Eymoutiers

2 090 hab. (Pelauds), 7 022 ha dont 3 027 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Vienne dans l’arrondissement de Limoges, 45 km ESE de la préfecture, dans la vallée de la Vienne à 417 m. C’est une ancienne ville close, mais qui a peu gardé de ses remparts; c’est aussi un centre d’échanges au contact des plateaux et de la Montagne, dont les foires et marchés sont actifs, et un ancien site de tanneries, qui a valu aux habitants le surnom de Pelauds. Elle est au centre d’une étoile de routes, et desservie par la voie ferrée de Limoges à Meymac et Ussel. Elle offre une collégiale des 11e et 14e s. à haut clocher-tour carré, maisons anciennes et séries d’arcades; musée minéralogique. En 1995 a été ouvert l’espace Paul Ribeyrolle, doté d’une collection de peintures de l’artiste, fils d’instituteurs né à Eymoutiers en 1926, mort en février 2005.

La ville a un village de vacances, un hôtel, deux campings et près de 200 résidences secondaires mais sa fonction de bourg de service l'emporte sur la fonction touristique; un collège public, supermarché Casino (35 sal.); charpentes Champeau (50 sal.), fabrique de matériel agricole Deguillaume (50 sal.), portes isothermes Acora (25 sal.); peinture Guyonnaud (20 sal.). Eymoutiers se veut «station verte de vacances» et «petite cité de caractère» et elle est le siège de la communauté de communes des Portes de Vassivière, qui correspond au canton. Sa population décline depuis le maximum des années 1880 (4 300 hab. sdc) et a perdu 70 hab. de 1999 à 2008. Le finage s'étend loin vers le sud, où il atteint la limite du canton.

Le canton a 5 800 hab., 12 communes, 36 422 ha dont 14 997 de bois; il est limitrophe des départements de la Creuse et de la Corrèze, et partage avec le premier le lac de Vassivière. Beaumont-du-Lac (160 hab., 2 391 ha dont 1 321 de bois), 11 km ENE d’Eymoutiers à 650 m, est la commune de base du lac, dont l’île centrale appartient à la commune; l’altitude y atteint 777 m à la butte du bois de Crozat, au bord du lac, point culminant de la Haute-Vienne; la commune a un camping (40 places) et 270 résidrnces secondaires, soit près des trois quarts des logements.

Peyrat-le-Château (1 040 Peyratois, 5 296 ha dont 2 087 de bois), 10 km au NNE d’Eymoutiers à 412 m, domine la rive gauche de la Maulde; le village, au bord d’un étang, a une église gothique et un donjon carré de l’ancienne seigneurie; menuiserie métallique Portiso (25 sal.); la population communale a bien diminué depuis les 2 500 hab. de 1926, et a encore perdu 80 hab. de 1999 à 2008. La commune a quatre hôtels (70 chambres), deux campings (140 places) et 300 résidences secondaires (près du tiers du parc). Au SE au hameau du Mazet se trouve la centrale électrique du lac de Vassivière, alimentée par une conduite souterraine de 3 km et qui restitue les eaux à la Maulde dans une autre conduite de 3 km au SO du village; elle fournit 350 GWh par an. À l’ouest, la commune contient la partie amont du lac de barrage du Mont-Larron, qui mesure au total 67 ha. Le barrage, terminé en 1953, à voûtes multiples, a 28 m de haut et retient un volume de 4,8 Mm3; il est dans la commune de Saint-Julien-le-Petit (310 hab., 2 913 ha dont 1 413 de bois), qui est à 14 km NNO du chef-lieu.

En aval, Bujaleuf (900 hab., 4 117 ha dont 1 263 de bois), 15 km au NO d’Eymoutiers, est un actif village-centre, devenu le siège du «pays d’art et d’histoire» des Monts et Barrages, mais qui a perdu 60 hab. depuis 1999; la commune est traversée par la Maulde, en une cascade de 4 barrages et autant de lacs: Martineix (1,6 Mm3), Fleix (2,7 Mm3), Sardant (2,2 Mm3), Langleret (1,2 Mm3). Bujaleuf, «station verte de vacances», est bordée au sud par la vallée encaissée de la Vienne; elle a un centre hospitalier psychiatrique départemental (EPDS) Jalouneix-Bertoff; transports par cars Menudier (35 sal.), un petit hôtel, un camping de 120 places, 140 résidences secondaires (22% des logements). La commune a perdu en 1905, au nord-est, le territoire de Cheissoux (210 Cheissois, 1 021 ha dont 336 de bois), promu commune au nord de la Maulde et qui avait alors 600 hab.; la population de Bujaleuf n’a cessé de diminuer indépendamment de cette cession: elle avait alors 1 800 hab. Cheissoux a un camping de 100 places, un tiers de résidences secondaires.

Sur la Vienne en amont d’Eymoutiers, à 10 km ESE du chef-lieu, Nedde (550 Neddois, 5 273 ha dont 2 662 de bois), à 507 m, se distingue par son château du 17e assez ruiné mais en partie rénové, un écomusée de la Cité des insectes, avec jardins, et des rencontres musicales en septembre; village de vacances, un petit hôtel, un camping de 90 places, 220 résidences secondaires (45% des logements). Plus loin, à 17 km ESE d’Eymoutiers, Rempnat (170 hab., 2 091 ha dont 836 de bois) est la commune la plus orientale de la Haute-Vienne, au contact des deux départements voisins, et peut donc passer pour le centre virtuel de la région Limousin; le petit village, à 610 m, domine la vallée de la haute Vienne et abrite un musée de l’automobile au château du Mazeau, qui date du 16e s.

La commune de Sainte-Anne-Saint-Priest (150 hab., 1 654 ha dont 557 de bois), 7 km au sud-ouest d'Eymoutiers, a un habitat particulièrement dispersé; elle résulte d'une fusion entre Sainte-Anne et Villevaleix après 1790, suivie de l'intégration de Saint-Priest au sud en 1836; elle avait alors 470 hab., et 620 en 1900. Le hameau de Saint-Priest conserve une église classée des 13e-15e s.; plus au nord l'église de Sainte-Anne, de la même époque, est inscrite; quelques restes d'un prieuré du 13e s. à Villevaleix, au nord-est. Plus au sud Domps (140 Dompsois, 1 354 ha dont 314 de bois), 12 km SSO d'Eymoutiers, accueille la fabrique d'aliments du bétail Madrangeas-Vialle (25 sal.).