Meyrueis

1 010 hab. (Meyrueisiens), 10 468 ha dont 3 438 de bois, chef-lieu de canton de la Lozère dans l’arrondissement de Florac, 35 km au SO de celle-ci à l’entrée des gorges de la Jonte à 700 m, au pied du causse de Sauveterre et du massif de l’Aigoual. Meyrueis est un haut lieu de tourisme et de randonnée, classée «station verte de vacances», après avoir été un bourg de foires et d’industrie textile. Elle n'a pas moins de 8 hôtels (230 chambres), 4 campings (320 places) dont un de luxe (120 placesà et 330 résidences secondaires sur 760 logements (+43%). On y voit des maisons anciennes et une tour de l’horloge; elle a reçu un collège public et un privé.

La commune est limitrophe des départements du Gard et de l’Aveyron. Vers l’ouest, se creusent les gorges de la Jonte, où l’on visite la grotte de Dargilan, dite aussi «grotte rose» et aménagée depuis 1890. Au nord, le finage englobe une part du causse Méjean. Au SE, il monte jusqu’à l’Aigoual, incluant la petite station de ski du Prat Peyrot; pont des Six Liards (17e s.), centre d’interprétation du Parc dans le gros château médiéval de Roquedols; hôtellerie du château d'Ayres (25 sal.). La population communale a diminué depuis le maximum de 1886 (1 900 hab.), jusque dans les années 1980; elle reste à peu près stable depuis. Meyrueis est le siège de la communauté de communes de la vallée de la Jonte, qui correspond au canton.

Le canton, de peuplement tout aussi stable, a 1 400 hab., 6 communes, 28 374 ha dont 6 474 de bois et garrigues. Par ses reliefs et la diversité de ses sites, qui vont des gorges du Tarn à l’Aigoual, il est certainement l’un des cantons les surprenants et les plus pittoresques de France. En amont sur la Jonte à 9 km ENE de Meyrueis, Gatuzières (40 Gatuziérois, 2 940 ha dont 685 de bois, à 800 m) a un finage qui monte également en lanière jusqu’à l’Aigoual mais qui encadre le cours de la Jonte, tout en occupant une fraction du causse Méjean au nord. À l’extrémité NE du canton, Fraissinet-de-Fourques (60 Fraissinetais, 2 430 ha dont 426 de bois, à 720 m), 16 km à l’est du chef-lieu, est dans le bassin du Tarnon, de l’autre côté du col de Parjuret (1 028 m), qu’entoure le territoire communal. Celui-ci inclut au nord le spectaculaire site de rochers dolomitiques dit Nîmes-le-Vieux, près du beau hameau caussenard du Veygalier, où l’on peut voir une exposition géologique sur le Causse.

Tout le nord du canton est dans la commune d’Hures-la-Parade (240 Huriens, 8 859 ha dont 334 de bois, à 1 000 m), qui associe plusieurs anciens villages et englobe tout au NE le site de l’aérodrome de Florac-Sainte-Énimie, plus au SO l’aven Armand et les hameaux de la Parade et Hielzas, allant jusqu’au fond des gorges de la Jonte; petite fromagerie Fédou (20 sal.); Hures et La Parade ont fusionné en 1971; Hures avait alors presque deux fois plus d’habitants que La Parade. Juste à l’est d’Hures, le hameau du Villaret est connu pour son rare élevage de chevaux de Przewalski, d’origine mongole.

L’aven Armand, découvert en 1897 et qui porte le nom de son inventeur, est accessible par un tunnel artificiel de 200 m et comporte une immense salle aux superbes concrétions; il a été ouvert à la visite en 1927 et il est considéré comme l’un des très grands sites français. La Parade a un musée et des vestiges préhistoriques, une coopérative de produits alimentaires, et un monument commémorant une âpre bataille de la Résistance en mai 1944. Hielzas propose un écomusée de la «ferme caussenarde d’autrefois» sur le tracé du GR 6. La commune est la seule a avoir augmenté sensiblement sa population depuis 1999, avec un gain de 60 hab., soit un tiers.

À l’ouest du canton, Saint-Pierre-des-Tripiers (80 Saint-Pierriers, 3 474 ha dont 1 281 de bois), issu d’un prieuré, à 19 km ONO de Meyrueis, occupe à 930 m le plateau entre les gorges de la Jonte et celles du Tarn, incluant des grottes et plusieurs sites pittoresques: rochers de Cinglegros côté Tarn, arcs de Saint-Pierre (avec cavernes et restes d’un village préhistorique), terrasses du Truel avec belvédère d’observation des Vautours, et pas du Loup côté Jonte, col et rocher de Francbouteille entre les deux, avec sentiers balisés et parcours d’escalade. Mais l’éperon de confluence au sens strict appartient à la minuscule commune du Rozier (150 Roziérois, 203 ha), dont le village est au fond des gorges juste au confluent, et au croisement des routes, sous les vertigineux rochers de Capluc; petit musée.