Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges

Comminges (Cœur et Coteaux du)

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communauté de communes de la Haute-Garonne, qui siège à Saint-Gaudens et associe 104 communes, 44 100 hab. sur 98 500 ha. Seules Saint-Gaudens et Montréjeau dépassent 2 000 hab. Son territoire peut se diviser en plusieurs sous-ensembles géographiques.

Un premier ensemble de communes s’organise autour de la Garonne et de la plaine de Rivière au pied des Pyrénées, des abords orientaux de Saint-Gaudens à Montréjeau.

Lieoux (130 Lieouxois, 583 ha), 7 km NE de Saint-Gaudens, est dans les basses collines bordées au sud par le Jô; ancienne carrière et centre d’enfouissement au NO. Lieoux avait été réunie à Saint-Gaudens de 1974 à 2008.

Landorthe (1 020 Andortans, 965 ha), 6 km ENE de Saint-Gaudens, se partage entre basses collines au nord, où est le village originel, et la terrasse de la Garonne au sud, de part et d’autre de la petite vallée du Soumès qu’emprunte l’A64 (échangeur n°18 à l’ouest). Au sud, le finage est borné par le tracé de l’ancienne grand-route (D817), flanquée de petites entreprises; au nord, il atteint la vallée du Jô. L’habitat s’est éparpillé dans les collines et le long du rebord de la terrasse. La population a augmenté de 210 hab. (+26%) depuis 1999; commerce Bio Comminges (20 sal.).

Savarthès (180 Savarthésois, 305 ha) est une petite commune 7 km à l’est de Saint-Gaudens, partagée entre la terrasse de la Garonne et la vallée du Soumès où passe l’A64; l’habitat s’aligne sur le rebord nord de la terrasse; château avec jardin d’agrément. La D817 limite le finage au sud; +50 hab. depuis 1999 (+38%).

Labarthe-Inard (870 Inardais, 997 ha), 9 km à l’est de Saint-Gaudens, a son village dans la plaine de rive gauche de la Garonne, où passe la voie ferrée; mais l’habitat s’est largement répandu sur la terrasse juste au nord, aux abords de la D817; église inscrite du 15e s., château Gabarret à l’est. La Garonne borne le finage au sud. La commune a gagné 70 habitants depuis 1999; menuiserie Lougarre (20 sal.), isolation SAIT (20 sal.), travaux publics Colas (45 sal.), dépôt d’hydrocarbures au bord de la voie ferrée à l’est; publicité Adrexo (65 sal.).

Pointis-Inard (930 Pointis-Inardais, 1 466 ha dont 400 de bois), 10 km ESE de Saint-Gaudens, est dans la plaine de rive droite de la Garonne, sur la rive gauche du Ger qui conflue avec la Garonne au NE du finage. Au nord, la Garonne borne le finage; un canal de dérivation venu de Miramont alimente l’usine hydroélectrique de Saint-Sernin. Le finage s’étend vers l’ouest de part et d’autre de la large vallée du Ger; plusieurs hameaux, dont Noutéou au sud. La population a augmenté de 170 hab. depuis 1999.

Estancarbon (610 estancarbonois, 623 ha), 5 km à l’est de Saint-Gaudens, se tient au bord de la terrasse de rive gauche, que longe en contrebas la voie ferrée Toulouse-Tarbes; château à l’ouest. Le finage s’étire le long de la Garonne, qui en fixe la limite méridionale. Au nord, la D817, qui sert de limite, a attiré des habitations et quelques entreprises; au sud-ouest se sont diffusées d’autres habitations, au nord-ouest se campe une large zone d’activités; base des autoroutes ASF (25 sal.), centre commercial avec hypermarché Leclerc (230 sal.), supermarché Casino (35 sal.), magasins Bricomarché (25 sal.) et Conforama (25 sal.), maçonnerie Pyretherm (35 sal.), EDF (25 sal.), ambulances Perbost (35 sal.). La commune a augmenté de 60 hab. depuis 1999.

Miramont-de-Comminges (780 Miramontais, 809 ha dont 286 de bois) est sur la rive droite de la Garonne juste au pied du relief et face à Saint-Gaudens, juste à l’est du pont de la D5. Au nord, la Garonne fixe la limite du finage, qui atteint 517 m au sud-ouest sur les reliefs boisés; un canal de dérivation longe la Garonne, alimentant tout à l’est la centrale électrique de la Gentille. La population reste stable.

Rieucazé (52 Rieucazéens, 203 ha dont 125 de bois), 6 km SE de Saint-Gaudens, est une très petite commune nichée dans les premiers contreforts des Pyrénées au sud de Miramont; château Duparc avec jardin d’agrément. Le Ger longe le finage au SE.

Lespiteau (100 Espitaliens, 181 ha), 8 km SE de Saint-Gaudens, est au bord du Ger au NE d’Encausse.

Régades (130 Régadois, 362 ha dont 200 de bois), 7 km au sud de Saint-Gaudens, est dans un petit bassin drainé par le Roussec vers le Ger par la Lose.

Aspret-Sarrat (140 Aspratois, 382 ha), 5 km au sud de Saint-Gaudens, est au bord de la Lose dans un environnement accidenté dont les hauteurs montent jusqu’à 568 m à l’est. Le nom était seulement Aspret jusqu’en 1943. Le Sarrat est un très petit hameau au NE.

Valentine (900 Valentinois, 803 ha dont 270 de bois) est aux portes SO de Saint-Gaudens, entre la D8 vers Luchon et la voie ferrée vers Tarbes. Le village est construit en rond, le finage est limité au nord par la Garonne et accidenté au sud et à l’est, où l’altitude dépasse 500 m. Valentine a un musée archéologique constitué à partir des fouilles de la villa gallo-romaine d’Arnesp au NO, ainsi qu’une fabrique de matériel de prospection minière et pétrolière Sercel (240 sal., groupe CGG-Veritas); négoce de matériaux J. Lafforgue (50 sal.), constructions Giuliani (35 sal.), EDF (35 sal.). Le canal de Camon débouche sur la Garonne devant le pont, et s’élargit en bassin. La population reste stable depuis plus d’un siècle.

Labarthe-Rivière (1 400 Bartains, 1 365 ha dont 410 de bois) à 5 km SO de Saint-Gaudens, est au pied des Pyrénées dans la plaine de Rivière. Le finage atteint au nord un méandre de la Garonne, et monte au sud-ouest à 710 m au Cap du Teil. La plaine est traversée par le canal de Camon au nord (centrale électrique EDF, 25 sal.), la D8 et la voie ferrée plus près du village; camping. Des restes gallo-romains, dont des thermes, ont été trouvés à Labarthe. La commune a gagné 200 hab. depuis 1999.

Villeneuve-de-Rivière (1 830 Villeneuvois, 1 357 ha dont 164 de bois), 5 km ONO de Saint-Gaudens, est au pied du versant nord de la plaine de Rivière, qui y est traversée par l’A64 et la D817 (sans échangeur). La Garonne borne le finage au sud, avec des étangs de gravières au SE. Au nord, où le finage est limité par le cours encaissé du Lanedon, le relief s’est couvert de pavillons sur la Serre de Villeneuve. La population continue de croître: elle atteignait 800 hab. en 1954 et a gagné 430 hab. depuis 1999 (+31%); maison de retraite Athena (45 sal.), ingénierie Suez Organique (25 sal.), traitement des eaux de la Sem Pyrénées (20 sal.), négoce de métaux CCL (25 sal.); équarrissage (Michel, 20 sal.).

Bordes-de-Rivière (500 Bordiens, 852 ha dont 165 de bois), 8 km à l’ouest de Saint-Gaudens, est aussi dans la partie septentrionale de la plaine de Rivière, et traversée par A64 et D817, mais son village est au bord de la Garonne; une file de maisons longe le pied du relief au nord (les Boudalats), où ont été également trouvés des vestiges archéologiques. Le finage s’étend vers le nord, dépassant la vallée du Lanedon et atteignant celle de la Noue; la plateau s’est peuplé aux abords de la voie romaine vers Lannemezan. La population a augmenté de 130 hab. (+35%) depuis 1999.

Clarac (640 Claracois, 474 ha), 10 km à l’ouest de Saint-Gaudens, a son village sur la rive gauche de la Garonne juste en amont de Bordes. Le finage s’étire vers le nord. Il englobe l’aérodrome de Saint-Gaudens-Montréjeau (code LFIM), pourvu d’une piste gazonnée de 750 m, avec aéroclub et vol à voile, puis une grande aire de service de l’A64 (restaurant Arche, 20 sal.), et atteint au nord le haut cours du Lanedon sous le hameau de Spéhis, au passage de la voie romaine. La commune a 120 hab. de plus qu’en 1999.

Ponlat-Taillebourg (640 Ponlatais et Taillebourgeois, 860 ha dont 172 de bois), 12 km à l’ouest de Saint-Gaudens, a un échangeur de l’autoroute Pyrénéenne. Son territoire, issu d’une union des années 1790, monte sur le plateau de Lannemezan et atteint le cours de la Noue au nord; il a gagné 170 hab. depuis 1999 (+39%). Taillebourg est un gros hameau sur la rive gauche de la Garonne tout au sud, Ponlat est au pied du plateau de Lannemezan, également dans la plaine de Rivière.

Ausson (590 Aussonnais, 439 ha), juste à l’est de Montréjeau, est sur la rive gauche de la Garonne. Une partie de l’habitat est faite de pavillons sur la terrasse de Montréjeau au passage de la D817, entre le village et l’A64 qui suit le pied du plateau; la moitié sud de l’échangeur de Ponlat est dans la commune au croisement de la D817 et de l’A645 qui conduit vers la haute vallée de la Garonne en passant à l’est du village à Huos; +40 hab. depuis 1999. Montréjeau est juste à l’ouest.

Plusieurs villages-rues s’allongent sur les serres étroites du Plateau de Lannemezan au nord de Montréjeau.

Les Tourreilles (390 Tourreillais, 1 233 ha dont 247 de bois) est à 3 km NNO de Montréjeau; le finage est creusé par la vallée du Lovet, qui court ensuite dans la plaine de Rivière jusqu’à Villeneuve, et laisse au nord-est le hameau de Bordales, au passage de la voie romaine.

Cuguron (190 Cuguronois, 707 ha), à 3 km NO de Montréjeau, aligne ses maisons sur une longue crête entre le Lovet de Devant et le Lovet de Derrière, qui se rejoignent à la pointe orientale du finage. Au NO, le finage s’étend plus largement sur le plateau vide, jusqu’aux abords de la Louge.

Villeneuve-Lécussan (560 Villenovanais, 1 610 ha dont 287 de bois), 13 km au NO de Montréjeau à 543 m, est perchée sur l’échine entre la Save, qui traverse tout le finage, et son affluent de gauche la Savère qui le limite. Au sud de la Save se remarque le hameau de la Poutge, au nom caractéristique, sur la crête entre les vallées de la Save et de la Louge. La commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Lécussan (280 Lécussannais, 743 ha), 14 km NO de Montréjeau à 523 m, perche ses maisons au-dessus du versant gauche de la Savère, qui rejoint la Save à l’est du finage. Celui-ci se termine en pointe au SO à 577 m avec celui de Villeneuve; il est longé au nord par la limite départementale, qui suit le cours de la Gesse. Sur le plateau, court la branche orientale du canal de la Gimone, longée par la D17; +70 hab. depuis 1999 (un tiers).

Boudrac (150 Boudracais, 1 164 ha dont 341 de bois), 17 km NNO de Montréjeau, étire son finage sur plus de 10 km le long de la limite des Hautes-Pyrénées, qui suit la Gesse. Au nord, le finage s’élargit dans la vallée de la Gesse, montant jusqu’à la crête que suit le canal de la Gimone.

Cazaril-Tambourès (90 Cazabourois, 693 ha dont 184 de bois), 16 km NNO de Montréjeau, occupe le haut bassin de la Seygouade, qui y a sa source. Le village s’étage sur son versant gauche; poste d’interconnexion électrique à l’angle SO. Le nom était seulement Cazaril jusqu’en 1928; Tambourès subsiste comme hameau au SO.

Saint-Plancard (370 Saint-Plancardais, 1 609 ha dont 610 de bois), 15 km au nord de Montréjeau, a son village de fond de vallée au bord de la Save, au confluent de la Saugle et sur la D633; belle chapelle romane à peintures du 11e s.

Sédeilhac (60 Sedeilhacais, 616 ha), 13 km au nord de Montréjeau, est au fond de la petite vallée de la Saugle. Son finage se termine en pointe sur le plateau au SO, à 552 m.

Franquevielle (350 Franqueviellois, 1 088 ha), 7 km au NNO de Montréjeau, à 570 m, étire ses maisons sur plus de 2 km le long de la crête entre Louge au sud et Saugle au nord, sur le tracé de l’ancienne voie romaine de Toulouse à Tarbes; mais son finage s’étend aussi largement sur le plateau au-delà de la Louge au SE.

Loudet (240 Loudétois, 513 ha dont 180 de bois), 9 km au nord de Montréjeau, est traversée par la vallée encaissée de la Louge. Le très petit village est sur son versant gauche en soulane à 490 m, sur la D633. Une ligne de maisons suit la D75 d’ouest en est sur le plateau au sud de la Louge à 520 m. L’ancienne voie romaine de Toulouse à Tarbes a fixé la limite nord du finage sur la crête; une rigole sinueuse, de Franquevielle à Cardeilhac, traverse le finage en passant au village.

Le Cuing (470 Cuingois, 1 305 ha dont 254 de bois), 10 km NNE de Montréjeau à 510 m, 12 km ONO de Saint-Gaudens, aligne ses maisons sur 3 km sur la crête entre Louge au nord et Noue au sud. Au nord, le hameau de Cauhapé se tient sur le versant gauche de la Loue; en soulane. Le Cuing accueille une maison de retraite (L’Horizon, 70 sal.) et un couvreur (Dubarry, 25 sal.) et a gagné 110 hab. depuis 1999 (+31%).

Lodes (300 Lodesois, 1 374 ha dont 490 de bois), 10 km NNO de Saint-Gaudens, disperse son habitat dans la vallée de la Louge et sur les collines au nord; écomusée du bois; +40 hab. depuis 1999.

Saint-Ignan (240 hab., 535 ha), 8 km au NNO de Saint-Gaudens, est sur le versant gauche de la Noue, au terme d’une étroite pouge partagée avec Lodes. La Noue fixe la limite sud-est du finage; institut médico-éducatif.

Saux-et-Pomarède (290 Sauxemesnillais, 1 252 ha dont 350 de bois), 7 km au nord de Saint-Gaudens, se tient sur une crête dont le versant abrupt domine la Noue, et qui descend en pente douce vers le SE jusqu’à la Gorrie, qui rejoint la Noue un peu au-delà de la pointe NE du finage, à Latour. La commune est le résultat d’une fusion des années 1790, Pomarède formant une extension vers l’ouest entre Noue et Lanedon; celui-ci rejoint la Noue entre Saux et Pomarède; un château en porte le nom. La population était descendue à 100 hab. vers 1970; depuis, au sud, la commune a reçu notamment le lotissement de la Grange, à la limite de Saint-Gaudens.

Larcan (180 Larcanais, 696 ha), 11 km au nord de Saint-Gaudens, disperse son habitat sur les collines entre Louge et Noue.

Lalouret-Laffiteau (140 Lalouretois, 539 ha), 13 km au nord de Saint-Gaudens, se disperse sur une colline entre la Louge au sud et son affluent le Luz au nord, qui la rejoint juste à l’est du finage; plus au nord, le relief monte sur une serre à 460 m. Laffiteau subsiste comme très petit hameau au pied de ce relief, tout à l’ouest du finage. La réunion de Lalouret et de Laffiteau est de 1848.

Cardeilhac (270 Cardeilhacais, 1 841 ha dont 1 000 de bois), 16 km NNO de Saint-Gaudens, aligne une rue de maisons sur une étroite serre entre le Marignas au sud, affluent de la Louge, et la Nère au nord. Deux autres serres s’alignent au nord et au sud; au sud-ouest du finage, les trois serres se soudent en un petit plateau qui porte la forêt domaniale de Cardeilhac, pourvue d’un arboretum et traversée par une rigole d’irrigation qui vient de Franquevielle. L’ancienne voie romaine de Toulouse à Tarbes traverse toute la commune; +40 hab. depuis 1999.

Tout un groupe de communes est dans la mouvance de Boulogne-sur-Gesse au NO du territoire intercommunal.

Larroque (300 Larroquais, 1 983 ha dont 400 de bois), 18 km NO de Saint-Gaudens à 14 km SSO de Boulogne, a un petit village au bord de la Save, dont la D633 emprunte la vallée. Au NO au-delà d’une mince échine, la Seygouade traverse le finage en plaine. Juste au sud du village se voient les restes d’un gros donjon du 13e s., et en bas ceux d’une voie romaine et de thermes antiques. La commune a 50 hab. de moins qu’en 1999.

Balesta (160 Balestois, 716 ha), 15 km SO de Boulogne, se partage entre la vallée de la Seygouade et celle de son affluent la Bernesse au nord, que sépare une crête montant à 488 m. Le village est sur le versant gauche de la Seygouade au passage de la D17, sur laquelle est aussi, au NE, le hameau de Barères.

Sarrecave (77 Sarrecavais, 249 ha), 13 km SO de Boulogne, est une très petite commune sur le même versant au NE de Balesta, d’habitat dispersé et à l’écart de la Seygouade, qui passe à Larroque; camping.

Nizan-Gesse (80 Nizanais, 864 ha dont 300 de bois), 11 km SO de Boulogne, est sur la D17 dans la vallée de la Bernesse, sous la butte du Castéra. Le nom était seulement Nizan jusqu’en 1921. La Gesse borne en partie le finage au nord, la Gimone coulant à la limite nord au pied d’un versant escarpé et boisé.

Saint-Loup-en-Comminges (35 Saint-Loupois, 473 ha dont 157 de bois), 9 km SO de Boulogne, est limitrophe des Hautes-Pyrénées. Le petit village est sur le versant gauche de la Gesse qui coule au sud du finage. La mention «en Comminges» est de 1929.

Gensac-de-Boulogne (140 Gensacais, 1 096 ha dont 271 de bois), 7 km SO de Boulogne, a un finage et un habitat de collines, encadré au NO par le cours de la Gimone, que suit la limite départementale, au SE par celui de la Gesse. Le village est sur la pouge au sud-ouest, à 435 m.

Montmaurin (220 Montmaurinois, 845 ha), 11 km SSO de Boulogne, a son village sur la crête entre Seygouade et Save, sur un relief anticlinal que les deux rivières tranchent en gorge. Le défilé de la Seygouade a même pour nom le Coupe-Gorge, juste au NO du village. Plusieurs grottes s’ouvrent dans le relief. Juste à l’entrée de celles de la Save, ont été découverts les restes d’une grande villa gallo-romaine, objets d’un assidu chantier de fouilles; un musée a été aménagé au village. Le site de la Hillère indique une résurgence d’eaux de la Save, où fut établie une station thermale au 4e siècle; il en reste des mosaïques.

Lespugue (80 Lespuguais, 491 ha), 10 km SSE de Boulogne, est juste de l’autre côté des gorges de la Save. Le nom même évoque des grottes, qui ont servi d’abris préhistoriques; l’une d’elles recélait la fameuse «Vénus de Lespugue», une petite statue de femme stéatopyge de 15 cm trouvée en 1922 dans la grotte des Rideaux; elle est conservée à Paris (musée de l’Homme). Le village a aussi des ruines d’un château fort à donjon carré. Au nord, une petite extension dans la plaine contient le confluent de la Save et de la Seygouade au moulin de Guerris.

Sarremezan (100 Sarremezanais, 425 ha) est à 16 km au sud de Boulogne, 16 km NNO de Saint-Gaudens. Le village est au pied des reliefs de Lespugue, dans la vallée d’un ruisseau à son nom qui limite au sud tout le finage; celui-ci atteint au NO le cours de la Save. Un château des 15e et 18e à grosse tour polygonale est juste à l’ouest du village.

Charlas (240 Charlasiens, 1 132 ha dont 175 de bois) est un village de pouge, étiré le long d’une rue de crête à l’est de Lespugue; il domine la large vallée de la Nère, dont le cours limite le finage au SE. Un projet de barrage par une digue de terre de 50 m de haut, capable de stocker 110 Mm3 dans un lac de 600 ha, alimenté par une prise d’eau dans la Garonne vers Montréjeau, a entraîné de si virulentes oppositions que, proposé dès 1983, et finalement approuvé par l’État en 2006, il a fini par être abandonné. Au nord, le finage s’étend au-delà de la Save dans sa large plaine, où sont des bois communaux; le gros hameau de Houéganac est sur la rive droite de la Save au pied de son coteau. La commune a augmenté de 50 hab. depuis 1999.

Blajan (530 Blajanois, 1 268 ha dont 314 de bois), 5 km au sud de Boulogne, est une bastide de 1283, campée sur la crête d’interfluve entre Gesse et Bernesse. Le village conserve quelques maisons renaissance. Le canal de la Gimone, qui vient de Lannemezan, s’y arrête en nourrissant la Gesse, après un parcours de 30 km. Le finage atteint au sud le cours de la Seygouade en aval de la gorge. Blajan est un site réputé pour ses argiles, où travaille une tuilerie du groupe Imerys (30 sal.) et qui propose un musée de la tuile. La population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Boulogne-sur-Gesse (1 670 Boulonnais, 2 473 ha) est un ancien chef-lieu de canton de la Haute-Garonne, 30 km NNO de Saint-Gaudens. La bourgade vient d’une bastide de 1282, sur la pouge entre Gesse et Gimone. Le nom fut choisi en référence publicitaire à la Bologne italienne. Le plan est en damier, avec une belle place à arcades; un collège public, marchés; abattoirs du Boulonnais (20 sal.), Intermarché (30 sal.), transports de voyageurs Boubée (25 sal.). Un petit lac collinaire juste au sud du bourg a un modeste équipement de loisirs, avec camping.

Au sud de la commune au bord de la Gesse, sont quelques restes (16e s.) de l’abbaye cistercienne de Nizors établie au 12e s. Le grand lac de barrage de la Gimone développe 3 km de rives au nord de la commune. Au-delà, le finage contient au NO une extension sur le versant gauche de la Gimone, limitrophe à la fois du Gers et des Hautes-Pyrénées et allant jusqu’au finage de Mont-d’Astarac (Gers). Boulogne, qui n’est «sur Gesse» que depuis 1958, a eu 2 000 hab. en 1861 et en 1891, 1 500 dans les années 1930, un maximum secondaire à 1 900 en 1968, et perdait des habitants depuis; mais elle vient d’en regagner 160 depuis 1999.

Saint-Pé-Delbosc (130 hab., 551 ha), 5 km ESE de Boulogne dans la vallée de la Save au confluent de la Bernesse, est le site d’un carrefour (D17 et D635) localement célèbre par son nom, Rebirechioulet, qui évoque un sifflet (chioulet) de retour, ou qui fait s’en retourner (rebire). La Bernesse limite le finage au sud, le petit village est sur son versant gauche.

Mondilhan (100 Mondilhanais, 1 002 ha dont 183 de bois), 6 km ENE de Boulogne sur la même pouge entre Gesse et Save, est sur une butte à 391 m qui offre un vaste panorama sur les Pyrénées, avec table d’orientation. La Gesse borne à l’ouest le finage, qui descend vers la Save à l’est mais ne l’atteint pas.

Péguilhan (300 Péguilhanais, 2 358 ha dont 324 de bois), 7 km NE de Boulogne, est perché sur la pouge qui domine la Gesse. Le finage est traversé à l’ouest par la vallée de la Gesse, suivie par la D632 rectiligne et qui a fixé une microzone d’activités; négoce de textiles Lurde (25 sal.), charpentes Arbonis (85 sal.). Il atteint le grand lac de la Gimone, et sa rive sur 3 km; camping près du barrage. La commune s’est agrandie en 2017 en absorbant Lunax (70 hab., 510 ha) au nord-ouest, dont l’embryon de village est tout près du barrage et dont le finage s’étend entre Gimone et Gesse, sur le versant doux de celle-ci.

Nénigan (64 Néniganais, 238 ha), 11 km NNE de Boulogne, limitrophe du Gers, juste au nord de Lunax, occupe un site identique entre Gimone et Gesse, mais plus étroit. L’habitat est sur la pouge qui domine la Gimone; la D632 traverse à l’est près de la Gesse.

Saint-Ferréol-de-Comminges (54 Ferréolois, 588 ha), 11 km NE de Boulogne, est sur la crête entre la Gesse au NO et le Larjo au SE. La mention «de Comminges» n’a été ajoutée qu’en 2003.

Montesquieu-Guittaut (180 Montesquivains, 1 006 ha dont 182 de bois),14 km NE de Boulogne, a un habitat tout dispersé dans un finage de collines traversé au centre par le Larjo et bordé au SE par la Save. Le nom vient d’une fusion de 1839; Guittaut est au SE, sur le versant doux de la Save. La population a augmenté de 50 hab. depuis 1999.

Puymaurin (300 Puymaurinois, 2 224 ha dont 292 de bois), 16 km NE de Boulogne, a un village perché qui domine la vallée de la Gesse et conserve des murs; musée botanique «Jamais Vu» avec moulages végétaux. Le grand finage est traversé par la Gesse, limité au SO par la Gimone et à l’est par le Larjo. La commune a eu 1 200 hab. en 1851.

Les communes au NO du territoire intercommunal du Comminges gravitent autour de L’Isle-en-Dodon et de la vallée de la Save; la plupart sont de très petite taille.

L’Isle-en-Dodon (1 690 Lislois, 2 258 ha dont 670 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 40 km au nord de Saint-Gaudens, 22 km NE de Boulogne-sur-Gesse dans la vallée de la Save, qui traverse tout le finage en son centre. Cette bourgade ancienne, où des restes gallo-romains ont été trouvés, reçut au 12e siècle un château du comte de Comminges Bernard III, dit Dodon, dont elle prit le surnom, puis devint châtellenie au 14e s. Elle garde de son passé une église fortifiée, une place centrale avec hôtel de ville et halle, et reste un centre de marchés et d’une coopérative agricole; Écomarché (30 sal.), La Poste (20 sal.). On y travailla le textile, mais la dernière bonneterie a fermé en 2003. Le bourg a un collège public, une base de loisirs avec sports aquatiques sur la Save. Au NO, le finage atteint en pointe le confluent de la Gesse et du Larjo, et donc la limite du département. La population communale a dépassé 2 400 hab. de 1865 à 1895, s’est abaissée ensuite à 1 800 hab. environ (1920-1965) et a encore perdu 250 hab. depuis 1999.

Quatre communes s’interposent entre L’Isle-en-Dodon et la limite départementale du Gers.

Molas (170 Molassiens, 1 043 ha dont 178 de bois), juste à l’ouest de L’Isle-en-Dodon, 20 km NE de Boulogne, est traversée par la D632 et la Gesse à l’est et limitée par le Larjo, qui conflue avec la Gesse au NE du finage. Le village se réduit à quelques maisons alignées sur le versant gauche de la Gesse, le long de la D6.

Boissède (72 Boissédois, 384 ha), 3 km NO de L’Isle-en-Dodon, est sur la pouge au-dessus de la Gesse, dont le cours limite le finage à l’ouest; château (inscrit) à pigeonnier, site archéologique dans les bois à l’est.

Mirambeau (64 Mirambolais, 396 ha), 4 km NE de L’Isle-en-Dodon, est sur la crête entre la Save et son affluent l’Espienne à l’est.

Martisserre (60 Martisserrois, 617 ha), 5 km ENE de L’Isle-en-Dodon, est sur les collines bordée à l’ouest par la vallée de l’Espienne.

Frontignan-Savès (68 Frontignanais, 281 ha), 9 km ENE de L’Isle-en-Dodon, est également limitrophe du Gers mais pas de l’Isle. Le petit village est au pied du versant gauche de l’Aussonne; église inscrite à clocher-mur. Le nom du Savès a été rajouté en 1930.

Mauvezin (90 Mauvezinois, 476 ha), 9 km à l’est de L’Isle-en-Dodon, touche aussi à la limite départementale. Elle n’a pas de village; son finage est divisé en trois croupes par l’Aussonne et son affluent le Barret, qui la rejoint au pied de la croupe centrale, où s’isole la mairie.

Goudex (51 Goudessois, 261 ha) est 15 km à l’est de L’Isle-en-Dodon en limite du Gers.

Ambax (67 Ambaxois, 595 ha), 16 km à l’est de L’Isle-en-Dodon dans les collines, conserve au NO un château perché du 18e s. (Lamezan); négoce d’outillage agricole (Lurde, 25 sal.).

Cazac (90 Cazacois, 623 ha), 15 km ESE de L’Isle-en-Dodon, est dans le bassin du Touch, dont le cours longe le finage au SE. L’habitat se dissémine sur les crêtes. La commune a été créée en 1958 à partir de Labastide-Paumès.

Labastide-Paumès (150 Paumésiens, 804 ha), 14 km ESE de L’Isle-en-Dodon, a son village dans un vallon affluent du Touch; un château du 16e s. est sur la colline voisine. La vallée du Touch traverse tout le finage au sud.

Riolas (48 Riolasais, 286 ha), 12 km ESE de L’Isle-en-Dodon, sur une crête sinueuse parcourue par la D3 entre les bassins de la Save et du Touch, a un château de 1904.

Agassac (120 Agassacois, 958 ha), 6 km ESE de L’Isle-en-Dodon, se tient sur une crête entre les vallées de l’Aussoue à l’est et de son affluent le Ladère à l’ouest, qui se rejoignent à la limite NE du finage. Celui-ci atteint au SO un haut vallon de l’Espienne.

Castelgaillard (62 Castelgaillardois, 682 ha), 9 km ESE de L’Isle-en-Dodon, se perche sur un promontoire du versant droit de l’Aussoue, dont la vallée traverse le finage.

Coueilles (100 Coueillois, 645 ha) est au contraire un village de fond de vallée au bord de l’Aussoue, 7 km au SE de L’Isle-en-Dodon à la traversée de la D6; centre de vacances pour enfants.

Fabas (210 Fabasiens, 1 868 ha dont 355 de bois), 11 km SE de L’Isle-en-Dodon, 14 km au nord d’Aurignac, domine la vallée du Touch, qui est barrée par un lac de 42 ha, bordé au nord par une forêt de 300 ha, dont 240 dans la commune. Au sud-est, le relief est divisé par la vallée du Touch de Manan, parallèle au Touch avant de le rejoindre à Labastide-Paumès.

Saint-Frajou (220 Fragulphiens, 1 661 ha dont 206 de bois), 7 km au sud de L’Isle-en-Dodon, a un vrai village, perché au-dessus du versant gauche de l’Aussoue, qui conserve des maisons à colombages et une église gothique du 15e s., et propose un musée de peinture, fondé en 2010 à la suite d’une donation de Ksenia Milicevic (qui vit au Bateau-Lavoir de Montmartre). Au sud, un barrage sur l’Aussoue retient un lac de 61 ha à deux branches encaissées. La commune a gagné 40 hab. depuis 1999.

Salerm (56 Salhermois, 587 ha), 10 km au sud de L’Isle-en-Dodon, a un habitat tout dispersé sur trois croupes séparées par les vallées de l’Aussoue à l’ouest et de son affluent le Massagat à l’est, qui se rejoignent dans le lac de Saint-Frajou, dont Salerm a ainsi les deux parties d’amont.

Anan (250 Anannais (1 343 ha), 4 km SSO de L’Isle-en-Dodon, est dans la vallée de la Save, rive gauche. Le finage atteint le cours du Larjo à l’ouest et monte à l’est sur les collines entre Save et Aussoue.

Saint-Laurent (180 Saint-Laurentais, 839 ha), 7 km SSO de L’Isle-en-Dodon, est sur la rive droite de la Save au pied du coteau; église inscrite du 13e. Le finage s’étend peu sur le versant doux à l’ouest et contient quelques vigoureuses collines à l’est.

Montbernard (220 Montbernardais, 1 831 ha dont 301 de bois), 11 km SSO de L’Isle-en-Dodon, a son village aligné et juché sur une étroite crête entre la Save et son affluent de droite la Houytère. Le finage atteint le cours du Larjo à l’ouest, la crête au-dessus de l’Aussoue à l’est.

Escanecrabe (250 Escanécrabais, 1 607 ha dont 242 de bois), 11 km ESE de Boulogne, 15 km SSO de L’Isle-en-Dodon, est sur une colline dominant le versant raide de la Save. Son habitat se prolonge vers l’est le long de la D3, sur l’ample versant doux qui descend vers la Nère. Au pied, le finage s’étend dans la plaine de la Save, que traverse la D17, mais ne monte pas très haut sur son versant doux à l’ouest. Au sud, le finage atteint le Riou Pudé, affluent de la Nère. Le nom d’Escanecrabe, diversement interprété, associe la chèvre et l’étouffement, soit que l’on y tuât des chèvres, soit plutôt que les pentes y sont si rudes qu’elles éreintent même les chèvres; bien entendu, une chèvrerie s’y est établie.

Ciadoux (240 Ciadouzains, 973 ha dont 250 de bois), sur la même pouge qu’Escanecrabe juste au SO, au carrefour de la D3 et de la D635, a dans son église une belle mise au tombeau en pierre, du 16e s. Le finage monte un peu au NO sur le versant gauche de la Save; il s’étend davantage au sud-est, où il est traversé par le Pudé et atteint le cours de la Nère au-delà du Bois de Mouran. La commune a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Montgaillard-sur-Save (90 Montgaillardiers, 413 ha), 9 km ESE de Boulogne, est une petite commune traversée par la Save. L’habitat, un peu dispersé, est sur la pouge de Ciadoux et Escanecrabe. La mention «sur Save» est de 1929.

Un groupe de communes, proches de la Garonne au centre-est du territoire du Comminges, est en partie tributaire d’Aurignac et a été marqué par la découverte et l’exploitation du gisement de gaz de Saint-Marcet.

Saint-Marcet (370 Saint-Marcetois, 1 406 ha dont 260 de bois), 12 km au nord de Saint-Gaudens, a son petit village au pied d’une butte qui domine un défilé de la Louge, avec une halle ancienne et des restes d’un château féodal. La commune a dû quelque notoriété à la découverte de gaz naturel dans un anticlinal des Petites Pyrénées, une première en France, en 1939. Il a donné lieu à la création de la Régie autonome des pétroles (RAP) et, en 1945, du premier réseau de distribution, dans la région toulousaine, à partir de l’usine de traitement de Boussens. Puis il a été relayé par la découverte de Lacq (1951), qui a permis d’étendre le réseau de gazoducs à tout le Bassin d’Aquitaine, puis à la France entière, tandis que la RAP se fondait dans Elf-Erap, laquelle a fini par passer dans le groupe Total. Mais la société de distribution, devenue Gaz du Sud-Ouest (GSO), a conservé son autonomie. Le gisement a été activement exploité dans la commune et chez sa voisine Aulon, mais il est désormais anecdotique. L’exploitation du gaz n’a en rien affecté sa population, qui a diminué entre le maximum de 950 hab. en 1851 et le minimum de 1975-1982 (350 hab.) et a peu évolué depuis.

Saint-Lary-Boujean (140 Saint-Laryais, 839 ha dont 195 de bois), 12 km SE de Boulogne et16 km au nord de Saint-Gaudens, est sur le haut du coteau droit de la Nère. Son finage atteint au sud celui de Saint-Marcet.

Saman (140 Samanais, 554 ha), 10 km SE de Boulogne, est sur la crête entre la Nère au sud et le Pudé, qui traverse le finage; celui-ci atteint la Save au NO.

Cassagnabère-Tournas (460 Cassagnabérois, 2 524 ha dont 600 de bois), 20 km NNE de Saint-Gaudens entre Nère et Louge, dont le nom évoque une «belle chênaie» et qui a absorbé Tournas en 1855, passant alors à 1 500 hab., détient la plus grande partie de la forêt de Mauboussin, dans le prolongement des Prépyrénées. La Nère est au nord du finage, la Loue fixe sa limite sud. La population a augmenté de 60 hab. depuis 1999.

Aulon (320 Aulonais, 1 490 ha dont 328 de bois), est 14 km NE de Saint-Gaudens. La commune a été le site de puits de gaz naturel, dans le prolongement du gisement de Saint-Marcet. Le village, orné d’une ancienne halle en bois, est sur la rive gauche de la Noue, qui traverse le finage; celui-ci est bordé au nord par la Louge, et marqué par les directions ESE-ONO des collines des Petites Pyrénées. La population est à son minimum depuis 1999; elle avait approché 1 400 hab. dans les années 1840.

Latoue (330 Latois, 1 762 ha dont 200 de bois), 10 km NE de Saint-Gaudens, a son village sur la rive gauche de la Noue, dont la vallée traverse tout le finage au sein des plis prépyrénéens; une longue barre montant à 495 m, interrompue par un petit défilé emprunté par la D8, limite le finage au sud. Le village a un château (11e au 18e) et un lavoir inscrits; +40 hab. depuis 1999.

Quatre communes sont voisines d’Aurignac au sud.

Cazeneuve-Montaut (73 Cazeneuvois, 459 ha), 18 km NE de Saint-Gaudens, 6 km SSO d’Aurignac, est dans les collines du Crétacé; la Noue traverse le finage au nord, sous le château de Montaut, dont la petite commune a été réunie à Cazeneuve en 1825 avec 100 hab.; Cazeneuve en avait alors 206; les deux réunies n’en avaient plus que 54 de 1980 à 1999.

Bouzin (100 Bouzinois, 427 ha), 20 km NE de Saint-Gaudens, 4 km au sud d’Aurignac, est longée au sud par la Noue, le long de laquelle elle envoie une queue vers le sud-est; le finage est dans les collines de molasse dans un synclinal des Petites Pyrénées.

Saint-Élix-Séglan (43 Saint-Élixois, 286 ha), 17 km NE de Saint-Gaudens, est traversée par la Noue, qui marque une limite locale des plis des Petites Pyrénées, dont un crêt apparaît à la limite sud du finage, et d’un golfe des collines molassiques; château (14e-17e) avec beau jardin. Séglan, au sud, a été intégrée en 1825.

Peyrouzet (90 Peyrouzetois, 488 ha), 16 km NE de Saint-Gaudens, 5 km OSO d’Aurignac, perche son village en haut du versant droit de la Louge, dont la large vallée traverse le finage.

Aurignac (1 270 Aurignacais, 1 795 ha dont 278 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 20 km au NE de Saint-Gaudens. Le village est en position haute au milieu des collines calcaires du nord des Petites Pyrénées et conserve des restes médiévaux: ruines du château fort, porte de ville intégrée à un clocher flamboyant, maisons anciennes. Un gisement préhistorique y fut découvert par un carrier dans un abri en 1852, puis fouillé par Édouard Lartet, fondant la culture paléolithique «aurignacienne», vieille d’environ 36 000 ans mais dont le nom et la description n’ont guère été admis qu’après 1908; musée de préhistoire; carrières Bernadet (20 sal.). La commune a aussi un collège public, deux établissements pour enfants dont un institut médico-éducatif, un camping. La Louge traverse le finage à l’ouest. Aurignac a eu plus de 1 500 hab. entre 1835 et 1860, et sa population a décliné jusqu’en 1920; elle a peu varié ensuite, puis s’est accrue de 180 hab. depuis 1999.

Boussan (250 Boussaniens, 1 245 ha dont 351 de bois), 4 km au nord d’Aurignac, a son village à l’entrée d’une petite cluse par laquelle la Louge tranche les plis prépyrénéens après avoir traversé le finage; celui-ci atteint au nord le cours de la Nère et reste très boisé au sud, aux abords d’Aurignac. Une butte juste au sud du village porte les ruines d’un château du 13e s. Au SO au bord de la Louge, le site de Barthète eut des thermes; un musée patrimonial a été installé dans l’ancien établissement thermal, avec des collections de céramiques, poteries et art contemporain. La commune a 60 hab. de plus qu’en 1999.

Montoulieu-Saint-Bernard (220 Montoulieusais, 483 ha), 3 km NE d’Aurignac, a révélé des vestiges gallo-romains. La Louge fixe la limite nord du finage, qui est dans les collines du Crétacé. Au sud, Aurignac a diffusé quelques habitations; la population a augmenté de +70 hab. depuis 1999 (+47%). La mention de Saint-Bernard a été ajoutée en 1921; Saint-Bernard est une petite chapelle voisine, mais hors de la commune, sur le territoire d’Alan.

Alan (320 Alanais, 1 129 ha dont 390 de bois) a son village juché sur les collines de Terrefort à 6 km ENE d’Aurignac. C’était à l’origine une bastide fortifiée où les évêques du Comminges avaient coutume de résider; halle, église et palais épiscopal des 13e-14e s., ancien hôpital de 1784 un peu à l’écart du village. Le finage atteint la Louge au nord, et monte au sud à 520 m dans les terrains crétacés, avant de dépasser le tracé de la D635. La commune avait plus de 1 100 hab. dans les années 1840.

Bachas (70 Bachassois, 262 ha), 8 km NE d’Aurignac, porte un nom occitan qui désigne un fond de vallée: le village est dans la plaine de la Louge, rive gauche; son petit finage monte sur les collines molassiques au nord.

Terrebasse (140 Terrebassiens, 956 ha), 11 km NE d’Aurignac, 7 km NO de Martres-Tolosane, est aussi en fond de vallée de la Louge, mais rive droite, et son finage est plus étendu au sud de la Louge qu’au nord.

Samouillan (130 Samouillanais, 533 ha), 9 km NE d’Aurignac, a son village sur une crête, que parcourt la D8. La partie septentrionale du finage est dans la plaine boisée de la Nère.

Benque (160 Benquois, 1 130 ha), 7km NNE d’Aurignac, est au milieu d’un grand massif de collines entre Louge et Nère, mais n’a pas de vrai village.

Peyrissas (80 Peyrissans, 782 ha), 11 km NNE d’Aurignac, est dans les collines au nord de Banque; la Nère limite le finage au sud; la D48 suit une crête au nord.

Eoux (120 Eouxiens, 917 ha), 8 km au nord d’Aurignac, est traversée par la vallée de la Nère. Son embryon de village est sur le versant gauche. Le finage atteint au nord la source du Touch de Manan.

Saint-André (230 Andrésiens, 1 869 ha dont 500 de bois), 8 km NNO d’Aurignac, est traversée par la vallée de la Nère, mais s’étend peu au sud. Le petit village est sur une croupe entre la Nère et la crête que suit au nord la D45. Au-delà s’ouvre la haute vallée du Touch, dans la forêt de Lilhac. Saint-André a la moitié de la partie amont du lac de Fabas. La commune a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Esparron (60 Esparronnais, 553 ha), au nord de la Nère à 13 km NO d’Aurignac, avait plus de 400 hab. dans les années 1830; lac collinaire de 22 ha. La Nère borne le finage au sud.

Castéra-Vignoles (65 Castolois, 419 ha), 15 km NO d’Aurignac, est une petite commune des collines entre Save et Nère, à l’écart des deux vallées. Vignoles est une ancienne commune, intégrée en 1839; il en reste un hameau au NE.

Lilhac (130 Lilhacois, 730 ha), 14 km NO d’Aurignac, est aussi au sein des collines entre Nère et Save, et à la source du Touche. La D3 passe par le petit village, rejointe juste au sud par la D48. Tout l’habitat est sur les crêtes.


Montréjeau

(2 870 Montréjolais, 821 ha) est un ancien chef-lieu de canton de la Haute-Garonne, 14 km à l’ouest de Saint-Gaudens, dans la communauté du Comminges (Cœur et Coteaux du). La bourgade est sur la terrasse qui domine le confluent de la Neste et de la Garonne. On prononce Mon-réjeau et non Mon-tréjeau, ou en occitan Mount-Réjéou avec accent sur le jé. C’est une bastide royale de 1272, d’où son nom, équivalent à Montréal.

Traversée par la N117, c’est une petite ville active, avec une place à arcades, et une belle vue sur les Pyrénées; un collège public, maison des jeunes et de la culture; deux campings. Un lac de 20 ha est au bord de la Neste, avec centre de loisirs et golf au pied du bourg. À l’ouest, le château de Valmirande, du début du 20e s., a été construit pour le baron de Lassus dans le style Walt Disney, avec un parc dessiné de 40 ha et un musée du Soldat français; finitions de bâtiment Lorenzi (40 sal.) et maçonnerie Gallart (35 sal.), supermarché Carrefour (30 sal.), maison de retraite l’Hermitage (65 sal.); La Poste (35 sal.).

La population communale a connu deux sommets vers 3 900 et 3 700 hab., respectivement en 1851 et 1982, séparés par un creux à 2 500 hab. vers 1930; elle a diminué de 1970 à 1999, mais a repris 230 hab. depuis. L’A64 traverse le finage tout au nord, empruntant la vallée du Lavet de Derrière.


Saint-Gaudens

(12 020 Saint-Gaudinois, 3 318 ha dont 327 de bois) est une sous-préfecture de la Haute-Garonne, 90 km au SSO de Toulouse. La ville est au pied des Pyrénées, sur les terrasses de la plaine de Rivière. D’abord Mas Saint-Pierre, elle fut rebaptisée dès le 5e siècle pour honorer un martyr chrétien victime des Wisigoths. Elle fut ville franche dès 1203, et chef-lieu du Nébouzan, une partie du Comminges, avant de devenir celui du Comminges tout entier. Il lui reste une collégiale romane des 11e-12e s., un cloître transporté depuis l’abbaye de Bonnefont, un hôtel de ville de la fin du 18e siècle; musée municipal.

Saint-Gaudens est surtout une ville d’administration et de services, avec centre hospitalier (160 lits) et une polyclinique de 110 lits, deux collèges publics et un privé, un lycée public et un privé. Elle est restée un actif marché rural, surtout pour les veaux blancs, et maintient une papeterie, jadis à La Rochette-Cenpa, passée en 2000 au groupe canadien Tembec puis en 2010 au néerlandais Paper Excellence sous le nom de Fibre Excellence (280 sal., spécialité de papier kraft); le groupe détient aussi l’exploitation forestière Sebso (100 sal.) qui fournit à la papeterie du bois des environs; l’usine a créé une centrale électrique de 20 MW sur les déchets de papeterie.

Dans d’autres domaines, fabrique de capsules métalliques Sofacap (85 sal.), ustensiles de cuisine métalliques Arcométal (20 sal.), câbles de fibres optiques ASC (25 sal.); travaux publics et électriques Cassagne (100 sal.); ambulances Secours Assistance 31 (40 sal.); négoce de matériaux Chausson (25 sal.); services aux entreprises Sopydi (40 sal.), distribution d’électricité Enedis (60 sal.) et de gaz Engie (210 sal.). Saint-Gaudens a un supermarché Auchan (55 sal.); La Poste (80 sal.), télécommunications Orange (35 sal.); travail temporaire Alliance (45 sal.), gardiennage Dano (95 sal.); transports par cars EPTR (30 sal.).

Tout le couloir de circulation de Toulouse vers Tarbes et Pau passe par Saint-Gaudens. Au nord de la ville, la longue serre qui domine la plaine de Rivière et s’étire depuis le plateau de Lannemezan vers l’est fut parcourue par une voie romaine, dont il reste quelques traces; elle rejoignait la Garonne à l’est de Saint-Gaudens, à Beauchalot. Saint-Gaudens a eu entre 5 000 et 6 000 hab. durant le 19e s., puis est montée jusqu’à 12 100 en 1975 avant de décliner un peu; elle a repris 430 habitants après 1999. L’unité urbaine est de 15 800 hab. (7 communes), l’aire urbaine de 30 200 hab. (40 communes). La ville est le siège de la communauté de communes du Comminges (Cœur et Coteaux du) (104 communes, 44 100 hab., 98 500 ha). L’arrondissement a 77 400 hab., 236 communes, 213 958 ha. Le nouveau canton de Saint-Gaudens a 61 communes, 34 700 hab. Il englobe Montréjeau et Boulogne-sur-Gesse.