Communauté de communes Cagire Garonne Salat

Cagire Garonne Salat

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communauté de communes au sud de la Haute-Garonne, associant 55 communes, 17 800 hab. sur 49 900 ha. Aucune commune n’atteint 2 000 hab. Le Cagire est un sommet (1 921 m), visible de loin. Le territoire est voisin de l’Ariège et divisé une partie de plaine et de basses collines de part et d’autre de la Garonne et du Salat, et une partie de montagne au sud, mais qui n’atteint pas la crête frontalière. Le siège est à Mane.

Un premier ensemble de communes est lié au Salat, autour de Mane et de Salies.

Mane (1 010 Manois, 659 ha) est au bord du Salat, 21 km ESE de Saint-Gaudens, au confluent de l’Arbas et sur la D117. Elle a un Intermarché (55 sal.), une scierie Bottarel (30 sal.); une maison familiale rurale, un camping. La population, augmentée entre 1935 (600 hab.) et 1975, plafonne et tend même à baisser légèrement (-100 hab. depuis 1999).

His (250 Hisois, 505 ha) est une petite commune juste en amont de Mane, dont l’habitat est sur le versant gauche du Salat, au pied duquel passe la D117; +70 hab. (+39%) depuis 1999. Le finage est limitrophe de l’Ariège à l’est, où le cours du Salat borne le finage.

Castagnède (190 Castagnétois, 332 ha) est au sud d’His, à 4 km SE de Mane, également en limite de département.

Touille (250 Touillois, 649 ha dont 292 de bois) est juste à l’est de Mane, sur une colline de rive droite du Salat. L’ouest du finage est dans la plaine du Salat, qui contient un étang de 16 ha et que traverse un canal de dérivation du Salat. La partie orientale, plus étendue, est sur les collines boisées, où se tient le petit hameau de Montarréau.

Salies-du-Salat (1 900 Salisiens, 681 ha dont 186 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 21 km à l’est de Saint-Gaudens, sur la rive gauche du Salat, à sa sortie des Pyrénées. Les Romains connaissaient ses eaux, très salées (322 grammes par litre, un record d’Europe), et la nommaient Salinea; on y a d’ailleurs exploité le sel; mais elle n’a jamais été une très grande station thermale. Les nouveaux thermes datent de 1925, et c’est en 1988 qu’a été ouverte la structure d’accueil municipale des Salatines. Le finage s’étend des deux côtés du Salat, modelés en collines; un promontoire juste au nord du bourg, rive gauche, a servi d’oppidum. La D117 rase le bourg au SO, la rue principale étant sur le trajet de la D13 qui suit le Salat.

La ville a quelques monuments intéressants: donjon, halle aux marchands du 14e s., halle aux grains du 16e s., maisons anciennes à galeries; collège public, institut médico-éducatif, hôpital des thermes et casino (55 sal., groupe Omnium); constructions Comminges Bâtiment (50 sal.), installation et maintenance de matériel électrique Dietsmann (Setram, 75 sal.); deux hôtels, 200 résidences secondaires, un golf rive droite au Bout du Pont. La population communale, de 800 hab. en 1861, est montée progressivement à 2 200 en 1975, avant de baisser un peu; elle a repris 40 hab. depuis 1999.

Montsaunès (480 Montsaunésiens, 912 ha), 18 km à l’est de Saint-Gaudens, est voisine de Salies au NO et son nom évoque aussi le sel. Elle fut une fondation des templiers; église romane à sculptures, institut médico-éducatif. Le village est traversé par la D117 qui va vers Saint-Girons. Le finage est bordé à l’ouest par la Garonne et traversé au nord par l’A 64 qui donne accès au Couserans; château renaissance de Montpezat, très restauré au 19e s. La commune a 50 hab. de plus qu’en 1999.

Mazères-sur-Salat (610 Mazériens, 668 ha) est à 4 km en aval de Salies sur la rive gauche, et le dernier village en descendant le Salat. La vieille et célèbre fabrique de papier à cigarettes Lacroix (papiers Riz-la-Croix), rachetée par le britannique Imperial Tobacco, a dû fermer en 2003; reste un musée Rizla; fabrique d’appareils de filtration 3M Purification (35 sal., autre atelier à Cassagne), chaudronnerie Artigas (25 sal.), ingénierie Dynelec (20 sal.). Le finage est limité à l’est par le Salat, à l’ouest par l’A64 qui suit le pied d’un talus d’ancienne terrasse de la Garonne. La population semble avoir cessé de diminuer.

Une partie du territoire intercommunal déborde à l’est sur quelques fortes collines allongées qui signalent les chaînons des Petites Pyrénées.

Marsoulas (130 Marsoulasiens, 240 ha), 4 km à l’est de Salies, est sur le plateau entre les vallées du Lavin au sud et du Lens au nord. Elle un musée qui rappelle l’activité des maquis locaux pendant la Résistance. Au SO à la limite de Cassagne, une petite grotte a été explorée dans la vallée du Lavin; elle a fourni de nombreux outils préhistoriques, peintures et gravures; elle est classée et fermée; le parc de Tarascon sur-Ariège en possède une reconstitution.

Cassagne (640 Cassagnards, 1 097 ha dont 231 de bois), 4 km NE de Salies, aligne ses maisons sur un bas relief longé à l’est par le Lens, qui rejoint le Salat au nord du finage, devant Mazères-du-Salat. Une fabrique d’appareils de filtration 3M Purification (30 sal.) est au hameau de Bouque de Lens, au confluent. Près du village, vieux pont de Carraou (1773) sur le Lens, traces d’oppidum et de motte féodale rive droite. Le Salat borne le finage à l’ouest et reçoit aussi le Lavin, qui passe au hameau de Sarradas.

Ausseing (80 Ausseinois, 588 ha dont 300 de bois), 12 km NE de Salies, est dans un tout petit bassin des Prépyrénées au pied d’un relief anticlinal du Crétacé supérieur qui barre le finage juste au nord et monte à 613 m.

Belbèze-en-Comminges (120 Belbéziens, 956 ha dont 327 de bois), 8 km ENE de Salies, juche son village sur une petite butte allongée de l’Yprésien, dans un assez large bassin drainé vers le Lens. Le site a la réputation de marquer la limite occidentale des formes de végétation méditerranéenne avancées vers l’ouest à la faveur des roches calcaires; large panorama sur les Pyrénées, avec table d’orientation au Sarrat, à 415 m. La commune s’est nommée Belbèze jusqu’en 1921, puis Belbèze-Escoulis jusqu’à l’indépendance d’Escoulis en 1952, à nouveau Belbèze à cette occasion, Belbèze-en-Comminges en 1957.

Escoulis (80 Escoulisiens, 464 ha), 7 km à l’est de Salies, est bordée au sud par le Lens, et deux côtés sur trois par la limite départementale. La commune n’a été créée qu’en 1952, à partir de Belbèze, avec 150 hab.

Cinq communes sont dans la vallée de la Garonne.

Roquefort-sur-Garonne (810 Roquefortains, 1 356 ha dont 491 de bois), 25 km ENE de Saint-Gaudens est la plus en aval, sur la rive droite, au confluent du Salat et de la Garonne, face à Boussens à laquelle deux ponts la relient. Les ruines perchées de son château féodal gardaient la cluse de Boussens, par laquelle la Garonne sort des Prépyrénées. Le fleuve y est franchi au nord par l’A84, qui traverse tout le finage le long de la rive droite (sans accès), la voie ferrée passant aussi sur la rive droite juste en amont du confluent. Au nord, Cité Lafarge; récupération de bétons BRL (25 sal.). À l’est dans les collines ont été aménagés vers 400 m un site de vol libre (Les Toiles du Sud) au mont Picon à 506 m, et l’«altiport» de Balesta (LF3153), avec une piste bitumée en pente de 480 m de long. La commune a 80 hab. de plus qu’en 1999.

Mancioux (430 Manciousains, 722 ha dont 314 de bois), 23 km ENE de Saint-Gaudens, est sur la rive gauche de la Garonne en amont de Boussens et du confluent du Salat, au confluent de la Noue et sur la D817. La commune a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Saint-Martory (970 Saint-Martoriens, 830 ha dont 238 de bois) est un ancien chef-lieu de canton de la Haute-Garonne 22 km à l’est de Saint-Gaudens, sur la rive gauche de la Garonne, à la bifurcation de la route de Toulouse (D817) vers Lannemezan et vers Saint-Girons; le vieux pont à trois arches sur la Garonne date de 1727. L’A84 passe au SE du finage et y offre un échangeur avec la D117. La voie ferrée de Toulouse à Pau passe également dans la plaine de rive gauche, mais plus près du bourg et a contribué à la croissance d’un large faubourg. Le finage s’étend aussi vers le nord dans les collines boisées. De Saint-Martory part un long aqueduc dit canal de Saint-Martory, amenant l’eau de la Garonne à Toulouse, qui sert encore çà et là pour l’irrigation de la terrasse garonnaise. Dans la commune sont le menhir de Peyrohitto (pierrefitte), la grotte préhistorique et la tour de guet de la Tourasse, les ruines du château féodal de Montpezat (12e s.), le château nouveau étant de l’autre côté de la Garonne à Montsaunès; installations électriques G. Mazaud (45 sal.), La Poste (25 sal.); maison de retraite (Genévriers, 80 sal.), camping. La population communale a culminé à 1 200 hab. en 1851 et a diminué jusqu’à 840 hab. en 1826, puis repris jusqu’en 1982 (1 170 hab.). Elle a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Lestelle-de-Saint-Martory (450 Lestelois, 940 ha dont 152 de bois), 16 km à l’est de Saint-Gaudens, a son village au pied du versant gauche de la Garonne, où passent la D817 et la voie ferrée. L’A84 traverse le finage un peu plus au sud, avec échangeur et péage à l’ouest, plus une base des autoroutes ASF (25 sal.); +70 hab. depuis 1999. La commune était nommée simplement Lestelle jusqu’en 1921.

Beauchalot (640 Beauchalotois, 633 ha dont 160 de bois), 12 km à l’est de Saint-Gaudens et 8 km au SO de Saint-Martory, est une petite bastide tardive (1324) en damier, créée en paréage par le roi et l’abbaye de Bonnefont dans la plaine de la Garonne. Le village est encadré par la grand route (D817) et la voie ferrée, tout près de la rive gauche de la Garonne; vieux murs en galets de Garonne disposés en arête de poisson, clocher-tour fortifié du 15e s. Au nord, la vallée du Jô limite le finage et accueille l’A84. La population a augmenté de 260 hab. (+65%) depuis 1999.

Huit communes sont dans les collines commingeoises au nord de la Garonne.

Saint-Médard (230 Saint-Médardois, 532 ha), 11 km ENE de Saint-Gaudens, aligne ses maisons sur une longue échine entre la vallée du Jô qui limite le finage au nord, et celle du Saumès au sud. Ce relief est traversé à l’ouest par l’A64.

Castillon-de-Saint-Martory (390 Castilloriens, 1 098 ha), 14 km ENE de Saint-Gaudens, a un finage très étiré, sur plus de 11 km pour tout au plus 1 200 m de large, bordé au sud par le cours du Jô et qui atteint au NE le cours de la Garonne au confluent du ruisseau de Bonnefont; une ancienne usine y accueille un atelier de terrasses en bois (Plakenbwa de Guyane) entre Garonne et voie ferrée. La population a augmenté de 120 hab. depuis 1999 (+43%).

Sepx (230 Sepsois, 1 237 ha dont 321 de bois) est à 14 km NE de Saint-Gaudens, dans un petit bassin drainé vers la Noue, au pied des buttes du Mont Touzeau et du Petouin (491 m); église médiévale; +70 hab. depuis 1999 (+44%).

Proupiary (70 Proupiaryens, 495 ha), 16 km ENE de Saint-Gaudens à l’est de Sepx, contient à la pointe sud les restes de l’abbaye cistercienne de Bonnefont, fondée en 1136 dans un vallon, à la limite de Sepx, et qui fut puissante en Comminges; il n’en demeure qu’une porte du 14e s. et des bâtiments plus tardifs, dont une grange, le cloître ayant été réinstallé à Saint-Gaudens et de nombreuses parties dispersées jusqu’à Nice et à New York; grange cistercienne de la Peyrère un peu au nord.

Arnaud-Guilhem (240 Arnaud-Guilhémois, 770 ha), 19 km ENE de Saint-Gaudens, a son village sur une butte à l’ouest de Saint-Martory et son finage atteint la Garonne au SE; le ruisseau de Bonnefont fixe sa limite méridionale; lignes électriques TTC (30 sal.); +70 hab. depuis 1999 (+41%).

Laffite-Toupière (110 Laffipiérois, 484 ha dont 200 de bois), 22 km ENE de Saint-Gaudens, juste au NO de Saint-Martory, est une petite commune au finage accidenté et au contour sinueux, traversée par la vallée encaissée de la Noue.

Auzas (250 Auzasiens, 789 ha dont 230 de bois), 21 km ENE de Saint-Gaudens, a un village étoffé au sud de son finage, traversé par la Noue et boisé au nord; +120 hab. depuis 1999 (+92%).

Le Fréchet (110 Fréchetois, 421 ha dont 220 de bois), 27 km ENE de Saint-Gaudens, 8 km au nord de Saint-Martory, est sur la D635 qui va de Boussens à Boulogne-sur-Gesse.

Au sud de la Garonne, tout un ensemble de communes occupe les premiers reliefs des Pyrénées autour d’Aspet.

Figarol (310 Figaroliens, 1 160 ha dont 302 de bois), 17 km ESE de Saint-Gaudens, 5 km à l’ouest de Mane, se tient sur une crête parcourue par la D26; la Garonne borde le finage au nord, longée par des bois et sans habitat; +70 hab. (+29%) depuis 1999.

Montespan (470 Montespanais, 1 257 ha dont 319 de bois), 14 km ESE de Saint-Gaudens, 10 km à l’ouest de Mane, est entourée de plusieurs petites buttes calcaires du front pyrénéen, dont l’une porte les ruines du château féodal. Le village, au pied du château côté sud, est doublé au NE par le gros hameau d’Artigues; au SE sur la D26, hameau de Léoudary. Le finage atteint au nord le cours de la Garonne, traversé par un pont vers Labarthe-Inard; +40 hab. depuis 1999.

Ganties (330 Gantinois, 1 203 ha dont 376 de bois), 15 km SE de Saint-Gaudens, 8 km NE d’Aspet, est traversée par la D26; grotte de Houantaou à la limite de Montespan au NE; +80 hab. depuis 1999 (+32%). Au sud, juste à la limite de Couret dans un bois, une source minérale a été exploitée à partir de 1829 et surtout de 1870 à 1950 par la famille Trombe, avec établissement thermal et hôtel. Fermée en 1958, la station a été rachetée par Vittel puis Saint-Yorre, qui successivement ont renoncé à y installer une usine d’embouteillage. La source est en libre accès au lieu-dit significatif Bagniou.

Couret (240 Couretois, 434 ha), 17 km SE de Saint-Gaudens, 5 km au NE d’Aspet, a un habitat dispersé au pied de plusieurs buttes boisées, culminant à 604 m au Cap de Hougues au SO; petit atelier d’électronique, camping; +40 hab. après 1999.

Soueich (540 Soueichois, 1 133 ha dont 270 de bois), 4 km NNO d’Aspet sur la D5, est traversée par le Ger dans une petite plaine, ouverte toutefois vers la vallée de la Garonne; des buttes l’encadrent au SO et au SE. La butte de Daüsse (570 m, à l’est) est aménagée pour les loisirs, avec panorama et site de vol libre; élevage piscicole sur le Ger.

Encausse-les-Thermes (710 Encaussais, 815 ha dont 387 de bois), 9 km au sud de Saint-Gaudens, 7 km NO d’Aspet mais dans la vallée du Job, affluent du Ger, n’exploite plus depuis 1968 sa source thermale, jadis surtout appréciée par les «coloniaux»; l’établissement thermal abrite un centre national des arts de la rue; ruines du château du Pech à l’ouest. La mention «les Thermes» date de 1921; la population communale, restée assez constante depuis 1820, a augmenté de 100 hab. après 1999. Le finage dessine une pointe au SE, montant à 710 m au Tuc des Hosets.

Cabanac-Cazaux (130 Cabazais, 381 ha dont 209 de bois), occupe un petit bassin de la vallée du Job juste au sud d’Encausse. Les reliefs boisés qui l’encadrent montent à 803 m au Pain de Sucre au SO. Le nom était seulement Cabanac avant 1921; Cazaux est un simple lieu-dit au NE.

Izaut-de-l’Hôtel (340 Izautois, 968 ha dont 500 de bois), en amont sur le Job, est à 4 km à l’ouest d’Aspet et bénéficie de la même petite plaine; grotte de la Maouro à l’ouest. Le relief atteint 830 m au sud aux Paloumères.

Aspet (960 Aspétois, 2 637 ha dont 1 100 ha) est un ancien chef-lieu de canton, à 15 km SSE de Saint-Gaudens et 22 km OSO de Mane. Le village est à 470 m dans la vallée du Ger, au sein de la zone de reliefs aérés du front pyrénéen; une petite plaine presque fermée s’étend en aval. Aspet a une fontaine signalée, un donjon du 14e s.; collège public, institut médico-éducatif, centre d’aide par le travail, camping au sud. La dépopulation a été massive: la commune a eu 5 600 hab. en 1831 et s’est encore tenue autour de 2 500 hab. durant la seconde moitié du 19e s.; elle est passée au-dessous de 1 500 durant la dernière guerre et a encore perdu 80 hab. après 1999. Le finage contient à l’ouest en plaine les hameaux de Girosp et Gouillou, et atteint au SE 1 260 m près des Rochers de la Pène Nègre.

Estadens (530 Estadinois, 1 747 ha dont 450 de bois), 6 km ENE d’Aspet, est dans le bassin-versant de l’Arbas et s’est accrue de 100 hab. depuis 1999; maçonnerie Campet (35 sal.), camping au NE. Plusieurs hameaux jalonnent le finage, dont Pujos à l’ouest et Lasserre au NE; au SE, un gros massif de collines porte le Bois du Thouas et culmine au Thouas à 812 m.

Montastruc-de-Salies (280 Montastrucains, 1 612 ha dont 350 de bois), 13 km ENE d’Aspet, 10 km SO de Mane, a pour centre le village de Lannes, au pied des reliefs. L’Arbas traverse le finage au SE, longeant le hameau de la Ribereuille; au-delà, le relief monte à 811 m au Mont Aragnoué (site de vol libre avec route depuis le col d’Arbas). Au nord, une excroissance du finage, qui sépare Rouède et Montgaillard, englobe le hameau du Bout du Village. Le nom de la commune était seulement Montastruc avant 1929; il correspond à un petit hameau déchu au SE de Lannes.

Rouède (290 Rovedois, 620 ha), 9 km NE d’Aspet et 9 km OSO de Mane, est une petite commune de plaine, qui a gagné 50 hab. depuis 1999.

Montgaillard-de-Salies (100 Montgaillardans, 604 ha), 4 km SO de Mane, est traversée par l’Arbas et n’a qu’un relief modéré en dépit de son nom. La mention de Salies est de 1929.

Castelbiague (260 Castelbiaguais, 584 ha dont 185 de bois), 8 km SSO de Mane, est également traversée par l’Arbas; au sud, le relief monte à 702 m au Tucas; +50 hab. depuis 1999.

Saleich (350 Saleichois, 1 429 ha dont 668 de bois), 10 km SSE de Mane, occupe un petit bassin environné de collines; au sud, toutefois, le finage s’allonge sur le relief à la limite de l’Ariège et se termine en pointe à 1 165 m sur la crête de l’Estelas; grotte de Laspugues. Le village est double, avec un Saleich Vieille à l’est de celui qui a l’école et la mairie, tandis que l’église est isolée plus au nord. La commune, comme Castelbiague, peut passer pour une petite station estivale; constructions Sedec (35 sal.).

Francazal (28 Francazalais, 546 ha dont 400 de bois), 12 km SSE de Mane, est un petit village un peu retiré dans les reliefs boisés à la limite de l’Ariège, mais a un débouché sur la vallée du Salat au nord; autocars Couret (25 sal.). Le finage atteint au sud le Pic de l’Estelas (1 247 m).

Urau (130 Uraulais, 1 845 ha dont 1 284 de bois), 12 km au sud de Mane, a été créée en 1870 par scission de Saleich, et avait alors plus de 500 hab. Le village est dans le même bassin que Saleich à 2 km au SO et a pour voisin au bord du Riouaris, affluent de l’Arbas, le hameau notable de Noustens. Au sud, le relief monte dans la forêt domaniale de Montreich et atteint 1 253 m au Sommet de Montreich.

Une douzaine de communes au sud-ouest de la communauté sont plus engagées dans la montagne.

Chein-Dessus (190 Cheinois, 1 269 ha dont 700 de bois), 10 km à l’est d’Aspet et 15 km SO de Mane, est à la limite nord de son finage à 415 m. L’habitat se complète des hameaux de Barat tout à l’est au bord de l’Arbas, de Bataille, Bordes et Couillas au sud sur le relief; l’altitude atteint 1 353 m au SO au Sommet de la Husse. La route vers Aspet passe par le col de Larrieu (708 m). Chein-Debat est un petit hameau de Montastruc-de-Salies. Le nom viendrait de l’armoise (eschein en occitan).

Arbas (270 Arbasiens, 732 ha dont 407 de bois), 12 km ESE d’Aspet, 13 km SSO de Mane, est à 400 m à une confluence de trois torrents, qui prennent en aval le nom de l’Arbas. Son territoire s’étend dans la partie inférieure des trois vallées et atteint 816 m au Montagnat; grotte de Goueil di Her au petit hameau de Gourgue dans la vallée de l’Escalette au sud, avec colonie de vacances. Longtemps en déclin, sa population (plus de 1 100 hab. de 1830 à 1850) vient de croître de 80 hab. depuis 1999.

Fougaron (100 Fougaronais, 914 ha dont 640 de bois), 16 km au SSO de Mane, 15 km ESE d’Aspet, est à 510 m dans un très petit bassin drainé par le Caulet vers Arbas et entouré de reliefs montant à 1 416 m au sud au Tuc de Graué. Elle avait dépassé 1 100 hab. vers 1850, avant la sécession d’Herran, et encore 560 après, en 1872.

Herran (76 Herranais, 1 537 ha dont 1 133 de bois), 15 km ESE d’Aspet, 16 km SSO de Mane, a été créée en 1871 à partir de Fougaron; elle avait alors 450 hab. Le village est à 788 m sur un replat, doublé à l’ouest de l’autre côté de la vallée du Surgeint par le hameau de la Carretère. Le finage s’étend largement vers l’ouest, atteignant à l’angle SO le Tuc des Haurades (1 554 m), et au sud le Sommet de Cornudères (1 563 m, site de vol libre) sur la crête qui domine la Bellongue (Ariège). La partie occidentale est trouée de nombreux gouffres, dont le plus connu est celui de la Henne Morte à 1 380 m. Le réseau souterrain qui leur correspond a été exploré pendant les années 1940 par Norbert Casteret et sa famille, et porte le nom de Félix Trombe (1906-1985). Il est dans les terrains calcaires urgoniens du Jurassique, est accessible par 53 entrées différentes, mesurerait jusqu’à 117 km et sa profondeur totale atteint le millier de mètres. Une petite route en lacets permet d’accéder à un parking à 1 192 m.

Portet-d’Aspet (70 Porterais, 1 393 ha dont 326 de bois), 17 km SE d’Aspet, est un très petit village qui est sur le versant ariégeois, au fond de la Bellongue à 860 m, un peu au-delà du Portet d’Aspet, un col à 1 069 m rendu célèbre par les passages répétés du Tour de France et où se tient un camping. Le relief atteint 1 478 m au sud au Tuc de Pale Pouch, 1 538 m au nord au Tuc de la Casse dans le massif boisé de la Paloumère. La commune a été un lieu de maquis pendant la Résistance, ce que rappelle un monument.

Milhas (180 Milhassois, 1 968 ha dont 790 de bois), 5 km SSE d’Aspet à 520 m, à l’est de Sengouagnet, s’étend vers le SE dans la forêt de Paloumère, sur un petit massif cristallin; elle avait encore 1 700 hab. après la scission de Sengouagnet; elle a regagné 40 hab. depuis 1999. Au NO, le finage touche au cours du Ger. Près du pic de l’Aube ou de la Paloumère (1 608 m) a été découvert et exploré le gouffre de la Hajolle, qui fait partie du réseau Trombe comme les gouffres voisins d’Herran.

Razecueillé (39 Razecueillois, 650 ha), 6 km au sud d’Aspet, au sud de Milhas, perche son village à 600 m sur le versant droit du Ger, qui est aussi le versant occidental du massif de la Paloumère,

Sengouagnet (210 Sengouagnetois, 1 860 ha dont 1 277 de bois) est à 3 km au sud d’Aspet sur la rive gauche du Ger, à 524 m. La commune a été créée en 1835 à partir de Milhas et avait alors plus de 1 500 hab. Son finage est très allongé du nord au sud sur le flanc oriental du Cagire, et va jusqu’au pic de l’Escalette (1 856 m), qui domine le col de Mente; on y visite un jardin des simples. La forêt domaniale de la Vallée du Ger tapisse le versant du Cagire, point culminant du territoire communautaire, qui monte à 1 921 m et dont la crête cache deux gouffres.

Juzet-d’Izaut (200 Juzetois, 1 574 ha dont 959 de bois) est à 3 km à l’ouest de Sengouagnet, à laquelle elle est reliée par une un défilé emprunté par la D618. Le village est à 580 m, au bord d’une autre petite plaine fermée et trouée de grottes. Le finage atteint au SE le Cagire et le Sommet de Pique Poque (1 898 m). La commune avait 940 hab. en 1836; Charcuterie du Cagire (Barès, 25 sal.).

Arguenos (70 Arguenosiens, 1 109 ha dont 723 de bois), 11 km SO d’Aspet, a son village à 600 m dans un vallon. Au sud, le relief monte dans la forêt domaniale de Gar-Cagire; il y atteint 1 522 m au Mont Blanc (gouffre) et pousse une queue vers le sud-est au-delà de la source du Job, où il atteint le Sommet de Pique Poque (1 898 m).

Moncaup (38 Moncaupois, 714 ha dont 521 de bois), 12 km SO d’Aspet, est au fond d’un petit bassin que domine au nord le Prat Piail (931 m). Le finage monte en pointe vers le sud jusqu’au Pic du Gar (1 785 m) et au Pic Saillant (1 756 m).

Cazaunous (70 Cazaunousois, 466 ha dont 209 de bois), 9 km SO d’Aspet, a un finage accidenté, longé à l’est par le Job, qui reçoit à gauche la vallée encaissée de Moncaup, le village se tient sur la soulane. Le relief atteint 917 m à l’ouest près du Prat Piail.

Arbon (100 Arbonois, 447 ha dont 245 de bois), 6 km SO d’Aspet, se tient vers 600 m sur un replat au-dessus de la gorge du Job; son petit finage bosselé monte à 822 m au centre, et atteint 903 m à l’ouest au Sarrat des Aragnous.