Cosne-Cours-sur-Loire

11 400 hab. (Cosnois) dont 430 à part, 5 330 ha dont 864 de bois, sous-préfecture du département de la Nièvre, 52 km au NNO de Nevers, sur la rive droite de la Loire au confluent du Nohain, et sur le couloir de circulation de Paris à Nevers. Le nom vient d'un ancien Condate (confluent) au débouché du Nohain dans la Loire. Assez tôt carrefour avec pont sur la Loire, Cosne fut ville épiscopale, puis industrielle, connue au 17e s. pour ses forges et ses faïenceries. Le site des forges, plusieurs fois reconverties, a fini par être abandonné en 1987 et doit être réaménagé par la municipalité; le quartier Saint-Laurent est classé en «zone urbaine sensible». Le maire est Alain Dherbier, socialiste.

La ville est fleurie (trois fleurs); c'est un foyer de services actif, avec centre hospitalier (58 lits), clinique (130 sal., 130 lits), centre de rééducation (Pasori, 65 sal.); deux collèges et deux lycées publics avec BTS, un collège et lycée privé, un lycée agricole public avec centre d'apprentissage, et deux centres commerciaux Auchan (160 sal.) et Carrefour (85 et 30 sal.), Bricomarché (35 sal.). Cosne a néanmoins quelques industries: plusieurs imprimeries dont l’usine Paragon (220 sal.) et l'usine RR Donnelly (Moore, 130 sal.) du même groupe, spécialistes d’imprimés administratifs, tickets et liasses, plus l'imprimerie Marc Poussière (60 sal.); matériel de forage VAM Drilling (ex-SMFI, 260 sal., groupe Vallourec), chaudronnerie Traps (45 sal.); parachimie Henkel (adhésifs et joints, 240 sal.) et Geficca (65 sal., élastomères), confection (90 sal.); travail temporaire Motiv (35 sal.), installations électriques CEE (35 sal.), nettoyage Jack Net (30 sal.), transports André (35 sal.), Compain (30 sal.) et Lafille (30 sal.); centre d'appels Quali Contact (40 sal.).

La ville propose deux musées, d'archéologie et de la Loire moyenne; au sud, le domaine agricole de Pont-Aubry reçoit 33 000 visiteurs par an. Un aérodrome (code LFGH) avec piste revêtue de 800 m et aéroclub se tient au sud de la ville à 6 km. Le nom de la ville était simplement Cosne jadis. Il s'est compliqué en 1952 en devenant Cosne-sur-Loire, et a encore changé en 1972 par suite de la fusion avec Cours-sur-Loire, ce qui avait fait passer sa population de 9 600 hab. en 1968 à 12 100 (sdc) en 1975; le nombre d'habitants a un peu augmenté ensuite (12 500 en 1982), puis légèrement diminué, et s'est abaissé de 400 hab. entre 1999 et 2008. Il avait été inférieur à 8 000 dans la première moitié du 20e siècle. L'arrondissement de Cosne a 45 400 hab., 7 cantons et 64 communes pour 140 333 ha. L'aire urbaine Insee est donnée pour 15 600 hab., ce qui semble peu.

Les deux cantons de Cosne ont, en 2008 comme en 2007, 17 100 hab. pour 21 742 ha (3 067 de bois) et 9 communes, associées dans une active communauté de communes Loire et Nohain qui a un site internet très informé (http://www.cc-loire-nohain.fr). Ils sont limitrophes du Cher et du Loiret. Une appellation viticole coteaux-du-giennois s'étend en partie sur le canton. Myennes (610 hab., 740 ha), juste au nord de Cosne au bord de la Loire, marque le début de la côte crétacée de Puisaye, ici de direction SSO-NNE; la commune héberge un atelier de bois et parquets (Morin, 60 sal.) et la société FFB (Facom-Fog-Beissbarth, ex-Fog, 240 sal.) qui fabrique des appareils de levage pour garagistes; la population de Myennes ne progresse guère depuis les années 1950, mais a gagné 50 hab. après 1999.

Plus au nord, La Celle-sur-Loire (840 hab., 2 117 ha), 7 km au nord de Cosne, a un atelier de moulures et encadrements (Billebault). En aval, Neuvy-sur-Loire (1 500 hab., 2 131 ha dont 214 de bois), 14 km au nord de Cosne, ancienne bourgade de port et de pont face à la centrale nucléaire de Belleville et au confluent de la Vrille et de la Loire, est un village-centre bien équipé et conserve des ruines gallo-romaines de Noviodunum. La population de la commune remonte légèrement depuis 1982 (1 100 hab.); mais elle avait dépassé 1 700 hab. en 1876.

À l'est du canton, le plus gros village est celui d'Alligny-Cosne (880 hab., 3 441 ha dont 423 de bois), perché sur la côte de Puisaye à 13 km ENE du chef-lieu; église flamboyante du 16e s., négoce de boissons Foucher-Lebrun (30 sal.); la commune a eu plus de 2 000 hab. au 19e siècle, mais sa population remonte depuis le minimum de 1975 (680 hab. sdc). Saint-Loup (460 hab., 1 728 ha dont 271 de bois), 10 km au nord-est de Cosne, a un négoce de matériel agricole Malécot-Poirier (30 sal.) et un musée de la machine agricole.