Bessines-sur-Gartempe

2 920 hab. (Bessinauds), 5 541 ha dont 975 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Vienne dans l’arrondissement de Bellac, 28 km à l’est de celle-ci, 34 km au nord de Limoges. La ville est sur la N 20 un peu au sud de la Gartempe, avec un accès tout proche à l’A 20 Occitane, et une aire de repos au nord (la Coulerouze). La commune s’est agrandie par fusion en 1973 en absorbant Morterolles-sur-Semme au nord. Sa population était de 2 800 hab. un peu avant 1900; abaissée à 2 000 en 1954, elle est brusquement montée à 3 000 en 1962 et s’y est maintenue jusqu’en 1990, avant de perdre quelques habitants, mais elle en a retrouvé 120 de plus entre 1999 et 2008.

Bessines fut un haut lieu du traitement de l’uranium à partir de 1948, au bord de la Gartempe: le site eut jusqu’à 1 500 salariés; musée-exposition au bourg. Areva, successeur de la Cogema, enregistre encore 120 sal. à Bessines, et l'entreprise d'analyses et radioprootection Algade (groupe Carso) 35 sal. La société métallurgique Altia (emmboutissage et mécanosoudure) emploie 170 salariés; elle succède à Wagon Automotive, qui avait elle-même pris la suite de la SER (Synthèses, études et recherches) dans le découpage et l’emboutissage pour l’industrie des automobiles et employait 340 personnes en 2005. Dans l’industrie des viandes, la société Somafer (Ferrand-Malouze) emploie 105 salariés, les Abatoirs de Bessines 55 sal., la Sobevia 30 sal. La ville a un collège public, un magasin Intermarché (35 sal.); travaux publics Gavanier (20 sal.). Au sud du bourg, étang de barrage de Sagnat. Bessines est le siège de la communauté de communes des Portes d’Occitanie, ex-Communautés minières du bassin de la Crouzille, qui réunit 6 communes (7 100 hab.).

Le canton a 5 600 hab. (5 200 en 1999), 5 communes, 15 661 ha dont 3 360 de bois; il s’étire du nord au sud de part et d’autre de l’axe de circulation N 20-A 20. Sa partie méridionale est dans les monts d’Ambazac. Tout au sud, Razès (1 110 Razelauds, 2 414 ha dont 792 de bois), 10 km au sud de Bessines, qui dispose d’un autre accès à l’autoroute, avait reçu des villas des employés de la Cogema travaillant dans les mines du secteur de la Crouzille, juste au sud, ainsi qu’une école de prospection minière (1956-1987) et un centre de recherches médicales associés à l’extraction de l’uranium; atelier des Charpentiers Limousins (25 sal.), un camping de 170 places. La population, tombée de 1 500 à 800 hab. entre 1900 et 1954, était alors montée à 1 200 en 1962; puis elle a diminué jusqu’en 1982, et reprend un peu depuis, gagnant 90 hab. de 1999 à 2008.

Au nord-est de la commune se dresse la motte castrale de Charensannes; à l’ouest, la commune donne sur le lac de Saint-Pardoux, que domine le hameau de Santrop et qui a reçu une base de loisirs. Saint-Pardoux (540 hab., 2 323 ha dont 708 de bois) est à 11 km au SO de Bessines et a gagné 60 hab. depuis 1999; un barrage a été édifié en 1975 sur la Couze, qui vient de Saint-Léger-la-Montagne et rejoint la Gartempe à Rancon; il retient un lac au dessin contourné, de 331 ha, à 360 m d’altitude, qui a été doté de trois villages de loisirs, dont celui de Fréaudour dans la commune, les autres étant à Razès et à Compreignac (canton de Nantiat); un camping de luxe (70 places), plus d'un quart de résidences secondaires.

Le nord-est du canton, éloigné des monts d’Ambazac et traversé par la voie ferrée de Paris à Toulouse, est un peu différent. La commune de Fromental (540 Fromentaux, 2 265 ha dont 348 de bois), 8 km NNE de Bessines, est bordée au nord par la Senne et regarde déjà vers La Souterraine, à 10 km; elle a gagné 70 hab. entre 1999 et 2008, alors que sa population avait fortement baissé depuis les 1 500 hab. de 1910; le seul nom de la commune indique déjà une relativement bonne terre à céréales; dolmen et menhir des Fichades, château du 17e s. à douves au village. Folles (550 Follais, 3 118 ha dont 537 de bois), à l’est du canton à 10 km de Bessines, occupe le plateau entre Gartempe et Ardour, qui confluent à la limite ouest de la commune; le viaduc de Rocherolle permet à la voie ferrée de franchir la Gartempe; usine électrique sur l’Ardour, sous le barrage de Pont à l’Âge, qui retient un petit lac de 30 ha.