Besse-et-Sainte-Anastaise

1 700 hab. (Bessois), 7 238 ha dont 1 373 de bois, chef-lieu de canton du Puy-de-Dôme dans l’arrondissement d’Issoire, 32 km OSO de la ville, à 1 050 m. Besse, nommée «en Chandesse» en 1961 et jusqu’en 1973, date à laquelle elle absorba sa voisine Sainte-Anastaise, fut une ville-marché active derrière ses murailles, et a conservé des maisons bourgeoises des 16e-17e s. et une vieille porte. En déclin accusé jusque vers 1960 (2 000 hab. vers 1860, 1 100 un siècle après), elle a alors bénéficié des investissements clermontois équipant Super-Besse en station de ski; puis de la rénovation de l’élevage laitier: elle a une coopérative (fromages Terres d'Auvergne, 20 sal.), une foire aux fromages d’Auvergne, un salon des fromages d’AOC européens. Le bourg, «petite cité de caractère», a un musée du ski, un collège public; fromagerie Riches-Monts du groupe Sodiaal (35 sal.) et supermarché Simply (30 sal.). Une maison de l’Eau et de la pêche est au bord de la Couze de Pavin; village de vacances Belambra (ex-VVF, 30 sal.).

Super-Besse, 6 km à l’ouest du bourg, au pied du Sancy vers 1 350 m, offre 24 pistes, 22 remontées mécaniques dont une télécabine (30 sal.), plus une abondance de pistes de ski nordique; elle est devenue une véritable station intégrée de résidence et de services et compte deux villages de vacances. La commune englobe aussi le lac Pavin, maar circulaire de 44 ha, profond de 92 m, au pied du puy de Montchal (panorama), à 1 197 m.

Le canton, très étendu sur le versant oriental des monts Dore et le versant septentrional du Cézallier, a 4 400 hab., 10 communes, 32 805 ha dont 6 766 de bois. La partie nord-ouest, fort accidentée, monte jusqu’aux sommets des monts Dore: puys de la Tache (1 629 m) et de l’Angle (1 738 m) au nord, puys de Sancy (1 885 m), Ferrand (1 854 m), Gros (1 793 m) et de Paillaret (1 721 m) au sud.

La commune de Chambon-sur-Lac (360 hab., 4 693 ha dont 843 de bois) y propose trois grands centres d’intérêt: le superbe cirque de la vallée de Chaudefour, devenu réserve naturelle, avec une maison de la Réserve, et qui eut naguère une petite station thermale; la station de sports d’hiver de Chambon-des-Neiges, mais qui a fermé en 2002; le lac Chambon, barré par un cône volcanique, à 875 m, peu profond (11 m) mais étendu (60 ha), agrémenté d’îlots, d’une base nautique et de lieux de loisirs. Le village, «station verte de vacances» à 890 m, a une église du 12e s. et un équipement hôtelier, avec village de vacances; le nom était Chambon tout court avant 1924 et la commune a dépassé le millier d’habitants en 1886.

Tout près de l’autre côté du lac, à l’est, Murol (560 hab., 1 505 ha), qui est à 12 km au nord de Besse et à 840 m d’altitude, également «station verte de vacances», arbore l’ancien château fort de Domeyrat sur une butte de basalte avec panorama, restauré et abritant l’été des spectacles «médiévaux», costumes anciens et machines de guerre. Le nom était Murols avant 1953; la population de la commune s’est montrée longtemps assez stable, mais tend à baisser un peu; village de vacances, musée d’archéologie et musée de peinture.

La partie méridionale du canton, sur le Cézallier, miroite de plusieurs lacs, le plus grand et le plus connu étant celui de Montcineyre dans la commune de Compains, sur 40 ha à 1 180 m, peu profond (18 m) et en forme de croissant car il est barré par un cône volcanique. Ce secteur est un haut lieu de l’élevage et du fromage de saint-nectaire dans les trois principales communes méridionales: dans la vallée de la Rhue, Égliseneuve-d’Entraigues (500570 hab., 5 643 ha), à 18 km au SO de Besse et à 950 m, où s’est ouverte la maison des fromages du Parc des Volcans et qui fut jadis un gros bourg de 2 200 hab.; sa population a encore perdu 70 hab. de 1999 à 2008.

Sur un affluent de la Rhue, Espinchal (110 hab., 885 ha, à 1 050 m), a été embellie par les villas des marchands de toile du Cézallier, et avait 480 hab. en 1881; elle a été dotée d’un village de vacances. Près du lac de Montcineyre, Compains (150 hab., 5 016 ha dont 1 334 de bois), à 960 m, eut presque un millier d’habitants dans les années 1880 et en perd encore. Compains englobe au sud-est le hameau très isolé de Brion, à 1 200 m, lieu traditionnel de grandes foires aux bestiaux près du lac-tourbière des Bordes (35 ha).

Vers l’est, la Couze de Valbeleix s’enfonce en gorges à Courgoul; Valbeleix est une commune de 160 hab. (un millier vers 1800) et 2 241 ha dont 690 de bois, dont le village est à 1 017 m. Au NE, la Couze de Pavin s’encaisse aussi profondément en aval de Besse. À Saint-Diéry (370 hab., 1 975 ha dont 617 de bois, à 780 m), la seule commune qui soit hors du Parc des Volcans, offre des demeures troglodytes de Jonas (fresques du 12e s.) dans le tuf basaltique, et un musée. Courgoul (70 hab., 844 ha dont 390 de bois), à l’extrémité NE du canton, est un tout petit village au fond des gorges de Courgoul, où s’encaissent la Couze de Valbeleix et son affluent le ruisseau de la Roche-Charles, en aval de Valbeleix. Courgoul a eu plus de 300 hab. en 1806, et reste au-dessous de 100 depuis 1960.