Cysoing

4 600 hab. (Cysoniens), 1 362 ha dont 299 de bois, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille. Le site a connu bien des batailles: Bouvines est juste au nord-ouest. Une pyramide commémore depuis 1840 la victoire de Fontenoy, qui a eu lieu dans la Belgique actuelle près de Tournai mais juste après le passage de Louis XV à Cysoing. Celle-ci conserve le parc du château de l'ancienne abbaye, qui remontait à 838. La commune est traversée par la voie ferrée de Lille à Valenciennes (gare) et la ligne à grande vitesse du Thalys. Elle englobe au sud-est le gros village de Quennaumont; elle a un collège public et un privé, une maison de retraite, un supermarché Match (55 sal.). Cysoing avait 2 800 hab. vers 1850 et sa croissance a été lente mais continue; elle a ajouté 380 hab. entre 1999 et 2010.

Le canton a 27 900 hab., 14 communes, 9 701 ha dont 801 de bois. Camphin-en-Pévèle au nord, Sainghin-en-Mélantois au nord-ouest, Cappelle-en-Pévèle,Templeuve et Genech au sud, ont plus de 2 000 hab. À la frontière de la Belgique,Wannehain (920 Wannehainois, 371 ha) est à 5 km à l'est de Cysoing; une ferme forte du 18e s., la Grande Cense, est établie sur une motte féodale. La population augmente depuis les 420 hab. de 1962et s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2010. Bachy (1 500 hab., 641 ha) à 5 km ESE sur une hauteur à 73 m ; elle croît aussi depuis les 820 hab. de 1968 et a gagné 120 hab. de 1999 à 2010.

L’extrémité sud-est du canton est tenue par Mouchin (1 400 Mouchinois, 919 ha), longée au nord par le cours de l'Elnon. La commune conserve le château et le domaine de Bercu, des 16e et 17e s., jadis Bercus, qui eurent naguère laiterie et brasserie. Mouchin a eu 1 500 hab. dans la seconde moitié du 19e s., 1 000 seulement en 1975; elle a crû ensuite, au ralenti après 1999, et a perdu quelques dizaines d'habitants de 1999 à 2006.

Bourghelles (1 600 Bourghellois, 655 ha) est juste à l'est de Cysoing; elle a une belle et grande ferme Sainte-Barbe, du début du 18e s, ainsi qu'une église des 12e et 18e s. Son évolution a été longtempsparallèle à celle de Mouchin: 1 350 hab. en 1886, 840 seulement en 1962; mais elle a gagné 160 hab. depuis 1999. Cobrieux (540 Coberlois, 284 ha), «ruisseau courbe», à 3 km au sud, fut un domaine des hospitaliers; le château de Fay (18e s.) y a été restauré. Elle n'avait que 300 hab. entre 1921 et 1975 et s'est mise à croître, mais n'a rien gagné depuis 1999.

Trois communes de minuscule finage se glissent au bord de la Marque, entre Cysoing, Sainghin et Templeuve. Louvil (870 Louvillois, 250 ha) cultive endives et fraises et a un atelier de plastiques (Musthane, 30 sal.); sa population a a crû après 1968 (490 hab.). Péronne-en-Mélantois (880 Péronnais, 114 ha) au bord des marais de la Marque, a une église inscrite (16e-17e s.) de type hallekerque. Elle se nommait simplement Péronne jusqu'en 1913, et croît depuis les 450 hab. de 1968, gagnant encore 100 hab. de 1999 à 2010.

Bouvines (730 Bouvinois, 271 ha) est célèbre depuis la victoire des troupes de Philippe-Auguste (1214), pénible pour le Saint-Empire romain germanique. Elle offre une église du 13e s., dont les vitraux d'E. Champigneulle, de la fin du 19e s., sont consacrés à la bataille; centre de formation de l'UFCV (Union française des centres de vacances). Le finage est traversé par la ligne du TGV. La population de Bouvines est fluctuante mais reste au même niveau depuis 1840; elle avait gagné 50 hab. de 1990 à 1999, elle les a reperdus entre 1999 et 2010.