Baraqueville

3 140 hab. (Baraquevillois) dont 120 à part, 3 401 ha dont 323 de bois, chef-lieu de canton du département de l'Aveyron dans l'arrondissement de Rodez, 20 km au SO de la préfecture. Ce n'était encore qu'un hameau de 15 habitants en 1866, du nom de Baraque de Fraysse, dans la commune de Carcenac-Peyralès. L'arrivée du chemin de fer et la gare de Carcenac, toute proche, ont changé sa situation et en ont fait un lieu de distribution et de collecte pour l'agriculture. La double révolution agricole rouergate du 20e siècle a pleinement valorisé cette situation au milieu du Ségala transformé; d'impressionnants silos en sont la marque.

Les deux communes voisines de Carcenac-Peyralès et de Vors ont été réunies en 1973 et la nouvelle unité a pris le nom de Baraqueville, ainsi que la fonction de chef-lieu de canton, qui appartenait précédemment à Sauveterre-de-Rouergue. Cela explique aussi la forme inhabituelle du finage communal, très étiré du SSO au NNE sur 13 km, atteignant à l'extrême nord la vallée de l'Aveyron. Le bourg bénéficie du passage de la N 88 et de sa mise à deux fois deux voies. Il reste un haut lieu de l'activité agricole rouergate et y ajoute quelques ateliers, ainsi qu'une grande foire annuelle aux matériels agricoles. Un plan d'eau de 17 ha a été aménagé, avec base de loisirs.

Baraqueville a un collège public et un privé; un Intermarché (50 sal.), fabrique de matériel agricole Albouy (35 sal.), travaux pubics Puechoultres (40 sal.), traitement de l’eau Sogedo (25 sal.), restauration collective Ansamble (25 sal.). La population augmente depuis la fusion; elle a atteint 1 000 hab. en 1962, 2 000 en 1980, et a gagné encore 400 hab. de 1999 à 2009.

Le canton de Baraqueville-Sauveterre a 8 800 hab. (8 000 en 1999), 10 communes, 27 778 ha dont 4 107 de bois; il va des gorges de l’Aveyron au nord aux cours du Viaur et de son affluent le Lézert au sud. La communauté de communes du pays Baraquevillois lui correspond exactement, exemple rare de l’invention récente d’une contrée sans existence historique. Boussac (540 Boussacois, 1 792 ha), 6 km ONO du chef-lieu, est aux sources du Lézert et a une église classée du 15e s.; la commune a gagné 120 habitants de 1999 à 2009 (+29%). Manhac (710 hab.), 5 km au SE de Baraqueville, a une discothèque (Le Rétro, 20 sal.) et a gagné 200 hab. (+40%) depuis 1999.

Sauveterre-de-Rouergue (830 Sauveterrais, 2 343 ha dont 514 de bois), 14 km au SO du chef-lieu, occupe un promontoire au-dessus de la profonde vallée du Lézert; le village fut créé comme bastide royale en 1281, rivale de Naucelle qui n’est qu’à 3 km à vol d’oiseau, et il fut doté d’un plan en damier très généreux. La bourgade fut très active jusqu’au 19e s., notamment dans les draps et surtout la coutellerie, puis périclita parce qu’elle restait mal accessible. La mention de-Rouergue date de 1962. Le village, bien restauré, a conservé portes fortifiées, des restes de remparts, une très grande place centrale à couverts en arcades, de 60 m sur 40, des maisons à pans de bois et encorbellement, un village de vacances; il fait même partie des «plus beaux villages de France» et des «villages de charme». Sa population a culminé à 2 000 hab. en 1851; elle diminue encore un peu (-20 hab. de 1999 à 2009).

Pradinas (390 Pradinasiens, 2 268 ha dont 494 de bois), à l’angle SO du canton à 16 km OSO de Baraqueville, a un musée de l’agriculture du Ségala et un parc animalier de 20 ha. La grande commune de Colombiès (990 Colombiens, 5 523 ha dont 591 de bois), dont le village-centre est à 12 km de Baraqueville, règne au nord-ouest du canton; elle est représentative du Rouergue agricole, appliqué et productif; maison d’accueil pour personnes âgées. Colombiès a culminé à 2 400 hab. en 1886 et se dépeuple depuis.