Communauté de communes du Grand Villefranchois

Villefranchois (Grand)

Highslide JS

communauté de communes de l’Aveyron, associant 29 communes (dont deux du Lot) et 27 300 hab. sur 67 900 ha. Seules Villefranche-de-Rouergue (siège) et Villeneuve dépassent 2 000 hab.

Morlhon-le-Haut (580 Morlhonois, 2 209 ha dont 218 de bois, à 530 m), 6 km SE de Villefranche à 530 m, a une fabrique (Altec, 40 sal.) et un négoce (Lagarrigue, 35 sal.) de matériel agricole. La pointe NE du finage atteint le cours de l’Aveyron; la D911 longe la commune au nord; +40 hab. depuis 1999.

Sanvensa (670 Sanvensacois, 2 548 ha dont 227 de bois), est à 10 km SSE de Villefranche sur la D922, à 485 m. La vallée de l’Aveyron, suivie par la voie ferrée, borde le finage au NO; +60 hab. depuis 1999.

Lunac (450 Lunacois, 1 876 ha dont 206 de bois), 20 km SE de Villefranche, est sur le plateau du Ségala à 469 m. Le finage a une forme étirée du nord au sud; il s’organise au NO autour de la vallée de la Sélène, et atteint presque au SE le cours du Viaur.

La Fouillade (1 090 Fouilladois, 3 254 ha dont 326 de bois) est à 18 km au sud de Villefranche sur le plateau à 425 m, sur la route d’Albi à Villefranche (D922). C’est un actif marché aux porcs, avec commerces et services, et un collège privé; biscuiterie Le Pivert (45 sal.). Le finage attient au NO les gorges de l’Aveyron; il est traversé par la Sévène au SE. La population communale a décliné aussi (2 200 hab. en 1886) mais s’est à peu près stabilisée depuis 1990.

Bor-et-Bar (190 Barois, 1 292 ha dont 245 de bois), 26 km SSE de Villefranche est une commune du Ségala bordée au sud par les gorges du Viaur, que domine le château ruiné de Bar et que suit la limite départementale. Le village de Bor est un peu plus haut juste au nord, vers 460 m; leur fusion date des années 1790; un camping sous Bar dans la gorge.

Saint-André-de-Najac (430 Saint-Andréens, 2 510 ha dont 706 de bois), 24 km au sud de Villefranche, est limitrophe du Tarn et du Tarn-et-Garonne le long du Viaur, ui limite le finage au sud. Le petit village est au NE, sur le plateau à 385 m, près de la D922 qui traverse tout le finage vers le SO; +50 hab. depuis 1999.

Najac (720 Najacois, 5 388 ha dont 1 814 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’Aveyron à 19 km SSO de Villefranche-de-Rouergue, limitrophe du Tarn-et-Garonne. Située sur le rebord du Ségala à l’endroit de la faille de Villefranche, la bourgade est connue pour son puissant château fort à hauts murs et trois enceintes, dressé sur un éperon de méandre de l’Aveyron, et flanqué d’une église du 13e s. Le village s’est développé ensuite vers la crête de l’éperon, sur 1 400 m en faubourg linéaire sous le château et le village ancien: une place à arcades, et une rue bordée de belles maisons médiévales en font un «village de charme» et même l’un des «plus beaux villages de France», très visité en été.

Il est pourvu de deux villages de vacances, offrant ensemble près d’un millier de places, deux hôtels, deux campings dont un de luxe (120 places), 500 résidences secondaires pour 430 principales. Mais Najac est loin de sa population de 1872 (2 460 hab.) bien que la commune ait absorbé en 1965 le territoire de Villevayre, sur le plateau à l’ouest, qui lui apportait plus de 300 hab.; Villevayre qu’est plus qu’un petit hameau, perché au-dessus de la vallée du Louyre; ancienne mine au SO. L’Aveyron est en gorge à Najac et le finage s’étend à l’est de la gorge; la Sérène, très encaissée, limite le finage au sud-est et rejoint l’Aveyron à la limite de la commune. La difficulté d’accès limite les activités, qu’assure plutôt le bourg voisin de La Fouillade. Najac a perdu 40 hab. depuis 1999; elle avait approché de 2 500 hab. en 1872.

Monteils (630 Monteilloist, 1 719 ha dont 559 de bois) est à 10 km SSO de Villefranche sur la rive droite de l’Aveyron au confluent de l’Assou, à l’entrée des gorges sinueuses de l’Aveyron qui bordent le finage au SE. La vallée est plus large au nord, où elle contient un camping et le hameau de Floirac. La commune, limitrophe du Tarn-et-Garonne, abrite un couvent de dominicains et un lycée agricole privé (150 élèves) avec Institut rural, qui porte le nom de François Marty, ancien archevêque de Reims et de Paris puis cardinal (1904-1994), mort au couvent de Monteils où il s’était retiré en 1981.

La Rouquette (810 Rouquettois, 2 981 ha dont 755 de bois), 11 lm SO de Villefranche, a son village au fond de la vallée de l’Assou, qui traverse la commune en son milieu puis rejoint l’Aveyron à Monteils. Le finage est bordé par le cours de l’Aveyron; au sud-ouest, il touche au Tarn-et-Garonne. Au nord, Parc des Oiseaux à la Bastide-Capdenac, ancienne commune absorbée avant 1830 en même temps qu’Orlhonac, dont subsiste un petit habitat au nord-est. La commune a augmenté de 170 hab. depuis 1999; elle avait approché de 1 500 hab. en 1850; elle accueille une usine Blanc Aéero de 230 emplois.

Vailhourles (660 Vailhourlais, 3 241 ha dont 652 de bois), 16 km SO de Villefranche à la limite du Tarn-et-Garonne, accueille les transports Portal (140 sal.), et s’est accrue de 140 hab. (+27%) depuis 1999. Le finage est traversé par la D926 vers Montauban.

Martiel (1 040 Martielois, 4 671 ha dont 961 de bois), dont le centre est à 10 km ONO de Villefranche mais dont l’habitat est très dispersé sur le causse, est constellée de sotchs et compte plusieurs dolmens; scierie Poulet (25 sal.). Au sud, l’ancienne abbaye cistercienne de Loc-Dieu, fondée en 1123 et qui fut puissante, a été refaite au 19e s., avec un cloître du gothique flamboyant et un beau parc. Le finage est traversé par la D911 qui passe au village; étiré du nord au sud, il est limitrophe du Lot et touche au SO au Tarn-et-Gronne; six dolmens au nord dans le bois de Margues. A l’ouest, non loin du hameau de Marroules, le finage suit le rivage oriental du lac de Bannac, qui est dans la commune de Laramière, lotoise mais membre du Villafranchois; gouffre de Bannac un peu au NO, camping. La commune a gagné 180 hab. depuis 1999 (+21%).

La Capelle-Balaguier (320 hab., 1 336 ha dont 236 de bois) est à 14 km NO de Villefranche sur le bas plateau de terrains secondaires; deux dolmens à l’ouest dans les bois; +80 hab. depuis 1999.

Saujac (130 Saujacois, 1 223 ha dont 256 de bois), 24 km NO de Villefranche, campe au milieu d’un grand lobe de méandre du Lot. À l’est, bel amphithéâtre de concavité de méandre avec belvédère du Saut de la Mounine. Le finage s’étend sur un causse à dépressions fermées; dolmen au sud au Mazuc.

Ambeyrac (180 Ambeyracois, 1 124 ha dont 316 de bois), 24 km NNO de Villefranche face à Laroque-Toirac, a son village dans la vallée encaissée du Flancou à son débouché sur la rive gauche du Lot; un peu en aval, le hameau de Camboulan est sur la rive. Comme Saujac, la commune est en limite de département et sans pont sur le Lot. Elle avait la spécialité de travailler la paille de seigle; il en reste quelque artisanat.

Foissac (480 Foissacois, 968 ha dont 166 de bois), 17 km NNO de Villefranche, se distingue par une grotte où l’on a découvert 8 km de galeries, de belles concrétions et des restes d’outillage préhistorique; un parc de préhistoire y a été aménagé. Aux environs, deux dolmens et deux pertes de ruisseaux. Au SEn la commune a une queue de 3 km entre Villeneuve et Causse-et-Diège. Foisac a 140 hab. de plus qu’en 1999 (+42%).

Montsalès (330 Montsalisiens, 1 247 ha dont 263 de bois), 22 km NNO de Villefranche, juche son village sur un promontoire dominant la petite vallée de Flancou. Le finage est sur le causse, qui a des dépressions fermées; au SO, grotte du Gléïo de Maôu; charcuterie du Causse (25 sal.); +110 hab. (+50%) depuis 1999.

Ols-et-Rinhodes (170 Olsois, 1 082 ha dont 373 de bois), 19 km NNO de Villefranche, est une patite commune du causse, avec un gouffre à l’ouest. Le petit village d’Ols est au NE, Rinhodes n’a plus guère qu’une chapelle au sud; leur fusion est des années 1790; +50 hab. depuis 1999.

Sainte-Croix (740 Saint-Crussois, 2 588 ha dont 279 de bois), 12 km NO de Villefranche se signale par son église fortifiée dans un petit village en rond sur une mamelon. Le finage est étendu du nord au sud et vomporte pluisieurs hameaux et petits châteaux sur les terrains du Lias entre deux causses. Marin au sud-ouest et Cénac au sud viennent d’anciennes communes réunies en 1830. La population a augmenté de 90 hab. depuis 1999; elle avait avoisiné 1 500 hab. autour de 1850.

Savignac (740 Savignacois, 1 328 ha) est 5 km à l’ouest de Villefranche sur le rebord du plateau, entre les D911 et 926, qui traversent le finage. Au sud, la route de Montauban a fixé la zone d’activités de la Glèbe et le lotissement du Plantou; travaux publics Eurovia (25 sal.), +180 hab. depuis 1999 (+32%).

Toulonjac (770 Toulonjacois, 725 ha), 5 km au NO de Villefranche près de l’aérodrome, a une petite fabrique d’ULM (Aéroservices Gaspard). La limite sud du finage suit le tracé de la D1, pourvue d’un échangeur et prologée au SO par la D926 vers Montauban. Le finage s’est couvert de pavillons; la commune avait 240 hab. en 1946, 440 en 1975 et a gagné 100 hab. depuis 1999.

Saint-Rémy (340 Saint-Rémyens, 898 ha dt 150 de bois), 6 km au nord de Villefranch à mi-chemin de Villeneuve, est dans la vallée de l’Argous, empruntée par la D922 qui offre un échangeur au sud avec la D1. la voie ferrée vers Capdenac traverse le finage un peu à l’est; boulangerie Europe des Pains (70 sal.), maçonnerie Cammisar (25 sal.).

Maleville (980 Malevillois, 3 635 ha dont 566 de bois), 13 km NE de Villefranche, est une commune du Ségala, à 450 m. Le village est au-dessus de Alzou, doublé à l’ouest par par une zone d’activités et des lotissements aux Rives, sur la D1. La profonde vallée de l’Aveyron limite le finage au sud, le talus de la faille de Villefranche à l’ouest; équipements d’emballage Pattyn Bakery (90 sal.); +40 hab. depuis 1999.

Saint-Igest (200 Saint-Igestois, 1 172 ha dont 242 de bois) est à 16 km NNE de Villefranche et juste à l’est de Villeneuve dans un vallon qui échancre le plateau du Ségala. Le finageest traversé par faille de Villefranche, le nord-ouest est en contrebas, traversé brièvement par la voie ferrée près du hameau du Mas d’Albagnac; +40 hab. depuis 1999.

Salles-Courbatiès (420 Courbatiésois, 1 335 ha dont 186 de bois), 19 km NNE de Villefranche au NE de Villeneuve, a un petit village au bord de la Diège, et vers le nord les hameaux de Claunhac (commune absorbée en 1834) et la Viguerie. La voie ferrée vers Capdenac, flanquée de la D40, traverse le finage qui est pour l’essnetiel dans le fossé étroit entre causse à l’ouest et Ségala à l’est.

Naussac (380 Naussacois, 1 470 ha dont 370 de bois), 28 km NNE de Villefranche, se partage entre causse à l’ouest et dépression marneuse à l’est, où s’enfonce la Diège, suivie par D40 et voie ferrée. Le village est sur les collines au pied du causse. La population a augmenté de 80 hab. depuis 1999 (+27%).

Le Villefranchois a reçu l’adhésion des deux communes lotoises de Laramière (360 hab., 2 208 ha),16 km à l’ouest de Villefranche, voisine de Martiel, et Promilhanes (230 hab., 1 453 ha), 21 km ONO de Villefranche, qui la jouxte au NO.


Villefranche-de-Rouergue

(12 600 Villefranchois, 4 585 ha dont 875 de bois) est une sous-préfecture de l’Aveyron, 54 km à l’ouest de Rodez. La ville est située sur la rive droite de l’Aveyron, dans un site accidenté juste au pied de la grande faille bordière du Massif Central, ce qui en fait une ville de contact et d’échanges caractéristique. Elle est née comme bastide royale en 1252 et a été fortifiée un siècle après. Le centre-ville est très riche en maisons et hôtels anciens, rues pittoresques et grandes places, dont la principale est à arcades et loge le marché, sous le porche monumental de l’église, dont le clocher monte à 59 m et offre une vue superbe de toute la ville. Plusieurs chapelles, musée Urbain Cabrol (histoire).

La ville s’est ensuite étendue sur la rive gauche, où a été installée la sous-préfecture, rejoignant ainsi l’ancienne chartreuse Saint-Sauveur, édifiée hors la ville dans les années 1450 et de très belle architecture, avec grand et petit cloîtres. Un peu au nord de la ville, le château de Graves est un beau témoignage de la renaissance des années 1540, avec tours et galerie; juste au nord, se trouve l’aérodrome (code LFCV), doté d’une piste gazonnée de 1 025 m et d’un aéroclub. Toute la partie nord de l’agglomération est classée en zone urbaine sensible (le Tricot).

Villefranche est une ville active, à la fois gros marché, centre de services et base industrielle locale, desservie par la voie ferrée d’Albi à Capdenac. Elle a un centre hospitalier de 600 emplois (125 lits) et une polyclinique de 56 lits, collèges et lycées publics et privés, un lycée professionnel agricole public (270 élèves). La principale usine travaille pour l’aéronautique: Blanc Aéro Industrie, du groupe Lisi, a succédé à Bomap et emploie 650 personnes. Le second secteur est l’agro-alimentaire avec La Panetière du Rouergue (65 sal., famille Moly), les salaisons Sacor (Salaisons et conserves du Rouergue, 90 sal.); aliments du bétail Solevial (35 sal.).

Dans d’autres domaines, figurent la menuiserie Castes (180 sal.), la métallerie Viguié (25 sal.), la fabrique de matériel agricole Calvet (35 sal.); négoces alimentaire Le P(tit Marché (40 sal.), de matériel agricole Agripole (20 sal.). Villefranche a des magasins Leclerc (190 sal.), Carrefour (100 sal.), Intermarché (20 sal.), Bricorama (20 sal.), centrale d’achats Systèlme U (35 sal.); transports Gauchy (50 sal.), Viguié (25 sal.); La Poste (60 sal.).

La population communale a atteint les 10 000 hab. dès 1856, est descendue à 7 400 en 1921 puis est revenue à 10 000 en 1965 et a crû jusqu’en 1982. Elle baisse un peu depuis et a diminué de 140 hab. depuis 1999, mais en raison de la révision de la population comptée à part: la populaion municipale est restée stable. L’unité urbaine est limitée à la commune; l’aire urbaine n’excède pas 19 700 hab. L’arrondissement nouveau a 88 170 hab., 96 communes, 212 700 ha. Villefranche est le siège de la communauté du Grand Villefranchois (Villefranchois (Grand)).

Le nouveau canton de Villefranche-de-Rouergue a 3 communes et 13 500 hab. Il est limitrophe des départements du Lot et du Tarn-et-Garonne.


Villeneuve

(2 030 Villeneuvois, 6 530 ha dont 942 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de l’Aveyronn 11 km au nord de Villefranche-de-Rouergue (Villefranchois (Grand)). Ce fut une sauveté de 1053 associée à un monastère, transformée en bastide en 1231, d’abord comtale puis royale. Elle a conservé une porte-tour fortifiée, une place à arcades, des passages voûtés et de belles maisons anciennes, avec une église à fresques du 13e s. Elle dispose d’une gare à 3 km, d’une base de loisirs et du lac de Bannat dans un parc de 35 ha; maison de retraite, artisanat d’art des Étains du Rouergue, musée des arts et savoirs populaires, maison de la photo et galerie du Causse; boulangerie de l’Albigeoise de Patons (Viennoiserie Belloubet, 105 sal.), charcuteries Cance (20 sal.). La voie ferrée a un tunnel de 820 m au NE; hameau et château de Toulongergues tout au sud, hameaux de Caussanels au NO de Sept Fonds au nord. Au NE, le lieu-dit le Causse est un ensemble de quelque 800 ha divisé en un cadastre géométrique très régulier. La commune a eu 3 700 hab. en 1846 et un creux à moins de 1 500 hab. de 1960 à 1975, avant de rependre un peu de poids; puis elle a perdu une quaranantaine d’habitants après 1999.