Derval

3 540 hab. (Dervalais) dont 350 à part, 6 351 ha dont 507 de bois, chef-lieu de canton de Loire-Atlantique dans l’arrondissement de Châteaubriant, 25 km OSO de celle-ci, et en relais de Nantes sur la route de Rennes. Derval fut le siège d’une baronnie et un carrefour avec relais de poste et entreprises de transport. Le bourg conserve des maisons anciennes et les restes d’un donjon; lycée agricole privé, deux collèges privés; au sud du bourg s’étend le bois d’Indre.

Derval a équipé une zone d’activités des Estuaires avec un petit centre routier. Mais le pôle agro-alimentaire a été durement frappé par la fermeture de la laiterie du groupe Bongrain en 2009; restent les viandes Charal (80 sal.) et les biscuits Cadiou (30 sal.); supermarché U (45 sal.), magasin d'électroménager CHT (35 sal.).

Derval a eu 3 300 hab. vers 1900 puis n’a cessé de se dépeupler dans un environnement qui pouvait encore passser récemment pour une sorte de marche entre pays rennais et pays nantais. Mais sa population s'est accrue de 600 hab. entre 1999 et 2009. La communauté de communes du secteur de Derval groupe 7 communes (9 600 hab.) et siège à Derval.

Le canton a 8 700 hab. (7 400 en 1999), 6 communes, 23 044 ha; limitrophe de l’Ille-et-Vilaine, il a participé jadis aux activités d’extraction et de transformation du fer. Sion-les-Mines (1 660 hab., 5 471 ha dont 450 de bois), 12 km au NE de Derval, en tire son nom, complété en 1920, et une part de sa renommée; ce fut une place protestante, d’autant plus active dans l’industrie. On visite l’ancien site industriel et ouvrier de la Hunaudière au SE de la commune, avec son étang de barrage; l’étang de la Grande Fenderie, un peu au nord, a également servi aux forges. Le bois de Thiouzé est à l’ouest du bourg, qui a peu d’entreprises mis à part les autocars Cave (40 sal.). Sion a gagné 270 hab. de 1999 à 2009, enrayant ainsi un dépeuplement continu depuis 1891, où elle avait approché 3 500 hab. Un parc de 5 éoliennes (10 MW) a été équipé en 2010 par P&T, à l'est du village (Montafilant).

Lusanger (1 050 hab., 3 538 ha dont 600 de bois), 8 km à l’est de Derval, avait culminé à 1 700 hab. autour de 1900 et a perdu des habitants jusqu’en 1982, mais en a gagné 90 de 1999 à 2009; la commune englobe la forêt de Domnaiche (450 ha, un menhir). Un parc éolien de six Repower (16 M) appartenant au groupe Allianz y a été installé en 2008, de part et d'autre de la D 775 à l'ouest du village, et déborde sur le finage de Derval.

Saint-Vincent-des-Landes (1 460 1 340 hab., 3 370 ha dont 243 de bois), traversée par la N 171, occupe le sud-est du canton; elle partage le bois de Bourru avec Lusanger; sa population est stabilisée depuis 1950, puis s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2009; mais elle avait dépassé 2 000 hab. vers 1900. Le parc éolien de la Renardière a été ouvert dans la commune en 2010 par la firme Zéphyr avec 6 machines Repower (12,3 MW). Il déborde sur la commune voisine d'Issé, dans le canton de Moisdon-la-Rivière. Jans (1 060 hab., 3 321 ha), au bord du Don, occupe le sud du canton, à 5 km au nord de Nozay et a 40 hab. de plus qu'en 1999; charpentes Baudouin (25 sal.).