Jurançon

7 300 hab. (Jurançonnais) dont 280 à part, 1 878 ha dont 200 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans la banlieue sud-ouest de Pau, connu pour ses vins blancs, mais qui n’a que 61 ha de vignes. Sa croissance est relativement ancienne: la commune avait 2 900 hab. en 1901; elle est passée à 4 000 en 1931, 5 600 en 1954, 7 900 en 1975, et la ville a perdu des habitants depuis, encore 460 hab. de 1999 à 2008, record départemental pour ce niveau de ville. L'essentiel de l'habitat est dans la plaine du Gave et remonte sur le fond plat de la vallée du Néez, qui conflue avec le Gave dans la commune. Des habitations et quelques maisons bourgeoises se dispersent sur les sommets des collines de Guillouret de Rousse et au sud-ouest, dont les versants sont boisés; elles portent le château de Perpignaa et un centre de rééducation au Pic du Midi, modeste sommet à 314 m. Au sud-ouest, le finage comprend un secteur de la vallée de las Hiès et monte sur l'interluve Hiès-Juscle. À l'est, la limite communale suit la crête entre Néez et Soust (Vallée Heureuse) incluant sur l'éperon de confluence l'école spéciale du coteau de Gundalos (institut thérapeutique éducatif).

Jurançon a quelques établissements privés: laiterie-fromagerie des Chaumes (groupe Bongrain, 400 emplois), appareils de reconnaissance des sols J. Lutz (60 sal.), matériels électroniques AE&T (40 sal.), L'Étiquette adhésive (30 sal.), vêtements de la Manufacture textile méridionale (20 sal.); Intermarché (25 sal.) négoce de bois Wolseley (50 sal.); peinture Gascon (30 sal.), nettoyage Onet (200 sal.), travaux publics Sacer (100 sal.), service des eaux Sobep-Lyonnaise des Eaux (40 sal.). Elle a un collège et un lycée professionnel publics, collège privé, centre psychiatrique, hôpital privé. Une horloge astronomique animée fonctionne en ville. La commune est membre de la communauté d’agglomération de Pau.

Le canton a 21 100 hab. (20 600 hab. en 1999), 6 communes et 10 370 ha dont 1 835 de bois; il comprend une fraction de la commune de Pau et s’étire vers le sud en direction d’Arudy, avec Gan en position centrale. Laroin (970 Laroinais, 704 ha dont 212 de bois) est à 6 km ONO de Jurançon, dans la plaine de confluence de las Hiès et du Gave de Pau. Le finage inclut de grands étangs de gravières sur la rive droite du Gave. Il s'étend plus largement au sud-est sur les fortes collines. Un écomusée dit Cité des abeilles se visite à Saint-Faust (780 Saint-Faustins, 1 351 ha), 9 km au SO de Jurançon, qui étire son finage du nord au sud sur les collines entre Hiès et Juscle. L'habitat se dispose sur les crêtes, la principale étant suivie par une route qui relie le hameau de Saint-Just-de-Bas, au nord, au village de Saint-Just au centre. La partie méridionale du finage englobe les deux versants de la haute vallée de la Juscle.

Bosdarros (1 000 Bosdarrosiens, 2 477 ha) est au sud-est de Gan et occupe tout le sud-est du canton, dont les hautes vallées du Sost et le versant droit du Néez. Le village, sur le versant gauche du Soust, est petit; des lotissements apparaissent aux abords de Gan (Trébessot) et le reste de l'habitat se disperse dans un ensemble assez confus de collines, débordant à l'est dans le vallon du Gest qui descend vers le Gave; transports par cars Miègebielle (25 sal.).

Le vignoble de Jurançon s’étend sur 550 ha et doit sa survivance en partie à sa renommée historique et à Pau, en partie aux sérieux efforts consentis depuis trente ans dans la culture des vignes en hautains et dans la vinification. Il donne des vins blancs moelleux du cépage petit manseng (à vendanges tardives), et des vins blancs secs de même cépage (avec gros manseng et courbu), tous relevant d’une AOC de 1975, qui implique 25 communes. Tout autre chose sont les cépages nommés jurançon, présents ici en faible quantité et qui intéressent surtout la Moyenne-Garonne. La cave coopérative de Gan assure plus des deux tiers de la production. La mairie de Jurançon arbore la célèbre formule béarnaise flattant le jurançon comme «Bî dou rey, rey dous bîs» (vin du roi, roi des vins), Henri IV restant très «vendeur» dans la région.