Communauté de communes de Noblat

Noblat (communauté de communes de)

groupement intercommunal de Haute-Vienne associant 12 communes du canton de Saint-Léonard-de-Noblat, soit 11 900 hab. (32 450 ha) et siégeant à Saint-Léonard-de-Noblat, seule commune de plus de 2 000 hab. Noblat était le nom de lieu où s’est établi l’ermite Léonard (6e siècle), et vient probablement de novellius, un établissement nouveau.

Royères (900 hab., 1 742 ha) est à 7 km à l’ouest du chef-lieu sur le plateau, 15 km à l’est de Limoges, à la tête d’un finage très étiré du sud au nord et que traverse au nord la vallée de la Vienne, au fond de laquelle court la voie ferrée (gare au hameau de Brignac); chêne remarquable, dit de Sully, au village. Un peu au sud, proche de carrières, le hameau de Saint-Antoine s’est étoffé, au passage de la D941 vers Limoges, avec des lotissements. La commune a 70 hab. de plus qu’en 1999.

Saint-Martin-Terressus (570 hab., 2 353 ha dont 692 de bois) est à 16 km au nord de Saint-Léonard, sur le rebord du plateau qui domine la vallée du Taurion; elle a gagné 80 hab. après 1999; camping au village, hameau de la Maligne à l’est. Au nord-est sont la centrale électrique et le gros poste d’interconnexion du barrage de Saint-Marc, qui touche à la commune d’Ambazac sur l’autre rive; le barrage, de 40 m de haut, a été achevé en 1930; il retient 20 Mm3, formant un lac de 127 ha.

Le Châtenet-en-Dognon (410 hab., 2 039 ha dont 592 de bois), 10 km NNE de Saint-Léonard à 420 m, atteint au nord le Taurion au hameau du Dognon, connu pour ses mottes castrales et son pont de 1930; colonie de vacances au hameau d’Orgnac au nord, ruisseau et moulin de la Galamache au sud.

Sauviat-sur-Vige (920 Sauvigeois, 3 085 ha dont 1 000 de bois), 13 km NE de Saint-Léonard à 422 m, sur la D941, sert de village-centre, avec quelques commerces; porcelaines Amefa-Médard (30 sal., avec exposition-vente), une scierie (15 sal.). Le finage fait une avancée dans le département de la Creuse; la Vige coule au NE. La population a peu évolué depuis 50 ans, mais au-dessous du niveau de 1870 à 1920 (1 700 à 1 600 hab.), et elle s’est abaissée de 180 hab. depuis 1999.

Moissannes (400 hab., 2 464 ha dont 700 de bois), 8 km au NE de Saint-Léonard à 450 m, a au contraire a gagné 190 hab. dans le même temps (+35%). La D941 traverse le finage à l’ouest du village. Au sud, le domaine du Repaire (Office national de la Chasse), a un parc à l’anglaise de 17 ha dessiné au 19e s., un conservatoire de la nature et un chenil de chiens de chasse; Bois et Scieries du Centre (25 sal.) au nord; une centrale thermique au bois a été installée à Moissannes par la société EBV, avec une puissance de 14 MW.

Champnétery (560 hab., 3 060 ha dont 910 de bois) est à 9 km à l’est de Saint-Léonard, à 430 m. Le finage touche au NE au département de la Creuse. Au sud, il est bordé par la Maulde, dont le plan d’eau est rehaussé par les deux barrages successifs de Villejoubert et de l’Artige; +60 hab. depuis 1999.

Saint-Denis-des-Murs (530 hab., 2 381 ha dont 692 de bois), à 9 km SE de Saint-Léonard sur le plateau de rive gauche de la Vienne, doit son nom aux traces de murs que portait l’oppidum gaulois de Villejoubert, réputé le plus grand de France avec ses 220 ha, et qui fut probablement le chef-lieu des Lémovices avant Limoges. L’oppidum correspond à l’étroit et vigoureux éperon de confluence de la Maulde et de la Vienne, qui se rejoignent au nord de la commune sous le château du Muraud, du 11e s., lequel a remployé les murs anciens. Le barrage de Villejoubert, l’avant-dernier sur la Maulde, retient 3,3 Mm3 et son plan d’eau mesure 36 ha. Le barrage d’Artige est un peu en amont du confluent. Le village de Saint-Denis est très petit et situé près de la Vienne, au-dessus de son confluent avec la Combade, dont le cours fixe la limite orientale de la commune. Mais l’habitat principal se disperse au Chatenet, plus au sud, au passage de la D979. La commune s’est accrue de 90 hab. depuis 1999.

Eybouleuf (430 Eyboulevois, 1 083 ha dont 240 de bois), 7 km au sud de Saint-Léonard, est sur le plateau à 400 m. Au NE, le finage est bordé par la Vienne encaissée; châteaux de Veyvialle au NE (17e s.), du Masbaret au NO (16e); dolmen au Pouyol au nord du village.

La Geneytouse (960 Geneytousois, 1 935 ha dont 400 de bois) est à 10 km SSO de Saint-Léonard, proche d’Eybouleuf au SO, au passage de la D979; château de Puyjoubert (16e) au sud. À l’ouest, les environs des Allois, qui est sur la grand-route, se sont peuplés de pavillons: on n’y est qu’à une quinzaine de kilomètres de Limoges. Tout au NO, une excroissance du finage offre bois et étangs au Surzol; +210 hab. depuis 1999.

Saint-Paul (1 260 Saint-Paulais, 3 739 ha dont 685 de bois), 15 km SO de Saint-Léonard, 18 km ESE de Limoges, sert de village-centre local et a reçu plusieurs lotissements et gagné 220 hab. depuis 1999; deux menhirs au Métayer juste à l’est du village, jardin topiaire au Bas-Beaumont au SE, hameau et étang de la Boucolle à l’est; château d’Aigueperse au NO (16e siècle).

Saint-Bonnet-Briance (580 hab., 3 006 ha dont 682 de bois), 20 km au sud de Saint-Léonard, fut un temps Saint-Bonnet-la-Rivière, puis a pris son nom actuel en 1901; en fait, le village est au bord de la Roselle; mais il est vrai que le finage atteint la Briance à l’extrême sud, et même la dépasse aux Carderies; forêt d’Aigueperse au NE: château de Neuvillard au sud; +90 hab. depuis 1999.


Saint-Léonard-de-Noblat

(4 740 Miaulétous, 5 559 ha dont 1 029 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Haute-Vienne, 24 km à l’est de Limoges sur le plateau dominant la rive droite de la Vienne. Le nom est celui de l’ermite qui s’était établi au lieu-dit Noblat. Le bourg conserve des maisons anciennes et une collégiale romane à haut clocher et multiples absidioles; parc de loisirs dans la vallée de la Vienne près de la centrale électrique de Beaufort; collège et lycée publics, hôpital (10 lits).

La ville a plusieurs sujets de mémoire: une ancienne spécialité de massepain; une longue tradition industrielle et de négoce, notamment dans le ramassage des chiffons (les peilles) destinés aux papeteries, maintenant disparue; quelques fabrications maintenues, comme les porcelaines Coquet (60 sal.); un atelier de plasturgie (Galalitum, 60 sal.); un magasin Intermarché (40 sal.).

En outre, la ville est le lieu de naissance du physicien Louis Gay-Lussac (1778-1850), à qui est consacré un musée. Gay-Lussac a exploité un grand domaine dans la commune, passé de 230 à 420 ha au moment de sa mort. À l’est du bourg, au site de l’Artige, sur le plateau, une mine de tungstène fut exploitée jusqu’en 1956; au-dessus du confluent de la Maulde et de la Vienne s’était juché le prieuré de l’Artige, au pied duquel a été construit le dernier barrage sur la Maulde, parfois écrit Lartige (1958, retenue de 2 Mm3). Une partie de la commune est sur le plateau à l’ouest de la Vienne.

Le nom de la commune a été complété en 1919. Sa population a peu changé durant le dernier siècle, mais avec une tendance récente à la baisse; elle a encore perdu 140 hab. depuis 1999. La ville est depuis 2005 le siège de la communauté de communes de Noblat. Le nouveau canton a 13 communes, 16 700 hab.