Communauté de communes du Sor et de l’Agout

Sor-Agout (communauté de communes du Sor et de l’Agout)

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groupement intercommunal du Tarn rassemblant 26 communes et siégeant à Saïx; 22 700 hab., 37 200 ha. Puylaurens, Sémalens, Soual et Saïx dépassent 2 000 hab.

Cambounet-sur-le-Sor (940 Cambounetois, 765 ha), 11 km OSO de Castres, entre Soual et Sémalens, est sur la rive gauche du Sor à l’endroit même où s’achèvent les collines du Terrefort. Au NE, la plaine est trouée d’étangs de sablières. La N126 traverse le finage au SE. La commune accueille au sud une grande usine des laboratoires Pierre Fabre (620 sal.); huiles essentielles Sirius (40 sal.); bétons Pac (25 sal.); transports Diancoff (30 sal.). La commune était Cambounet tout court jusqu’en 1902; sa population a augmenté de 290 hab. depuis 1999 (+45%).

Viviers-lès-Montagnes (1 960 Viviérois, 1 791 ha dont 171 de bois), 10 km SO de Castres, n’est nullement en montagne mais, comme le rappelle l’accent sur lès, auprès des montagnes: en fait dans la plaine de Castres. Le village, sur une basse colline longée par la D621 et le cours du Bernazobre, a un gros château des 14e et 19e s., une église fortifiée. L’élément de plateau juste au nord s’est couvert de pavillons; au sud-est, ferme historique de la Sabartarié (inscrite); à l’est, hameau des Bels. La population de Viviers était de 1 200 hab. au milieu du 19e s.; après s’être abaissée à moins de 700 hab. en 1954, elle a entamé une croissance continue et gagné 290 hab. depuis 1999.

Saint-Affrique-lès-Montagnes (770 Saint-Affricains, 786 ha), 10 km au SSO de Castres, également en plaine, accueille les transports Garcia (40 sal.) et a gagné 150 hab. depuis 1999 (+24%). Au NE, aérodrome d’ULM (LF8123, piste en herbe de 380 m, aéroclub).

Escoussens (630 escarsentois, 2 362 ha dont 1 626 de bois), 16 km SSO de Castres dont le village est au pied du relief à 7 km au SO de Labruguière, partage avec celle-ci le rebord de la Montagne Noire et sa forêt domaniale et culmine à 954 m au SE. Au sommet, près de la crête à Font Bruno, accessible par la D56, a été érigé un monument en l’honneur des Corps francs de la Résistance; panorama. La population communale, qui de 1 200 hab. en 1831 était descendue à 400 en 1960-1975, augmente depuis; +100 hab. après 1999.

Verdalle (1 170 Verdallais, 2 424 ha dont 962 de bois), 15 km SO de Castres, a son village dans la plaine. Mais le finage s’étend loin au SE en montagne. Au pied de l’escarpement de la Montagne Noire, le hameau de Touscayrats a une maison de retraite médicale (ehpad) et un lycée agricole privé; scierie Vieu (30 sal.). Sur le relief à l’ouest, restes du castrum de Contrast au-dessus du ravin du Sant, grotte de la Frayssinette et centre de vacances de la Pouzaque. Tout au SE, au-delà du Pas de Sant et de son petit lac de barrage, le relief atteint 826 m dans la forêt d’Hautaniboul. Le finage a 13 km de long sur 2 ou 3 de large. La population a augmenté de 240 hab. (+29%) depuis 1999.

Massaguel (420 Massaguelois, 1 009 ha dont 622 de bois), 18 km SSO de Castres, a son village au pied même de l’escarpement de la Montagne Noire, au débouché du Sant, avec des ruines féodales. En amont d’un étranglement dans le ravin du Sant, le finage s’élargit dans la montagne, où il atteint 764 m.

Dourgne (1 360 dourgnols, 2 275 ha dont 733 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du Tarn, 19 km au SSO de Castres, au pied du rebord de faille de la Montagne Noire au débouché du Taurou, qui rejoint le Sor à Lescout. Le village a été rétabli comme bastide en 1303, après les ravages de la guerre des Albigeois. Il conserve quelques petits ateliers et les Carrières de la Montagne Noire (ardoises, 25 sal.) et propose Maison des artisans, collège public, institut médico-éducatif. Dans la plaine au NE, les monastères bénédictins pour femmes et hommes d’En Calcat ont été édifiés à partir de 1890. Au SE sur le relief, site naturel protégé du désert de Saint-Ferréol vers 560 m. Juste au sud du village, le ravin du Taurou se manifeste par des sources et pertes, la grotte du Castellas, un camping et des sites de vol libre. Au SO, le relief est entaillé par le ravin de Melzic, où sont une tour du château de Limatge et une ardoisière; le Melzic rejoint aussi le Sor, mais à Lempaut, à la limite de Lescout. Le relief atteint à la pointe sud le point de vue de Montalric (table d’orientation) à 789 m. Dourgne a eu 2 200 hab. en 1841 et s’est dépeuplée jusqu’en 1999; elle a repris 120 hab. depuis.

Lagardiolle (250 Gardiolais, 1 025 ha), 20 km SO de Castres, est entièrement dans la plaine, avec un petit village sur un mamelon.

Saint-Avit (270 Saint-Avitois, 486 ha), 18 km SO de Castres, est également en plaine et sur un mamelon; le Melzic traverse le finage. Une extension à l’est, en quasi-enclave, contient le petit hameau de la Barraque et le château de Parisot. La population a plus que doublé depuis 1999 (+120 hab.).

Lescout (710 Lescoutois, 672 ha), 16 km SO de Castres; 9 km SE de Puylaurens au bord du Sor et sur la D622, s’orne du château du Gua de 1728; elle a 290 hab. de plus qu’en 1999 (+91%).

Saint-Germain-des-Prés (930 Saint-Germinois, 1 697 ha), 18 km OSO de Castres et 5 km à l’est de Puylaurens, a son village juste au pied de la côte du Terrefort, près de la N126 qui traverse le finage d’ouest en est. Le finage monte sur les collines au NO, mais s’étend davantage dans la plaine au pied. La population a augmenté de 320 hab. depuis 1999 (+52%).

Les autres communes sont à l’ouest de Puylaurens, dans les collines du Terrefort; la plupart sont de petite taille et d’habitat dispersé.

Bertre (120 Bertrois, 414 ha), 9 km ONO de Puylaurens, est traversée par la vallée de l’Algans. Elle n’avait que 70 hab. en 1999.

Appelle (72 Appélois, 387 ha), 6 km à l’ouest de Puylaurens, est à la tête d’un vallon qui descend vers le Girou. Le finage atteint au sud la N126.

Lacroisille (120 Lacroisillais, 667 ha), 8 km à l’ouest de Puylaurens, a son village perché sur un relief à corniche; lac collinaire à l’est. La N126 traverse la pointe sud de la commune.

Algans (210 Alganois, 1 443 ha), 13 km ONO de Puylaurens, 6 km au nord de Cuq-Toulza, propose un musée de l’outil agricole. Le petit village est au pied du versant droit de la vallée de l’Algans, qui traverse tout le finage.

Cambon-lès-Lavaur (340 Cambonais, 1 214 ha), 15 km ONO de Puylaurens, a pour axe nord-sud la vallée encaissée et rectiligne du Mailhes, qui atteint le Girou au sud du finage; la N126 suit la vallée perpendiculaire du Girou. Lavaur est à 16 km NNO. Elle est limitrophe de la Haute-Garonne au sud.

Maurens-Scopont (190 Maurensois, 860 ha) est à 17 km ONO de Puylaurens, également en limite de département. Maurens est sur les collines au nord, Scopont dans la plaine du Girou, rive droite, près de la N126, avec un château. Leur réunion remonte à 1790; lac de Geignes (18 ha) dans un vallon, laboratoire de biochimie vétérinaire Cepheid (140 sal., états-unien).

Cuq-Toulza (710 Cuquois, 2 305 ha), 11 km à l’ouest de Puylaurens, est un ancien chef-lieu de canton du Tarn, 32 km OSO de Castres, à la limite de la Haute-Garonne. Le village ancien était perché sur une colline au sud du Girou; il ne reste que quelques maisons jouxtant l’ancien château des 12e et 16e s. L’habitat, la mairie et les commerces se concentrent au pied, au hameau de Cadix, dans la vallée entre Girou et N126; au NE, châteaux de la Vernède et Montauquier, avec un lac collinaire de 7 ha. La commune avait près de 1 200 hab. entre 1830 et 1880 et s’est dépeuplée jusqu’en 1975, puis sa population s’est stabilisée; elle a repris 190 habitants (+37%) depuis 1999.

Mouzens (120 Mouzenssois, 487 ha), 12 km OSO de Puylaurens, juste au sud de Cuq-Toulza, est limitrophe de la Haute-Garonne. Le petit village est perché au-dessus d’un étang de barrage.

Aguts (230 Agussiens, 979 ha), 11 km OSO Puylaurens, a un habitat très dispersé; plusieurs petits lacs collinaires; château inscrit du 17e s.

Péchaudier (190 Péchaudissois, 680 ha), à 8 km SO de Puylaurens, est sur un petit talus dominant la plaine; le Girou traverse le finage au NO.

Saint-Sernin-lès-Lavaur (170 Saint-Serninois, 421 ha, 6 km SO Puylaurens, est au pied de la côte du Terrefort, et loin de Lavaur (30 km); elle a gagné 70 hab. depuis 1999.


Puylaurens

(3 370 Puylaurentais, 8 182 ha dont 815 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du Tarn, 22 km à l’ouest de Castres sur la route de Toulouse (N126), dans la communauté Sor-Agout. La bourgade est perchée sur une butte de la côte du Lauragais, qui avance vers l’est à la faveur d’une ondulation synclinale et d’où l’on domine la plaine de Castres-Revel. Elle reçut en 1660 l’Académie protestante de Montauban et devint alors un actif foyer d’enseignement. Elle est aujourd’hui surtout une ville de marché, et de résidence pour des travailleurs du bassin de Castres. Elle offre un collège public, une zone artisanale avec ateliers agro-alimentaires: abattoirs (30 sal.), un négoce d’équipements de la maison (Eco-Groupage, 30 sal.) et divers petits ateliers.

Le finage atteint la rive gauche de l’Agout au NE, devant Vielmur. Il descend au sud dans la plaine, où la N126 offre une rocade avec échangeur. Le Girou a sa source au pied du bourg. Une queue du finage va vers le SO entre Poudis et Saint-Sernin-lès-Lavaur, portant la dimension de la commune à 15 km du SO au NE. Puylaurens a eu plus de 6 000 hab. de 1809 à 1851 et sa population a ensuite lentement décliné jusque vers 1975, puis s’est stabilisée; elle a augmenté de 510 hab. depuis 1999.


Saïx

(3 580 Saïxois, 1 379 ha) est une commune du Tarn, 5 km OSO de Castres sur la rive gauche de l’Agout. Surtout résidentielle, elle avait un millier d’habitants entre 1900 et 1950; elle est passée à 2 000 vers 1980, 3 000 en 1996, mais n’a gagné que 180 hab. depuis 1999. Le centre, petit, est sur la rive gauche d’un coude prononcé de l’Agout; la N126 traverse le finage et l’Agout un peu au nord, la voie ferrée Castres-Toulouse un peu plus au nord. L’Agout fixe la limite septentrionale sinueuse du finage; étangs de gravières dans sa plaine à l’ouest, au-delà du quartier de Longuegineste, avec base de loisirs intercommunale; isolation CRI (25 sal.); ambulances Maurel (35 sal.); maison de retraite des Grands Chênes (60 sal.). Saïx est le siège de la communauté de communes du Sor-Agout, et le bureau du nouveau canton Le Pastel (15 communes, 17 000 hab.).


Sémalens

(2 080 Sémalensois, 1 112 ha) est une commune du Tarn, 12 km à l’ouest de Castres, dans l’intercommunalité du Sor-Agout entre Saïx et Puylaurens. Le village est au pied de la côte du Terrefort, sur le Sor. Le finage se partage entre les collines à l’ouest et la plaine de l’Agout à l’est, dans un grand méandre de la rivière dont le cours limite le finage au nord et à l’est. Le finage est traversé par la voie ferrée de Castres à Toulouse. Sémalens est passée par un minimum vers 900 hab. en 1936, après un pic à 1 900 en 1872; elle a gagné 200 hab. depuis 1999.

Sémalens est le bureau du nouveau canton Plaine de l’Agout (27 communes, 16 100 hab.).


Soual

(2 580 Soualais, 1 417 ha) est une commune du Tarn à 13 km OSO de Castres, dans la communauté de communes du Sor-Agout, à la bifurcation des routes vers Toulouse et vers Revel, sur la rive droite du Sor. Elle avait un millier d’habitants entre 1890 et 1960, et s’est encore accrue de 550 hab. (+27%) depuis 1999. Sa croissance a été en partie due à l’installation en 1970 d’une grosse unité du groupe pharmaceutique d’origine castraise Pierre Fabre (530 emplois à Soual), qui assure en dermocosmétique près de la moitié du chiffre d’affaires du groupe. L’usine est toutefois dans la commune de Cambounet-sur-le-Sor, à la limite nord de Soual.

Aux Nauzes à l’est du bourg, s’active un fort ensemble d’animation agricole et de services avec la coopérative agricole Coopelso (110 sal.), le centre d’élevage et d’insémination artificielle du Sud-Ouest et un centre d’information sur l’élevage (Arsoe, Association régionale de services aux organismes d’élevages, couvrant les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), un centre de production de semences Midatest, etc. Soual a aussi un centre d’aide par le travail des ateliers Chantecler (85 employés), un atelier de conserves de viandes Occitanie Restauration (45 sal.), magasin Brico Dépôt (60 sal.), conditionnement BR (25 sal.), transports TIT (45 sal.); supermarché U (65 sal.). Le territoire est traversé par la N126 et les D622 et 621; traces d’une ancienne voie ferrée.