Lamalou-les-Bains

2 370 hab. (Lamalousiens), 618 ha dont 225 de bois, commune du département de l'Hérault dans le canton de Saint-Gervais-sur-Mare, 8 km OSO de Bédarieux et 40 km au NO de Béziers. La principale station thermale de l'Hérault est un peu à l'écart de l'Orb, dans un vallon affluent; elle est réputée soigner les rhumatismes et les nerfs par ses eaux bicarbonatées sodées et calciques,dont les températures se tiennent entre 26 et 52 °C. Les eaux de Lamalou ont déjà été exploitées au milieu du 17e s., puis à la fin du 18e s.; un nouvel établissement apparut en 1842 à Lamalou-le-Haut; la découverte de deux autres sources en 1859 fut à l'origine de Lamalou-Centre en 1868. L'ensemble est devenu commune en 1845 à partir des Aires, sous le nom de Villecelle, transformé en Lamalou-les-Bains en 1878.

Elle a eu 390 hab. en 1876, puis a lentement grandi, passant les 1 000 hab. en 1936 et montant de 1 360 à 2 070 hab. d’un coup entre 1954 et 1962; elle est restée à ce niveau ensuite mais a gagné 160 hab. de 1999 à 2009. La station est très équipée: deux établissements thermaux (trois sources) dont la Française du Thermalisme (25 sal.) et les Jardins de Beleville (25 sal.), hôpital militaire, centre hospitalier public, plusieurs cliniques et centres de rééducation et convalescence dont le Centre de rééducation motrice du Dr Ster (280 sal.) et La Petite Paix (50 sal.), deux maisons de repos et une de retraite (le Colombier, 35 sal.), laboratoires, nombre d’éléments touristiques dont théâtre, casino, golf, etc.; hôtel Belleville (45 sal.); il s’y tient un festival annuel d’opérettes. Le nombre annuel de curistes est de près de 7 000, assurant 122 000 nuitées; casino du groupe Moliflor (35 sal.). Lamalou est le siège de la communauté de communes des Sources (5 communes, 5 000 hab.) et anime un petit bassin axé sur l’Orb.

Le Poujol-sur-Orb (1 060 Poujolais, 458 ha), dans le sillon de l’Orb à 2 km au SO de Lamalou, tient le versant de rive gauche de la rivière, en soulane boisée. La commune a gagné 160 hab. entre 1999 et 2009. De l’autre côté de l’Orb, Les Aires (580 Airois, 2 054 ha dont 1 594 de bois) n’ont plus guère, depuis l’indépendance de Lamalou, que le grand versant boisé de l’ombrée des Avant-Monts, et un étroit fond de vallée de l’Orb. Le finage s'étend largement d'ouest en est sur ce versant, sur 10 km, sans toutefois monter jusqu'au pic de la Coquillade, qui est à Cabrerolles. Le groupe Alma (Cristaline) y exploite la source minérale de Vernière, assortie d’une usine d’embouteillage, juste face à Lamalou; fabrique Lamalou Béton (25 sal.). La commune conserve les restes d’une ancienne arène; en hauteur au sud du village, la chapelle Saint-Michel maintient un pèlerinage près des ruines d’un château du 12e s. (Mourcairol), accompagnées d’un belvédère avec table d’orientation. La commune elle-même s’est substituée en 1845 à plusieurs sections de l’ancienne commune dissoute de Mourcairol, dont le village s’était vidé; sa population augmente lentement depuis un minimum à 310 hab. en 1954.

Hérépian (1 520 Hérépiannais, 1 368 ha dont 361 de bois), 5 km OSO de Bédarieux, est au débouché de la route de Béziers dans la vallée de l’Orb et fait figure de village de marché; cave coopérative de 25 000 hl, plus des pépinières et des cultures maraîchères et fruitières. S’il y eut une verrerie réputée au 18e s., l’entreprise la plus remarquée est une fonderie de cloches et clochettes, installée en 1930 et qui était assortie d’un musée et d’un label «ville et métiers d’art»; mais le musée a fermé en 2004 faute de visiteurs (6 000 par an) et les tentatives de train touristique sur l’ancienne voie ferrée de Bédarieux à Mazamet, inutilisée depuis 1986, n’ont pas duré. La population communale a relativement peu varié depuis un siècle et demi, remontant depuis le creux entre 1 100 et 1 200 hab. de 1920 à 1985; elle a gagné 130 hab. depuis 1999.

Villemagne-l’Argentière (430 Villemagnois, 806 ha), à l’est de Lamalou et 8 km à l’ouest de Bédarieux, a eu un temps de gloire qu’évoque son nom: le village est issu d’une abbaye bénédictine créée en 893, devenue lieu de pèlerinage et propriétaire de mines d’argent; elle battait monnaie, ce qui a valu à l’agglomération le nom de Villa magna (la grande), plus son adjectif, et jusqu’à six églises à la fois. Il en reste un village attirant avec château et musée, des maisons classées des 12e et 18e s., une église du 14e s. issue de l’abbaye, une autre église classée, des restes de fortifications (13e s.), un pont du Diable dissymétrique (18e s.), un Centre archéologique des Hauts-Cantons. Le finage s’étire en suivant la vallée de la Mare jusque près de son confluent avec l’Orb, englobant la zone commerciale qui prolonge l’agglomération de Bédarieux; un Intermarché (80 sal.). La commune n’avait guère que 600 hab. au milieu du 19e s; et sa population s’est abaissée jusqu’à 290 hab. en 1975; elle augmente un peu depuis.