Étain

3 820 hab. (Stainois), 1 964 ha dont 316 de bois, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Verdun, 20 km ENE de Verdun, dans la Woëvre au bord de l’Orne. La ville est le principal centre de services de la plaine au NE de Verdun, sur la N 3 au départ de la N 18, la voie ferrée de Verdun à Metz, et près d’un grand aérodrome de l’Otan dont l’activité avait entraîné la construction de la cité des Clairs Chênes au nord du bourg. Le bourg, doté d’une église flamboyante (14e-15e s.) et d’un collège public, a un petit ensemble d’industries, en régression sensible: tubes métalliques Tenneco ex-Gillet-GTT (65 sal.), plastiques Reichhold (60 sal.)détersifs ménagers Vitherm (35 sal.). Étain a eu un nombre d’habitants assez constant durant deux siècles, autour de 3 000 hab., puis a atteint un maximum de 3 800 (sdc) autour de 1980 et se tient à peu près au même niveau depuis.

Le canton, limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, a 7 800 hab. (7 100 en 1999), 26 communes, 23 910 ha dont 4 817 de bois. Il s’étend surtout dans la plaine de Woëvre, où il est drainé par l’Orne. La communauté de communes du pays d’Étain lui correspond exactement et siège au chef-lieu. L’aérodrome d’Étain-Rouvres (code LFQE), qui a deux pistes en dur (2 680 m), reste sous autorité militaire et accueille le 3e régiment d’hélicoptères de combat; il est dans la commune de Rouvres-en-Woëvre (720 hab., 1 674 ha dont 390 de bois), dont le village est à 4 km à l’est d’Étain; «en Woëvre» a été ajouté en 1922. Au sud-est, la commune de Buzy-Darmont (580 Buzéens, 1 238 ha) est issue d’une fusion de 1973 et s’étend en travers de la vallée de l’Orne, à 8 km SE d’Étain; nécropole nationale; meubles de bureau Petitjean (40 sal.). Abaucourt-Hautecourt (100 hab., 968 ha), 7 km à l’ouest d’Étain sur la N 3, résulte également d’une fusion de 1973; étang de Pérois, cimetière allemand.

À son extrémité occidentale, le canton mord sur la côte de Meuse et son revers. Eix (270 hab., 1 206 ha dont 460 de bois), 11 km OSO d’Étain, qui a gagné 50 hab. de 1999 à 2008, sur la N 3 au pied de la côte, est dominée par trois forts, ceux de la Laufée au nord, de Tavannes à l’ouest et de Moulainville au sud. On est ici très près des plus sinistres champs de bataille du secteur de Verdun, sous le fort de Vaux. Châtillon-sous-les-Côtes (160 hab., 1 068 ha dont 390 de bois), 5 km au SSE d’Eix, est couronnée par un camp militaire établi sur le revers de la côte de Meuse.