Blanc-Mesnil (Le)

51 400 hab. (Blanc-Mesnilois) dont 310 à part, 805 ha, chef-lieu de canton de la Seine-Saint-Denis dans l'arrondissement du Raincy, 7 km au nord-ouest de celle-ci. Son territoire dessine un arc de cercle qui s'appuie à peu près à l'est sur le tracé de l'A 3. Il est limité au nord-ouest par la N 17 et atteint au sud la limite de Bondy. Il est traversé dans sa partie méridionale par la D 115 sinueuse (avenue Paul Vaillant-Couturier) et par le large faisceau de voies ferrées est-ouest issu de la gare du Nord par Drancy, équipé à l'est de la gare du RER B de Blanc-Mesnil; au nord, par l'éventail formé par l'A 1 et la D 41 (avenue Aristide Briand), que recoupent la N 2 (avenue Descartes).

Il est structuré par une série de longues rues parallèles, qui suivent la courbure générale ou qui la recoupent perpendiculairement en s'appuyant sur la longue voie de l'avenue Pasteur. Il comprend au nord la partie sud du marché-gare Garonor, plus un cimetière et le centre d'affaires Paris-Nord, ainsi que la zone industrielle du Pont Yblon à l'ouest de l'A 1. Un ensemble de cités de grands immeubles (cités 212, les Tilleuls, Floréal Aviation, Azur, Espace, Vachet, Alizard, la Justice, Caravelle, Descartes) est rassemblé sous la forme d'une «zone urbaine sensible» Pont Yblon-quartiers Nord, qui a le statut de «zone de rénovation urbaine» et de «zone franche urbaine» de 90 ha et 12 500 hab.

La zone industrielle du Coudray prolonge vers le sud-est cet ensemble; elle est séparée de la ville par le long parc urbain qui suit la vallée de la Morée, au sein duquel ont pris place deux lycées. Entre la N 2 et la D 41, à la Pièce du Tilleul, s'arrangent perpendiculairement de grandes barres d'immeubles autour de la place Chalgrin et de son centre commercial. Au nord-ouest, à la limite de Drancy, s'étalent les parcs d'activités des zac (zones d'aménagement concerté) de la Molette. Le centre-ville est à peu près au centre du territoire communal, vers l'ouest.

Au sud des voies ferrées, l'espace est différencié; il juxtapose des ensembles de pavillons, la Cité-Jardins au plan rayonnant autour du square Stalingrad dans l'ancienne vallée de la Molette, entre le chemin de fer et la D 115, des terrains de sports à l'est près de la gare, plusieurs grands ensembles comme la cité des Quatre Tours à l'est, la cité des Blés d'Or à l'ouest, les cités Danielle Casanova, des Quinze Arpents et de la Voie Verte au sud-est.

La ville, fleurie (trois fleurs), dispose de quatre collèges et trois lycées publics dont un professionnel, un institut médico-éducatif; trois centres d'aide par le travail, quatre maisons de retraite et le centre hospitalier privé GCRP (250-400 sal., 190 lits) plus la clinique Galliéni (90 lits). Les principales sociétés sont celles des matériels antifeu Sicli (200-500 sal.), des radiateurs Baxi(100-200 sal.), des matériels électriques Chubb Sécurité (100-200 sal.), des gaz industriels L'Air Liquide (100-200 sal.), des installations électriques Forclum (100-200 sal. et autant pour le siège) et Force et Lumière Électrique(100-200 sal.), le négoce d'électroménager Miele (200-500 sal.) et de jouets Canal Toys (100-200 sal.), et EDF (100-200 sal.).

D'à peine une centaine d'habitants au milieu du 19e s., et 200 en 1901, la commune est montée à 2 900 en 1921 et brusquement passée à 10 700 en 1826, 19 300 en 1931; sa population a encore progressé sensiblement après la guerre, atteignant 48 500 hab. en 1968; la croissance s'est ensuite arrêtée, avec quelques fluctuations. La municipalité est dirigée par le Parti communiste depuis 1935, hors années de guerre. Le maire actuel est Didier Mignot, ancien technicien de laboratoire. Le canton correspond à la commune; le conseiller général est également communiste.