Clamart

51 200 hab. (Clamartois) dont 550 à part, 877 ha, chef-lieu de canton des Hauts-de-Seine dans l'arrondissement d'Antony, 7 km au nord-ouest de celle-ci entre Meudon et Châtillon. Son habitat est divisé en deux parties nettement distinctes par la forêt de Meudon, qui occupe une vaste cuve au sud-ouest, où miroite l'étang de la Garenne, et le bois de Clamart, qui la prolonge à l'est sur le plateau où il monte à 164 m. Le territoire communal est borné au nord par la voie ferrée de la gare Montparnasse à Versailles et au-delà, empruntée par le Transilien dont une gare est à la pointe nord-est de Clamart.

La partie nord, ou Bas-Clamart, est une vaste zone urbanisée, incluant le centre-ville qui est entre le bois de Clamart et la limite occidentale de Châtillon. À l'ouest, l'hospice Sainte-Émilie est près du quartier meudonnais de Fleury. Au nord de la voie ferrée, un appendice rattache à Clamart le gros bloc de l'hôpital militaire Percy, fort de 1 100 personnes dont 57% de militaires, équipé de 430 lits et occupant 60 000 m2 sur huit niveaux, ainsi que le petit quartier des Monts, où l'effondrement d'anciennes carrières de craie a fait plus de 20 morts en 1961. La D 2, de direction nord-sud, longe l'hôpital et traverse le bois de Clamart avant de rejoindre l'axe de la D 906.

Le quartier de lotissement de cité-jardin du Jardin Parisien et l'hôpital public Antoine Béclère (440 lits, tous médicaux) sont dans l'angle des deux voies près de leur carrefour. Ils assurent la liaison avec la partie méridionale de l'urbanisation de Clamart, qui s'étire sur le plateau le long de la D 906 en direction du sud-ouest, jusqu'au grand carrefour du Petit-Clamart. Cette partie méridionale de la commune englobe la Cité de la Plaine et le grand cimetière intercommunal créé en 1957 pour 6 communes, traité en parc paysager de 34 ha. Une zone d'activités longe le côté sud de la D 906. Le tramway de Châtillon à Viroflay (ligne T6) suivra cette voie, apportant à Clamart 5 ou 6 stations.

Hors de la forêt de Meudon, la ville est divisée en sept quartiers. Le quartier Percy-Schneider est au nord-ouest, celui de la Gare au nord du quartier Centre et Galvents-Corby à l'est. Au centre-sud-est est le Jardin Parisien. Il est suivi au sud-ouest par le quartier Plaine. Enfin, tout au sud, le quartier Trivaux-la Garenne-3F englobe le Petit-Clamart.

Clamart a trois collèges et un lycée publics, plus un collège privé; clinique du Plateau (100 lits), maison de retraite médicalisée Bel Air (100 places, 50-100 sal.), deux instituts médico-éducatifs. La ville a un théâtre, un centre d'arts plastiques et un conservatoire, et accueille la fondation Arp et son musée; elle entretient deux maisons de quartier au Petit-Clamart et au Jardin Parisien. À titre anecdotique, Clamart se flatte d'avoir restauré deux vignes en sémillon et chardonnay, sur quelques ares, avec une confrérie en grand apparat.

La principale entreprise privée est le SRPC (Schlumberger-Riboud Product Center), centre de recherche technologique du groupe Schlumberger, qui occupe environ 700 personnes; pièces plastiques Visteon (50-100 sal.), ascenseurs Sacamas (200-500 sal.), installations thermiques de l'Industrielle de Chauffage (50-100 sal.). Dans le secteur tertiaire se manifestent l'Opac (100-200 sal.) comme gestionnaire d'immeubles, le siège et le négoce de matériel de bureau Ricoh (500-1 000 sal.) accompagné du conseil en informatique Ricoh Risys (100-200 sal.), et la centrale d'achats Gadol du groupe Optic-2000 (200-500 sal.).

Le canton a 30 000 hab., une partie de la commune relevant du canton du Plessis-Robinson; le conseiller général est le seul Vert du département, Vincent Gazeilles. La ville avait 1 800 hab. en 1850, et déjà 7 000 en 1900, 32 400 en 1936. Sa population a culminé à 54 900 hab. en 1968, puis se serait abaissée jusqu'à 47 200 en 1990 avant d'augmenter à nouveau. La municipalité a longtemps eu une majorité de droite, mais depuis 2001 le maire est Philippe Kaltenbach, socialiste, cadre à l'Agence nationale pour l'emploi, également conseiller régional.