Communauté de communes Grand Orb

Orb (Grand)

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communauté de communes au nord de l’Hérault, associant 24 communes et 20 800 hab. sur 46 000 ha. Le siège est à Bédarieux, seule commune à dépasser 2 000 hab. avec Lamalou-les-Bains.

Hérépian (1 540 Hérépiannais, 1 368 ha dont 361 de bois), 5 km OSO de Bédarieux, est au débouché de la route de Béziers dans la vallée de l’Orb et fait figure de village de marché; cave coopérative de 25 000 hl, plus des pépinières et des cultures maraîchères et fruitières. S’il y eut une verrerie réputée au 18e s., l’entreprise la plus remarquée est une fonderie de cloches et clochettes, installée en 1930 et qui était assortie d’un musée et d’un label «ville et métiers d’art»; mais le musée a fermé en 2004 faute de visiteurs et les tentatives de train touristique sur l’ancienne voie ferrée de Bédarieux à Mazamet, inutilisée depuis 1986, n’ont pas duré. La population communale a relativement peu varié depuis un siècle et demi, remontant depuis le creux entre 1 100 et 1 200 hab. de 1920 à 1985; elle a gagné 150 hab. depuis 1999.

Les Aires (630 Airois, 2 054 ha dont 1 594 de bois), 7 km OSO de Bédarieux, est de l’autre côté de l’Orb. Depuis l’indépendance de Lamalou, la commune n’a plus guère que le grand versant boisé de l’ombrée des Avant-Monts, et un étroit fond de vallée de l’Orb. Le finage s’étend largement d’ouest en est sur ce versant, sur 10 km, sans toutefois monter jusqu’au pic de la Coquillade, qui est à Cabrerolles. Le groupe Alma (Cristaline) y exploite la source minérale de Vernière, assortie d’une usine d’embouteillage (25 sal.), juste face à Lamalou; travaux publics Colas (50 sal.), fabrique Lamalou Béton (25 sal.). La commune conserve les restes d’une ancienne arène; en hauteur au sud du village, la chapelle Saint-Michel maintient un pèlerinage près des ruines d’un château du 12e s. (Mourcairol), accompagnées d’un belvédère avec table d’orientation. La commune elle-même s’est substituée en 1845 à plusieurs sections de l’ancienne commune dissoute de Mourcairol, dont le village s’était vidé; sa population augmente lentement depuis un minimum à 310 hab. en 1954; +80 hab. depuis 1999.

Le Poujol-sur-Orb (1 080 Poujolais, 458 ha dont 163 de bois), 10 km OSO de Bédarieux dans le sillon de l’Orb à 2 km au SO de Lamalou, tient le bas versant de rive gauche de la rivière, en soulane boisée. Le village est au pied, sur la D908; avec un pont suspendu sur l’Orb. La commune a 70 ha de vignes; elle a gagné 180 hab. depuis 1999.

Combes (340 Combois, 1 097 ha, dont 714 de bois), 15 km OSO de Bédarieux et proche de Lamalou-les-Bains, est au-dessus du Poujol en dépit de leurs noms respectifs, combes désignant un creux et poujol un relief. L’altitude culmine à 779 m au NO. Le village est à 580 m, a un bureau des guides et marcheurs du Caroux et une clinique isolée Saint-Vital (85 sal., sanatorium et rééducation, depuis 1934), au col des Princes (588 m), près de l’ensemble formé par la forêt des Écrivains anciens combattants. Celle-ci doit son nom à un reboisement de 100 ha exécuté à l’initiative d’écrivains, en réponse aux graves inondations de 1930. Quelques aménagements touristiques profitent à la commune, qui a eu plus de 500 hab. au début du 19e s.; sa population augmente depuis le minimum de 1968 (150 hab.) et elle a encore gagné 70 hab. entre 1999 et 2009.

Taussac-la-Billière (450 Taussacois, 1 462 ha dont 908 de bois), 11 km à l’ouest de Bédarieux dans les reliefs à l’est de Combes et de Saint-Gervais, juste au nord de Lamalou, est formée de plusieurs hameaux dispersés. Taussac est tout à l’est, accompagnée plus bas au SE par la Sesquière et près du site des orgues de Taussac; Maurian est tout au nord, sur le versant de la Mare, dont le cours fixe la limite septentrionale du finage; l’Horte et la Billière sont à l’ouest, dans la vallée du Biroulet qui descend vers Lamalou. Le relief monte à 694 m au NO. La commune se nommait Taussac-et-Douch avant 1919. Elle a 90 ha de vignes. Sa population augmente aussi un peu depuis le minimum de 1962 (210 hab.); elle s’est accrue de 90 hab. depuis 1999 (un quart).

Le Pradal (330 Pradalois, 380 ha), 10 km à l’ouest de Bédarieux, disperse ses maisons sur un replat du versant droit de la vallée de la Mare, son finage se limitant aux parties hautes, jusqu’à 654 m, le fond de vallée relevant de Villemagne. Elle n’avait que 200 hab. en 1999 (+65%).

Villemagne-l’Argentière (460 Villemagnois, 806 ha dont 179 de bois), à l’est de Lamalou et 8 km à l’ouest de Bédarieux, a eu un temps de gloire qu’évoque son nom: le village est issu d’une abbaye bénédictine créée en 893, devenue lieu de pèlerinage et propriétaire de mines d’argent; elle battait monnaie, ce qui a valu à l’agglomération le nom de Villa magna (la grande), plus son adjectif, et jusqu’à six églises à la fois. Il en reste un village attirant avec château et musée, des maisons classées des 12e et 18e s., une église du 14e s. issue de l’abbaye, une autre église classée, des restes de fortifications (13e s.), un pont du Diable dissymétrique (18e s.), un Centre archéologique des Hauts-Cantons. Le finage s’étire en suivant la vallée de la Mare jusque près de son confluent avec l’Orb, englobant la zone commerciale qui prolonge l’agglomération de Bédarieux; un Intermarché (100 sal.). La commune n’avait guère que 600 hab. au milieu du 19e s., et sa population s’est abaissée jusqu’à 290 hab. en 1975; mais la remontée est lente.

Saint-Gervais-sur-Mare (860 hab., 2 429 ha dont 1 360 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’Hérault dans l’arrondissement de Béziers, 18 km au NO de Bédarieux dans le massif de l’Espinouse. Le centre du village, qui a conservé d’intéressantes rues anciennes, est un peu en retrait de la Mare. Saint-Gervais a un village de retraite, une maison de repos et le château de la Roche dans un petit défilé en aval; deux vieux ponts pittoresques. Le tout est dominé par les ruines de Saint-Gervais le Vieux et du clocher de Neyran. Cela fait de Saint-Gervais un village d’art, dans un environnement accidenté. Il a un collège public, une maison de retraite (40 sal.); église romane du 12e s. avec clocher, musée de géologie, Maison cévenole (ethnologie locale, arts et traditions).

Au nord, la commune s’étend jusqu’à la limite du département de l’Aveyron, qu’une route franchit au col du Layrac (765 m), tandis que la crête orientale est entièrement recouverte par les déblais de l’ancienne mine de Graissessac. Saint-Gervais fut réputée pour ses clouteries et avait plus de 2 000 habitants vers 1880, au temps où les mines locales s’activaient; sa population n’avait pas cessé de décliner depuis, mais elle vient de gagner 60 hab. depuis 1999, pour la première fois depuis plus d’un siècle. La forêt y occupe 1 400 ha, les landes et garrigues 700 ha.

Saint-Geniès-de-Varensal (210 hab., 1 255 ha dont 483 de bois), 23 km ONO de Bédarieux, a son village dans la petite vallée du Bouissou, qui rejoint la Mare au sud du finage; le principal habitat est à Plaisance au sud, avec la mairie, près d’une ancienne mine. Le finage monte au nord à 1 066 m, à la limite de l’Aveyron, et au nord-est à 1 093 m sur la Montagne de Marcou. Sur un grand replat aux allures de causse, vers 800 m, le petit hameau d’Albès est environné de trois grottes des terrains du Cambrien, avec une corniche dominant le Bouissou. Au sud dans la vallée, ESAT d’une centaine de travailleurs handicapés (blanchisserie, nettoyage, espaces verts).

Graissessac (680 Graissessacois, 1 003 ha dont 323 de bois), 14 km au NO de Bédarieux, est une ancienne cité minière construite tout en longueur dans le profond vallon du Clédou, affluent de la Mare. La commune de Graissessac a été créée en 1859 à partir de l’ancienne commune de Boussagues, devenue ensuite La Tour-sur-Orb. Elle avait plus de 3 000 hab. en 1881, encore 2 400 en 1954 puis s’est en partie vidée avec la fermeture de la mine; elle a regagné une quarantaine d’habitants depuis 1999. Le village n’a plus que quelques ateliers (zone industrielle de la Gare, 4 ha), les commerces et services de base, plus le siège de la sécurité sociale minière avec pharmacie mutualiste; confiserie Tonton Pierrot (20 sal.). Le sillon houiller de Graissessac s’étire sur 20 km de l’ONO à l’ESE, jusqu’à Bédarieux. Le charbon a été exploité à partir de la fin du 18e s., et surtout avec l’arrivée du chemin de fer en 1858, qui permettait l’évacuation du charbon vers la verrerie du Bousquet-d’Orb et, par Bédarieux, vers les usines tarnaises; on a compté jusqu’à 1 800 ouvriers en 1893. Les difficultés d’exploitation ont fait arrêter en 1962 la mine même, et la dernière «découverte» peu après. D’énormes déblais couvrent encore les serres qui l’encadrent. Le relief monte au nord-ouest à 1 022 m au Mont Agut, à la limite de l’Aveyron.

Saint-Étienne-Estréchoux (270 hab., 358 ha dont 177 de bois) est au sud de Graissessac, au confluent du Clédou et de la Mare, où l’habitat se divise en trois hameaux, Estréchoux étiré le long du Clédou (mairie), Saint-Martin-de Mursan est au confluent, Vérenoux sur la Mare au sud-ouest, en aval; mais Estréchoux-le-Vieux fait partie du territoire de Graissessac. Le finage s’étend de part et d’autre du confluent de la Mare et du Clédou, et de la vallée très encaissée de la Mare.

La Tour-sur-Orb (1 310 Tourorbois, 3 065 ha), à 7 km au nord de Bédarieux, étire ses maisons dans un méandre de l’Orb, rive droite Le finage porte 1 200 ha de bois et 1 000 de garrigues, plus 140 ha de vignes, deux campings. La commune, qui avait cédé le territoire de Graissessac en 1859, se nommait alors Boussagues mais la mairie a été déplacée à La Tour en 1884, en changeant le nom. Reste à Boussagues, à l’ouest de La Tour, un ancien village fort qui a gardé beaucoup de son allure médiévale, de nombreux restes de remparts, de deux châteaux et de maisons anciennes (surtout 16e et 17e s.), dont la maison du Bailli à tour ronde).

Le finage s’étend vers l’ouest en englobant des méandres encaissés de la Mare, et au SO le gros hameau de Clairac sur la rive gauche. Au nord, la plaine de l’Orb s’est peuplée autour des petits hameaux de Saint-Xist, Véreilles et les Casernes, plus Boubals rive gauche, avec une petite zone industrielle le long de la voie ferrée. À l’est, l’habitat se disperse dans la vallée plus étroite de l’Orb et ses annexes, dont le hameau du Bousquet de la Balme, au-delà duquel se voient les restes d’une ancienne mine de bauxite. Au sud de La Tour sur un bas plateau à l’ouest de l’Orb, a été aménagé l’aérodrome de Bédarieux (code LFNX), doté d’une piste N-S de 975 m et d’un aéroclub, avec vol à voile. La commune a quelques ateliers dont les Carrières de Lamalou (Servant, 80 sal.). La population communale a un peu fluctué mais sans changer de niveau, sauf un creux dans les années 1960; elle vient de s’accroître de 140 hab. depuis 1999.

Le Bousquet-d’Orb (1 600 Bousquetains, 1 183 ha dont 640 de bois) est au confluent de l’Orb et du Graveson, 12 km au nord de Bédarieux. Le bourg est né de l’extraction de charbon et d’une verrerie associée. La commune a été créée en 1844, à partir des finages de Camplong et de Lunas, sous le nom de Saint-Martin-d’Orb et a pris son nom actuel en 1881; elle a eu 2 400 hab. à cette date et, après un creux, est remontée à 2 500 hab. en 1931, hauteur conservée en 1962, avant une chute sensible. C’est que la verrerie a fermé en 1960, marquant le déclin industriel de la vallée, consacré par l’arrêt de l’extraction du charbon.

La bourgade conserve un éventail complet de commerces et de services, et des marchés, un camping, mais guère plus d’industrie; les principales entreprises actuelles sont une petite fabrique de plastiques et une de chaussures (coopérative Le Maillon); les Houillères et la Société de secours miniers ont encore quelque personnel, des galeries minières subsistent au sud et à l’ouest. Le finage est borné au nord et à l’est par le cours de l’Orb. Il monte à l’ouest jusqu’au mont Méguillou (786 m, tour de guet). Le château de la Verrerie est devenu maison de retraite et le seul employeur privé notable (45 sal.). En aval subsiste une cave coopérative, mais la surface exploitée en vigne est tombée à 40 ha. Un peu au nord du village, le château médiéval de Cazillac (12e s.) a deux tours carrées, une belle cour et des jardins en terrasses, où trône un vénérable cèdre du Liban. La population s’est accrue de 90 hab. depuis 1999.

Camplong (240 Camplonnais, 1 325 ha dont 965 de bois), 11 km NNO de Bédarieux à l’est de Graissessac, a son village dans la vallée encaissée du ruisseau d’Espaza, affluent de la Mare. On y voit des traces d’anciennes mines, des déblais miniers, un chevalement., un arboretum paléobotanique. À l’est, sur le relief du Cap Nègre, ont été montées 3 éoliennes Enercon (2,7 MW) en 2008 pour la firme J. Solvain. Le finage monte au nord dans la forêt domaniale des Monts d’Orb jusqu’à 885 m au Liourel au NO. La commune s’est accrue de 60 hab. depuis 1999 (un tiers). Des restes d’un cimetière wisigothique se voient au SO sur la crête entre Clédou et Espaza, où a été édifiée à 471 m la Chapelle Saint-Sauveur.

Avène (300 Avénois, 6 265 ha dont 3 856 de bois), 13 km au NO du Bousquet-d’Orb, limitrophe de l’Aveyron, se signale à la fois par sa station thermale et par le barrage-réservoir de 194 ha établi dans les gorges de l’Orb, et dont le plan d’eau est à 430 m. En aval, l’Orb s’encaisse en gorges, dominées par le gros hameau de Truscas et fixant l’usine hydroélectrique. Le vieux village d’Avène est 1 km en amont au pied du barrage, sur la soulane d’un éperon de méandre; pont du 13e s.; pisciculture. La source thermale Sainte-Odile a été mise en exploitation en 1743. En déclin au 20e s. en raison de l’isolement (la commune avait 1 400 hab. en 1801, encore 1 100 vers 1900), la station a été reprise en 1975 par les laboratoires P. Fabre de Castres, qui ont ouvert un nouvel établissement thermal en 1990 (25 sal., capacité annuelle 1 500 curistes) et en ont fait un centre de production de vaporisateurs et de crèmes pour la peau, appréciés jusqu’au Japon (Fabre Dermocosmétiques, 275 emplois). Le finage culmine à 895 m à l’ouest dans les Monts d’Orb. Au sud-ouest s’isolent dans des vallons encaissés les hameaux de Serviès et du Coural. Le relief est moins accidenté à l’est, où se dispersent de petits hameaux, dont les Planes.

Ceilhes-et-Rocozels (330 Ceizelois, 2 782 ha dont 1 294 de bois, à 430 m), 34 km NNO de Bédarieux s’enfonce en coin dans le département de l’Aveyron, sur le plateau des monts d’Orb et atteint au sud la rive amont du lac d’Avène. La commune a gagné 70 hab. depuis 1999; elle associe plusieurs hameaux dont Rocozels au NO, perché à 644 m, qui conserve une église romane (12e s.), et le site archéologique métallurgique gallo-romain de Lascours (plomb et cuivre, 2e s. av. J.-C. au 1er s. après); la paroisse a été réunie à Ceilhes dès les années 1790. Le village de Ceilhes, à 445 m à la tête du lac, a une petite base nautique et deux centres de vacances bien équipés; quelques restes de remparts et de vieilles maisons (15e s.), une église du 12e s. fortifiée au 14e s.; maison de retraite catholique, maison familiale EdF-GdF. Le relief culmine à 828 m au Mourgis, à l’ouest.

Joncels (310 Joncelois, 4 624 ha dont 2 385 de bois), 19 km NNE de Bédarieux dans la vallée du Graveson, a gagné 80 hab. depuis 1999 (+35%). Elle garde les traces d’une abbaye bénédictine du 7e siècle, qui fut puissante: restes de fortifications, cloître du 12e s. devenu place publique, vieilles maisons; musée du Vieux Joncels et de l’éolithe. Le finage monte à 826 m au NE sur l’Escandorgue et inclut une partie de la forêt domaniale des Monts-d’Orb. Une file de huit éoliennes est installée sur le plateau de Cabalas, à l’est (Compagnie du Vent); hameau de Joncelets au nord dans la vallée, avec camping. La voie ferrée Béziers-Neussargues passe de la vallée du Graveson, au sud, à celle de la Tès, au nord, par le tunnel des Cabrils (1 440 m, de 484 à 541 m).

Lunas (680 Lunassiens, 4 489 ha dont 1 715 de bois), 15 km NNE de Bédarieux, est un ancien chef-lieu de canton, 3 km au nord-est du Bousquet-d’Orb dans un site de confluence très encaissé de la vallée du Graveson, affluent de l’Orb, où passe la voie ferrée Béziers-Neussargues. Il apparaît déchu: il eut le statut de ville au Moyen Âge, et conservait encore 1 330 hab. en 1880; sa population n’a pas cessé de diminuer depuis, du moins jusqu’en 1990. Il présente quelques restes d’une chapelle et d’une église du 12e s., et un château, très restauré; festival de jazz en juillet, base de loisirs de la Prade avec un petit étang.

Le territoire communal, dominé à l’est par l’ancienne coulée volcanique de l’Escandorgue (767 m dans la commune), est très accidenté, avec de vives corniches et de nombreuses grottes, et passablement boisé (1 200 ha de bois, 2 800 de garrigues). L’Orb, sinueux, fixe sa limite occidentale sur une dizaine de kilomètres, face au Bousquet-d’Orb; tout en amont au NO, hameau de Sérieys sur la rive gauche. Un appendice vers le SO inclut le hameau de Caunas, doté d’un circuit sportif et dominé par un ancien terril et par deux superbes corniches calcaires, jusqu’à l’oppidum pointu de Montjoux (596 m).

Dio-et-Valquières (150 Dioquiérois, 1 877 ha dont 205 de bois), 11 km NE de Bédarieux, étend un finage accidenté et pittoresque, qui s’appuie à l’est sur la crête de l’Escandorgue et se déploie à l’ouest sur un petit causse terminé par de puissantes corniches au-dessus de l’Orb et du vallon de son petit affluent le Vernoubre. L’habitat s’y disperse en petits hameaux accrochés aux pentes; Valquières est à l’est, Dio à l’ouest, avec un château ruiné et un camping, tous deux sur le tracé du GR7 et perchés sur un replat vers 450 et 400 m; ils ont été réunis dès les années 1790, la mairie passant ensuite de Dio à Valquières. Le hameau de Vernazobres est à l’est, dans la petite vallée du Vernoubrel, qui rejoint l’Orb à La Tour. La commune a reçu en 2006 une station de 7 éoliennes Ecotecnia (11,7 MW, Cantos) sur le haut plateau, vers 600 m. Elle n’avait plus que 66 hab. en 1975, contre plus de 400 au début du 19e siècle, mais a repris des couleurs depuis.

Trois communes au sud de l’Escandorgue, quoique membres du Grand Orb (Orb (Grand)), tournent le dos au bassin de l’Orb.

Brenas (52 Brenais, 1 059 ha dont 400 de bois) est à 13 km ENE de Bédarieux, au pied de l’Escandorgue mais aux sources du Salagou et donc dans le bassin de l’Hérault, au-delà du col de la Merquière (389 m), que franchit la D8. Le village est sur un replat à 421 m.

Carlencas-et-Levas (130 Carlencassois, 1 078 ha dont 600 de bois), 8 km ENE de Bédarieux sous l’Escandorgue, fruit d’une union des années 1790, a une curieuse et ancienne spécialité locale de pois chiches sur sols basaltiques, qui ne mobilise cependant que trois producteurs actuellement sur 3 ha, pour 3 à 4 tonnes par an; Maison du Tournage (sculpture sur bois). Carlencas est au nord, sur le bas plateau basaltique, avec un site de découverte géologique. La D908 traverse le finage au pied du plateau. Levas est un très petit hameau au sud dans un vallon affluent de la Peyne. La commune a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Pézènes-les-Mines (250 Pézénois, 2 687 ha dont 1 600 de bois), 11 km ESE de Bédarieux, est aux sources de la Peyne qui lui a donné son nom. Le pittoresque village se tasse sur un lobe convexe de méandre au fond de la vallée de la Peyne, proche de l’ancienne carrière de bauxite de l’Arboussas, autour d’un château (en partie restauré) des 12e-17e s. et de son église du 12e s. (plusieurs fois remaniée); la commune a gagné 80 hab. depuis 1999. Des orgues basaltiques se cachent parmi forêt, taillis et garrigues; l’aven du mas Bernet est sur le relief, près de la limite méridionale. La mention des mines dans le nom ne date que de 1926.


Bédarieux

(6 060 Bédariciens, 2 782 ha dont 480 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’Hérault, 36 km au nord de Béziers, au bord de l’Orb. Ce fut d’abord Bedeiriœ, vicarius de Bitterivis, nom proche des origines de Béziers, d’où le surnom de «petit Béziers», mais avec l’attraction du rieu pour rivière. Sa position géographique en fit la tête d’un petit bassin d’industrie en bord de montagne, ville drapante en partie spécialisée dans les draps pour casquettes. L’activité fut relancée au 19e s. par l’exploitation du charbon (bassin de Graissessac), puis de la bauxite, dont il reste des carrières à l’est de la ville. Le chemin de fer est arrivé de Béziers en 1858, puis a été prolongé vers Neussargues où il se reliait au réseau auvergnat; l’embranchement vers Graissessac fut inauguré en 1865, la nouvelle gare étant construite en 1889 avec une superbe marquise, aujourd’hui quelque peu insolite. Puis la ville a souffert de la dépopulation des hauts cantons et du déclin industriel.

Le centre-ville est sur la rive gauche de l’Orb, mais l’habitat s’étire sur 4 km le long de la vallée, et dans des vallons confluant juste au sud du bourg. Au sud se dresse à 517 m le Pic de Tantajo (panorama avec table d’orientation, relais de télévision). Outre les deux lycées et le collège publics, on y trouve un collège catholique, un hôpital local public (280 sal., 20 lits médicaux) avec maison de retraite et une polyclinique privée (32 lits), un institut médico-éducatif, une Maison de pays, une Maison des Arts (arts et traditions populaires), un musée des sciences naturelles et du rail, un office du tourisme, un centre de loisirs de EDF-GDF, des petites entreprises comme Paul Boyé (vêtements de travail, 55 emplois) et KP1 (bétons préfabriqués, 60 sal.), et une polyclinique (45 sal.); un magasin Carrefour (45 sal.), Bricomarché (25 sal.), droguerie Lespéron (25 sal.), aide à domicile Ad Domeo (50 sal.); transports par autocars Bernard Pons (45 sal.). Bédarieux organise chaque année des rencontres internationales de folklore. La voie ferrée vers Saint-Pons est fermée depuis 1972. La ville avait 5 400 hab. en 1821, 7 700 en 1876 et a culminé à 9 200 en 1931; sa population a diminué ensuite, perdant encore 150 hab. après 1999. Elle est le siège de la communauté de communes du Grand Orb (24 communes, 20 800 hab.); v. Orb (Grand).


Lamalou-les-Bains

(2 560 Lamalousiens, 618 ha dont 225 de bois) est une commune de l’Hérault dans le Grand Orb (Orb (Grand)), 8 km OSO de Bédarieux et 40 km au NO de Béziers. La principale station thermale de l’Hérault est un peu à l’écart de l’Orb, dans le vallon affluent du Biroulet; elle est réputée soigner les rhumatismes et les nerfs par ses eaux bicarbonatées sodées et calciques, dont les températures se tiennent entre 26 et 52 °C. Les eaux de Lamalou ont déjà été exploitées au milieu du 17e s., puis à la fin du 18e s.; un nouvel établissement apparut en 1842 à Lamalou-le-Haut; la découverte de deux autres sources en 1859 fut à l’origine de Lamalou-Centre en 1868. L’ensemble est devenu commune en 1845 à partir des Aires, sous le nom de Villecelle, transformé en Lamalou-les-Bains en 1878.

La commune a eu 390 hab. en 1876, puis a lentement grandi, passant les 1 000 hab. en 1936 et montant de 1 360 à 2 070 hab. d’un coup entre 1954 et 1962; elle est restée à ce niveau ensuite mais a gagné 350 hab. depuis 1999. La station est très équipée: deux établissements thermaux (trois sources) dont la Française du Thermalisme (Chaîne Thermale du Soleil, 120 sal.), hôpital militaire, centre hospitalier public, plusieurs cliniques et centres de rééducation et convalescence dont le Centre de rééducation motrice du Dr Ster (220 sal.) et La Petite Paix (80 sal.), maisons de repos et de retraite (le Colombier, 50 sal., Val Fleuri 30 sal.), laboratoires, nombre d’éléments touristiques dont théâtre, casino, golf, etc. Il s’y tient un festival annuel d’opérettes. Le nombre annuel de curistes est de près de 7 000, assurant 122 000 nuitées; casino du groupe Joa (35 sal.).