Noyers-sur-Jabron

340 hab. (Nocétois), 5 658 ha dont 451 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Forcalquier, 12 km à l'OSO de Sisteron à 560 m. Le finage se déploie au travers du grand synclinal drainé par le Jabron. Il va au sud jusqu'au Sommet de Lure, point culminant de la montagne de Lure, à 1 826 m; une petite route franchit cette crête au Pas de la Graille à 1 597 m à l'angle SE de la commune. La montagne de Pélegrine (1 355 m), noyau anticlinal de tithonique, est parallèle au crêt un peu au nord; le GR 5 s'insinue dans la dépression monoclinale entre ces deux reliefs. Vers le nord, le finage monte à la Crête de l'Âne au nord-ouest (1 615 m), à la Montagne de l'Ubac au nord-est, où le Roc de l'Aigle atteint 1 280 m. Le village ruiné du Vieux Noyers est sous ce rocher, avec l'église de Bethléem (12e s.). La commune a eu jusqu'à près de 1 400 hab. en 1836; elle est passée à moins de 1 000 dès 1866, et tombée à 230 hab. en 1975. La population a un peu repris, et a augmenté de 30 hab. entre 1999 et 2005. La communauté de communes de la Vallée du Jabron groupe 8 communes (1 200 hab.) et siège à Noyers-sur-Jabron.

Le canton a 1 100 hab., 7 communes, 19 540 ha dont 6 991 de bois; il s'étend le long du grand val synclinal du Jabron, doublé au sud-est par un ensemble anticlinal bordé par le haut crêt de la montagne de Lure. La petite commune drômoise de Montroc divise en deux parties le canton, isolant à l'ouest Les Omergues (100 hab., 3 422 ha dont 2 600 de bois) à 820 m; cette commune contient la source du Jabron au nord-ouest, et son finage à son tour est divisé en deux parties par le crêt prolongeant vers l'ouest la montagne de Lure (crête de la Faye): le village éparpille ses maisons dans le val du Jabron tandis qu'au-delà de la crête vers le sud, une extension occupe les pentes qui dévalent vers Le Revest-du-Bion et le plateau d'Albion; elle correspond à l'ancienne paroisse de Villesèche. La commune a eu 800 hab. dans les années 1830, 65 seulement en 1990.

Trois communes sont à l'ouest de Noyers dans la partie principale du canton. Curel (60 Curelais, 1 045 ha dont 255 de bois) est la plus occidentale, 15 km à l'ouest de Noyers à 700 m, et limitée au val du Jabron. Châteauneuf-Miravail (70 Castelnoviens, 1 970 ha dont 747 de bois) associe des hameaux épars mais son finage se borne au sud du Jabron et monte au crêt de la montagne de Lure; elle a eu plus de 600 hab. au début du 19e s., et oscille à son minimum depuis 1950. Saint-Vincent-sur-Jabron (190 Saint-Vincentais, 3 020 ha dont 726 de bois), à 630 m, est plus étendue et plus peuplée. Le village est au creux du Jabron à 8 km à l'ouest de Noyers; le finage s'étend largement au nord, jusqu'à la montagne de Mare (1 603 m), et plus étroitement au sud, mais au-delà de la montagne Saint-Michel (1 174 m); elle y atteint le sommet de l'Homme (1 637 m) et monte jusqu'à 1 700 m sur le crêt de la montagne de Lure; travaux publics Figuière (90 sal.), musée du casque de combat, église fortifiée du 11e s. La mention «sur Jabron» est de 1920; la commune a eu 800 hab. en 1821, 120 en 1975.

Deux communes se partagent la partie à l'est du chef-lieu. Bevons (210 Bevonnais dont 75 à part, 1 126 ha dont 520 de bois) perche à 505 m ses maisons éparses et les ruines d'un vieux village en adret à 6 km ENE de Noyers sous le rocher du Turc (916 m), qui fait partie de la barre de Sisteron. La commune a un établissement régional d'éducation adaptée (Erea) au Castel Bevons, préparant à plusieurs certificats d'aptitude professionnelle (cap) du bâtiment. Sa population croît depuis le minimum de 1968 (moins de 80 hab.) et a encore gagné 36 hab. de 1999 à 2006. Au sud, Valbelle (220 Valbellois, 3 299 ha dont 1 692 de bois) est à 5 km SSE de Noyers, à 580 m. Son finage est marqué par la terminaison du grand mont éventré qui précède au nord la montagne de Lure: un grand crêt en demi-cercle, dont fait partie au nord-est la crête de Chapage, domine une dépression monoclinale où se tient le village et que suit une route très sinueuse montant en 20 km au Pas de la Graille; au centre émerge le gros noyau tithonique de l'anticlinal, qui donne les formes lourdes de la montagne de Sumiou (1 402 m), où se cache la grotte des Peyrourets. La commune a eu 800 hab. au début du 19e s., moins de 90 en 1962; elle affiche une centaine de résidences secondaires.