Communauté d’agglomération du Grand Cahors

Cahors (Grand)

Highslide JS

communauté d’agglomération du Lot, associant 36 communes, 40 900 hab. sur 59 300 ha. Hormis Cahors (siège), seule Pradines dépasse 2 000 hab.

La population augmente un peu dans les communes voisines, notamment au sud.

Le Montat (1 150 Montatois, 2 254 ha dont 833 de bois), 8 km au sud de Cahors, domine un vallon par lequel se faufilent l’A20 (D820) et la voie ferrée Paris-Toulouse; église classée du 11e s., atelier d’emballages plastiques ANL (40 sal.), transports Jardel (45 sal.). La commune a une zone industrielle (la Crozette) au sud-est tout près de l’aérodrome de Cahors-Lalbenque, et abrite au SO du village le lycée agricole et viticole de Cahors, avec internat. Sa population augmente depuis le creux de 1954 (190 hab.) et a gagné 200 hab. depuis 1999.

Cieurac (550 Cieuracois, 1 870 ha dont 741 de bois), 12 km SSE de Cahors, 5 km au NO de Lalbenque, a un château de la fin du 15e s., refait après 1945, et un moulin à vent, dans un parc de 20 ha avec jardin à la française. Au NO du finage, un autre château, Hauteserre, est à la tête d’un domaine viticole, avec restaurant; hameau et château de Pauliac au SE. La commune cultive 112 ha de vignes, est traversée par l’A20 et la voie ferrée Paris-Toulouse et héberge l’aérodrome de Cahors (codes ZAO et LFCC), doté d’une piste de 1 500 m en dur, d’une en herbe de 1 080 m, d’un aéroclub, mais déclassé au trafic commercial en 2015. La population communale, de 700 hab. vers 1860, était descendue à 210 en 1970. Elle augmente depuis, dont +260 hab. (+90%) depuis 1999.

Fontanes (480 Fontaniens, 1 644 ha dont 307 de bois), 18 km SSE de Cahors, est un petit village tout au SE du finage, au bord du Boulou, affluent de droite du Lamboulas, longé par la voie ferrée Paris-Toulouse (gare dite de Lalbenque tout au nord dans la commune). Le finage est bordé à l’ouest par la N20 (D820) et traversé au NE par l’A20, qui y a un échangeur (n°58) à péage avec la D820. Une zone d’activités a ainsi pris place au bord de celle-ci et de l’aérodrome de Cahors, non loin du hameau de Saint-Cevet, reste d’une commune intégrée dans les années 1790 sous le nom de Saint-Sever. Plusieurs entreprises cadurciennes y ont pris pied; maçonnerie (Rodrigues Bizeul, 85 sal.), transports Transquercy (30 sal.), négoce d’électronique Hit Music (26 sal.), espaces verts TP Telec (25 sal.). La commune a 100 hab. de plus qu’en 1999 (+26%).

Labastide-Marnhac (1 250 Marnhaciens, 2 887 ha dont 849 de bois), dont le centre est à 9 km au SSO de Cahors, occupe le causse; dolmen de Peyrelevade, château de Labastide (du 14e au 17e s.), maison de retraite. La D653 traverse le finage au nord et passe au hameau du Cluzel. La population communale, de 980 hab. en 1831, était tombée à 410 un siècle après, 310 en 1958; elle progresse depuis et a encore gagné 380 hab. (+44%) depuis 1999.

Trespoux-Rassiels (840 Trespouziens, 2 070 ha dont 904 de bois), 9 km au SO de Cahors, a 122 ha de vignes. La commune associe deux villages depuis la Révolution mais n’a pris son nom actuel qu’en 1863. Trespoux est l’habitat principal, au centre sur une crête; Rassiels n’est plus qu’un lieu-dit isolé au NO. La population n’était plus que de 135 hab. en 1968, cinq fois moins qu’en 1999; elle a augmenté de 150 hab. depuis 1999 (+22%).

En amont de Cahors, une série de communes sont associées à la vallée du Lot.

Bellefont-la Rauze (1 250 hab., 3 822 ha dont 1 456 de bois) est une commune nouvelle de 2017, voisine de Cahors au nord-est. Elle réunit trois anciennes communes. Laroque-des-Arcs (510 Laroquois, 769 ha dont 177 de bois) est sur la rive droite du Lot au débouché du vallon de Bellefont, 6 km NE de Cahors (mais le château de Larroque, un peu en aval, est dans la commune de Cahors); tour de péage du 13e s., halte de plaisance nautique. Valroufié (450 hab.,1 343 ha dont 467 de bois) est à 6 km au nord de Larroque dans le vallon de Bellefont, au sein de collines boisées. Cours (290 hab., 1 705 ha dont 812 de bois) est à 11 km au NE de Larroque sur le plateau. La vallée encaissée du Vers fixe la limite orientale de la commune. Au NE, près du confluent du Vers et de la Rauze, château de Gironde au bord de la Rauze. L’A20 Occitane traverse tout le finage au centre, offrant un échangeur à péage avec la D820 (Cahors-Nord, n°57) près du hameau de Saint-Michel-de-Cours. Au sud, elle traverse en tunnel la crête qu’occupent les hameaux de Constans et de Lagarde. Le nom de la commune nouvelle a été composé avec ceux des deux vallons extrêmes, au SO et au NE, et un certain sens de la publicité. La population a augmenté de 170 hab. au total depuis 1999.

Lamagdelaine (730 Lamagdelainois, 1 063 ha dont 286 de bois), 8 km à l’est de Cahors, sur la rive droite du Lot, a des vignes, une menuiserie Pons (20 sal.); camping et halte fluviale. L’habitat est complété en amont par les hameaux du Chantre et de Savanac, de l’autre côté de l’A20 qui traverse tout le finage et franchit le Lot en viaduc courbe (530 m, 25 m de haut). La population a diminué de 40 hab. depuis 1999.

Arcambal (1 030 Arcambalais, 2 311 ha dont 1 245 de bois), 9 km à l’est de la ville, domine la rive gauche du Lot, juste en amont du viaduc de l’A20. Elle contient le château du Bousquet (17e s. et quelques restes médiévaux). Le finage s’étend vers l’est, incluant deux lobes de méandres du Lot, où trônent les hameaux de Béars et, en amont, de Pasturat. Au sud, le hameau des Mazuts est sur le relief. Au sud, la Combe de la Valse encaissée, empruntée par la D911, fixe la limite de la commune. La population a gagné 280 hab. depuis 1999 (+37%).

Saint Géry-Vers (880 hab., 3 152 ha dont 1 345 de bois) unit depuis 1999 deux anciennes communes de la vallée du Lot et a gagné 120 hab. ensuite. Saint-Géry (450 Saint-Géryens, 1 358 ha dont 621 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 17 km à l’est de Cahors sur la rive droite du Lot, au pied d’un bel amphithéâtre de méandre du Lot; musée ferroviaire Quercy-Vapeur, camping. La commune a frôlé le millier d’habitants en 1856; elle s’est dépeuplée ensuite, mais a repris 100 hab. depuis 1999. Son finage s’étend à l’est le long du Lot que suit la D662, incluant le gros hameau des Masseries et, au-delà d’un étranglement, la grotte de Pargouzet et le hameau de Boussiès-Bas. Vers (430 Versois, 1 794 ha dont 724 de bois) est en aval de Saint-Géry, au confluent du Lot et du Vers, qui sort d’une gorge dans une rive concave abrupte de méandre encaissé; c’est une «station verte de vacances» avec village de vacances, musée artisanal du biscuit, et la chapelle romane du sanctuaire marial de Velles; Vers a un hôtel (35 chambres), deux campings (120 places) et une moitié de résidences secondaires.

Bouziès (80 Bouziès, 820 ha dont 573 de bois), 25 km à l’est de Cahors, se tient sur la rive gauche du Lot, mais la commune déborde en face autour du confluent du Lot et du Célé sous le site de Cabrerets. Le défilé des Anglais est jalonné par toute une série de grottes dans le coteau droit du Lot et abrite une halte fluviale et une base nautique, un pont. Vers le sud-est rive droite, l’étroite presqu’île de Conduché, au confluent du Célé (Conduché est un équivalent des nombreux Condé et Condat), est formée par un méandre resserré du Lot, avec château, belvédère, parcours de canoé et d’autres grottes en amont.

Saint-Cirq-Lapopie (210 Saint-Cirquois, 1 789 ha dont 993 de bois), 29 km à l’est de Cahors, est une commune de rive gauche du Lot, connue pour son site de rive concave de méandre et son village perché d’allure médiévale, avec des maisons anciennes, des ruelles, des boutiques et de l’artisanat d’art; André Breton en était un familier et y a attiré des artistes. Outre une halte de plaisance, le village propose plusieurs musées: Rignault (collections d’art dans une maison du 15e s.), de la mémoire, exposition d’art surréaliste; il a aussi plusieurs châteaux; l’ensemble est inscrit parmi les «plus beaux villages de France»; un petit hôtel, deux campings (220 places), une moitié de résidences secondaires. Le finage s’étend sur le relief au sud et surtout au sud-ouest, où il atteint à nouveau la rive gauche du Lot en aval de Bouziès, face aux Masseries de Saint-Géry. Saint-Cirq avait plus de 1 400 hab. entre 1850 et 1875; le peuplement s’est nettement affaibli ensuite, puis la commune a perdu en 1902 le territoire de Tour-de-Faure et ainsi la moitié de ses habitants (500), atteignant son minimum en 1975 (170 hab.). Lapopie est un complément d’origine ancienne et obscure, mais pas un nom de lieu.

Tour-de-Faure (340 Tourdefaurois, 877 ha dont 349 de bois), 31 km à l’est de Cahors sur la rive droite du Lot, était une partie de Saint-Cirq; elle a pris son indépendance en 1902, ave 500 hab., puis a atteint un minimum de 300 hab. en 1975. En aval, la commune inclut une petite plaine, avec l’ancien port de Sant-Cirq. Le finage monte sur le relief au nord.

Cabrerets (240 Cabrerétiens, 4 338 ha dont 2 412 de bois), 27 km ENE de Cahors, a son village au fond de la vallée du Célé au confluent de la Sagne. C’est un haut lieu de tourisme avec la grotte de Pech-Merle, découverte en 1922 et décorée de frises du paléolithique; le musée de préhistoire Amédée Lemozi qui l’accompagne, et où travaille un centre de recherche; un musée de l’Insolite; le château de Gontaut-Biron (14e-15e s. et 19e); les ruines d’un château des Anglais ou du Diable, troglodyte; la fontaine résurgente de la Pescalerie, 3 km en amont. Au sud, la forêt de Monclar est parsemée de rochers avec un dolmen et, au NE, plusieurs grottes. Le finage s’étend très largement vers le nord-ouest, où il atteint le cours du Vers et la D653 qui l’emprunte; mais il n’atteint pas le cours du Lot au sud, même s’il s’en rapproche près de Conduché et de Pargouzet. La commune a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Le reste du territoire intercommunal s’étend au nord et à l’ouest de Cahors.

Saint-Pierre-Lafeuille (380 Saint-Pierriens, 852 ha dont 303 de bois), à 10 km au nord de Cahors sur la N20, commune créée en 1951 à partir de Maxou, est dominée par les ruines de la grosse forteresse de Roussillon, dont le donjon pentagonal ressemble à celui de Bonaguil et a été un peu restauré au 20e s. La D820 suit la crête qui traverse le finage et passe au village. La commune a gagné 80 hab. depuis 1999.

Maxou (310 Maxoucois, 1 259 ha dont 407 de bois), 12 km au nord de Cahors, est dans un vallon au sud de son finage, dont le nord est animé par le hameau de Brouelles et monte sur le causse. Maxou a absorbé dans les années 1790 Brouelles et Saint-Pierre-Lafeuille, mais cette dernière a repris son autonomie en 1951. La commune a plusieurs gîtes et des fabriques artisanales de produits gastronomiques, travaux publics Eiffage (50 sal.); elle a gagné 60 hab. depuis 1999.

Francoulès (230 Francoulésiens, 1 361 ha dont 575 de bois, 15 km NNE de Cahors, est traversée par la D820 et son raccord à l’échangeur autoroutier de Cahors-Nord; le village est sur une crête, à 350 m. Le finage, piqueté de petits hameaux, s’étire vers le nord jusqu’aux sources de la Rauze. La partie nord relevait de la commune de Saint-Pierre-Liversou, absorbée dans les années 1790, dont reste un lieu-dit et une chapelle classée (12e et 14e s.) au bord de la Rauze.

Mechmont (130 Mechmontois, 671 ha dont 193 de bois), 20 km au nord de Cahors, a un petit village perché au-dessus du vallon de la Belle, affluent de gauche du Vert. Au nord, le finage va au-delà de la vallée du Vert au Falgayras. La D820 frôle la commune à l’est.

Gigouzac (260 Gigouzacois, 991 ha dont 450 de bois), 22 km NNO de Cahors, a un village resserré au bord du Vert, et un finage qui s’étend des deux côtés de la vallée, plus au nord qu’au sud; +80 hab. depuis 1999 (+44%).

Boissières (400 Boissiériens, 1 303 ha dont 552 de bois), 13 km NNO de Cahors, est au creux d’un vallon entre les vallées du Vert et de Calamane, qu’atteint son finage au nord et au sud. Ce fut, en limite de la Bouriane, un site de poteries; la haute cheminée de son ancienne briqueterie a été restaurée. Les troupes allemandes y ont massacré 22 otages en juin 1944, au pont de Nuzéjouls (monument). La commune a 60 hab. de plus qu’en 1999.

Nuzéjouls (390 Nuzéjoliens, 474 ha dont 155 de bois) est à 16 km NNO de Cahors, dans la vallée du Rouby, sur le versant droit, et son finage s’étend sur le causse à l’ouest; +120 hab. depuis 1999 (+44%).

Calamane (470 Calamanais, 760 ha), 12 km NO de Cahors, est au confluent des vallées de Rouby et de Calamane sur la route de Cahors à Gourdon. Le finage monte sur un élément de causse au sud-est; +80 hab. depuis 1999.

Espère (1 050 Espérois, 631 ha), 11 km NO de Cahors, est dans la vallée du Rouby à la traversée de la D811 et s’est bien agrandie dans le prolongement de Mercuès. Elle a un Intermarché (30 sal.) et a gagné 150 hab. depuis 1999. Espère est le bureau du nouveau canton Causse et Bouriane.

Mercuès (1 090 Mercuésiens, 724 ha dont 627 de bois), 9 km NNO de Cahors, est sur la rive droite du Lot, dominée par un puissant château des 14e-15e s., refait au 16e s., qui appartint aux évêques de Cahors. Sur la D811, elle tire parti de la croissance urbaine: elle a gagné 330 hab. depuis 1999, soit +43%. Son habitat s’est développé sur une large terrasse au nord, et doté de la zone industrielle des Grands Camps; château des Bouysses au sud près du Lot. Mercuès accueille un centre de convalescence (Beauséjour, clinique du Quercy, 50 sal.) et plusieurs ateliers annexes de Cahors, dont CRDE (électronique, 95 sal.), les constructions métalliques Hugon (35 sal.) plus les transports Quercy Messageries (20 sal.) et le recyclage de papiers Paprec (30 sal.). L’imprimerie France-Quercy (groupe CPI) a dû fermer en 2018.

Douelle (840 Douelliens, 877 ha), 12 km NO de Cahors, est sur la rive gauche du Lot au débouché de la vallée encaissée de l’Autonne. C’est un ancien port de la batellerie lotoise, devenu un petit port de plaisance avec une base de loisirs nautiques Antinéa, un camping. Le finage est en trois parties. Au nord, rive droite, un grand lobe de méandre du Lot, de faible altitude, porte le hameau de Cessac et son château ruiné, et plus au sud le château du Carriol; juste en aval débouche la vallée du Rouby, à la limite de Caillac. Cessac est une ancienne commune, intégrée dans les années 1790. Rive gauche en aval, s’étale la plaine viticole de la Gravette. Au sud, le relief est découpé en fortes collines boisées de part et d’autre de l’Autonne. Au NE, sur le Lot, coteau en amphithéâtre de la Vécenne. La commune cultive 162 ha de vignes et a gagné 60 hab. depuis 1999.

Caillac (630 Caillacois, 744 ha), 12 km NO de Cahors, disperse ses maisons sur les bas reliefs de rive droite du Lot au débouché du Rouby. L’habitat est fait de plusieurs hameaux rapprochés, dont le Mas de Laroque et le Mas Vieil sur des terrasses, tandis que la mairie et l’église sont isolées dans la basse plaine, entre une halte fluviale et le petit lac de la Veigne. Caulac cultive 119 ha de vignes; on y voit plusieurs châteaux, dont celui de Laroque sur l’éperon de confluence et surtout celui de Grézette, renaissance à tours d’angle rondes. À l’ouest, un grand lobe de méandre bas porte les hameaux de Largueil et Lapoujade et, tout au NO en aval, le château de Langle (15e s.). Le village accueille une clinique du Relais (25 sal.), une fabrique de cosmétiques Phyts (45 sal.). La population a augmenté de 70 hab. depuis 1999.

Crayssac (780 Crayssacois, 1 495 ha dont 663 de bois), 15 km NO de Cahors, est une grande commune du causse, qui tourne le dos au bel amphithéâtre de méandre dominant le Lot au sud. L’habitat s’éparpille sur tout le causse, que traverse la D811; réserve naturelle dans une ancienne carrière. La commune a une petite fabrique de cosmétiques (Jérodia, 35 sal.) et s’est accrue de 330 hab. (+73%) depuis 1999. Le nom s’est écrit Craissac de 1801 à 1926; la prononciation locale a bien entendu toujours été Craïssac.

Labastide-du-Vert (270 Vertiens, 1 044 ha dont 317 de bois), 28 km ONO de Cahors, a son village dans la vallée du Vert, qu’emprunte la D811. Le finage s’étend de part et d’autre de la vallée dans les collines, avec au NO le hameau de Sals; +50 hab. depuis 1999.

Les Junies (270 Junicois, 1 306 ha dont 525 de bois), 31 km ONO de Cahors, a un double habitat dans la vallée de la Masse, le hameau de la Masse complétant au sud le village principal, lui-même fait de plusieurs hameaux. Leur réunion est des années 1790; château des 15e-16e s. et un ancien prieuré, avec une église des 14e et 17e s. Le finage s’étend surtout vers le NO sur le causse, avec un habitat de clairières.

Lherm (230 Lhermois, 1 347 ha dont 573 de bois), 34 km NO de Cahors, a eu des forges dans la vallée de la Masse qui borde le finage à l’ouest; maisons anciennes, église des 15e-16e s. à portail renaissance; écomusée du fer. La commune s’est augmentée de celle de Vaysse au NO dans les années 1790, mais Vaysse n’est guère plus qu’un lieu-dit près du hameau de Péchaurié sur la Masse.

Montgesty (340 Montgesticois, 1 188 ha dont 362 de bois), 23 km NO de Cahors, 5 km au NO de Catus, conserve des restes d’une villa gallo-romaine au Mas de Rieu (au SE), et de nombreuses gariotes, anciennes cabanes de vignes en pierre sèche; menhir au sud, camping. La commune a gagné 70 hab. depuis 1999.

Pontcirq (150 Pontcirquois, 894 ha dont 298 de bois), 30 km NO de Cahors, a un finage étiré N-S et divisé en trois hameaux, Tourniac au nord, Pontcirq au centre, le Cluzel au sud de l’autre côté de la D660.

Saint-Médard (180 hab., 1 178 ha dont 726 de bois), 24 km NO de Cahors, est sur un petit promontoire du versant droit du Vert au confluent d’un vallon. La D811 longe la limite sud de la commune. Au sud-ouest, un lieu-dit isolé a pour nom Trigodina («il me tarde de dîner».

Catus (890 Catusiens, 2 132 ha dont 814 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 18 km au NO de Cahors. Le village est dans la vallée du Vert, avec une église romane à clocher carré, salle capitulaire et intéressant mobilier, des maisons anciennes et des restes des remparts; base de loisirs avec un lac de 7 ha (Lac Vert) juste en aval; petite zone d’activités des Matalines à la limite sud, au bord de la D6. Le finage s’étend largement vers le nord, où il englobe les hameaux de Terrié et, au NE, celui de Salvezou, dont la commune a été réunie à Catus dans les années 1790. La population a culminé à 1 650 hab. en 1863 et fortement diminué jusqu’en 1968 (650 hab.) avant de croître puis de se stabiliser.

Saint-Denis-Catus (190 Saint-Daunisiens, 1 078 ha dont 559 de bois) est à 18 km NNO de Cahors dans la vallée du Vert. Le finage est traversé par la voie ferrée Paris-Toulouse, qui y a une gare, emprunte au nord la vallée du Pic et franchit la crête méridionale de la commune par un tunnel de 720 m; carrières CM Quartz (30 sal.).


Cahors

(20 450 Cadurciens, 6 472 ha) est la préfecture du département du Lot. La ville s’est établie sur un lobe de méandre accentué du Lot, rive droite, sur la grande voie de Paris à Toulouse. Elle fut Divona Cadurcorum, chef-lieu du pays des Cadourques. De la cité gallo-romaine, elle a conservé un aqueduc qui apportait l’eau du Vert, des traces de villas et de temples, un théâtre et des thermes (Arc de Diane). Elle est devenue évêché dès le 7e siècle et s’est enfermée dans une étroite enceinte sur la partie amont du lobe.

La vieille ville se tient donc à l’est, entre le Lot au quai des Badernes et le boulevard Gambetta, tracé à la place de l’enceinte. L’ancienne rue Droite, devenue Nationale, était l’axe nord-sud de la ville ancienne, encore riche de belles maisons, de sa cathédrale fortifiée des 12e-13e s., de l’ancien hôpital et des halles du 19e s. La ville fut un actif centre d’échanges au 13e et au 14e s., au point que ses marchands formaient une société puissante et réputée: les Cahorsins furent célèbres au Moyen Âge comme hommes d’affaires et prêteurs, et le nom finit par désigner tout banquier ou usurier qui n’était ni juif ni lombard. Le palais Duèze (14e s.) et sa tour Jean XXII de 34 m rappellent la puissance ancienne de la famille Duèze, qui fournit un pape, Jacques Duèze, né en 1245 à Cahors, et qui favorisa sa ville natale au point de la doter d’une Université.

L’urbanisation a occupé le reste du lobe de méandre au 19e siècle, en direction de l’ouest et du fameux pont Valentré, à 6 arches et 3 tours, l’un des plus beaux ponts médiévaux subsistant en France, un peu arrangé au temps de Viollet-le-Duc il est vrai. La gare est sur le bord occidental du lobe et a contribué à attirer l’habitat; l’hôtel de ville se tient au contact de la ville ancienne et de ces extensions. Des hauteurs du cingle au mont Saint-Cyr, rive droite, la vue sur la ville est superbe. Cahors est aussi le lieu de naissance du poète Clément Marot (1506) et de Léon Gambetta (1838), dont les parents tenaient une épicerie.

La ville a un centre hospitalier de 275 lits, une clinique de 55 emplois (70 lits), une maison de retraite de 50 emplois (Orpea); deux collèges et deux lycées publics, un collège et un lycée privés, un embryon d’enseignement supérieur. Son activité industrielle n’est pas négligeable; si elle a perdu en 2001 une usine Valéo de 300 emplois, elle est le siège du groupe Cahors (1 200 personnes dont 600 dans le Lot) dont le fleuron est l’usine MAEC (Manufacture d’appareillage électrique de Cahors, 410 sal.) située sur la zone industrielle Regourd, qui allie électrotechnique et plasturgie dans la fabrication de matériels et boîtiers de connexion électrique. S’y ajoutent une unité de production du groupe pharmaceutique castrais Pierre Fabre (55 sal.), la taille de pierre Occitanie (35 sal.), des entreprises de bâtiment.

Tout le reste relève du secteur tertiaire: Banque Populaire (130 sal.), Orange (70 sal.), distribution d’électricité Enedis (55 sal.), La Poste (60 sal.), gestion Sod Invest (35 sal.), conditionnement à façon Altariva (60 sal.), négoces Audition Santé (articles médicaux, 60 sal.), Vigouroux Atrium (boissons, 50 sal.), Point P (matériaux, 25 sal.); transports de voyageurs Raynal Voyages (35 sal.) et Laurens (40 sal.); nettoyages Onet (140 sal.), Visalo (25 sal.) et Lèbre-Sellen (60 sal.), publicité Adrexo (35 sal.); plus un hypermarché Carrefour (130 sal.), deux Intermarché (55 et 30 sal.), un Conforama (30 sal., des garages. L’aide à domicile Lot déclare 820 sal., mais pour tout le département (huit pôles).

Cahors est desservie par la N20 et la voie ferrée Paris-Toulouse; l’A20 évite la ville en passant à 5 km à l’est, mais ses accès 57 et 58 sont à 15 km au nord et autant au sud; un aérodrome est établi près du dernier, à Cieurac sur le causse de Lalbenque. La ville avait déjà plus de 12 000 hab. dans la première moitié du 19e s., 15 000 à la fin, et a progressé un peu de 1940 à 1975, puis sa population s’est stabilisée; mais elle aurait perdu 1 020 hab. depuis 1999. L’arrondissement a 71900 hab., 103 communes. La ville est divisée en 3 nouveaux cantons, qui incluent en outre 2, 4 et 5 communes. Elle est le siège de la communauté d’agglomération du Grand Cahors (36 communes, 40 900 hab.); v. Cahors (Grand).


Pradines

(3 550 Pradinois, 1 649 ha dont 288 de bois) est une commune du Lot en banlieue ouest de Cahors sur la rive gauche du Lot (Cahors (Grand)). C’est une commune résidentielle d’habitat très dispersé, qui a connu une forte croissance de 1965 à 1995, avec un hypermarché Leclerc (190 sal.) et un plan d’eau aménagé sur le Lot; distribution d’électricité Enedis (45 sal.). Le finage occupe un grand méandre du Lot. En amont de Pradines, s’est développé le quartier de Labéraudie face à Cahors juste en aval du pont de la N20 (D820). Tout en aval, hameau de Flaynac avec un petit lobe de méandre. Sur le relief tout au sud est perché le gros hameau de Flottes. La population, de 510 hab. en 1936 (1 300 vers 1830), est passée à 1 200 en 1975, 2 300 en 1982; elle a augmenté de 330 hab. depuis 1999, environ un dixième.