Bruyères

3 410 hab. (Bruyérois), 1 602 ha dont 1 030 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement d’Épinal, 25 km à l’est de la préfecture, à 493 m. La ville est dans la dépression qui longe le pied de la côte du grès vosgien, face au débouché de la Vologne; les environs sont de relief vigoureux. Bruyères a un ancien château, et offre un beau panorama du haut de la butte de l’Avison qui monte à 595 m selon l’IGN et 601 selon la mairie; l’Avison a été coiffée d’une tour carrée de 1900 refaite après 1944, qui porte une table d’orientation; circuit des fourmis du massif de l’Helledraye, étangs et rochers de Pointhaie.

La ville a collège et lycée publics, hôpital local (12 lits), quatre maisons de retraite; le lycée porte le nom de Jean Lurçat, né à Bruyères en 1892. Un musée d’art populaire est aménagé dans l’ancienne synagogue. La ville a aussi une gare avec bifurcation, un centre Leclerc (95 sal.) et un Intermarché (25 sal.) avec Bricomarché (20 sal.); une verrerie Ficocipa (120 sal.) s’est spécialisée dans les rétroviseurs. La population communale avait atteint 4 200 hab. en 1891 et un maximum de 4 500 hab. en 1911; abaissée à 2 900 en 1926, elle est remontée à 3 850 en 1975 et a diminué ensuite; elle s'est stabilisée après 1999. Bruyères est le siège de la communauté de communes de la vallée de la Vologne (18 communes, 10 900 hab.).

Le canton a 15 400 hab. (14 900 en 1999), 30 communes, 22 951 ha dont 10 929 de bois. Il s’étend largement au nord sur le plateau de grès, herbager et largement occupé par les forêts communales de Bruyères et de Grandvillers (720 Grandvillois, 1 746 ha dont 1 037 de bois), village-rue à 7 km au NO de Bruyères dans la vallée de l’Arentèle, qui naît à Bruyères et rejoint la Mortagne à Rambervillers; Grandvillers héberge une entreprise de finition de bâtiment (Robey, 40 sal.). La commune la plus septentrionale du canton est Sainte-Hélène (470 hab., 1 705 ha dont 888 de bois), 6 km au nord de Grandvillers sur la route de Rambervillers et 9 km au sud de celle-ci; la commune a une forêt domaniale à l'est, un terrain de manœuvre militaire à l'ouest, et son église du 18e s. a des boiseries classées.

Gugnécourt (200 hab., 511 ha), 2 km à l’ouest, au bord du Durbion, a une maison familiale rurale et accueille le siège de la communauté de communes de l’Arentèle, Durbion, Padozel (ADP), qui associe 12 communes et 3 400 hab.; les trois noms sont ceux de ruisseaux locaux. Girecourt-sur-Durbion (310 hab., 692 ha dont 213 de bois) est juste en aval de la précédente. Aydoilles (1 100 Aydoilliens, 1 000 ha dont 379 de bois), 16 km ONO de Bruyères sur la D 420, a une population croissante depuis le minimum de 1936 (430 hab.).

Le canton déborde un peu au SE sur le massif vosgien, mais c’est dans la vallée de la Vologne qu’est l’essentiel du peuplement, associé à des industries traditionnelles quelque peu renouvelée du bois, de la papeterie et du coton. Elle dessine une rue de villages industriels qui se suit jusqu’aux abords de son confluent avec la Moselle, mais où les fermetures ont été nombreuses. Champ-le-Duc (570 hab., 392 ha), juste au sud de Bruyères, a une belle église classée du 12e s.; scierie Gaiffe (25 sal.). Laval-sur-Vologne (650 Lavallois, 358 ha), 3 km au SO de Bruyères, se distingue par la grosse papeterie Novatissue ex-Mougeot-Dussapt, spécialiste de papiers de toilette et couches-culottes, passée de 650 sal. en 2005 à 240 en 2011, issue d’un moulin à papier de 1736 et appartenant au groupe italien Lucart; Laval a aussi une Papeterie des Vosges (120 sal.) qui appartient au groupe Bolloré.

À Lépanges-sur-Vologne (950 Lépangeois, 757 ha dont 350 de bois), 3 km en aval, le dernier tissage de coton, Decouvelaere (50 sal.) a fermé en 2008. Deycimont (280 240 hab., 632 ha dont 274 de bois), à moins de 2 km plus loin, toujours sur la rive droite de la Vologne, a perdu le tissage de linge Mathieu, qui occupait 70 salariés vers 2005, mais a gagné 40 hab. depuis 1999. Laveline-devant-Bruyères (650 Lavelinois, 310 ha), 5 km au SE de Bruyères, a perdu sa dernière filature et 40 hab. entre 1999 et 2008. À Beauménil (130 hab., 330 ha dont 170 de bois), 2 km en aval, l’Émaillerie de l’Est (60 sal.) occupe un ancien tissage mais se trouve en difficulté.

Docelles (1 030 Docellois, 874 ha dont 438 de bois), au confluent du Barba à 11 km SO de Bruyères sur la D 11, a une autre papeterie (IMP du groupe finlandais Kymmene, 190 sal.) et une fabrique de vêtements de travail Halbout (60 sal.), une scierie (Forestière Docelloise, 30 sal. Sa voisine Cheniménil (1 190 hab., 928 ha dont 317 de bois), juste en aval au bord de la Vologne, et à l’angle SO du canton, a perdu en 2006 ses derniers emplois industriels avec la fermeture de la Filature de Cheniménil et de la Filature de Ramonchamp du même groupe, et sa population a diminué de 70 hab. depuis 1999.