Communauté de communes du Haut-Allier

Haut Allier (communauté de communes du)

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intercommunalité au nord-est de la Lozère, formée de 10 communes; 5 200 hab., 28 300 ha. Le siège est à Langogne, seule commune à dépasser 2 000 hab.

Saint-Flour-de-Mercoire (200 Saint-Flouriens, 1 217 ha dont 581 de bois), 6 km au SO de Langogne, est traversée par la vallée encaissée du Langouyrou, qui rejoint l’Allier à Langogne. Le village est sur sa gauche à 1 045 m; hameau et château ruiné des Choisinets au SE; la N88 traverse le finage au NO. La commune a gagné 80 hab. (+67%) depuis 1999.

Luc (220 Lucois, 4 610 ha dont 2 132 de bois), 12 km SSE de Langogne, a son village sur le versant gauche de l’Allier à 990 m, sous les restes d’un solide château féodal du 12e s.; maison de retraite. L’Allier borde le finage à l’est, suivi par la limite du département de l’Ardèche. La commune s’étend sur plus de 12 km du nord au sud, de Langogne à La Bastide-Puylaurent; elle atteint 1 361 m au SO au Moure des Estombes.

Cheylard-l’Évêque (67 Cheylardiens, 2 964 ha dont 1 729 de bois), 13 km SSO de Langogne à 1 120 m, a son village dans la vallée encaissée du Cheylard et le gros hameau de Laubarnès sur le versant gauche de la rivière en aval. Au sud, le finage contient la plus grande partie de la forêt de Mercoire, autour de l’ancienne abbaye. Cheylard est un terme qui, dans la région, est dérivé de castellas et désigne un château. Le relief monte au sud à 1 493 m sur la crête de Chamlonge.

Rocles (240 Roclais, 1 984 ha dont 371 de bois), 8 km OSO de Langogne, a son village à 1 114 m. Le finage est bordé à l’ouest par le cours de la Clamouse; au sud, il et traversé par la N88 qui passe près du hameau de Ville Vieille. La commune a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Chastanier (77 Chastaniérois, 1 041 ha dont 203 de bois), 11 km à l’ouest de Langogne à 1 040 m, a un tout petit village au bord de la Clamouse juste avant son confluent avec le Chapeauroux; musée d’art sacré et écomusée, et une petite église romane du 11e s. Juste au sud est le hameau de Villevieillette. Au NE, la pointe du finage touche à la rive du lac de Naussac, au-delà du hameau de Bessettes.

Auroux (400 Aurousiens, 3 509 ha dont 1 013 de bois) a un gros village à 1 000 m sur le versant droit du Chapeauroux et la D988, 16 km ONO de Langogne. En amont le barrage d’Auroux alimente une conduite souterraine qui atteint le lac de Naussac au-delà du hameau de Florac; hameaux des Salles au NO, du Sap au sud-ouest.

Les communes suivantes sont toutes limitrophes de la Haute-Loire.

Naussac-Fontanes (370 hab., 2 480 ha dont 588 de bois) est une commune nouvelle créée en 2016, mais dont le finage est en deux parties séparées. D’un côté, Naussac (220 Naussacois, 1 352 ha dont 371 de bois), juste à l’ouest de Langogne, est un village neuf, à 978 m, succédant à celui que le lac de barrage de Naussac a noyé. Le barrage, en fait sur le territoire de Langogne et juste au-dessus de l’Allier, est du début des années 1980; il a 50 m de haut, a créé un très vaste plan d’eau de 1 050 ha à 945 m d’altitude et retient 190 Mm3; club nautique, pêche; la tour du vieux château a été remontée intégralement sur le nouveau site, qui forme une entité séparée d’à peine 25 ha. À cette enclave au sein du finage de Langogne s’ajoutent au nord-est du lac l’ancien territoire de Naussac, peuplé de trois petits hameaux, et bien entendu une partie du lac. Fontanes (150 Fontanais, 1 128 ha dont 217 de bois) est un tout petit village à 7 km au NO du nouveau Naussac, partageant avec les hameaux de Chaussenilles et Sinzelles le plateau situé entre le cours encaissé de l’Allier au NE et le lac de Naussac au SO. La nouvelle commune ayant sa mairie au nouveau Naussac, c’est la quasi-totalité du territoire qui devient «enclave de Naussac-Fontanes» sur les cartes, y compris le village de Fontanes.

Saint Bonnet-Laval (260 hab., 3 200 ha dont 829 de bois) est une commune nouvelle créée en 2017 par fusion. Saint-Bonnet-de-Montauroux (100 Bonnetais, 2 133 ha dont 537 de bois) a son village à 22 km NO de Langogne, à 830 m, au bord du Chapeauroux, qui conflue avec l’Allier au hameau de Chapeauroux, tout au nord de la commune. La voie ferrée d’Alès à l’Auvergne y passe (gare), sous le château; au confluent, le viaduc de Chapeauroux (1870), long de 430 m avec 28 arches de pierre, est classé monument historique. Le hameau de Montgros est au sud de Saint-Bonnet sur le plateau, à 1 000 m. Au nord-est, l’étroit plateau entre les vallées de l’Allier et du Chapeauroux est couronné par le hameau et le château de Condres (15e s.). Laval-Atger (170 Lavalains, 1 067 ha dont 292 de bois), à 800 m juste à l’ouest de Saint-Bonnet, au confluent du Chapeauroux et du Grandrieu, a un centre d’aide par le travail (80 sal.); hameau de Tresbos un peu au nord. Le finage culmine à 1 179 m au Rocher du Mouguat, au SO.

Bel-Air-Val-d’Ance (530 hab., 4 140 ha dont 1 043 de bois) est une commune nouvelle créée en 2019 par fusion simple. Le nom se fonde sur la rivière (l’Ance) avec deux élémebts de pure publicité (Val et bel-Air). Saint-Symphorien (230 Saint-Symphorians, 3 328 ha dont 816 de bois), 31 km NO de Langogne, 9 km au nord de Grandrieu à 1 230 m, a sur l’Ance une centrale hydroélectrique depuis 1935; hameaux d’Ancette au SO, de Verrières au nord à 1 077 m, de Chams au SE à 1 160 m. Chambon-le-Château (300 Chambonnais, 812 ha dont 227 de bois), 34 km NO de Langogne, 12 km NNE de Grandrieu à 1 000 m, a un château des 14e et 17e s. et un centre de formation de jeunes en difficulté (JCLT). L’Ance traverse le finage au pied du village puis limite le finage au NE.


Langogne

(3 080 Langonais, 3 137 ha dont 434 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Lozère, 50 km NE de Mende, à 910 m. Le bourg est sur la rive gauche du Langouyrou à son confluent avec l’Allier et l’urbanisation a débordé autour du confluent, une zone d’activités prenant même place sur la rive droite de l’Allier au nord. La N88 Toulouse-Lyon, l’ancienne Régordane et la voie ferrée d’Alès en Auvergne passent à Langogne. C’est un gros bourg-marché et traditionnellement un centre de négoce de bestiaux, connu pour ses foires. Il est issu d’un monastère; le centre-ville est en rond, avec une église romane du 12e s., halle de 1742, reconstruite en 1815, cinq tours des anciennes murailles.

Au NO, le barrage dit de Naussac retient le grand lac-réservoir, qui occupe bien 500 ha du finage de Langogne. Sa réalisation a amené Langogne à céder, un peu à l’ouest du bourg et au bord du lac, le terrain sur lequel a été construit le nouveau Naussac, en enclave dans le territoire de Langogne. Des aménagements permettent une activité de loisirs sur les rives du lac, notamment un petit barrage devant Naussac, permettant de maintenir un niveau d’eau constant pour la baignade devant le hameau langonais de la Violette. Un golf est proche, au hameau de Barres. La ville, ainsi classée «station verte de vacances», a un «Musée vivant» de la filature des Calquières sur le Langouyrou, et un label de «ville et métiers d’art» associé au passé de filature. Le bourg a une fabrique d’emballages en bois (CBDG, 20 sal.); une entreprise de travaux publics (SB Gévaudanaises, 40sal.), un abattoir (Lozérienne-Fabre, 20 sal.); foyer d’accueil (60 sal.), collège et lycée professionnel publics, un collège privé, hôpital local (23 lits); un Intermarché (55 sal.); La Poste (40 sal.). L’aérodrome de Langogne (code LFHL), qui dispose d’une piste en herbe de 900 m, et d’un aéroclub avec formation au pilotage, est dans la commune voisine de Lespéron, qui est en Ardèche. La population communale a atteint un maximum autour de 1950 (4 300 hab.) mais décline depuis; elle a diminué de 260 hab. après 1999. La commune est le siège de la communauté de communes du Haut Allier (11 communes; 5 200 hab.) et le bureau du nouveau canton de Langogne (10 communes, 4 700 hab.)