Communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac

Aubrac (Hautes Terres de l’)

Highslide JS

communauté de communes de la Lozère, associant 17 communes et 5 200 hab. sur 55 000 ha. Le siège est à Peyre en Aubrac, seule commune à dépasser 2 000 hab.

Prinsuéjols-Malbouzon (290 hab., 5 722 ha dont 408 de bois) est une commune nouvelle, issue d’une fusion de 2017. Prinsuéjols (160 Prinsuéjoliens, 4 296 ha dont 391 de bois), 13 km OSO de Peyre-en-Aubrac à 1 150 m, contient au sud le vaste château de la Baume (1630), surnommé «le Versailles du Gévaudan», actuellement à la famille de Las Cases. Malbouzon (130 hab., 1 426 ha) est à 4 km au NO de Prinsuéjols à 1 174 m; grandes tourbières (nommées sagnes) au NO, avec nombreux restes de murettes sur le plateau; informatique C3RB (35 sal.).

Marchastel (60 Marchastélois, 3 487 ha), 18 km SO de Peyre-en-Aubrac à 1 260 m, a un château en cours de restauration. Au nord, hameau de Rieutort-d’Aubrac; au sud, deux lacs de Born (7 ha, à 1 260 m) et de Saint-Andéol (13 ha à 1 222 m), nombreuses tourbières. La commune a eu 460 hab. au début du 19e siècle; elle perd encore des habitants.

Nasbinals (520 Nasbinalais, 6 334 ha dont 261 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Lozère, 22 km OSO de Peyre-en-Aubrac sur le plateau de l’Aubrac, à 1 180 m; église romane du 11e au 14e siècle; hôpital local public; foires aux bestiaux, hôtellerie Bastide (20 sal.), entreprises de construction. La commune est limitrophe des départements du Cantal et de l’Aveyron; son territoire monte à 1 375 m et bénéficie d’une station de ski (le Fer à Cheval), et d’un site naturel avec le lac des Salhens (4 ha), la grotte et la cascade de Déroc (32 m de saut) non loin des sources du Bès. Au NE, au-delà d’un étranglement, une extension du finage de plus de 500 ha contient le hameau de Rieutortet et des tourbières. Nasbinals a eu 1 400 hab. en 1886 et sa population a diminué jusqu’en 1990; elle est restée égale depuis, y compris après 1999.

Recoules-d’Aubrac (190 Recoulais, 2 655 ha), 23 km OSO de Peyre-en-Aubrac, au NO de Nasbinals, est limitrophe du Cantal, jouxtant Saint-Urcize. Le village est accroché à 1 110 m sur le versant gauche de la vallée du Bès, qui traverse le finage; nombreuses murettes. La commune a 75 hab. de moins qu’en 1999.

Grandvals (76 Grandvaliens, 1 284 ha), 28 km ONO de Peyre-en-Aubrac, est à 1 047 m sur l’Aubrac; le finage est à la limite du Cantal, qui suit le cours du Bès.

Brion (80 Brionais, 2 211 ha), 23 km ONO de Peyre-en-Aubrac, est sur le plateau de l’Aubrac à 1 124 m. Au NO, dans la vallée du Bès, à la limite du Cantal, fonctionne l’établissement thermal de la station de la Chaldette, vers 1 000 m au bord du Bès et à la limite du département du Cantal, dont les eaux bicarbonatées sodiques sortent à 35 °C, Chaldette évoquant les eaux chaudes. Le relief atteint 1 272 m au SE; nombreuses tourbières, surtout au sud.

La Fage-Montivernoux (160 Fageais, 3 777 ha dont 270 de bois), 16 km NO de Peyre-en-Aubrac, est sur le plateau de l’Aubrac à 1 192 m, au-dessus de la vallée de la Bédoule qui naît au NE du finage; hameau d’Anglars au nord, sur le versant droit de la Bédoule; quelques très petits hameaux épars et des tourbières. Le Puy de Montivernoux, au sud du village, monte à 1 289 m.

Saint-Laurent-de-Veyrès (38 Veyrésiens, 911 ha dont 176 de bois) est à 18 km NO de Peyre-en-Aubrac; le hameau de Veyrès est dans un vallon affluent de la Bédoule à 1 105 m; juste en aval, Saint-Laurent n’a plus que l’église.

Chauchailles (90 Chauchaillois, 1 740 ha dont 357 de bois), 25 km NO de Peyre-en-Aubrac, limitrophe du Cantal, n’a pas de vrai village mais un habitat épars, autour de 1 100 m.

Noalhac (100 Noalhacois, 1 351 ha dont 426 de bois), 24 km NO de Peyre-en-Aubrac, a un étrange finage en L, formé d’une aile nord-sud à l’ouest, qui atteint au nord la vallée du Bès, et contient les hameaux de Noalhac et Genestuéjols; et une aile O-E au sud, où le hameau de Bécus s’accroche au versant droit de la Bédoule — seul un étranglement de 140 m les relie.

Fournels (370 Fournelais, 1 576 ha dont 320 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Lozère, 22 km NO de Peyre-en-Aubrac, 14 km à l’ouest de Saint-Chély-d’Apcher, à 940 m. Le village est en plusieurs fragments dans la vallée de la Bédoule et traversé par la D989; gros château, église romane; petite zone artisanale. Au sud, le hameau de Pruniérette est à 1 076 m. Au SE, le mont Alhérac atteint 1 254 m. La population communale a nettement baissé de 1906 (620 hab.) à 1975 et diminue encore un peu (- 40 hab. depuis 1999).

Saint-Juéry (68 Saint-Juéryens, 165 ha), 26 km NO de Peyre-en-Aubrac, 4 km ONO de Fournels, est une très petite commune à la limite du Cantal; le village est dans la vallée du Bès.

Arzenc-d’Apcher (50 Arzencois, 788 ha dont 150 de bois), 29 km NO de Peyre-en-Aubrac, limitrophe du Cantal, a trois petits hameaux sans village. Le finage est bordé à l’ouest par le Bès, qui s’enfonce en gorge.

Albaret-le-Comtal (180 Albaretois, 2 956 ha dont 783 de bois), 8 km au nord de Fournels, 26 km NO de Peyre-en-Aubrac, a un petit village à 1 014 m, assorti au NE d’Albaret-le-Bas, qui est plus peuplé, à 980 m. À l’extrême sud-est, hameau de la Bastide à 1 053 m. Une petite fabrique de chaussures orthopédiques Delcros est au village. Au nord, la commune est bordée par la vallée encaissée et sinueuse du Bès, occupée par une partie du vaste plan d’eau du barrage de Grandval, et que suit la limite départementale du Cantal.

Termes (220 Termois, 1 765 ha dont 310 de bois), 18 km NO de Peyre-en-Aubrac et 11 km à l’ouest de Saint-Chély-d’Apcher, a un petit village à 1 135 m, au flanc d’une butte, proche de la D989.

Les Monts-Verts (360 Vermondois, 2 913 ha dont 770 de bois), 9 km NO de Saint-Chély-d’Apcher est le nom publicitaire adopté en 1972 lors de la fusion des trois communes du Bacon (140 hab., à 1 090 m) au NO, d’Arcomie (160 hab., 1 015 m) au NE et de Berc (140 hab., 1 087 m) au SO, dont les finages contiennent de nombreux petits hameaux. De l’ancienne grande commune d’Arcomie étaient sorties en 1877 les communes de Berc, Termes et La Fage-Saint-Julien. La nouvelle commune contient à l’est d’Arcomie l’aire de service autoroutière de la Lozère sur l’A75, avec l’échangeur n°32, près de la gare; le site est assorti d’un arboretum et d’un musée géologique à ciel ouvert dit Géoscope, aménagé dans une ancienne carrière.


Peyre en Aubrac

(2 410 Peyrens, 15 330 ha dont 2 030 de bois) est une commune nouvelle de la Lozère, créée en 2017 par la fusion des six communes d’Aumont-Aubrac, La Chaze-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Javols, Sainte-Colombe-de-Peyre, Saint-Sauveur-de-Peyre. Le om est choisi d’après l’ancen château et seigneurie de Peyre.

Aumont-Aubrac (1 070 Aumontais, 2 653 ha dont 424 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Lozère, 25 km au nord de Marvejols, à 1 040 m. Situé sur le tracé de l’ancienne via Agrippa, le village bénéficie de l’A75 (échangeur) et d’une gare sur la ligne Béziers-Neussargues. «Station verte de vacances», il a des maisons anciennes et des restes de prieurés et accueille une institution d’insertion (50 sal.), de nombreux artisans, un village de vacances et quelques hébergements touristiques, dont une hôtellerie réputée, où s’illustra Guy Prouhèze; au total, 5 hôtels (125 chambres), un camping de 100 places, 200 résidences secondaires (sur 750 logements); supermarché Auchan (30 sal.), scierie Gaillard-Rondino (35 sal.), négoce de matériel agricole Hugon (30 sal.); travaux publics Colas (35 sal.), restaurant Attrazic (Chez Camillou, 30 sal.). La population communale, qui avait atteint 1 360 hab. en 1911, se maintient à peu près au même niveau depuis les années 1920.

Javols (380 Javolais, 3 121 ha dont 639 de bois), 9 km au SE du chef-lieu à 950 m, a des restes d’une cité gauloise, Anderitum («près du gué»), qui fut la capitale de la tribu des Gabales et devint Gabalum, d’où Javols; c’est de là que vient le nom du Gévaudan. Le village est dans la vallée du Triboulin, qui conflue avec la Truyère au NE du finage. Il a une salle d’exposition des découvertes, antenne du musée départemental; école forestière et maison familiale rurale forestière, festival de musique ancienne. Plusieurs hameaux se dispersent dans le finage, modérément accidenté et boisé.

Saint-Sauveur-de-Peyre (280 Salvadorais, 2 761 ha dont 755 de bois), 9 km au sud d’Aumont-Aubrac à 1 060 m, fut le site du château-fort local, qui était un peu au sud au roc de Peyre (1 179 m, panorama), dont le nom a été repris pour la nouvelle commune. La voie ferrée Béziers-Neussargues traverse le finage, suivant la vallée du Chapchiniès, affluent de la Crueize, qui fixe la limite du finage au SE. L’A75 et la D809 courent à la limite de de Saint-Sauveur, Sainte-Colombe et La Chaize. Sainte-Colombe-de-Peyre (200 hab., 2 190 ha dont 426 de bois) est à 6 km au SO d’Aumont, à 1 087 m; plusieurs hameaux, dont le Cher sur une butte avec un château ruiné au sud, Lasfonds au SO. La Chaze-de-Peyre (310 hab. 1933 ha dont 235 de bois) est à 4 km au SSO d’Aumont, à 1 035 m; hameau de Lasbros au NO sur la D987. Fau-de-Peyre (190 hab., 2 672 ha dont 497 de bois) est à 8 km ONO d’Aumont, à 1 104 m. Son finage est traversé par la Rimeize; que domine au sud le gros hameau de Beauregard (1 164 m); carrières au SO. Peyre-en-Aubrac est le bureau du nouveau canton d’Aumont-Aubrac (31 communes et 6 900 hab.) et le siège de la communauté de communes des Hautes Terres de l’Aubrac (17 communes). V. Aubrac (Hautes Terres de l’).