Carlux

670 hab. (Carliciens), 1 331 ha, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Sarlat-la-Canéda, 18 km à l’est de la ville, en Périgord Noir, ancienne châtellenie des Turenne, au sein d’une contrée touristique. Le village est dans un vallon du plateau à l'écart de la Dordogne; il a un donjon, une lanterne des morts («cheminée sarrazine»), des jardins aménagés (jardins de Cadiot) et figure dans les «villages de caractère». Le nom est dérivé de castellucium, évoquant un château fort, dont subsistent peu de restes.

Le territoire communal a trois extensions dans la plaine de la Dordogne avec des étangs de sablières; le hameau de Rouffillac à l'angle sud-ouest jouait le rôle de petit port et de tête de pont; à l'est, le finage inclut le confluent de la Beugne et de la Dordogne, l'éperon de confluence et des hameaux de Limejouls, ancienne commune absorbée en 1825 avec 200 hab.; Carlux en avait alors 700. La population augmente légèrement depuis 1975 (510 hab.); elle avait largement dépassé 1 200 en 1881. La communauté de communes du Carluxais-Terre de Fénelon a 10 communes (3 800 hab.) et siège à Carlux.

Le canton, limitrophe du département du Lot, groupe 5 300 hab. (4 700 en 1999) dans 11 communes sur 11 950 ha dont 4 874 de bois; très accidenté à l’est, à l’entrée de la Dordogne dans les causses, il s’étend de part et d’autre de la vallée de la Dordogne et accueille de nombreux touristes. Carsac-Aillac est à l'ouest. Calviac-en-Périgord (530 hab., 1 452 ha dont 781 de bois) est la troisième commune sur la rive droite de la Dordogne; le village est sur le rebord d'une terrasse, 5 km au sud-ouest du chef-lieu et 6 au nord-est de Carsac; son église des 12e et 15e s. est inscrite; le finage, très boisé, inclut à l'ouest la plaine intérieure des deux hameaux et du château de Braulen. Le nom était seulement Calviac avant 1973.

Prats-de-Carlux (520 Pradins, 1 300 ha dont 532 de bois), 5 km au NO du chef-lieu, n'a qu'un petiit village entouré de nombreux hameaux dont le principal est Lhomond, au sud-ouest, près du château de Sirey (15e et 16e s., inscrit); la commune a un centre d’aide par le travail; elle a gagné 100 habitants (24%) de 1000 à 2008. Simeyrols (230 Simeyrolais, 926 ha dont 411 de bois), 4 km au nord du chef-lieu, est sa voisine à l'est. Orliaguet (90 Orliaguais, 823 ha dont 459 de bois), 5 km NNE de Carlux, est un très petit village dans la vallée encaissée du Bugue, entouré de grosses collines massives et boisées; le hameau de Castang, au nord-est, est sur une croupe partagée par la limite cantonale.

Peyrillac-et-Millac (210 hab., 694 ha dont 251 de bois), 8 km à l'est de Carlux, se partage entre une large section de la plaine de rive droite de la Dordogne, qui porte un pont ferroviaire au sud-est, le pied de coteau où s'étirent le long de la route le village de Peyrillac et le hameau de Gadenaud qui le prolonge vers l'ouest, et un élement de plateau boisé, au milieu duqul s'ouvre la clairière de Millac. Cazoulès (440 Cazoulésiens, 352 ha) est la commune la plus orientale du canton; son habitat s'éparpille sur toute la surface d'un lobe de méandre de la Dordogne; château de la Font-Haute (16e et 19e s.) en plaine sur un rebord de terrasse au sud-est, château de Saulou (16e-17e s.) au nord-ouest sur les premières pentes.

Trois communes se partagent le sud du canton, au-delà de la Dordogne. Saint-Julien-de-Lampon (620 Lamponais, 1 324 ha dont 700 de bois) est un village-centre équipé en commerces de base sur la rive gauche de la Dordogne, au bout du pont qui mène à Carlux; église inscrite du 15e s. Il avait été à la tête d’une communauté de communes du pays de Fénelon, qui a fusionné dans celle du Carluxais; sa population est stable. Le finage comprend un large secteur de plaie alluviale au nord-est, un massif de collines boisées et d'habitat dispersé à l'est, une plaine autour du village et au sud-ouest.

Sainte-Mondane (240 Mondanais, 963 ha dont 398 de bois) lui fait suite en aval; le village se tasse en pied de coteau face à Calviac; sur les collunes du causse au sud-est, le château de Fénelon est une ancienne forteresse à double enceinte (12e et 14e s.) réaménagée au 17e s., où l’on conserve des souvenirs de l’écrivain et un remarquable pigeonnier du 18e s. Le finage s'étire en pointe vers le sud. Veyrignac (310 hab., 954 ha dont 527 de bois), petit village doublé par le hameau de Valeille, est dans une petite plaine un peu à l'écart de la rive de la Dordogne, face à Aillac au sud-ouest du canton; église en partie du 12e s., château de Veyrignac (18e s.), restes du château de Rocanadel (15e-16e s.) sur une colline au sud. La commune a gagné une soixantaine d'habitants de 1999 à 2008.