est traversée par la D667.

Montignac-Toupinerie (150 hab., 831 ha), 8 km SSO de Miramont, à l’est de Seyches, a un minuscule village, doublé à l’est par le petit hameau de Toupinerie; les deux ont été associés dans les années 1790.

Peyrière (290 Peyriérois, 814 ha dont 174 de bois), 5 km SO de Miramont, a un habitat de crêtes. Au SE passe la D933, près de la source du Mamet; +40 hab. depuis 1999.

Lachapelle (80 Lachapellois, 453 ha), 11 km OSO de Miramont, a un petit village sur une échine. La Gupie limite le finage à l’ouest.

Cambes (180 hab., 920 ha) est à 7 km OSO de Miramont; un ensemble de serres accidente le relief à l’est du village (la Grande Métairie). Le finage atteint à l’ouest la Gupie, et son affluent la Baysse, garnie du lac collinaire de Terme Gros (6 ha) au nord.

Puysserampion (260 hab., 1 072 ha dont 156 de bois) est 5 km à l’ouest de Miramont; avec un habitat dispersé dans les basses collines.

Allemans-du-Dropt (500 Allemanais, 640 ha), 8 km ONO de Miramont, est un village étoffé et «de caractère» sur la rive gauche du Dropt, que traverse la D668; église du 11e s., ancien château (13e, 17e), halle intérieure et halle aux prunes; conserves Fruitgourmet (35 sal.), camping, +40 hab. depuis 1999. Le nom était Allemans jusqu’en 1896.

Moustier (340 Mousterriens, 833 ha), 9 km NO de Miramont, est de l’autre côté du Dropt mais son habitat s’éparpille sur son versant droit.

Roumagne (560 Roumagnais, 1 054 ha), 3 km NO de Miramont, a un finage très contourné. La Dourdène le traverse près du petit village et conflue au NO avec le Dropt. Le finage est plus large au NE, que traverse la D933 et où Saint-Romain conserve église et cimetière; tout à l’ouest, église isolée de Cadillac (12e s.).

La Sauvetat-du-Dropt (550 Sauvetatois, 1 037 ha dont 154 de bois), 6 km NNO de Miramont, a un village au plan régulier de bastide, sur la rive droite du Dropt; base nautique, pont du 13e s. Le finage est à la limite de la Dordogne au nord, où il est proche du grand lac de l’Escourou et atteint le confluent du Dropt et de l’Escourou; golf à Boissec au SO. La commune a gagné 80 hab. depuis 1999.

Agnac (430 Agnacois, 1 384 ha dont 180 de bois), 8 km au nord de Miramont, est bordée au nord par le Dropt, qui la sépare d’Eymet (Dordogne); elle n’a pas de vrai village, mais des maisons proches du Dropt et de la D933, qui traverse tout le finage. Au sud, hameau d’Iffour et camping; tout à l’ouest, pont médiéval (13e s.) sur le Dropt joignant Agnac à La Sauvetat, et pigeonnier (16e s.) du manoir du Bout du Pont.

Saint-Pardoux-Isaac (1 170 Pardulfiens, 726 ha), 2 km NE de Miramont, fait figure de banlieue: le village est un peu au nord, mais de grands lotissements et sites d’entreprises, desservis par la D933, ont pris place tout au sud au ras de Miramont, à Toubens et Lagrange. La commune a toutefois perdu 60 hab. depuis 1999; plastiques Guyenne (20 sal.), Intermarché (45 sal.), négoce agricole SDA (25 sal.).

Bourgougnague (390 Bourgougnaguais, 1 173 ha dont 141 de bois), 5 km ENE de Miramont sur la route de Lauzun (D1), abrite une maison familiale rurale; +50 hab. depuis 1999.


Miramont-de-Guyenne

(3 300 Miramontais, 1 666 ha dont 193 de bois) est bourg du NO du Lot-et-Garonne à 23 km NE de Marmande, dans la communauté de Lauzun (Lauzun (Pays de)) au-dessus de la Dourdène. La mention de Guyenne a été ajoutée en 1919. C’est une bastide renommée, fondée par les Anglais autour de 1280, au plan en damier dans un carré de boulevards, avec restes de fortifications et musée; «station verte de vacances» avec base de loisirs au lac du Saut du Loup (10 ha), hippodrome. Le finage, bordé au nord par la Dourdène, s’étend loin vers le sud, où est l’ancienne église de Beffery, commune absorbée en 1824.

Miramont, qui n’est «de Guyenne» que depuis 1919, eut une grande spécialité de chaussons de basane; il n’en reste à peu près plus rien. La commune abrite une usine de portes et fenêtres (C2R, 75 sal. avec Montaigu-de-Quercy, Tarn-et-Garonne), et un négoce de pruneaux d’Agen. La ville a un centre d’aide par le travail, un collège public et une section d’enseignement adapté, une maison familiale rurale; le musée du parchemin et de l’enluminure a été transféré à Duras. La commune a perdu 270 hab. depuis 1999. Sa population avait augmenté des années 1930 à 1975 (4 000 hab.), mais a baissé depuis. Il est vrai toutefois qu’une partie de l’habitat s’est déportée sur Saint-Pardoux-Isaac, commune voisine d’outre-Dourdène. Miramont est le bureau distributeur du nouveau canton du Val du Dropt (25 communes).