Gray

6 500 hab. (Graylois) dont 390 à part, 2 026 ha dont 945 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l’arrondissement de Vesoul, 52 km OSO de la préfecture et 50 km NO de Besançon, sur la rive gauche de la Saône. Au croisement de six routes, elle forme une petite conurbation avec Gray-la-Ville, juste en aval, et Arc-lès-Gray, sur l’autre rive. Gray a un château avec tour carrée et restes de fortifications, un très bel hôtel de ville renaissance à tuiles vernissées (1570), un théâtre à superbe plafond des années 1850, des foires, un musée d’Histoire naturelle et un musée de l’Espéranto; port de plaisance, gare Sncf. Un aérodrome (code LFEV), dit de Gray-Saint-Adrien, est au SE de la ville, avec aéroclub et piste de 800 m en dur, et peut servir à l’aviation d’affaires; il est issu d'un aérodrome militaire de 1912 à 1936, rouvert avec restrictions en 1947 et sans restriction en 1994.

Gray est un véritable centre local, rayonnant sur toute la partie occidentale du département, et même un peu au-delà; lycée polyvalent public, un lycée professionnel public et un privé, deux collèges publics et un privé; centre hospitalier de 130 lits. L’ensemble d’HLM des Capucins, un peu à part au sud de la ville, est considéré comme «zone urbaine sensible». Outre ses commerces et services, Gray même compte d’assez nombreux petits ateliers, et quelques entreprises diversifiées, mais souvent en nette réduction d’emploi: plastiques Plastigray (80 sal.), feuillards Etilam ex-Prolam (groupe Arcelor, 25 sal.), articles de pêche Fouineteau (50 sal.), volets roulants Aluroy (40 sal.), métallerie Arcode (30 sal.), équipements de contrôle Phenix (30 sal.); plâtrerie Bonfils (45 sal.), maçonnerie Baranzelli (25 sal.); centre d’appels Webhelp (45 sal.), entreposage CL Stocks (30 sal.), travaux publics Velet (35 sal.); nettoyages EGN (25 sal.) et Vit Net (25 sal.); supermarché Carrefour (50 sal.), Intermarché (30 sal.). Arc-lès-Gray y ajoute plusieurs usines, surtout en métallurgie et mécanique. Mais l'usine de composants pour téléviseurs Thomson a fermé fin 2005.

Gray a eu plus de 7 000 hab. entre 1841 et 1881, puis sa population a un peu diminué, et atteint son minimum à 5 800 hab. en 1931. Elle a pu ensuite monter jusqu’à 8 800 en 1975 mais a fortement décliné depuis, perdant plus de 2 000 hab. jusqu’en 1999, et 840 de 1999 à 2008. Une communauté de communes du Val de Gray (19 communes, 13 800 hab.) s’est constituée autour de la ville. Un pays Graylois occupe toute la partie sud-ouest du département, soit 141 communes et 45 400 hab. (152 800 ha), par l’association des 6 communautés de communes du Val de Gray, des Quatre Rivières, des Monts-de-Gy, du Pays d'Autrey, de la Vallée de l'Ognon et du Val de Pesmes. L’unité urbaine Insee est donnée pour 10 600 hab., l’aire urbaine pour 18 300.

Le canton a 13 600 hab. (14 300 en 1999), 21 communes et 19 510 ha dont 7 497 de bois; touchant à l’ouest le département de la Côte-d’Or, il est presque entièrement au sud de la Saône, et assez boisé (forêt domaniale des Hauts Bois). Gray-la-Ville (1 020 Gray-la-Villois, 397 ha), en banlieue ouest de Gray, a quelques ateliers et une fromagerie (Mauron, 35 sal.), un retable classé, mais a perdu une centaine d'habitants de 1999 à 2008.

Velet (440 Velettois, 605 ha), au sud-ouest, a des entreprises de gravières et de terrassements, comme Apremont (430 Apremontois, 1 440 ha dont 298 de bois) plus à l’ouest sur la rive gauche de la Saône, qui a gagné 60 hab. après 1999; carrières Bonna-Sabla (35 sal.). Champvans (210 Champvannais, 715 ha dont 219 de bois), 6 km au sud de Gray sur la route de Dole (D 475), héberge la menuiserie Druet (30 sal.); château du 17e s. avec beau parc de 1870.

Saint-Broing (140 hab., 1 017 ha dont 372 de bois) 10 km à l’est de Gray, a des restes (18e s.) de l’ancienne abbaye de Corneux à l'ouest, réaménagée en hostellerie; le hameau de Corneux a été transféré d'Ancier à Igny en 1841. Ancier (480 Anciérois, 442 ha) est un village juste à l'est de Gray, qui avait 200 hab. en 1954 et encore gagné 40 hab. après 1999. Igny (190 Ignysois, 1 003 ha dont 482 de bois), 18 km à l’est de Gray, propose une église du 18e s. à retable et une grande fontaine néo-renaissance édifiée vers 1850. Velesmes-Échevanne (510 Velesmois, 2 211 ha dont 801 de bois), 11 km ESE de Gray sur la route de Vesoul, résulte d'une fusion de 1973; Échevanne n'avait alors que 25 hab.; scierie (Marsolat, 25 sal.). Igny a gagné 40 hab. après 1999, Velesmes 60.

La plaine de Gray s’étend, entre les plateaux plus accidentés de la haute Saône et ceux de l’Ognon, sur des terrasses sableuses et des fonds un peu humides, à sols relativement médiocres, portant bois, landes et friches; d’assez nombreuses fonderies y ont fonctionné du 17e au 19e s. Elle est devenue un pays d’élevage laitier, avec quelques ateliers dispersés.