Audun-le-Roman

2 500 hab. (Audunois), 757 ha, chef-lieu de canton de la Meurthe-et-Moselle dans l’arrondissement de Briey, 17 km au nord de Briey. Un nœud ferroviaire à 5 branches sur la ligne Valenciennes-Thionville en avait fait une ville de cheminots; elle a un collège public, une petite fabrique d'appareils de manutention (Sfamac, 20 sal.). La commune n’était encore peuplée que de 520 hab. en 1900; elle est passée à 2 700 dans les années 1930 et a culminé à 2 900 en 1954; descendue à 2 100 hab. en 1999, elle a regagné 400 hab. depuis. «Le Roman» signifie que l’on y parlait le français, par opposition à Audun «le Tiche» (le tudesque). La ville est le siège de la communauté de communes du pays Audunois (14 communes, 8 500 hab.).

Le canton a 20 200 hab. (19 200 en 1999), 25 communes, 20 140 ha dont 3 360 de bois; il est limitrophe des départements de la Meuse et de la Moselle. Tout au nord, Crusnes (1 640 Crusnois, 606 ha), 4 km au sud de Villerupt, a un échangeur de la N 52 et une ancienne cité minière; elle eut 300 hab. en 1900, 2 600 au maximum de 1962. Sa voisine Errouville (790 Errouvillois, 513 ha dont 236 de bois), 6 km au nord d’Audun, contient une autre ancienne cité minière; elle eut 180 hab. en 1931, 1 100 en 1968; elle en a gagné 50 de 1999 à 2008. Serrouville (610 Serrouvillois, 1 557 ha dont 804 de bois), 4 km au nord d’Audun, a gagné 80 hab. dans le même temps; elle accueille l’aérodrome de Villerupt (code LFAW), doté d'une piste en herbe de 660 m et d'un aéroclub.

Mercy-le-Bas (1 370 hab., 823 ha), 13 km ONO d’Audun-le-Roman, est près du confluent de la Crusnes et de la Pienne; la voie ferrée Valenciennes-Thionville y emprunte la vallée de la Crusnes, qui eut des industries (papeterie, draperie et brasserie) dont certains bâtiments sont classés; elle a sa cité ouvrière, et abrita 400 hab. dans les années 1920, plus de 1 900 en 1962.

Beuvillers (320 Beuvillerois, 595 ha), 2 km au NE d’Audun, conserve une métallerie (Lefèvre, 50 sal.). Sancy (350 Sancéens, 1 319 ha), 3 km SSE du chef-lieu, héberge les transports par cars Géron (35 sal.) et dispose d'une bifurcation ferroviaire. Le sud du canton a été très marqué par les mines de fer: tout un ensemble a fonctionné au sud-ouest autour de Piennes et de communes voisines, au sud à Tucquegnieux, au sud-est à Trieux.