Nay

3 600 hab. (Nayais) dont 270 à part, 527 ha, chef-lieu de cantons des Pyrénées-Atlantiques, dans l’arrondissement de Pau, 18 km au SE de la préfecture, sur la rive gauche du gave de Pau. La ville est située dans une plaine de bonne agriculture, et avait des ateliers textiles au 19e s.: on y fabriquait la «laine des Pyrénées», et des bérets; elle n'a plus guère d'ateliers textiles mais une usine de constructions métalliques (Cancé, 140 sal.), mécanique Larroze (30 sal.); magasin Super-U (35 sal.); musée Béarnais à la Maison Carrée, hôtel d'un marchand drapier du 16e s.; musée du béret; collège et lycée général publics, collège et lycée catholiques Saint-Joseph, un lycée technique agricole privé étant hors la ville à Baudreix. Nay est associée à 23 autres communes dans une communauté de communes de la Vath Vielha (23 700 hab.), dont le siège est à Bénéjacq.

La bourgade (on prononce Naille) forme une conurbation avec Coarraze et ses deux voisines Igon et Mirepeix. Sa population était remarquablement stable depuis la fin du 19e siècle, mais elle vient de gagner 280 hab. entre 1999 et 2008. La ville, étirée du nord au sud le long de la rive juste en aval du confluent du Béez, a le plan régulier d'une bastide. Elle est entourée d'un petit cirque de collines à l'ouest, qui limite son territoire. Celui-ci est un peu plus étendu au sud, où ont pris place l'hôpital et l'institution catholique d'enseignement, et surtout à l'est dans la plaine de l'autre côté du Gave, structurée en patte d'oie à partir du pont et occupée par un mélange de lotissements, d'équipements (lycée, collège, gendarmerie, terrains de sports, centre de cure) et d'ateliers.

Les deux cantons de Nay couvrent 27 530 ha dont 7 462 de bois et totalisent 24 000 hab. (22 100 en 1999). Celui de Nay-Est, qui englobe la vallée et mord sur le plateau de Ger, a 16 100 hab. (15 communes); il englobe Bordes au nord et, face à Nay, Coarraze. Angaïs (840 hab., 594 ha) est à 8 km au nord de Nay dans la plaine, sur la rive gauche du Lagoin; ses maisons s'étirent le long des D 212 et 38, complété par un lotissement côté ouest; au nord-est, le finage monte jusquu'à 381 m sur de fortes collines boisées; la route principale (D 938) contourne l'habitat par l'ouest près de la limite du finage; la population s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2007. Trois autres communes sont dans une situation comparable, dont les finages montent sur les collines à l'est, sont traversés par le Lagoin et n'atteignent pas le cours du Gave à l'ouest; toutes trois ont perdu quelques habitants après 1999. Beuste (550 hab., 584 ha) est à 6 km NNE de Nay, mais son relief atteint 419 m à l'est; conserves de viandes Biraben (45 sal.). Lagos (490 hab., 446 ha) est à 5 km NE de Nay et accueille les autocars Laporte-Huret (25 sal.). Bordères (680 hab., 458 ha) et à 5 km ENE du chef-lieu et ses maisons jouxtent celles de Lagos.

Plus près de Coarraze et plus peuplée, Bénéjacq (1 900 hab., 1 704 ha dont 472 de bois), 5 km à l’est de Nay, est aussi plus industrieuse: outillage mécanique Sofimag (20 sal.), viandes Laguilhon (45 sal.), charcuterie Lacoste (35 sal.); le village s'est agrandi de lotissements vers Nay et au sud-est le long de la D 936 aux Artigues, et a gagné 240 hab. de 1999 à 2008; elle est le siège de la communauté de communes de la Vath Vielha, la plus peuplée du département (23 700 hab., 24 communes). Le bois de Bénéjacq s'étend sur les collines à l'est, et son finage ne se limite pas à leur crête comme ceux des précédentes: il atteint à l'est le cours de la Sausse, dans la large plaine de Pontacq drainée à la fois par le Lourrou, la Sausse et l'Oussère qui convergent plus au nord pour former l'Ousse.

Plusieurs communes occupent la rive droite du Gave entre Nay et Bordes. À 5 km au nord de Nay, Boeil-Bezing (1 300 Belvézinois, 850 ha) s'étire le long de la D 937 au point de rejoindre celles de Bordes; mais elle a perdu sa laiterie et sa population diminuait depuis 1982 mais elle a, en 2008, 310 hab. de plus qu'en 1999. Le nom résulte d'une fusion de 1867; Bezing est au nord de Bœil. Baudreix (650 Baudreichois dont 110 à part, 200 ha), 3 km au nord de Nay, qui a gagné 60 hab. après 1999, est sur la rive même du Gave, où a été aménagé un espace de loisirs avec base nautique, et accueille un un lycée technique et professionnel privé avec internat. La fabrique centenaire de bérets Blancq-Olibet, transférée de Nay, n'emploie plus que 18 salariés (75 encore en 2004), la production ayant été en grande partie transférée en Italien Tunisie et Asie; bétons Lacrots (30 sal.).

Mirepeix (1 200 Mirepeichois, 329 ha), juste au nord de Coarraze et face à Nay, ne fait qu'une avec les deux villes, dont elle est devenue une banlieue résidentielle; sa population augmente depuis les 670 hab. de 1954, mais elle avait atteint 890 hab. en 1892; elle a gagné 190 hab. de 1999 à 2008. Igon (1 000 hab. dont 120 à part, 533 ha), qui en a gagné 70 dans le même temps, est juste au sud de Coarraze mais de l’autre côté du Gave, entre Gave et Ouzom, dont son finage contient au nord la confluence. Elle a un lycée professionnel et un collège privés et un institut de réadapatation; mécanique Larcebau (40 sal.).

Lestelle-Bétharram (1 000 Lestellois dont 150 à part, 863 ha), à 8 km SE de Nay, est une bastide tardive de 1355, dont se reconnaît le plan simple et quadrillé sur la rive gauche du Gave. Un culte marial y était pratiqué dès le 14e siècle et a été relancé dans les années 1825-1835, menant à la construction de l’église Notre-Dame de Bétharram et relançant un pèlerinage qui a profité de la proximité de Lourdes. Le nom de Bétharram a été ajouté à celui de Lestelle en 1934. Le village abrite un musée du patrimoine des Pères de Bétharram, lycée et collège catholiques, un vieux pont. Son finage s'étend au nord dans la plaine, et surtout au sud sur les collines, où il monte à 470 m. Toutefois la grotte de Bétharram, à concrétions et rivière souterraine, que visitent 300 000 personnes par an, certes proche, est un peu en dehors de la limite sud de la commune, donc dans une autre région, sur le territoire de Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

Montaut (1 100 Altimontains dont 80 à part, 1 541 ha dont 417 de bois) double Lestelle sur la rive droite, juste en face. Son territoire se développe sur une terrase alluviale au nord, dans les collines à l'est, dont la D 812 parcourt la crête vers l'est, dans la large vallée de la Mouscle qui débouche au sud sur celle du Gave, et encore sur le rebord boisé des reliefs prépyrénéens qu'elle longe, et qui montent ici à 520 m. Deux centrales électriques sont sur le Gave, en amont et en aval. Un peu plus loin à l'est, Saint-Vincent (380 hab.), 12 km SE de Nay, aligne ses maisons sur une longue crête qui domine la plaine de Pontacq; son finage atteint à l'est le cours de la Sausse.

Le canton de Nay-Ouest, étendu dans les collines de rive gauche jusqu’au pied des Pyrénées, et traversé par la vallée de l’Ouzom. Il a 7 900 hab. (10 communes) et englobe Asson. Baliros (380 hab., 354 ha), 8 km au NO de Nay, est sa commune la plus septentrionale, face à Bordes au pied des reliefs qui dominent la plaine du Gave à l'ouest et portent le château de Colomby. Le Gest coule au pied de ces reliefs et traverse le village; mais il ne rejoint le Gave qu'un peu en aval, à Narcastet. Pardies-Piétat (460 hab., 747 ha) est juste au sud, son village un peu décalé vers le milieu de la plaine par le débouché de la vallée du Gest. Elle se nommait Pardies avant 1036. Saint-Abit (380 hab., 422 ha) est juste en amont à 5 km NO de Nay et son finage, perpendiculaire au Gave, va de ses barthes jusqu'au sommet des collines du versant droit du Gest.

Arros-de-Nay (760 hab., 1 347 ha dont 316 de bois), dont le gros village est à 3,5 km NO de Nay, a un finage parallèle dans la plaine mais beaucoup plus étendu sur les reliefs au sud-ouest, où il s'avance loin au sud-ouest de Nay dans le bassin d'un petit Luz; travaux publics Despagnet (40 sal.). Elle a eu plus de 1 100 hab. de 1820 à 1870, et sa population a peu varié récemment. Bourdettes (360 hab., 224 ha) est un petit village à 2,5 km au NO de Nay, dont le finage réduit comprend un autre habitat au sud-est à la limite de Nay et monte en triangle sur la colline du Mont du Roi au sud; la commune avait été réunie à Nay de 1972 à 1996.

Deux communes éparpillent leur habitat dans les collines à l'ouest de Nay. Haut-de-Bosdarros (270 hab., 1 231 ha dont 337 de bois) s'étend entre Gest et Lez, au passage de la D 388, sur laquelle le hameau de la Chapelotte sert de centre communal. La commune a été créée en 1888 à partir d'Arros-de-Nay, avec 420 hab. Bruges-Capbis-Mifaget (920 Brugeois, 1 655 ha) est plus au sud sur la D 35 et a un vrai village étoffé à Bruges, dans le vallon du Landisiou qui est un afluent de gauche du Béez. Deux anciennes communes lui ont été associées en 1972. Mifaget est un hameau au sud-ouest, qui avant 70 hab. avant la fusion; Capbis au autre au sud, dans une petite plaine dégagée par le Béez au pied des Prépyrénées, qui avait 60 hab. Bruges seule en a eu 1 700 en 1891, et 720 en 1968.

Arthez-d’Asson (510 hab., 732 ha) se tient sur une butte au-dessus de la rive gauche de l'Ouzom, dans un site de cul-de-sac entouré par les hauts reliefs boisés des Prépyrénées montant à plus de 900 m aux environs du village, et dans lequel converge l'Arriou qui vient du sud-est; les Oules est un hameau à sa confluence avec l'Ouzom. La commune a eu 1 400 hab. en 1841, et des forges liées aux mines de Ferrières ent en a fait un musée-exposition; un ancien chemin de fer à voie étroite a permis à la route de s’engager dans les gorges au sud en direction du col de Soulor. Mais son finage est presque entièrement enclavé dans celui d'Asson, qui l'enveloppe à l'est et au sud, et les reliefs montagneux lui échappent entièrement.