Montreuil-Bellay

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Montreuil-Bellay. L’entrée du château médiéval (15e s.). © R. Brunet
Montreuil-Bellay. L’entrée du château médiéval (15e s.). © R. Brunet

4 320 hab. (Montreuillais) dont 350 à part, 4 896 ha dont 391 de vignes et 230 de bois, chef-lieu de canton du Maine-et-Loire dans l'arrondissement de Saumur, 18 km au sud de Saumur sur la rive droite du Thouet. Héritière d'un lieu fortifié dès 1026 à la limite de l'Anjou et de la Touraine, c'est la seule ville close subsistant dans sa plénitude en Anjou; elle conserve un gros château du 15e s. avec un «château neuf» de 1500, remparts et portes fortifiées. L'ensemble est classé parmi les «Plus beaux détours de France». La commune est aussi viticole; s'y distingue le château de la Durandière juste au nord-est du bourg, qui appartient aux Caves L. de Grenelle de Saumur (38 ha).

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Montreuil-Bellay. Le «château neuf» renaissance (1500) à l’intérieur de la forteresse. © R. Brunet
Montreuil-Bellay. Le «château neuf» renaissance (1500) à l’intérieur de la forteresse. © R. Brunet

Chef-lieu d'une contrée prospère aux 17e et 18e s., la ville en porte la marque dans ses maisons; mais elle a été détrônée par la montée de Saumur au 19e s., de Cholet plus tard. Elle offre aussi un musée Léandre (peintre, 1862-1934), un aquarium et un musée paysan, une exposition de la Soie vivante dans une ancienne chapelle; elle est «station verte de vacances». Elle est équipée d'un collège public, d'un lycée agricole-viticole et de la maison familiale rurale de la Rousselière et accueille un supermarché U (65 sal.).

La ville a quelques ateliers: Euramax (Alumax, pièces d’aluminium pour automobiles et bâtiment, 220 sal.), métallerie Altia (70 sal.); imprimeries Amcor APS (75 sal.) et Autajon (étiquettes, 20 sal.); aliments du bétail Denkavit (170 sal.), embouteillage de boissons Verdier (50 sal.), salaisons (Bernaudeau, 30 sal.), agrochimie (Sipam Phyteurop, 75 sal.); conditionnement à façon ACP (45 sal.); transports Bomex (65 sal.), Gaborit (55 sal.), TMB (25 sal.) et Log Alliance (25 sal.).

À 5 km au SE du bourg sur la N 147, la zone industrielle de Méron a été ouverte à l'emplacement d'un ancien camp de concentration de Tsiganes (1941-1945), transformé ensuite en camp militaire des forces des États-Unis. Le territoire communal s'est agrandi en 1840 avec l'intégration de Saint-Hilaire-le-Doyen et, en 1968, de Méron à l'est (590 hab.). Montreuil-Bellay a eu 2 000 à 2 200 hab. de 1840 à 1960 puis sa population a augmenté jusque vers 1982 avant de se stabiliser, puis de perdre 140 hab. de 1999 à 2009.

Le canton a 13 000 hab. (12 400 en 1999), 13 communes, 22 879 ha; il est limitrophe des Deux-Sèvres et de la Vienne, et traversé du SO au NE par la vallée du Thouet; sa population est assez stable. Le Puy-Notre-Dame (1 330 Ponots, 1 604 ha), 7 km à l'ouest du chef-lieu, cultive 734 ha de vignes (3e commune du département); le bourg a une énorme collégiale du 13e s., à trois hautes flèches; au SE de la commune au-dessus de la vallée du Thouet, les villages de Sanziers et Chavannes sont en partie troglodytiques. L'ensemble figure comme «petite cité de caractère» et propose un musée de la Soie vivante; menuiserie métallique (Renoval, 35 sal.); maraîchage (Les Ponots, 30 sal.), champignons (BHL Champi, 25 sal.), négoce agricole (SCPA, 45 sal.); transports Azed (20 sal.)

Vaudelnay (1 250 Valdenaisiens, 2 548 ha dont 307 de bois), 4 km à l'ouest de Montreuil, a 510 ha de vignes, et 170 hab. de plus qu'en 1999. Cizay-la-Madeleine (480 hab., 1 929 ha dont 615 de bois), 7 km NO de Montreuil, est formée de plusieurs hameaux distincts. Au sud, adossée à la forêt de Brossay qui est principalement dans la commune, l'ancienne abbaye d'Asnières, du début du 12e s., a quelques restes des 12e et 13e s. dont un chœur gothique. La commune a plusieurs châteaux du 18e s., dont ceux des Épinats et de la Mouche (17e, 18e et 19e s.), et celui de Chozé (18e-19e s.) qui est le siège d'un groupement forestier; ancien prieuré au nord.

Brossay (2320 Brossayens, 479 ha), 3 km au SO de Cizay, accueille l’entreprise de travaux publics Anjou TP (55 sal.), et a gagné 100 hab. (+40%) de 1999 à 2009. Le Coudray-Macouard (900 hab., 1 340 ha), 8 km NNE du chef-lieu, toujours à l'ouest de la vallée du Thouet, a conservé des aspects d'un village médiéval, et se souvient d'une tradition de la soie; elle propose une magnanerie et écomusée, avec éléments troglodytes, et elle est classée «petite cité de caractère»; atelier-musée de girouettes Adheneo (la Girouetterie, 100 sal.); la commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

De l'autre côté du Thouet, tout en aval, Saint-Cyr-en-Bourg (1 020 hab., 863 ha dont 250 de vignes), 11 km NE de Montreuil, a une fabrique de légumes lyophilisés (Chaucer Foods, 160 sal.) et un négoce de boissons (25 sal.); une cité américaine est à l'orée du camp militaire de Fontevraud, un beau logis du 16e s. au Bois Saumoussay. La commune est le siège du groupe intercoopératif viticole Alliance-Loire (30 sal., 17 M de cols/an); elle a perdu 80 hab. depuis 1999.

Brézé (1 340 Brézéens, 2 005 ha dont 849 de bois et 141 de vignes), 3 km au sud de Saint-Cyr, conserve un puissant château de 1550, fort remanié au 19e s., à très grandes douves et cavernes, et un colombier de 3 000 boulins. La commune est occupée à l'est par le camp de Fontevraud, et donne au SO sur la vallée de la Dive, où subsiste le canal de 28 km creusé à partir de 1834 pour l'évacuation des denrées agricoles; elle n'a gagné que 40 hab. de 1999 à 2009.

Épieds (690 Épiédois, 2 699 ha dont 340 de bois), 5 km au sud de Brézé, est au confluent de la Dive et d'une Maine venant de Bournand et qui a pour affluent le Martiel, avec lequel elle est parfois confondue. Au nord, la commune contient le château de Bizay et mord sur la forêt de Fontevraud. Elle a gagné 140 hab. depuis 1999 (un quart). Le finage d'Antoigné (490 hab., 1 787 ha), 7 km au SE du chef-lieu, dessine une avancée vers le sud et borde la vallée de la Dive sur sa gauche. Un site d'éoliennes y a été ouvert en 2010 par WPD (4 Enercon, 8 MW).