Coucouron

720 hab. (Coucouronnais), 2 389 ha dont 939 de bois, chef-lieu de canton du département de l'Ardèche dans l'arrondissement de Largentière, 72 km au NO de celle-ci et 58 km ONO d'Aubenas. Le village est sur le haut plateau ardéchois à 1 140 m, à la tête d'un vallon affluent de la Loire, avec un lac de barrage de 14 ha des années 1980. C'est un centre d'élevage, où se fabriquent des fromages, et un lieu de foires; aussi une «station verte de vacances», avec une église romane du 12e s. à clocher-peigne, une grotte et le sommet volcanique strombolien de la Laoune au nord du village; petite station de ski de fond. Coucouron a gagné 100 hab. de 1999 à 2006; elle avait eu 1 500 hab. un peu avant 1900, un minimum de 670 en 1982. On y enregistre 250 résidences secondaires (330 résidences principales) en 2006. La commune est le siège de la communauté de communes Entre Loire et Allier, groupement intercommunal du département de l'Ardèche unissant 8 communes et 2 100 hab.

Le canton a 2 100 hab., 8 communes, 17 152 ha dont 4 634 de bois; juché sur le haut plateau, il est limitrophe des départements de la Haute-Loire et de la Lozère et atteint à la fois le cours de la Loire au nord-est, celui de l'Allier au sud-ouest. Au nord-est, le plateau est défoncé par les vallées en gorge de la haute Loire et de son affluent de droite la Veyradeyre; entre les deux sur le plateau, le lac d'Issarlès, découpé comme à l'emporte-pièce, occupe un ancien cratère volcanique; il a 135 m de profondeur, 5 000 m de tour et s'étend sur 90 ha. Près de son bord occidental, à 12 km ENE du chef-lieu, Le Lac-d'Issarlès (250 Lacains, 1 435 ha dont 354 de bois, à 997 m) est à la tête d'une petite commune qui s'est séparée d'Issarlès en 1929 avec 450 hab. et qui sert de station climatique et de ski nordique; elle fait partie des «stations vertes de vacances» et a 130 résidences secondaires pour moins de 100 résidences principales. Issarlès (170 hab., 1 844 ha dont 394 de bois) est à 7 km au NO, à 946 m, sur le versant d'adret de la vallée encaissée de la Loire à sa sortie du département; elle a eu 1 700 hab. en 1866, et encore 800 après le détachement du Lac-d'Issarlès; elle enregistre 130 résidences secondaires pour 80 résidences principales. Issanlas (130 hab., 2 840 ha dont 635 de bois) est un joli village de plateau à 9 km SE de Coucouron, à 1 180 m, devenu commune en 1899 en se détachant de Mazan-l'Abbaye, avec 700 hab. Elle aussi a plus de résidences secondaires (90) que de résidences principales (50). La population de ces communes n'augmente pas, voire diminue encore.

Lanarce (200 hab., 2 237 ha dont 592 de bois), 12 km SSE de Coucouron, est à 1 185 m sur le versant de l'Allier, tout en haut du cours de l'Espezonnette sur la N 102, avant sa plongée dans la vallée de l'Ardèche. C'est sur cette route, à la jonction de celle de Coucouron tout au nord de la commune, que se situe l'auberge de Peyrebeille, la fameuse «auberge rouge» où la famille Martin avait accoutumé de trucider les voyageurs de passage entre 1810 et 1833. Lanarce avait 960 hab. en 1881 et n'a cessé de se dépeupler depuis; on y enregistre 160 résidences secondaires (85 résidences principales). Lespéron (280 Lespéronais, 2 499 ha dont 470 de bois) occupe à 1 040 m une avancée du canton vers le SO, entre les vallées encaissées de l'Allier et de son affluent de droite l'Espezonnette, juste à l'est de Langogne (Lozère) et à 6 km par la route; église romane en granite et couverte de lauzes. L'aérodrome de Langogne-Lespéron est aménagé sur le plateau au-dessus du confluent; il a une piste gazonnée de 900 m et un aéroclub. Lespéron, qui eut 820 hab. en 1881, s'est dépeuplée jusqu'en 1975 (230 hab.) et a repris quelques habitants depuis: c'est aussi, dans le canton, la commune la plus proche d'un bourg.