Campagne-lès-Hesdin

1 800 hab. (Campagnards), 1 564 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Montreuil, 14 km au sud-est de Montreuil. Le village s'étire de l'ONO à l'ESE le long de la Grand-Rue, entre la D 138 et la N 39 qui sont quasi parallèles. Elle a un château du 18e s., et son finage est traversé par la chaussée Brunehaut SSE-NNO vers Boulogne; fabrique de matériel agricole Corne (50 sal.). La commune a été réunie en 1790 à Brunehautpré, puis a englobé en 1834 une partie de Saint-André-au-Bois et a ainsi atteint 1 400 hab. Ensuite elle s'est dépeuplée, variant entre 900 et 1 000 hab. dans la première moitié du 20e s.; le nombre d'habitants croît à nouveau lentement depuis la guerre.

Le canton a 10 800 hab., 23 communes, 19 155 ha dont 1 034 de bois. Son territoire est limité au sud par la vallée de l'Authie et s'étend au nord de celle de la Canche; la plupart de ses communes étaient nettement plus peuplées au milieu du 19e s. qu'à présent, mais certaines regagnent des habitants depuis quelques lustres, le creux ayant été souvent atteint autour des années 1970. Quatre communes, au sud, bordent l'Authie. Douriez (310 hab., 884 ha) est la plus en amont, à 9 km SSE du chef-lieu; elle a une église collégiale classée des 16e au 19e s., et contient le hameau de Saint-Josse-au-Bois au nord. Elle a cessé de perdre des habitants, comme Saulchoy (310 hab., 529 ha) qui la relaie en aval, à 8 km SSO du chef-lieu au débouché d'un vallon.

Maintenay (390 hab., 1 211 ha) aligne ses maisons au pied du talus de rive droite de l'Authie à 6 km au SO de Campagne et a gagné 55 hab. de 1999 à 2007 (+17%); elle a une église inscrite des 13e et 16e s., un moulin à eau du 12e s. avec un petit musée. La dernière est la petite Roussent (210 Roussentois, 504 ha), 2 km en aval de Maintenay, qui a un beau marais à tourbières et dont la population s'est mise à croître aussi (+50 hab. depuis 1999); Roussent avait été réunie à Maintenay de 1824 à 1859.

Quatre autres communes occupent le plateau entre Authie et Canche. Boisjean (500 Boisjeannois, 1 274 ha) est à 9 km à l'ouest du chef-lieu et s'est agrandie en 1790 en intégrant Bloville et Le Val-lès-Montreuil, en 1834 avec une partie de Saint-André-au-Bois, passant alors à 730 hab.; elle a atteint son minimum en 1975 (370 hab.) et croît depuis (+50 hab. depuis 1999). Buire-le-Sec (800 Buirois, 1 336 ha) aligne plusieurs hameaux dont le principal est à 4 km au SO du chef-lieu. La commune a une motte féodale, le château de Romont, un labyrinthe estival, une cité des Artisans avec une fête des métiers; métallerie AMBS-la Littorale (50 sal.), armatures Glacon (SNAAM, 30 sal.). Le village de Romont a été intégré en 1790; la commune a eu 1 100 hab. en 1836, 540 seulement en 1975.

Saint-Rémy-au-Bois (110 Saint-Rémygiens, 405 ha) se niche dans un vallon qui descend vers l'Authie, à 4 km au sud de Campagne et sur la chaussée Brunehaut. Gouy-Saint-André (640 Gouysons, 1 334 ha) est un assez gros village à 3 km au SE du chef-lieu, qui conserve des restes (18e s.) d'une ancienne abbaye du 12e s. à l'est du finage (Saint-André-au-Bois), annexée en 1834, ce qui lui a valu de compléter son nom; fabrique Eurovanille (55 sal.).

Six communes accompagnent la vallée de la Canche. Maresquel-Ecquemicourt (910 Maresquellois, 769 ha) aligne deux villages au pied du talus de gauche, à 4 km au NE du chef-lieu, réunis en 1968. Elle a une gare et propose un jardin d'Evea; transports STGV-Thévenet (30 sal.). Une papeterie Deruisher fondée en 1840, reprise par International Paper (papiers de bureau pour imprimantes et photocopieurs), a fermé en 2006 avec 230 salariés. La population diminuait depuis 1982, où elle avait dépassé le millier d'habitants; elle a augmenté récemment de 40 hab. (1999-2010).

Beaurainville a dépassé 2 000 hab. La petite Lespinoy (220 hab., 396 ha) lui fait suite en aval, rive gauche. Brimeux (750 Brimeusois, 1 068 ha) aligne ses maisons au pied du versant gauche de la vallée à 5 km NNO du chef-lieu; elle a une église classée des 15e et 16e s. et une minoterie (Podvin). Sa population, fort stable depuis longtemps, s'est accrue de 110 hab. entre 1999 et 2010. Sur la rive droite, deux villages se font suite dans cette partie aval de la Canche. Marenla (220 Marenlois, 1 004 ha) est à 4 km au NO de Beaurainville. Marles-sur-Canche (300 Marlésiens, 510 ha) lui fait suite en aval, au débouché du grand vallon du Bras de Bronne, qui descend du nord-est sur 11 km; le village est à 5 km à l'est de Montreuil et propose un musée agricole.

Trois villages se succèdent dans le vallon du Bras de Bronne: Marant (70 Marantois, 388 ha) à 1 500 m de Marle, Aix-en-Issart (280 Aixois, 1 010 ha) 1 km plus loin avec une scierie (Lafonte, 35 sal.), Sempy (300 hab., 800 ha) au nord-est, à 10 km au NE de Montreuil et 9 km NNO de Beaurainville. Aix a gagné 60 hab. de 1999 à 2010, Sempy 120, soit un gain des deux tiers. Une autre chaussée Brunehaut, SO-NE, traverse les collines dans la partie orientale du finage d'Aix et à la limite de celui de Sempy.

Cinq communes occupent le nord-est du canton dans les collines. Saint-Denœux (140 Saint-Denœusiens), 403 ha) est un «village de charme» dans le creux d'un vallon qui descend vers Marenla, 8 km au nord de Beaurainville; il s'orne d'une église inscrite du 16e s. Le nom n'est pas celui d'un saint, mais une déformation d'un ancien Sendenodum. Boubers-lès-Hesmond (70 Boubersois, 174 ha) a un minuscule finage dans la petite vallée de l'Embrienne, affluent de la Créquoise. Hesmond (180 Hesmondois, 827 ha) est juste en aval du confluent, à 5 km au NE de Beaurainville, avec un moulin à eau et un petit château du 18e s.

Elle est suivie immédiatement en aval par Offin (210 Offinois, 529 ha) puis par Loison-sur-Créquoise (250 Loisonnais, 907 ha) qui n'est qu'à 2 km au NE de Beaurainville et qui a précisé son nom en 1907. Loison propose un atelier et théâtre de marionnettes à la ferme du Hérissambre, et se veut un haut lieu de la groseille avec un jardin de la Groseille, une spécialité de perlé de groseille et une fête annuelle de la groseille. Tous les finages de ces communes sont perpendiculaires aux vallées qui abritent les villages; le nombre de leurs habitants varie peu, mais il était deux fois plus élevé au milieu du 19e s.