Croisilles

1 400 hab. (Croisillois), 1 158 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement d'Arras, 14 km au sud-est de la préfecture. L'A 1 et la LGV rasent le bourg, proche d'une bifurcation ferroviaire vers Arras. Croisilles a une maison de retraite devant passer à 110 places, une maison d'accueil spécialisée de 60 places et 60 emplois en 2009, des cimetières britanniques. Elle a eu plus de 1 500 hab. durant une bonne partie du 19e s., puis sa population est tombée à 700 hab. entre 1950 et 1970; elle a un peu progressé ensuite durant une vingtaine d'années, mais a gagné 240 hab. de 1999 à 2010. Le village est le siège de la communauté de communes du Sud Arrageois, qui rassemble 22 communes et 7 900 hab.

Le canton a 11 900 hab., 27 communes, 18 612 ha dont 206 de bois; il prolonge vers le nord le seuil de Bapaume et il est traversé par les principales circulations entre Paris et Lille, Paris et Arras. La plupart de ses communes ont été entièrement détruites en 1917-1918 et abritent de nombreux cimetières militaires. Sa limite nord est fixée par la route d'Arras à Cambrai. Wancourt (670 Wancourtois, 890 ha) est à 6 km au nord du chef-lieu, Guémappe (370 Gammapiens, 452 ha) à 1 km au nord-est de Wancourt. Wancourt, qui fut détruite en 1917, a plusieurs cimetières militaires; son finage est traversé par l'autoroute, qui y a une aire de service avec restaurant Autogrill (40 sal.); un distributeur de produits pharmaceutiques (Alloga, 100 sal.) a pris place dans la zone d’activités dite Artoipole, qui s’est développée près de l’échangeur de la N 39 et de l’A 1 de Monchy-le-Preux; imprimerie Deprez (30 sal.), traiteur Dessaint (30 sal.), magasin de meubles Hygena Cuisines (40 sal.). La population communale augmente un peu depuis le creux du milieu du 20e s., vers 380 hab., et s'est accrue de 70 hab. 1999 et 2010. Guémappe a également progressé durant la même période (220 hab. en 1954) mais vient de reperdre 40 hab. (1999-2010).

Héninel (220 Héninellois, 532 ha) est à 4 km au nord du chef-lieu, et a aussi plusieurs cimetières britanniques. Saint-Martin-sur-Cojeul (210 Saint-Martinois, 341 ha) et Hénin-sur-Cojeul (500 Héninois, 681 ha) sont à la même distance de Croisilles, au NNO et au NO; cette dernière a augmenté de 120 hab. depuis 1999.

Cinq communes sont à la bordure orientale du canton. Au nord Chérisy (300 Chérisiens, 629 ha) et Fontaine-lès-Croisilles (290 Fontainois, 626 ha), à 5 et 3 km NE du chef-lieu, gagnent des habitants depuis peu, mais en avaient plus du double au milieu du 19e s. Chérisy s'est accrue de 90 hab. depuis 1999, plus d'un tiers. Bullecourt (250 Bullecourtois, 643 ha) est à 4 km ESE de Croisilles et a été ravagée en 1917-1918 (10 000 morts australiens et néo-zélandais, 7 000 allemands); elle a reçu deux mémoriaux. Écoust-Saint-Mein (510 Écoustois, 843 ha) et Noreuil (140 Noreuillois, 479 ha) sont à 4 et 6 km SE du chef-lieu. Écoust, qui était à son minimum en 1999 et avait eu plus de 1 000 hab. dans les années 1840, a gagné 80 hab. de 1999 à 2010; elle accueille une coopérative agricole Grainor du groupe Unéal.

Vaulx-Vraucourt (1 100 Valvraucourtois, 1 411 ha), à 8 km SSE de Croisilles à l'angle sud-est du canton, qui résulte d'une fusion de 1821, est un peu plus étoffée. Une fabrique de conserves de légumes du groupe Bonduelle (110 sal.), créée en 1922, y produit 60 000 t par an dont 24 000 t de haricots, 18 000 de pois et pois-carottes, et une spécialité d'épinards (7 000 t). Vaulx-Vraucourt accueille également les transports Duminil (25 sal.) et une maison de retraite. Ces activités n'ont pas modifié le nombre des habitants, stable depuis 1920 et en légère diminution depuis 1990: il avait atteint 1 700 hab. en 1846. Saint-Léger (420 Saint-Légérois, 747 ha), à 2 km SSO de Croisilles et Mory (340 Morysiens, 739 ha), 3 km plus au sud, sont proches de l'autoroute et de la ligne à grande vitesse; leur population n'augmente pas davantage.

Quatre petites communes sont à l'ouest du chef-lieu, où passe la N 17 vers Arras. Boiry-Becquerelle (420 Boirysiens, 454 ha), en progrès depuis 1970 (200 hab.), est à 5 km ONO de Croisilles, comme Boyelles (280 Boyellois, 425 ha) un peu au sud, qui n'avait que 160 hab. en 1975 et progresse encore. Boisleux-Saint-Marc (230 Boislieusiens, 338 ha) et Boisleux-au-Mont (510 Boislieusiens, 466 ha) se succèdent à 6 et 8 km ONO de Croisilles, dans le haut vallon du Cojeul, qui va vers la Sensée au nord-est. Boisleux-au-Mont aurait gagné 100 hab. de 1999 à 2010, alors que sa population n'avait guère changé depuis plus d'un siècle, sauf une baisse dans les années 1990.

Neuf communes se partagent la partie sud-occidentale du canton. La plus éloignée et la plus étendue est Bucquoy (1 600 Bucquoysiens dont 65 à part, 2 080 ha), à 16 km au SO de Croisilles et plus peuplée qu'elle, mais qui avait dépassé 2 100 hab. de 1880 à 1914. Son finage est le seul du canton à toucher au département de la Somme. Bucquoy aurait brusquement gagné 300 hab. de 1999 (minimum historique) à 2010; elle a un lycée agricole privé (le Druet). Essarts-lès-Bucquoy est un hameau-rue au nord-ouest du village principal. Ayette (320 Ayettois, 515 ha) est à 4 km au NNO de Bucquoy sur la route d'Arras, Douchy-lès-Ayette (320 Dulcinois, 550 ha) 1 km plus à l'ouest, Ablainzevelle (200 Ablainzevellois, 432 ha) est à 2 km au NE de Bucquoy; le radical zevelle est dérivé de silvula, petit bois.

Moyenneville (300 Moyennevillois, 648 ha) est à 9 km OSO de Croisilles, Courcelles-le-Comte (500 Courcellois, 794 ha) et Gomiécourt (160 Gomiécourtois, 362 ha) plus au sud, qui abrite un négoce agricole (Vanderhave, 50 sal.). Hamelincourt (270 Hamelincourtois, 684 ha) et Ervillers (390 Ervillois, 713 ha) sont un peu plus proches de Croisilles, à 6 ou 7 km au sud-ouest. Ervillers est sur la N 17 et a une fabrique de maroquinerie Selmo Jelen (170 sal.) et plusieurs muches (souterrains-refuges). Elle aurait perdu 60 habitants entre 1999 et 2010, après une courte période de croissance; elle avait atteint 840 hab. au 19e s., comme Courcelles-le-Comte, qui au contraire vient de gagner 70 hab. (1999-2010).