Bourg

2 300 hab. (Bourgeais), 1 054 ha, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Blaye, à 15 km SE de la sous-préfecture, sur la rive droite de la Dordogne face à Ambès; on prononce Bourc et les habitants sont les Bourquais. C’est un vieux bourg fortifié, «cité de caractère» avec citadelle, hôtel de ville classé, musée hippomobile, écomusée du Bourgeais, port de plaisance; collège public. Il est juché sur une avancée du coteau, et doublé au pied d'un quartier de plaine. La commune s’étire sur 7 km le long de la Dordogne et englobe 653 de vignes.

Deux petites plaines alluviales l'encadrent, également viticoles, jusqu'au hameau du Pain de Sucre en aval, sous le hameau perché de Camillac; celle d'amont s'élargit à l'est; elle va jusqu'au cours du Moron, et porte près du confluent du Moron le château de Mille Secousses. Le hameau de la Nation est au débouché d'un autre vallon dans la plaine élargie. L'habitat se disperse sur le plateau au milieu des vignes. La population dépassait 2 800 hab. en 1900; descendue vers 2 000 un demi-siècle après, elle était remontée à 2 600 en 1968, mais a décliné à nouveau depuis, puis aurait repris quelque 200 hab. après 1999.

Les alentours de Bourg forment le Bourgeais (parfois mais à tort Bourgais). Le canton de Bourg a 12 700 hab. (12 300 en 1999), 15 communes, 9 540 ha; il inclut l’île Cazeau en Gironde, et l’extrême pointe d’Ambès; il bénéficie d’une appellation viticole côtes-de-bourg (et bourg ou bourgeais) depuis 1936 et 1941, limitée au canton, sur 3 850 ha (210 000 hl/an), presque entièrement en vins rouges (merlot 67%, cabernet, malbec). Au canton correspond exactement une communauté de communes du canton de Bourg-sur-Gironde, qui siège au chef-lieu. Pugnac, au nord-est, vient d'atteindre 2 000 hab.

De l’autre côté du Moron, petit affluent de la Dordogne qui descend du nord de Saint-Savin, la commune de Prignac-et-Marcamps (1 400 hab., 966 ha), issue d’une fusion de 1964, tient l'angle sud-est du canton. Son territoire se partage entre les collines de Marcamps et la plaine alluviale de la Dordogne; elle cultive 257 ha de vignes et sa population augmente (810 hab. en 1968); château du Grand-Joué avec parc. C'est sur son territoire, au-dessus de la vallée du Moron, que sont les grottes préhistoriques à gravures pariétales de Pair-non-Pair. À 5 km à l’est de Bourg, Tauriac (1 300 hab., 1 051 ha dont 713 de vignes) est sur le plateau de rive droite du Moron et son finage s'étend assez loin vers le nord, englobant au nord-est le hameau de Peujais, à l'ouest celui de Charruaud; le village a une église classée du 12ee s. à clocher-mur; une cave coopérative est au pied du coteau, au débouché du Moron dans la plaine.

En aval de Bourg, quatre communes se partagent la rive droite de la Gironde. Saint-Seurin-de-Bourg (310 hab., 247 ha dont 218 de vignes) n'a pas de centre mais son plus gros hameau, Caruel, domine le coteau face au bec d'Ambès. Bayon-sur-Gironde (720 hab., 570 ha dont 176 de vignes) a un habitat est tout aussi dispersé, possède la pointe du bec d’Ambès avec un appontement pétrolier, et la plus grande partie de l’île Cazeau; mais la commune perdu récemment quelques habitants, comme Saint-Seurin. Elle s'orne du château Fallas (17ee s.) et d'une jolie église romane du 12e s. à trois étages d'abside.

Gauriac (860 hab., 554 ha dont 198 de vignes) n'a qu'un très petit hameau éponyme, relayé au sud par le gros hameau de Francicot, à l'ouest par celui de Perrinque et, à la pointe du plateau où débouche le Grenet, celui de Roque de Thau au bord de la Gironde; le château de Thau (16ee et 17e s.) est inscrit; Gauriac englobe en Gironde l’île du Nord qui porte le château Calmeilh et a une cave coopérative sur le plateau. Enfin Villeneuve (390 hab., 463 ha dont 226 de vignes), à 9 km au nord-ouest de Bourg, a une part (vide) de l’île Verte et s'orne du château de Barbe.

De petits villages viticoles se disséminent dans les collines au nord de Bourg. Lansac(640 hab., 600 ha dont 341 de vignes) est juste au nord de Bourg; le petit village et sa cave coopérative sont au pied d'une butte isolée (le Puy) qui se distingue dans le paysage; le hameau des Androns, au nord-est, est plus peuplé que le village-centre. Dans un deuxième arc de cercle autour de Bourg, figurent à l'ouest Comps (460 Compsicois, 166 ha dont 75 de vignes), 4 km au nord-ouest de Bourg, qui a gagné 70 hab. de 1999 à 2008 sur son très petit finage; Samonac (410 hab., 390 ha dont 283 de vignes), secondée par le gros hameau de Tourteau au sud, et Mombrier (360 hab., 425 ha dont 240 de vignes) au nord, dont l'église du 12e s. est inscrite.

Dans un troisième arc extérieur figurent encore Saint-Ciers-de-Canesse (800 Canessois, 680 ha dont 483 de vignes) 7 km au nord-ouest de Bourg, qui comme Comps a gagné 60 hab. depuis 1999, et dont l'église est aussi inscrite; Saint-Trojan (310 hab., 305 ha dont 163 de vignes) un peu plus à l'est, et Teuillac (740 hab., 715 ha dont 312 de vignes) à 8 km au nord de Bourg, dans la petite vallée du Barbefer qui coule en direction de l'est vers le Moron; elle qui vient de gagner 50 hab.; son finage fait une pointe vers le nord, incluant le hameau de Violet au-delà de la N 137.