Épinay-sur-Seine

51 900 hab. (Spinassiens) dont 320 à part, 457 ha, chef-lieu de canton de la Seine-Saint-Denis dans l’arrondissement de Bobigny, au nord-ouest de Saint-Denis. Le territoire communal est sur la rive droite de la Seine et s’étire d’ouest en est au sommet du grand méandre de Gennevilliers. Le vieux centre est au bord du fleuve, prolongé à l’est par le parc des Béatus et desservi à l’ouest par le seul pont, qui s’appuie sur l’extrémité aval de l’île Saint-Denis et qu’accompagne une passerelle ferroviaire; au bout est la station du RER C d’Épinay-sur-Seine. La voie ferrée principale de la gare du Nord vers Pontoise passe par l’est de la commune et offre à sa limite nord la gare du Transilien d’Épinay-Villetaneuse. Une autre voie ferrée traverse la commune d’ouest en est, la N 14 la parcourt du sud-est au nord-ouest.

La ville est divisée en six quartiers: Orgemont à l’ouest, à la limite d’Argenteuil; le Cygne d’Enghien au nord-ouest, le plus riche de la ville; le Centre-Ville où la mairie occupe l’ancien château d’Épinay, de 1766, acquis en 1908; les Écondeaux au nord du centre, aéré par le parc des Sports, le parc de la Chevrette et le parc Joanny-Berlioz; la Source-les Presles au centre-nord-est, comportant tout un quartier de tours proche du centre-ville; les Béatus-les Mobiles-la Briche-Bluementhal à l’est, touchant à Saint-Denis et d’habitat plus pavillonnaire.

De nombreux travaux de rénovation sont en cours dans cette ville de construction déjà ancienne et dense. Tout le centre et le quartier nord-est sont réunis dans une vaste «zone urbaine sensible» dite la Source-les Presles-le Centre qui englobe aussi une partie du quartier le plus oriental; elle s’étend sur 113 ha et contient 20 100 hab.; un nouveau centre commercial y est en préparation pour un hypermarché Auchan à l’Épicentre. Le grand ensemble d’immeubles en barre d’Orgemont est à la fois «zone urbaine sensible», «zone de rénovation urbaine» et «zone franche urbaine»; il a 10 700 hab. sur 60 ha.

Épinay a une maison du théâtre et de la danse, et un pôle musical. L’église des Missions, au Cygne d’Enghien, est un ancien pavillon de l’exposition coloniale de 1931 aux allures de pagode et à larges vitraux. La ville est dotée de quatre collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, un lycée privé, un institut médico-éducatif, une maison de santé (clinique de Presles, 100 lits, 50-100 sal.) et trois maisons de retraite. Une activité originale est celle des prestations de télévision du Laboratoire Éclair (200-500 sal.), issu des studios de cinéma créés en 1907 au château Lacépède sur l’avenue d’Enghien; le groupe a été racheté en 2007 par Quinta Communications, firme du groupe italien Berlusconi. Les autres entreprises principales sont celles des filtres et adoucisseurs d’eau Culligan (50-100 sal.), des réseaux Sade (50-100 sal.), du secrétariat Logistique NC (100-200 sal.), à quoi s’ajoutent un centre Leclerc (50-100 sal.), les négoces d’habillement Naf Naf (200-500 sal.) et Chevignon (50-100 sal.), les Verres et Glaces d’Épinay (50-100 sal.); transports Star S (500-1 000 sal.) et Toutadom (50-100 sal.), déménagements Gem (50-100 sal.).

La commune avait 1 200 hab. vers 1850, 3 400 en 1901, 14 500 en 1931; sa population est brusquement passée de 17 600 hab. en 1954 à 34 200 ) en 1962; elle a culminé à 50 300 hab. en 1982 avant de diminuer jusqu’à 46 400 hab. en 1999, mais l’estimation pour 2006 lui en donne 5 000 de plus. La municipalité était socialiste avant 2001 puis est passée à droite. Le maire est Hervé Chevreau (Modem ex-UDF). Le canton correspond à la commune mais le conseiller général, Serge Méry, est socialiste.