Aubigny-en-Artois

1 400 hab. (Aubinois), 627 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement d'Arras, 16 km ONO de la préfecture. Le village s'étire sur le long de la Scarpe, surtout rive droite, et dispose d'une gare sur l'autre rive. Il abrite le château de Chalers, du 18e s., avec parc; un collège public, une maison de retraite. La commune est desservie par la N 39, qui passe un peu au sud du village. Elle a reçu une usine des Brioches Pasquier (240 sal.); menuiserie Lampin (FMB, 40 sal.), supermarché Carrefour (40 sal.), transports Mortelecque (40 sal.). La population d'Aubigny a crû lentement depuis les 650 hab. du 19e s., du moins jusqu'en 1982; elle reste à peu près stable depuis.

Le canton a 12 600 hab., 30 communes, 17 300 ha dont 559 de bois. Son chef-lieu est entouré par une dizaine de communes qui forment la partie orientale du canton. Savy-Berlette (1 070 Savinois dont 110 à part, 749 ha) associe depuis 1790 deux petits villages étirés dans la vallée de la Scarpe juste en amont d'Aubigny. Elle a une église du 16e s. (inscrite) avec flèche à crochets et abrite un lycée agricole privé (leap) au château de Berlette, qui est de 1707. Sa population a assez peu varié en deux siècles; elle augmente légèrement depuis 1975 (620 hab.).

Agnières (240 Agniérois, 325 ha), Capelle-Fermont (200 Capellois-Fermontois, 296 ha), et Frévin-Capelle (410 Frévinois, 359 ha) se succèdent immédiatement en aval du chef-lieu, à l'est. Les deux premières ont gagné 90 et 70 hab. chacune une cinquantaine d’habitants entre 1999 et 2010, donc plus d'une moitié, tandis que la population de la dernière diminuait un peu — mais avait à peine 200 hab. dans les années 1950 et 1960. Capelle-Fermont, issue d'une fusion de paroisses de 1790, a un manoir des 16e-17e s., Frévin-Capelle a une gare et un atelier de menuiserie (Roos, 25 sal.). Camblain-l'Abbé (790 Camblinois dont 140 à part, 561 ha) est à 5 km au NE d'Aubigny sur la chaussée Brunehaut d'Arras à Thérouanne (D 341), ce qui lui valut jadis le nom de Camblin-les-Estrayelles, le nom du hameau de ce nom, aujourd'hui disparu, évoquant une voie pavée; tour-clocher du 16e s., collège privé avec internat.

Cambligneul (340 Cambligneulois, 469 ha) est à 4 km NNE du chef-lieu et a une métallerie (Louchet, 30 sal.), Villers-Châtel (120 Villers-Châtelois, 317 ha) à 3 km au nord, Mingoval (210 Mingovalois, 379 ha) à 3 km NNO. Hermaville (560 Hermavillois, 632 ha) est à 3 km au sud du chef-lieu. Tilloy-lès-Hermaville (240 Tilloysiens, 287 ha) est à 3 km au SO. Villers tire son complément d'une forteresse du 14e s., reéaménagée en château du 17e s., avec parc et chapelle néo-gothique du 19e s., plus une «grotte de Lourdes» de 1886. Mingoval a une église du 16e s. à porche et flèche à crochets, Hermaville un château du 17e s. avec parc, et une église du 17e et du 18e s., également à tour-porche et flèche à crochets. Hermaville, qui a gagné 70 hab. de 1999 à 2006, est le siège de la communauté de communes de l'Atrebatie, qui réunit 27 communes et 12 400 hab.

Six communes occupent la bordure méridionale du canton. Izel-lès-Hameau (710 Izelois, 851 ha) est à 7 km au SO d'Aubigny, Penin (430 Peninois, 914 ha) à 9 km OSO. La première inclut à l'est le Hameau, ancienne possession des templiers; son nom, qui s'était écrit à tort Izel-les-Hameaux, a été rectifié en 2009: c'est bien Izel près (lès) de (ou du) Hameau (bien que le Hameau en fasse partie). La seconde contient le hameau de Doffine, intégré dès 1790; menuiserie Heunet (30 sal.). Penin a un château des 16e et 18e s. récemment restauré, et un polissoir. Villers-Sir-Simon (130 Villérois, 247 ha) est une toute petite commune juste au sud de Penin; Sir Simon est mis pour messire Simon, seigneur du lieu au 15e s. Ambrines (230 Ambrinois, 468 ha) est à 2 km au sud-ouest. Toutes ces communes ont des populations assez stables ou en léger progrès.

La pointe sud-ouest du canton est occupée par Maizières (170 Maiziérois, 680 ha), qui est à 14 km OSO du chef-lieu et a un clocher inscrit du 17e s. et un atelier de finition de bâtiments (Laîné et Roger, 30 sal.), et par Gouy-en-Ternois (170 Gouyésiens, 565 ha) qui est 3 km plus loin. Quatre communes bénéficient de la proximité de la route nationale (N 39) en direction de Saint-Pol-sur-Ternoise. Berles-Monchel (490 Berlois, 833 ha) est à 4 km à l'ouest d'Aubigny, dans le haut vallon près des sources de la Scarpe, et ajoute à ses deux villages centraux le hameau de Vandelicourt au nord-ouest, l'association des trois datant des années 1790. La commune croît un peu depuis le creux de 1980 (340 hab.).

Tincques (890 Tincquois, 1 068 ha) est à 8 km à l'ouest d'Aubigny et a une gare. Elle avait réuni dès l'origine les deux paroisses de Béthencourt à l'est et Tincquettes à l'ouest, qui subsistent sous forme de hameaux; elle accueille la fabrique de viennoiseries Les Délices des Sept Vallées (115 sal.), un négoce de matériaux (Chrétien, 30 sal.); sa population croît un peu. Plus à l'ouest, Averdoingt (270 Averdoingtois, 833 ha) et Bailleul-aux-Cornailles (270 Bailleulois, 682 ha) sont un peu plus à l'écart de la route, la première au sud, la seconde au nord, et toutes deux à moins de 10 km de Saint-Pol-sur-Ternoise. Averdoingt a une église des 13e au 17e s., et une usine d'emballages plastiques (La Vitrocelle, 80 sal.).

Une dizaine de communes se partagent le secteur nord et nord-ouest du canton. Les plus proches du chef-lieu sont Béthonsart (170 Béthonsartois, 420 ha) et Villers-Brûlin (320 Villers-Brûlinois, 382 ha), à 4 km NO et 5 km ONO. La première à une église du 16e s. classée, avec flèche à crochets et clocher-porche, la seconde un château des 16e et 18e-19e s. et une église en partie du 15e s. Frévillers (250 Frévillerois, 507 ha) à 8 km NO d'Aubigny, et Chelers (300 Chelérois, 804 ha) à 9 km ONO, les relaient à l'ouest; Chelers a un château du 18e s., Frévillers une église du 17e s. avec cadran solaire.

Magnicourt-en-Comte (630 Magnicourtois, 986 ha), à 11 km au NO du chef-lieu, est à la tête de la vallée de la Lawe, qui coule vers le nord. Elle s'est associée en 1790 à Houvelin au nord, Rocourt-en-l'Eau à l'ouest, devenues des hameaux. Elle a une base d'aviation ultralégère (ULM) avec une piste de 400 m, rencontres et compétitions. Ces communes ont des populations qui varient peu dans le temps.

La Lawe passe ensuite à La Comté (840 Comtois, 663 ha), 3 km au nord de Magnicourt, entourée de hauteurs montant à 190 m, où s'est juché au nord-ouest le château du Mont. La Comté a un atelier de traitements de surfaces ICP (60 sal.) et un de mécanique Beugin Sasu du groupe CMI (30 sal.); ferme et colombier du 16e s. La commune, dont le nom s'est écrit jadis La Comtée, n'avait que 400 hab. au 19e s. et croît lentement depuis; elle n'est qu'à 4 km d'Houdain.

Bajus (330 Bajussois, 294 ha) est dans un vallon à 2 km au SO de La Comté et conserve une motte féodale. La Thieuloye (460 Thieuloissiens, 296 ha), également dotée d'une motte féodale, et Monchy-Breton (420 Monchois, 690 ha) occupent l'angle NO du canton, à 16 km au NO du chef-lieu et 9 km au nord-est de Saint-Pol-sur-Ternoise. La dernière inclut le hameau d'Oriencourt à l'ouest, intégré dès 1790.