Argelès-Gazost

3 500 hab. (Argelésiens) dont 230 à part, 305 ha, sous-préfecture des Hautes-Pyrénées, 13 km au sud de Lourdes, au confluent des Gaves d'Azun et de Pau à 460 m. C'est le chef-lieu du Lavedan, et une fort ancienne ville de marchés. Elle est devenue station thermale au 19e siècle, avec un établissement thermal de 1885, et a ajouté Gazost à son nom en 1896. La belle petite ville ancienne est un peu en hauteur, avec la tour Mendaigne et les châteaux à tours carrées de Vieuzac (14e et 17e s.) et d'Ourout (16e s.). La ville basse thermale a été construite dans les années 1890 et après, avec parc et casino; parc animalier «la Colline des marmottes» à l'entrée d'Argelès, arboretum du Pibeste; collège et lycée climatiques publics.

La commune accueille de nombreux commerces dont un supermarché Carrefour (40 sal.) et quelques ateliers; fabrique de pièces en béton Toujas et Coll (140 sal.), génie thermique Bégariès (30 sal.), maçonnerie Vignes (30 sal.), scierie Sanguinet (25 sal.). EDF a 40 employés. Argelès, qui n’avait que 700 hab. au début du 19e siècle, est passée à 1 700 dans les années 1860, 2 000 en 1936, 3 600 en 1968 (sdc) avant de se tasser un peu; elle a regagné 70 hab. depuis 1999.

Les thermes reçoivent environ 1 300 curistes par an (25 000 nuitées), ce qui en fait la 7e du département (sur 8); mais le casino (groupe Tranchant, 30 sal.) se classe avant celui de Cauterets (146ee en France); le Camping des Trois Vallées emploie 45 personnes. La commune totalise 13 hôtels (260 chambres), un grand camping (450 places) et 400 résidences secondaires (sur 2 100 logements). «Station verte de vacances», la ville est le siège de la communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost, qui rassemble 16 communes et 6 900 hab. sur 15 148 ha. L'arrondissement a 39 900 hab. (38 600 en 1999), 6 cantons, 89 communes, 130 023 ha.

Le canton a 10 900 hab. (10 400 en 1999), 23 communes, 32 325 ha dont 6 506 de bois; il a une forme d'étoile à trois branches; la principale remonte la vallée du Gave de Cauterets; l'orientale se dirige vers le pic du Midi et inclut le lac Bleu (commune de Beaucens); l'occidentale s'étend jusqu'à la limite du département, au-delà du soum de las Escures (1 847 m). Le point culminant n'est autre que celui des Pyrénées françaises, au Vignemale, dans la commune de Cauterets. Au centre se trouve l'agglomération industrielle de Pierrefitte-Nestalas.

Plusieurs petites communes environnent Argelès. La plus connue est Saint-Savin (390 Saint-Savinois, 386 ha), 3 km au sud à 580 m, qui figure parmi les «villages de charme», sur le versant gauche du gave de Pau: c'est en raison de son ancienne abbaye, puissance locale apparue avant le 8e siècle, consacrée en 817, plusieurs fois reconstruite et dont il reste de larges parties des 13e et 16e s., et une église du 12e siècle avec un clocher en éteignoir et un riche mobilier; musée d'art religieux; un peu au sud, chapelle de la Piétat avec peintures murales. Saint-Savin était jadis à la tête de la communauté de la Rivière de Saint-Savin, l'une des plus étoffées du Lavedan, qui s'étendait jusqu'à la crête frontière en incluant Cauterets.

L'actuelle communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin (7 communes, 3 800 hab., 17 390 ha) inclut Saint-Savin, Pierrefitte-Nestalas et Cauterets et a son siège à Soulom (260 hab., 291 ha), qui a une église fortifiée; Mitjavila y a un atelier de stores (30 sal.); travaux publics ETM Labouly (35 sal.) et Heaven Climber (45 sal., aménagement de stations), charpentes Fourcade (55 sal.). Villelongue (360 hab., 2 046 ha dont 246 de bois) mérite son nom dans la mesure où la commune s’étire en une étroite bande vers le SE sur 8 km jusqu’au soum Arrouy (2 488 m) le long d’une vallée affluente du Gave; mais le village n’est qu’à 500 m d’altitude; la commune a gagné 60 hab. depuis 1999.

Adast (260 Adastois, 105 ha), 3,5 km au SSE d'Argelès et près de Pierrefitte et de ses emplois, a un portail d'église bien sculpté. À Arcizans-Avant (370 Arcizannais, 1 504 ha), au NO de Saint-Savin à 2 km au sud d'Argelès, un petit lac de barrage donne sur le gave d'Azun; le château restauré du Prince Noir (15e-16e s.) campe sur un verrou. La commune s'étire en bande vers le sud sur 8 km, de part et d'autre de la crête entre vallées d'Estaing et du gave de Pau, et englobant le pic de Cabaliros (2 334 m); elle a gagné 70 habitants entre 1999 et 2009 (+23%). Lau-Balagnas (510 Lau-Balutins, 290 ha), tout près d'Argelès côté sud, issue d'une fusion de 1846, a la dernière usine hydroélectrique du val d'Azun et une entreprise de bâtiment (Latapie, 35 sal.); sa population a augmenté entre 1936 et 1975 (610 hab.) mais diminue depuis.

Sère-en-Lavedan (75 hab., 187 ha, à 650 m), 3 km au NO d'Argelès dans la vallée du Bergons, a une belle petite église romane à portail décoré et chapiteaux, et une maison noble avec un donjon ruiné. Salles (2000 hab., 2 748 ha dont 1 109 de bois), juste au-dessus à 700 m, mais disposant d'un finage étendu vers l'ouest jusqu'à la limite du département et d'une ombrée boisée derrière la crête des Escures, s'orne d'un manoir du 17e s. à donjon carré restauré. Juste à côté, à l'est sur la même soulane, Ouzous (210 Ouzousiens, 475 ha, à 550 m), 4 km au nord d'Argelès, fut un moment le siège de la communauté de communes de l'Extrême de Salles, qui rassemblait 16 communes du canton, dont le chef-lieu, mais qui s'est fondue dans la communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost.

Ayzac-Ost (410 Ayzacostois, 308 ha), juste au nord d'Argelès sur la N 21, née d'une fusion de 1846, conserve un donjon carré à Ost, et propose un musée de la faune sauvage; supermarché Champion (35 sal.). Agos-Vidalos (390 Agolosiens, 611 ha), dernière commune du canton en aval, 5 km NNE d'Argelès, associe, depuis 1846 également, un village «neuf» de 1256 au vieux château ruiné de Vidalos, établi en amont sur une moraine, dont il reste un donjon carré restauré; menuiserie Pyrénées Charpentes (25 sal.). Le village est dominé au nord par le pic de Pibeste (1 349 m), accessible après 1935 par un téléphérique déposé depuis et d'où l'on a une vue étendue sur la vallée et sur Lourdes au nord. La commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2009 (+30%). Elle a un hôtel (56 chambres), quatre campings (320 places), une moitié de résidences secondaires (160).