Malakoff

30 700 hab. (Malakoffois) dont 210 à part, 207 ha, chef-lieu de canton des Hauts-de-Seine dans l'arrondissement d'Antony, 7 km au nord-est de celle-ci. Le nom vient d'une tour édifiée par le rôtisseur Chauvelot dans un parc d'attractions de Vanves au milieu des lotissements ouvriers de la «Nouvelle-Californie»; elle commémorait la prise d'une tour de défense de Sébastopol en Crimée, lieu d'une victoire française de 1855; elle fut démolie par les Prussiens en 1870 mais le nom resta et fut attribué à la commune, créée en 1883. Auparavant, le secteur se nommait Petit-Vanves et était un lieu de carrières.

Le territoire communal dessine un parallélogramme étiré, d'axe NO-SE, délimité au nord par le boulevard périphérique entre les portes de Vanves et de Châtillon, allant au sud jusqu'au-delà du fort de Vanves, qu'il englobe entièrement, et bordé à l'est par la D 906 (avenue Pierre Brossolette) et à l'ouest par la voie ferrée issue de la gare Montparnasse. Celle-ci diverge dans la commune, une branche traversant le territoire en coulée verte en direction de Châtillon. Cela donne à Malakoff une gare Sncf Vanves-Châtillon au sud-ouest, et deux stations de métro Malakoff-Plateau de Vanves au nord-ouest, Malakoff-rue Étienne Dolet au centre-sud, la station Châtillon-Montrouge étant proche de la limite sud-orientale mais à Châtillon.

La ville est divisée en cinq quartiers: Nord au nord-est le long du périphérique, Centre Ville-Jean Jaurès au nord-ouest, Maison de l'Enfant-Guy Moquet au centre-sud, les Collèges entre la coulée verte et le fort de Vanves, Barbusse-Clos Montholon au sud-ouest. Malakoff a deux collèges et un lycée professionnel publics, un collège privé; elle accueille la faculté de droit de l'Université René-Descartes dans l'ancienne École supérieure d'électricité près de la porte de Vanves, et l'ENSAE (École nationale de la statistique et de l'administration économique, 360 élèves), qui est une école d'application de l'École Polytechnique créée en 1942.

Malakoff abrite aussi la clinique Laennec (50-100 sal.) et des résidences pour personnes âgées (175 places), une scène nationale Théâtre 71 ouverte pour le centenaire de la Commune de Paris, d'où son nom, une Maison des Arts dans un ancien pavillon de chasse, une ancienne usine Claquesin classée. Le fort de Vanves abrite des unités de gendarmerie et de l'armée, dont la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), qui emploie au total 1 200 personnes affectées à la «contre-ingérence» et au renseignement.

La commune est surtout résidentielle; elle accueille toutefois une fabrique d'appareils d'informatique Eservglobal (200-500 sal., australienne, ex-Ferma), des services informatiques SPIE Communications (500-1 000 sal.), du groupe Safran (200-500 sal.) et Genigraph (100-200 sal.), le bureau de conseil AMSF Arvato (100-200 sal.), les télécommunications Axione (100-200 sal.); négoces de matériel électrique du groupe Thales (2 000-5 000 sal.) et Sonepar (100-200 sal.); magasin Monoprix (100-200 sal.), menuiserie Clestra (50-100 sal.), films CMC-Video (50-100 sal.), installations thermiques Ineo (100-200 sal.).

La ville avait 8 100 hab. au moment de sa création, puis est passée à 14 300 en 1901, 28 400 en 1936; elle a culminé à 36 200 hab. en 1968 puis a perdu des habitants, du moins jusqu'en 1999. La municipalité est dirigée par le Pari communiste depuis 1920, dont trois décennies durant par Léo Figuères (1965-1996); le maire est Catherine Margaté, également conseillère générale. Le canton, créé en 1967, correspond à la commune. Celle-ci dispose d'un bon site officiel avec une histoire et une excellente géographie de l'urbanisation (http://www.ville-malakoff.fr).