Grand-Combe (La)

5 300 hab. (Grand-Combiens), 1 201 ha dont 781 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l'arrondissement d'Alès, 13 km NNO d'Alès sur la rive gauche du gardon d'Alès. Ce fut un haut lieu de l'extraction du charbon, qui n'est devenu commune qu'en 1846, et qui joue maintenant les villages fleuris. L'habitat minier s'étire dans la vallée; au nord, un aérodrome d'altitude avec vol à voile et ULM se tient près du hameau de Champclauson. Les Houillères conservent 190 emplois mais l'extraction a été définitivement arrêtée en 2001 et la centrale thermique du Fesc a été fermée.

La commune a une chaudronnerie (CTC, 50 sal.); un collège public et un privé, Musée-maison du Mineur; un Intermarché (30 sal.). Le quartier de Trescol, en amont du centre-ville, est classé «zone urbaine sensible». La Grand-Combe avait 11 000 hab. au début du 20e siècle, et a connu un maximum à 14 400 (sdc) en 1962; la population a très vite diminué ensuite, passant au-dessous de 10 000 dès 1973, de 7 000 en 1991; elle a encore perdu 600 hab. de 1999 à 2009. La ville est le siège de la communauté de communes du Pays Grand-Combien (9 communes, 13 600 hab.).

Le canton, limitrophe du département de la Lozère, a 10 900 hab. (11 300 en 1999), 6 communes, 9 372 ha dont 6 038 de bois; il est traversé du NO au SE par le Gardon d'Alès. Les Salles-du-Gardon double La Grand-Combe juste de l'autre côté du Gardon. La commune la plus septentrionale est Sainte-Cécile-d'Andorge (580 Sainte-Céciliens, 1 909 ha dont 1 195 de bois), sur la rive gauche à 10 km au NO du chef-lieu; sa population, qui avait atteint 1 200 hab. avant 1900, s'est mise à décliner très tôt, et jusqu'en 1982; elle a cependant repris 80 hab. depuis 1999.

La commune a une base de loisirs sur le lac de barrage de Cambous, qu'elle partage avec Branoux-les-Taillades (1 370 Branoussiens, 1 502 ha dont 1 103 de bois), dont le centre est à 4 km au NO de La Grand-Combe et qui a des cités minières, et une maison de post-cure alcoolique. Jadis nommée Blannaves, elle est devenue Branoux en 1869, et a pris son nom actuel en 1956; sa population est montée à 2 100 hab. en 1962, avant de chuter; mais elle a gagné 70 hab. depuis 1999.

À l'est de Branoux, juste en aval, Laval-Pradel (1 200 Pradéliens, 1 768 ha dont 1 123 de bois) compte aussi sur son sol d'anciennes mines; transports et collecte de déchets Jouvert (25 sal.). Ses limites ont beaucoup fluctué au 19e s. et son nom était Laval avant 1937; elle a eu 1 800 hab. en 1901, 2 100 en 1962, puis s'est dépeuplée rapidement; néanmoins, elle a regagné 150 habitants entre 1999 et 2009.