Châteaugiron

6 500 hab. (Castelgironnais), 870 ha, chef-lieu de canton d’Ille-et-Vilaine dans l’arrondissement de Rennes, à 15 km du centre de Rennes sur la route d’Angers. Le vieux bourg, attirant, est classé «petite cité de charme» et «station verte»; il conserve au bord de l’Yaigne, affluent de la Seiche, des maisons anciennes de marchands de toiles, des halles, un château des 12e et 18e s. à tours et donjon, contenant un musée du patrimopine local et de sculpture. La commune a un collège public et un privé; le Fonds d’action culturelle a également aménagé à Châteaugiron un musée régional de la musique et installé les archives de la critique d’art.

La ville est aussi un haut lieu de l’alimentation: saumons et poissons Marine Harvest (norvégien, ex-Valmer, 90 sal.), produits diététiques (Gefa, 45 sal.), crêperie Colas (30 sal.), laiterie (Triballat, 30 sal.), charcuterie Beucher (25 sal.), voire les plats cuisinés de l'Armoricaine agro-alimentaire, (15 sal.), mais cela ne fait pas beaucoup d’emplois. S'y ajoutent les équipements de contrôle Medria (25 sal.), la maçonnerie Quelin (40 sal.) et les installations électriques Portalp (30 sal.), les transports Synergihp (45 sal.). En fait, Châteaugiron est devenue une banlieue résidentielle de Rennes et son principal employeur est l’hypermarché U (150 sal.).

La commune n’avait guère que 1 100 hab. en 1962, 1 300 en 1968; absorbant en 1971 sa voisine du sud Veneffles, elle a crû rapidement depuis, passant à 3 000 dès 1980, 4 000 en 1989; elle a gagné 900 hab. entre 1999 et 2008 (+16%). Le bourg est le siège de la communauté de communes du pays de Châteaugiron, qui réunit 7 communes (20 610 hab., 9 346 ha). Le canton a 25 500 hab. (21 900 en 1999), 9 communes, 11 812 ha dont 234 de bois; traversé au nord par la Vilaine, la grande route et la voie ferrée de Paris, et au sud par la Seiche, il forme une deuxième ceinture au sud-est de Rennes. Les communes les plus peuplées sont, au nord, Noyal-sur-Vilaine et Servon-sur-Vilaine, au sud-ouest Domloup et Nouvoitou.

Brécé (1 860 Brécéens, 716 ha), au NO du chef-lieu et 3 km à l’est de Noyal dans la vallée de la Vilaine, 15 km à l’est de Rennes avec un accès direct par la N 157, a une ancienne laiterie dont le groupe Entremont a fait un centre logistique (55 sal.), et des entreprises assez variées du style banlieue: piscines Delbrécé (85 sal.), laboratoire Fuji (70 sal.), enseignes AS (30 sal.), imprimerie Gaignard (30 sal.), matériel de boulangerie Mérand Mécapâte (20 sal.) et meubles Mercurial Mérand (25 sal.); négoces de matériel de travaux publics Bergerat-Monnoyeur (65 sal.), de groupes électrogènes Eneria (55 sal.); maçonneries Coreva (35 sal.) et Huchet (25 sal.), couverture Technitoit (25 sal.); transports Heppner (65 sal.), Jégou (60 sal.) et Lahaye (40 sal.). Brécé n’avait encore que 450 hab. en 1970 et sa croissance récente a été rapide; elle a gagné près de 300 hab. entre 1999 et 2008.

Tout au SO, Saint-Armel (1 760 Arméliens, 775 ha), à 12 km SSE de Rennes au-delà de la Seiche, a gagné 340 hab. de 1999 à 2008; négoce de fruits et légumes Solarenn (25 sal.), traitement des eaux Sarp (25 sal.), transports Muret (30 sal.) et Couvert (25 sal.). Le canton inclut à l’est la petite commune de Chancé (310 Chancéens, 522 ha), qui en est physiquement séparée et forme une enclave entre les cantons de Janzé, de Châteaubourg et de La Guerche-de-Bretagne; elle a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.