Ceyzériat

2 400 hab. (Ceyzériacois), 936 ha, chef-lieu de canton du département de l'Ain dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, 8 km au SE de la préfecture. Le bourg est au pied du Revermont, qui monte à 593 m à l'angle NE du finage. Il a quelques maisons anciennes, une église à clocher vrillé; anciennes vignes, cascade et grottes aux abords sur les pentes du Revermont. La commune avait 800 hab. en 1936, 1 500 en 1968, 2 000 en 1989; ses principaux établissements sont une biscuiterie Bouvard Alina (75 sal.), l'informatique Cmre (50 sal.), un restaurant d'autoroute l'Arche (75 sal.), une maison pour enfants handicapés (Adapei, 50 sal.), un foyer d'accueil. Ceyzériat est le siège de la communauté de communes de la Vallière (9 communes, 7 900 hab.).

Le canton a 7 900 hab., 11 communes, 14 419 ha dont 3 827 de bois; il n'a qu'une faible partie dans la plaine de Bresse, à l'ouest de la commune de Jasseron (1 300 hab., 1 893 ha dont 875 de bois), dont le village est à 4 km au nord du chef-lieu, et lui aussi au pied du Revermont. Cette part de plaine, très boisée (bois de Teyssonge) et traversée par l'A 40, porte l'aérodrome dit de Bourg-Ceyzériat, doté d'une piste en dur de 1 140 m et d'une piste en herbe de 735 m, d'un aéroclub et d'un accueil pour l'aviation d'affaires. Jasseron a des ruines de château fort du 13e s., des restes plus ou moins remaniés de châteaux du 16e s., un observatoire astronomique du Revermont (point de vue). La commune n'avait que 600 hab. en 1931, 650 en 1968 et croît depuis; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2006.

Au-delà de la première barre de relief, un large val synclinal est suivi du nord au sud par le Suran. Villereversure (1 200 Surannais dont 110 à part, 1 745 ha dont 365 de bois), 7 km à l'est du chef-lieu, égrène ses hameaux aux abords du Suran, dont dérive son nom. La commune a une gare et deux ateliers de plasturgie, Bichat (60 sal.) et Pyle (20 sal.), et un institut médico-éducatif. Sa population a culminé à 1 300 hab. en 1841 puis était descendue au-dessous de 900 entre 1920 et 1965; elle augmente lentement depuis.

À 5 km au nord, Simandre-sur-Suran (650 Simandrins, 1 630 ha dont 536 de bois), nommée Simandre simplement jusqu'en 1994, a aussi un atelier de plastiques (TMP Convert Jou Plast, 75 sal.), et une fruitière à comté; près du village, subsiste le menhir de la Pierre Fiche. Le finage est occupé à l'ouest par la forêt domaniale de la Rousse et dominé à l'est par le mont du Couloir, que perce le tunnel de la voie ferrée vers Nantua au Petit-Simandre (tunnel de la Racouze); gare.

La partie méridionale du val du Suran est occupée par la commune de Bohas-Meyriat-Rignat (740 hab., 2 351 ha dont 774 de bois), issue d'une fusion de 1973 entre trois anciennes communes de 160, 190 et 190 hab.; elles en totalisaient 1 600 dans la première moitié du 19e s., mais leur population a un peu augmenté après la fusion. Une autre union entre deux anciennes communes de poids comparable a donné en 1972, à l'est, la nouvelle commune d'Hautecourt-Romanèche (680 Altacurciens, 2 160 ha dont 245 de bois), qui s'étire sur 9 km nord-sud. Elle est bordée à l'est par la vallée de l'Ain, très encaissée et, à l'ouest, par le mont qui va du Couloir au nord au signal de Hautecourt (551 m) au sud. Ce mont anticlinal est traversé au col de la Roche (401 m) par la route de Bourg à Nantua via Ceyzériat; il porte les ruines du donjon de Buenc et la réserve naturelle de la grotte de Hautecourt (10 ha), fermée au public. Hautecourt et Romanèche avaient ensemble 1 600 hab. vers 1840 et ont connu leur minimum démographique au moment de la fusion; leur population a légèrement augmenté depuis; elle s'est encore accrue de 50 hab. de 1999 à 2005.

Toute la partie septentrionale du mont dans le canton relève de la commune de Grand-Corent (110 Corentins, 713 ha), dont le village est sur la crête à 450 m et dont la population était tombée à 60 hab. en 1975 (320 en 1846); il domine à l'est le petit village de Cize (130 Cizois, 452 ha), également en léger progrès, qui est dans le même val que Romanèche et Hautecourt. En amont, a été construit sur l'Ain en 1931 le barrage dit de Cize-Bolozon, en fait dans la commune de Corveissiat relevant du canton de Treffort-Cuisiat. La voie ferrée traverse le mont par un tunnel de 1 684 m (la Racouze) et la vallée de l'Ain par un grand viaduc à la fois routier et ferroviaire, long de 269 m et haut de 52 m, bâti en 1875, et reconstruit en 1950 après avoir été détruit par la Résistance en juillet 1944.