Fraize

3 100 hab. (Fraxiniens), 1 559 ha dont 661 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement de Saint-Dié, 20 km au SSE de celle-ci, au bord de la Meurthe à 507 m; le nom vient du frêne. Le bourg a un collège public, un hôpital local, un centre d’aide par le travail; usine de pièces plastiques pour automobiles Mark IV (ex-Aries, 190 sal.), plastiques VIP (25 sal.), maçonnerie Hydr Eau (20 sal.), négoce d'habillement Shemsy (25 sal.), transports Vanhove (20 sal.); verger-conservatoire, classe-musée de l’école Jules Ferry, Intermarché (35 sal.) et Carrefour (30 sal.).

La commune s’étire jusqu’à la crête des Vosges dans un vallon affluent de la Meurthe, atteignant 1 128 m au Rosberg. La population communale était de 2 500 hab. en 1831, 4 300 en 1911; elle a diminué depuis 1962 (3 600 hab.), mais a repris 70 hab. de 1999 à 2008. Fraize a un camping, et plus de 200 résidences secondaires (12% des logements), mais pas d'hôtel classé; elle est le siège d’une communauté de communes de Haute Meurthe, qu’elle constitue avec Plainfaing, Ban-sur-Meurthe-Clefcy et Mandray (4 communes, 6 400 hab.).

Le canton, limitrophe du Haut-Rhin, a 12 300 hab. (11 500 en 1999), 9 communes, 16 347 ha dont 11 944 de bois. La Meurthe est accompagnée sur environ 10 km par une rue d’habitations ininterrompue, associant à Fraize les maisons de Plainfaing en amont et Anould en aval. Au-delà d’Anould, Saint-Léonard (1 410 Léonardiens, 1 457 ha dont 859 de bois), à mi-chemin de Saint-Dié sur la rive gauche de la Meurthe, tient une bifurcation ferroviaire et a un atelier de mécanique et outillage diamanté (Sifo Sogecom, 55 sal.). La commune s’étire d’ouest en est, transversalement au relief, surtout à l’ouest de la Meurthe: elle mord sur la côte du grès vosgien, dans la forêt de Champ où elle atteint 701 m; elle n’en est pas moins incluse dans le parc régional des Ballons. La population léonardienne a augmenté de 1954 (860 hab.) à 1982, avant de se stabiliser, puis de gagner 180 hab. entre 1999 et 2008; elle avait précédemment culminé à 1 300 en 1906.

Mandray (630 Mandreseys, 1 236 ha dont 683 de bois, à 470 m), 5 km à l’est de Saint-Léonard, séparé de Fraize par une assez haute crête boisée montant à 744 m, est connue pour ses belles fermes anciennes, et propose un circuit de visite incluant le «haut fer» de la scierie hydraulique. La population de Mandray est pasée par un maximum de 1 460 hab. en 1846 et 1876, un minimum de 410 hab. en 1975; elle remontait depuis mais affiche en 2004 dix habitants de moins qu’en 1999.

La Croix-aux-Mines (560 Cruciminois, 1 680 ha dont 1 034 de bois), 11 km NNE de Fraize à 525 m, est l’une des rares communes vosgiennes à maintenir une activité textile: l’usine de la Schappe y emploie 110 sal. (230 en 2005). Des mines d’argent furent jadis exploitées; une galerie est aménagée pour la visite. Le ban communal atteint au SE le sommet du Rosberg. La population avait approché les 1 800 hab. en 1876: la chute a été forte et continue (-30 hab. de 1999 à 2005).

Tout près de Fraize, le village de Clefcy, à 3 km au SO, est au bord de la Petite Meurthe à 502 m; on y visite une scierie à «haut fer» au Lançoir. Le ban de Clefcy se tient sur le relief entre Meurthe et Petite Meurthe, et va loin au sud dans les bois de la forêt domaniale de Haute-Meurthe, atteignant 1 132 m au signal de Sérichamp. Sa population avait décliné de 740 hab. en 1820 à 210 en 1960. Ce territoire est flanqué à l’ouest par celui de Ban-sur-Meurthe, qui était une commune d’habitat totalement dispersé occupant toute la vallée de la Petite Meurthe, et elle-même passée de 2 000 hab. (1820) à 430 (1975). Les deux territoires ont été réunis en 1995 dans la commune de Ban-sur-Meurthe-Clefcy (990 hab., 4 504 ha dont 3 520 de bois), dont la population s'est accrue de 180 hab. entre 1999 et 2008; maison de convalescence, centre de vacances au Sachemont. Le relief est marqué par le travail des glaciers, et par le défilé de Straiture, scié par la rivière et connu pour ses vieux épicéas; le finage atteint au SE le petit bassin du Grand Valtin, équipé en station de ski alpin. La commune a 270 résidences secondaires, formant 39% du parc de logements, mais ni hôtel ni camping.

Le Valtin (90 Valtinois, 1 964 ha dont 1 338 de bois), à 750 m, occupe la partie la plus haute du bassin de la Meurthe proprement dite. Le Valtin partage avec Plainfaing les tourbières et hautes chaumes du Gazon de Faing et la route des Crêtes; au sud, la commune inclut la fin de la montée au col de la Schlucht (1 139 m) qui donne accès à la vallée de Munster et dont les abords sont équipés pour le ski de fond; centre de vacances de l’Ufcv, cascade du Rundstein. La moitié des logements sont des résidences secondaires et la commune aaussi deux hôtels (45 chambres). Le relief culmine à 1 258 m à l’extrême SE au Montabey, à 1 288 m au Wurzelstein au SE du village, à 1 303 au Gazon du Faing au NE.