Lauzet-Ubaye (Le)

210 hab. (Lauzetans), 6 626 ha dont 2 378 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Barcelonnette, 24 km à l'ouest de la ville à 900 m. Ubaye a été ajouté au nom en 1959. Le village est sur la rive gauche de l'Ubaye; il a un pont du 13e s., quelques ruines du château seigneurial, une branche du musée de la Vallée (cueillette et chasse); dolmen du Villard au sud, cascade en aval au pas de la Tour, point extrême de la route périphérique du lac de Serre-Ponçon vers le sud-est. La commune a eu plus de 1 000 hab. dans les années 1830, et s'est dépeuplée jusqu'en 1999; elle a 35 hab. de plus en 2007, et environ 200 résidences secondaires.

Le territoire communal est divisé en deux parties inégales par l'Ubaye. Au sud, il monte jusqu'au pic de Bernardez (2 430 m), est assez boisé et comporte une station de ski reliée à celle de Montclar et dont le domaine est parsemé de lacs; il englobe le fort de Dormillouse et l'altisurface du col Saint-Jean. Au nord, il s'étire sur 12 km sur l'adret de l'Ubaye, culminant au nord-est à 2 494 m au Joug de l'Aigle et montant au nord-ouest au pic de Morgon (2 327 m); il s'étire ainsi sur la rive nord de la branche méridionale du lac de Serre-Ponçon, alors que le village lui-même est à 5 km en amont de l'extrémité du lac.

Le canton a 1 100 hab., 5 communes, 27 059 ha dont 13 306 de bois; il a pour axe la vallée de l'Ubaye. En amont du Lauzet, la rivière divise le finage de la commune de Méolans-Revel (290 Méovellans, 12 774 ha dont 8 000 de bois). Celle-ci résulte d'une fusion de 1973 entre Revel et Méolans, de poids comparable et qui avaient totalisé plus de 2 000 hab. vers 1840. Sa population s'est accrue d'une trentaine d'habitants de 1999 à 2005; la commune a 300 résidences secondaires. Le petit village escarpé de Méolans est à 8 km en amont du Lauzet sur la rive gauche, à 1 040 m d'altitude, et a une église du 14e s. Au sud, le finage, très étendu, englobe le bassin de la Blanche de Laverq, où subsiste la forêt domaniale de Laverq. Il atteint au sud le pic des Trois Évêchés, qui monte à 2 819 m, et la Tête de l'Estrop à 2 961 m. Sa limite sud-ouest s'appuie sur la longue Crête de la Blanche. Au bord du torrent sont quelques restes de l'abbaye de Laverq, fondée au 12e s. L'adret au nord de l'Ubaye réunit une collection de petits hameaux et culmine au nord au pic Silhourais (2 819 m); site d'escalade de Chaudon, un village de vacances.

Au nord-ouest, le canton comprend la commune de Pontis (45 Pontisois, 1 411 ha dont 554 de bois), établie sur les pentes occidentales du Morgon à 1 000 m; son hameau central, en ubac, domine le lac de Serre-Ponçon, dont la commune a presque 3 km de rive; restes d'un château fort, site du musée de la Vallée (école à classe unique), demoiselles coiffées à la limite occidentale de la commune. La population, qui dépassa 300 hab. au 19e s., était à son minimum en 1999 et a gagné 20 hab. en 2005, Pontis ayant aussi 90 résidences secondaires.

Au sud de l'Ubaye et du lac, le grand versant d'ubac est partagé entre La Bréole et Saint-Vincent-les-Forts, unies dans la communauté de communes de la Rive Gauche de Serre-Ponçon. La Bréole (330 Bréolais, 3 966 ha dont 1 339 de bois, à 998 m) est la commune la plus éloignée du Lauzet et le barrage de Serre-Ponçon s'appuie sur son territoire, bordé au nord-est par le grand lac où elle dispose d'un embarcadère, au nord-ouest par le petit lac au pied du barrage. Le village, disposant de quelques commerces et services, dont une maison de retraite, est à 2 km au sud-est de celui-ci, à vol d'oiseau, et à 15 km à l'ouest du chef-lieu; centre de vie spécialisé des Jardins d'Asclepios (50 sal.) et centre d'accueil Gerage (25 sal.), un village de vacances. La limite communale s'est fixée à l'ouest sur le cours de la Blanche, très encaissé, et monte au sud à plus de 1 400 m aux Courbons. La Bréole a eu plus de 1 000 hab. dans les années 1840, 230 au minimum de 1975.

Saint-Vincent-les-Forts (210 Pangauniers, 2 282 ha dont 1 035 de bois, à 1 300 m), 8 km ONO du Lauzet sur la route du tour du lac de Serre-Ponçon, doit depuis 1923 son nom aux forts qui encadrent le village (Joubert et Chaudon); son finage va de la branche sud du lac au sommet de Dormillouse (2 505 m) et comporte un site réputé de vol libre en haut du village. La commune a eu 700 hab. en 1846, 170 en 1990, et a gagné 45 hab. de 1999 à 2006; 140 résidences secondaires.