Communauté de communes Pays de Nay

Nay (Pays de)

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communauté de communes des Pyrénées-Atlantiques au sud-est, à la limite des Hautes-Pyrénées. Elle associe 28 communes (dont deux des Hautes-Pyrénées), 28 100 hab., sur 32 100 ha. Asson, Bordes, Coarraze et Nay ont plus de 2 000 hab. Le siège est à Bénéjacq.

Bénéjacq (1 980 hab., 1 704 ha dont 472 de bois), 5 km à l’est de Nay, siège de l’intercommunalité du Pays de Nay, est dans la plaine du Gave sur le Lagnon, au NE de Coarraze. C’est une commune industrieuse et en croissance; magasin Super U (70 sal.), mécanique Somega (25 sal.) et Sofimag (20 sal.), viandes Laguilhon (40 sal.); le village s’est agrandi de lotissements vers Nay et au sud-est le long de la D936 aux Artigues, et a gagné 350 hab. depuis 1999; musée du foie gras à la maison Laguilhon. Le bois de Bénéjacq s’étend sur les collines à l’est, et son finage ne se limite pas à leur crête: il atteint à l’est le cours de la Sausse, dans la large plaine de Pontacq drainée à la fois par le Lourrou, la Sausse et l’Oussère qui convergent plus au nord pour former l’Ousse.

Saint-Vincent (410 hab.), 12 km SE de Nay, aligne ses maisons sur une longue crête qui domine la plaine de Pontacq; son finage atteint à l’est le cours de la Sausse; Roseraie de Barbary, +40 hab. depuis 1999.

Montaut (1 160 Altimontains, 1 541 ha dont 417 de bois) est sur la rive droite du Gave de Pau, 9 km SE de Nay. Son territoire se développe sur une terrasse alluviale au nord, dans les collines à l’est, dont la D812 parcourt la crête vers l’est, puis dans la large vallée de la Mouscle qui débouche au sud sur celle du Gave, et encore sur le rebord boisé des reliefs prépyrénéens qu’elle longe, et qui montent ici à 520 m. Deux centrales électriques sont sur le Gave, en amont et en aval. La commune a gagné 140 hab. depuis 1999.

Lestelle-Bétharram (970 Lestellois dont 150 à part, 863 ha), à 8 km SE de Nay, juste en face de Montaut sur la rive gauche du Gave, est une bastide tardive de 1355, dont se reconnaît le plan simple et quadrillé. Un culte marial y était pratiqué dès le 14e siècle et a été relancé dans les années 1825-1835, menant à la construction de l’église Notre-Dame de Bétharram, le pèlerinage profitant de la proximité de Lourdes. Le nom de Bétharram a été ajouté à celui de Lestelle en 1934. Le village abrite un musée du patrimoine des Pères de Bétharram, lycée et collège catholiques, un vieux pont. Son finage s’étend au nord dans la plaine, et surtout au sud sur les collines, où il monte à 470 m. Toutefois la grotte de Bétharram, à concrétions et rivière souterraine, que visitent 300 000 personnes par an, certes proche, est un peu en dehors de la limite sud de la commune, et donc dans une autre région, sur le territoire de Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). La commune a perdu 70 hab. depuis 1999.

Igon (1 040 hab., 533 ha), en aval de Lestelle, est juste au SE de Nay et au sud de Coarraze entre Gave et Ouzom, dont son finage contient au nord la confluence. Elle a un lycée professionnel et un collège privés et un institut de réadaptation; mécanique Larcebau (40 sal.); +70 hab. depuis 1999.

Arthez-d’Asson (510 hab., 732 ha), 14 km au sud de Nay, se tient sur une butte au-dessus de la rive gauche de l’Ouzom, dans un site de cul-de-sac entouré par les hauts reliefs boisés des Prépyrénées montant à plus de 900 m aux environs du village, et dans lequel converge l’Arriou qui vient du sud-est. Les Oules est un hameau à sa confluence avec l’Ouzom. La commune a eu 1 400 hab. en 1841, et des forges liées aux mines de Ferrières on a fait un musée-exposition; un ancien chemin de fer à voie étroite a permis à la route de s’engager dans les gorges au sud en direction du col de Soulor. Mais son finage est presque entièrement enclavé dans celui d’Asson, qui l’enveloppe à l’est et au sud, même à l’ouest, et les reliefs montagneux lui échappent entièrement.

Bruges-Capbis-Mifaget (920 Brugeois, 1 655 ha) est à 9 km SSO de Nay, et a un vrai village étoffé à Bruges, dans le vallon du Landisiou qui est un affluent de gauche du Béez. Deux anciennes communes lui ont été associées en 1972. Mifaget est un hameau au sud-ouest, qui avait 70 hab. avant la fusion; Capbis un autre au sud, dans une petite plaine dégagée par le Béez au pied des Prépyrénées, qui avait 60 hab. Bruges seule en a eu 1 700 en 1891, et 720 en 1968.

Haut-de-Bosdarros (330 hab., 1 231 ha dont 337 de bois), 6 km à l’ouest de Nay, s’étend entre Gest et Lez, au passage de la D388, sur laquelle le hameau de la Chapelotte sert de centre communal. La commune a été créée en 1888 à partir d’Arros-de-Nay, avec 420 hab. Elle a gagné 70 hab. depuis 1999.

Arros-de-Nay (820 hab., 1 347 ha dont 316 de bois) a un gros village à 3,5 km NO de Nay, dans la plaine du Gave au pied du versant ouest, au débouché du Luz. Son finage atteint le Gave au NE, mais s’étend surtout sur les reliefs au sud-ouest, où il s’avance loin au sud-ouest de Nay dans les bassins des deux Luz; travaux publics Despagnet (40 sal.); fronton. La commune a eu plus de 1 100 hab. de 1820 à 1870, mais a repris 70 hab. depuis 1999.

Bourdettes (520 hab., 224 ha) est un petit village à 2,5 km au NO de Nay, dont le finage réduit atteint la rive gauche du Gave à l’est, comprend un autre habitat au sud-est à la limite de Nay et monte en triangle sur la colline du Mont du Roi au sud. La commune avait été réunie à Nay de 1972 à 1996. Sa population a augmenté de 190 hab. depuis 1999 (+58%).

Saint-Abit (330 hab., 422 ha) est à 5 km NO de Nay et son finage, perpendiculaire au Gave, va de ses barthes jusqu’au sommet des collines du versant droit du Gest; +50 hab. depuis 1999.

Pardies-Piétat (460 hab., 747 ha) suit en aval, son village un peu décalé vers le milieu de la plaine par le débouché de la vallée du Gest. Elle se nommait Pardies avant 1936. Tout à l’ouest sur le relief, Piétat est un petit hameau à pèlerinage marial, avec une grosse chapelle du 17e s.; la commune a augmenté de 70 hab. depuis 1999.

Baliros (470 hab., 354 ha), 8 km au NO de Nay, est la commune la plus septentrionale de la plaine de rive gauche du Gave, face à Bordes au pied des reliefs qui dominent la plaine du Gave à l’ouest et portent le château de Colomby. Le Gest coule au pied de ces reliefs et traverse le village; mais il ne rejoint le Gave qu’un peu en aval, à Narcastet. La population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Narcastet (750 Narcastétois, 456 ha) est à 12 km NO de Nay, 8 km au SE de Pau sur la rive gauche du Gave de Pau. Le village s’étire au pied du relief; un pont au SE le relie à Assat. Le finage s’étire vers le sud sur les collines de part et d’autre du profond vallon de Labourdette, montant à 500 m. La chapelle d’Albroise est sur un promontoire au-dessus du village. La commune a gagné 220 hab. depuis 1999 (+42%); usine de constructions aéronautiques Alsenam (60 sal.), mécanique Ventana (60 sal.).

Assat (1 850 Assatois, 947 ha dont 300 de bois, est à 9 km au SE de Pau sur la rive droite du Gave, juste en aval de Bordes. Elle est surtout résidentielle, avec toutefois une spécialité de cultures maraîchères. Son territoire monte au nord sur les collines, atteignant 324 m au bois d’Assat; le château Ribère (17e s.) est au nord du village, dont l’habitat est assez aéré; pont sur le Gave, serres maraîchères. Le village est une ancienne bastide, dont il ne reste pas trace sous le foisonnement des pavillons. Assat n’avait que 720 hab. en 1962: elle est entraînée dans la périurbanisation paloise et a encore gagné 340 hab. (+23%) depuis 1999. L’habitat se disperse dans la plaine du Gave. Le finage est limité au sud-ouest par les barthes du Gave, mais s’étend au nord-est sur les collines, atteignant la vallée de l’Ousse et le Hameau d’Ousse.

Angaïs (910 hab., 594 ha) est à 8 km au nord de Nay dans la plaine, sur la rive gauche du Lagoin; ses maisons s’étirent le long des D212 et 38, un lotissement est apparu côté ouest. Au nord-est, le finage monte jusqu’à 381 m sur de fortes collines boisées; la population s’est accrue de 150 hab. depuis 1999.

Trois autres communes sont dans la plaine du Gave au bord du Lagoin, avec des finages parallèles montant à l’est sur les collines, mais qui n’atteignent pas le cours du Gave à l’ouest.

Beuste (640 hab., 584 ha) est à 6 km NNE de Nay, mais son relief atteint 419 m à l’est; conserves de viandes Biraben (45 sal.); +80 hab. depuis 1999.

Lagos (480 hab., 446 ha) est à 5 km NE de Nay et accueille les autocars Caralliance (55 sal.).

Bordères (660 hab., 458 ha) est à 5 km ENE du chef-lieu et ses maisons jouxtent celles de Lagos.

Enfin, trois communes occupent la rive droite du Gave entre Nay et Bordes.

Boeil-Bezing (1 300 Belvézinois, 850 ha), 5 km au nord de Nay, s’étire le long de la D937 au point de rejoindre les maisons de Bordes; elle a 340 hab. de plus qu’en 1999 (+35%). Le nom résulte d’une fusion de 1867; Bezing est au nord de Bœil. Le finage envoie une longue queue de 6 km vers le nord-est, qui franchit la crête et atteint le cours du Lama à la limite de Soumoulou.

Baudreix (720 Baudreichois dont 110 à part, 200 ha), 3 km au nord de Nay, qui a gagné 130 hab. après 1999, est sur la rive même du Gave, où a été aménagé un espace de loisirs avec base nautique er camping, et accueille un lycée technique et professionnel privé avec internat. La fabrique centenaire de bérets Blancq-Olibet, transférée de Nay, n’emploie plus que 18 salariés (75 encore en 2004), la production ayant été en grande partie transférée en Italie, en Tunisie et en Asie; carrière Lafarge Granulats (30 sal.).

Mirepeix (1 310 Mirepeichois, 329 ha), juste au nord de Coarraze et face à Nay, ne fait qu’une avec les deux villes, dont elle est devenue une banlieue résidentielle; sa population augmente depuis les 670 hab. de 1954; elle a gagné 330 hab. depuis 1999 (+34%).

Les deux communes haut-pyrénéennes adhérant à la communauté de Nay sont Ferrières (110 hab.) et Arbéost (90 hab.), à l’extrême sud au-delà du finage d’Asson.


Asson

(2 090 Assonais, 8 302 ha dont 3 588 de bois), commune à l’est des Pyrénées-Atlantiques, 8 km au sud de Nay (Nay (Pays de)). Elle fut à l’origine une petite bastide de 1283 perchée au-dessus de la vallée de l’Ouzom. Des maisons sont en contrebas au bord de la rivière, dont le hameau de Labat; mais l’habitat s’est surtout développé sur un élément de plateau à l’ouest, où passe la D36, notamment dans le quartier des Crabes. Un peu au nord, l’Ermitage d’Asson est une butte conique qui domine le plateau et conserve la trace d’un oppidum préromain de plus de 2 ha.

Asson accueille au sud-ouest du village le zoo de Saint-Pie dans une ancienne ferme. La commune a gagné 290 hab. depuis 1999. Le finage d’Asson sort de l’ordinaire: il va de Nay aux Pyrénées, sur 16 km N-S. La limite communale atteint au nord le Gave de Pau tout près de Nay et du confluent du Béez. Le finage s’étend dans les collines à l’ouest du Béez, entre Béez et Ouzom au sud, et encore largement à l’est de l’Ouzom dont la vallée est fort encaissée. Limitrophe des Hautes-Pyrénées, il enveloppe le territoire d’Arthez, au point que toute sa partie méridionale est en montagne, à travers deux grands plis des Pyrénées calcaires, parvenant au sud-ouest à 1 552 m à la Pène Fanlide, au sud à 1 867 m au pic de l’Estibette, au sud-ouest à 1 544 m au Soum de Moulle.


Bordes

(2 910 Bordais, 727 ha) est une commune des Pyrénées-Atlantiques à 10 km SE de Pau, sur la rive droite du Gave de Pau, dans le Pays de Nay (Nay (Pays de)). Elle abrite une usine d’aéronautique Safran Helicopter Engines, naguère Turboméca de 3 500 emplois, installée en 1942, qui fabrique des moteurs d’hélicoptères; lui sont associées l’ingénierie Safran (180 sal.) et la logistique Daher Aerospace (100 sal.). Bordes accueille aussi les ingénieries Sogeti (25 sal.) et GDtech (25 sal.); atelier de mécanique Hourat (20 sal.), informatique OCE (20 sal.); un Intermarché (35 sal.), une maison de retraite (Les Colchiques, 45 sal.). Le finage s’étend un peu au nord sur les collines au-delà du cours du Lagoin qui est parallèle à celui du Gave. La population, de 720 hab. en 1936, est en augmentation constante depuis, gagnant encore 920 hab. depuis 1999 (+46%).

Turboméca. Bordes détient le siège et la principale usine de Turboméca, qui emploie plus de personnes que la ville n’a d’habitants. La firme a été fondée en 1938 à Boulogne-Billancourt par Joseph Szydlowski, juif polonais exilé et inventeur; il s’est replié à Saint-Pée-sur-Nivelle puis à Bordes en 1942, et a mis au point après la guerre un turbocompresseur qui a fait merveille, surtout pour les hélicoptères. La firme en est maintenant le premier producteur mondial, en petites et moyennes puissances, et en livre 700 à 1 000 par an, pour un chiffre d’affaires de près de 500 millions d’euros. Le fondateur est mort en 1988, après avoir livré la firme au groupe Labinal, qui s’en est défait en 2000 au profit de la Snecma, devenue depuis un pilier du groupe Safran. Sous son nouveau nom de Safran Helicopter Engines apparu en 2016, Turboméca dispose de 14 sites et 5 600 salariés dans le monde, dont Bordes est de loin la principale et reste le siège; une autre est à Tarnos près du port de Bayonne. L’usine joue localement et pour l’agglomération de Pau un rôle considérable. La recherche-développement emploie 700 des salariés de Bordes. Une nouvelle usine a été construite près de l’ancienne, faisant passer le site de 15 à 25 ha; elle se complète de services, avec l’ambition de fonder un véritable «pôle aéronautique», doté également d’un musée. Turboméca a attiré de nombreux sous-traitants à Bordes et aux environs, jusqu’à Ogeu et Serres-Castet.


Coarraze

(2 300 Coarraziens, 1 484 ha dont 216 de bois) est une commune des Pyrénées-Atlantiques dans le Pays de Nay (Nay (Pays de)), à 3 km SE de Nay et 18 km SE de Pau, sur la rive droite du Gave de Pau; Intermarché (50 sal.), mécanique Rodero (25 sal.), travaux publics Lapedagne (45 sal.); artisanat du meuble et centre d’enseignement technique du bois, lycée professionnel public; château de Dufau (16e et 18e s.) sur une butte au sud. Le nom évoquerait un promontoire rocheux, tel que celui du château — la forme latine médiévale cauda rasa, queue coupée, parfois évoquée, est une fantaisie de scribe. Le finage, bordé au sud-ouest par le Gave, s’étend loin à l’est et au sud-est dans les collines, de part et d’autre de la vallée encaissée du Lagoin. Vers le nord, l’habitat rejoint celui de Nay en englobant la zone d’activités de Bellevue et la gare de Coarraze-Nay.


Nay

(3 540 Nayais, 527 ha) est un ancien chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques, 18 km au SE de Pau, sur la rive gauche du Gave de Pau (on prononce Naille) dans la communauté du Pays de Nay (Nay (Pays de)). La ville est située dans une plaine de bonne agriculture, et avait des ateliers textiles au 19e s.: on y fabriquait la «laine des Pyrénées», et des bérets; elle n’a plus guère d’ateliers textiles mais une usine de constructions métalliques (Cancé, 350 sal.); La Poste déclare 40 sal., l’intérim Tribay 150; musée Béarnais à la Maison Carrée, hôtel d’un marchand drapier du 16e s.; musée du béret; collège et lycée général publics, collège et lycée catholiques Saint-Joseph, un lycée technique agricole privé étant hors la ville à Baudreix. Nay est associée à 23 autres communes dans une communauté de communes du Pays de Nay dont le siège est à Bénéjacq.

La bourgade forme une conurbation avec Coarraze et ses deux voisines Igon et Mirepeix. Sa population était remarquablement stable depuis la fin du 19e siècle, mais elle a augmenté de 200 hab. depuis 1999. La ville, étirée du nord au sud le long de la rive juste en aval du confluent du Béez, a le plan régulier d’une bastide. Elle est entourée d’un petit cirque de collines à l’ouest, qui limite son territoire. Celui-ci est un peu plus étendu au sud, où ont pris place l’hôpital et l’institution catholique d’enseignement, et surtout à l’est dans la plaine de l’autre côté du Gave, structurée en patte d’oie à partir du pont et occupée par un mélange de lotissements, d’équipements (lycée, collège, gendarmerie, terrains de sports, centre de cure) et d’ateliers.

Nay est le bureau du nouveau canton Ouzom, Gave et Rives du Néez (18 communes, 21 800 hab.).